Accès direct                                   contact
Pays :
Région
Département :
Ville :
Saint-Jacques-du-Haut-Pas
France
Paris 75

Nonagones "français"
Les tracés des nonagones "français" déborde sur la Suisse.
Ils ont pour centre un lieu dans les environs de La Ferrandière à Neuillay-les-Bois dans l'Indre.

sur la diagonale du grand nonagone Ban-Saint-Martin - Edern

La construction de l’actuelle église Saint-Jacques-du-Haut-Pas, qui succédait à une chapelle, fut posée le 2 septembre 1630 par le duc d’Orléans, frère de Louis XIII. Le quartier était pauvre, les travaux n’avancèrent que très lentement, les ouvriers travaillaient sans salaire un jour par semaine, les maîtres carriers donnèrent la pierre et le plâtre. L’achèvement de l’église, à partir de 1675, est dû la duchesse de Longueville, qui vivait retirée dans un couvent voisin. C’est Daniel Gittard (Blandy-les-Tours, 1625 – Paris, 1686), qui fournit les plans de la nef et de la façade, alors qu’il travaillait encore à Saint-Sulpice. Fénelon prononcera le sermon à la dédicace de l’église le 13 mai 1685.
Les différents corps de métier possédaient un protecteur parmi les saints. La chapelle de Saint-Pierre-ès-Liens sera concédée, en 1646, aux Maîtres Savatiers qui la partageaient avec les Maîtres Carriers.

Au pied des marches du chœur se trouvent les pierres tombales de plusieurs personnages : les astronomes Jean-Dominique Cassini (Périnaldo, 1625 – Paris, 1712) et Philippe de La Hire (Paris, 1640 – Paris, 1718) (aussi mathématicien), l’abbé de Saint-Cyran, Pierre-Denis Cochin.

Jean Duvergier de Hauranne, abbé de Saint-Cyran, né à Bayonne en 1581, fit ses études à Louvain où il rencontra Jansenius. Après le départ de Jansenius pour les Pays-Bas en 1614, ils entretinrent une correspondance qu’utilisa le néerlandais pour rédiger l’Augustinus. Jean Duvergier de Hauranne, ordonné prêtre en 1618, fut pourvu de l’abbaye de Saint-Cyran dont il prit le nom en 1620. En 1622, il devint aumônier de la reine-mère et fit la connaissance de Richelieu. Il exerça son influence spirituelle à Port-Royal jusqu’en 1635. Considéré comme le chef du parti dévot, il était opposé à la politique de Richelieu qui était allié aux Protestants pendant la guerre de Trente ans. Enfermé à Vincennes en mai 1638, il est libéré à la mort de son ennemi, en 1643, et mourut à Paris le 11 octobre suivant.

Le cœur de la duchesse de Longueville, qui favorisa la construction de l’église, y repose après avoir été à Port-Royal des Champs jusqu’en 1711.
La tombe du curé de la paroisse Jean-Denis Cochin (Paris, 1726 - Paris, 1783) s’y trouve aussi. Il est à l’origine de l’hôpital qui porte son nom.

Des reliques de plusieurs saints bretons furent mises à l’abri des attaques normandes au IXème siècle par Salvator, évêque d’Aleth. C’est ainsi que des restes des saints Samson, Malo, Magloire, Brieuc, Méloir etc. furent conservés à Saint-Jacques. En 1954, un transfert d’une partie de ces reliques fut effectué vers Boquen (sur le même tracé) à la demande de l’abbé, dom Alexis Presse.