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Pays :
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Turin
Italie
Piémont


Nonagones "italiens"
Ils couvrent l'Italie du Nord, une partie de la Croatie, de l'Autriche, de la France et de la Suisse. Ils sont construits à partir des sommet du grand nonagone "français" du Patchalet et Ferrassière.
Ils ont pour centre un lieu proche d’Empoli en Toscane.



capitale du Piémont, capitale italienne de l’automobile, est célèbre pour son Duomo et son campanile, mais aussi pour son saint Suaire, exposé en de rares occasions. L’une des plus belles églises de Turin est l’octogonale San Lorenzo commencée en 1634.
Au niveau musical, c’est la patrie de Francesco Tamagno (1850 – Varèse, 1905), fut un ténor aux aigus puissants qui se spécialisa dans les opéras de Verdi. Alfredo Casella (1883 – Rome, 1947) compositeur et pianiste, qui produisit entre autres les 9 pièces pour piano, dans sa première période. Par la suite, il atteint la maturité dans un style dépouillé, inspiré par l’art populaire. Il est l’auteur de l’opéra à l’inspiration ironique La Donna serpente, où il est question d’un mariage d’une fée autorisé par son père de 9 ans et un jour à condition de ne pas révéler à son mari son lignage.
La musique de Lodovico Rocca (1895 – 1986) est d’inspiration mystique au rythme et à la couleur sophistiqués. Il a composé en particulier la légende dramatique Il Dibuk créé à la Scala de Milan en 1934. Le sujet en est que, devant le rabbin, Sender et Nissen promettent de marier leurs futurs enfants. Sender, qui ne tiendra pas sa promesse, a une fille, Lea, et Nissen un garçon, Hanan. Celui-ci en meurt de douleur et vient prendre possession de l’esprit de Lea pour se purifier : c’est ce que la kabbale appelle le dibouk. Le rabbin réussit un exorcisme sur Lea, qui meurt d’angoisse en implorant le retour du dibouk en elle. Les deux amants sont finalement réunis dans la mort.

En littérature, la ville a donné naissance à Carlo Levi (1902 – 1975), exilé en Lucanie par le régime fasciste, auteur du célèbre roman néoréaliste Le Christ s’est arrêté à Eboli. Il manifeste son intérêt pour une société archaïque régie par des forces primaires et la magie, d’où émergent des visages d’hommes au travail, d’enfants, de malades, qui ne sont pas considérés comme tels, comme chrétiens – de là vient le titre du roman. Primo Levi (1919 – 1987), autre natif de la ville, maquisard pendant la seconde guerre mondiale, conservera le douloureux souvenir de sa déportation en camps de concentration qui le conduira au suicide (Si c’est un homme).