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Pays :
Région
Département :
Ville :
Thiron-Gardais
France
Eure-et-Loir 28

Nonagones "français"
Les tracés des nonagones "français" déborde sur la Suisse.
Ils ont pour centre un lieu dans les environs de La Ferrandière à Neuillay-les-Bois dans l'Indre.

sur la diagonale du grand nonagone Sommet en Manche - Ferrassières

En 1870, a lieu la bataille de Thiron-Gardais. Le 21 Novembre, un combat particulièrement meurtrier intervient sur la route de Thiron-Gardais à Champrond, entre l’armée du Général Chanzy qui remonte vers le Mans et une importante formation de Bavarois.
L’église Notre-Dame possède un tableau de retable représentant le Baptême du Christ du XVIIIème siècle, la dalle funéraire de Jean II de Chartres, abbé de Tiron
Jean II de Chartres est mort en 1297. La dalle fut retrouvée en 1840, et le tableau ex-voto de l’aventure de Jean François de Régis Alexis de Prat et de son fils, d’un événement intervenu en févier 1789 à Thiron Gardais. Jean-François de Régis Alexis de Prat, chevalier de saint Louis et son fils Alexandre Joseph à cheval de nuit ; perdus et effrayés, ils invoquent sainte Geneviève et sont sauvés. Le tableau exécuté après 1789 et donné en reconnaissance par la famille de Prat à l’église Sainte-Geneviève de Paris, fut ensuite placé dans l’église Saint-Etienne du mont jusqu’en 1867.

L’abbaye de la Sainte Trinité de Thiron Gardais fut abbaye royale dès 1122. Les guerres de la fin du Moyen Age ont eu raison de sa puissance et le déclin de l’observance de la règle bénédictine a entraîné l’installation, en 1629, de religieux de l’ordre réformé de Saint-Maur. Les Mauristes ont fondé un collège élevé à la dignité d’école royale militaire en 1776. La Révolution a mis un terme à l’abbaye de Thiron. Les bâtiments encore visibles aujourd’hui sont la grange dîmière, la maison du médecin laïc, le moulin, la boulangerie et une étable. Les aménagements hydrauliques sont toujours en place. De Thiron essaimèrent vingt-deux abbayes et plus d’une centaine de prieurés en France, en Écosse, en Angleterre et en Irlande. Ce rayonnement fut tel qu’on parlait de l’Ordre de Tiron.

L’abbé de Saint-Pierre fut Abbé de Tiron en 1702. Il fit installer des boiseries et des stalles pour l’avant-chœur où se tenaient les élèves, grâce à un don de la Duchesse d’Orléans, née princesse Palatine, dont il était l’aumônier.

L’abbaye fut fondée par Bernard de Ponthieu né prés d’Abbeville en 1046. Il rentre à Saint-Cyprien de Poitiers. En 1 076, il devient Prieur du monastère de Saint-Savin de Poitiers. Désigné comme Abbé par les moines de Saint-Savin, il prend la fuite et rejoint une communauté d’Ermites animée par Robert d’Arbrissel aux confins du Maine et de la Bretagne. Prié de revenir à St-Cyprien, il y devient Abbé à la mort de Renaud II. Ponce, Abbé Général de Cluny, décide d’imposer son autorité à l’Abbaye de Saint-Cyprien et obtient une bulle pontificale enjoignant Bernard de se soumettre. Bernard abdique sa charge retourne auprès des ermites qui entourent Robert d’Arbrissel. Sollicité par les moines de Saint-Cyprien, il accepte d’aller à Rome plaider auprès du Pape la cause de cette abbaye dans le conflit d’autorité qui l’oppose à Cluny. Il obtient gain de cause, mais renonce à la charge d’Abbé pour se retirer dans l’île de Chausey. Il n’y reste pas envoie des disciples rechercher un lieu désert pour établir conformément à la vie d’ascète qu’il souhaite mener. Après quelques vicissitudes Rotrou III offre une terre sur la paroisse de Gardais où s’installe l’Abbaye à Thiron. En 1 117, meurt Bernard de Tiron dont Geoffroy Gros, moine de Tiron, écrira l’histoire et celle de la fondation de l’Abbaye.