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Pays :
Région
Département :
Ville :
Rouen
France
Seine-Maritime 76

Nonagones "français"
Les tracés des nonagones "français" déborde sur la Suisse.
Ils ont pour centre un lieu dans les environs de La Ferrandière à Neuillay-les-Bois dans l'Indre.

sur la diagonale du grand nonagone Vieille-Chapelle – Sommet dans l’Atlantique

Les Romains fondent, sous le règne d’Auguste la ville baptisée Rotomagus reliée par la Seine à Lutèce (Paris) et Juliobona (Lillebonne, qui était à l’époque romaine le port d’estuaire de la Seine, rôle rempli plus tard par Harfleur puis Le Havre).
La ville gallo-romaine possède un amphithéâtre, de vastes thermes près du forum.

En 841, les Vikings remontent la Seine et attaquent Rouen qui deviendra la capitale de la Normandie avec Rollon.
Une importante communauté juive vit autour du palais de Justice, sous lequel se trouvent les vestiges d’un monument juif unique en Europe du Nord
Philippe Auguste rattache la Normandie à la France, fait bâtir un château, dont il reste aujourd’hui le Donjon, et laisse aux Rouennais le monopole du commerce sur la Basse Seine. La ville devient la seconde ville du Royaume. Des paroisses apparaissent hors les murs : Saint-André au Nord, Saint-Hilaire et Saint-Paul à l’Est, Saint-Sever au Sud.

La cathédrale est construite tout au long du XIIIème siècle, après l’incendie de 1200.

Les difficultés de l’époque amènent en 1382 une grave révolte urbaine connue sous le nom de Harelle. La répression royale sera très dure. Les impôts sont augmentés et la ville doit payer une lourde amende, les privilèges des Rouennais sur la Basse Seine sont supprimés, laissant le champ libre aux Parisiens.

À la suite de la défaite d’Azincourt en 1415, les Anglais mettent le siège devant Rouen, qui doit capituler au bout de 6 mois en 1419. C’est dans une ville tenue par les Anglais que Jeanne d’Arc est jugée et condamnée à être brûlée vive sur la place du Vieux-Marché le 30 mai 1431. Les Français reprennent la ville en 1449. Le retour à la paix apporte la prospérité : industrie drapière, métallurgie, soierie. La Renaissance est dominée par la personnalité de ses deux cardinaux successifs, Georges Ier d’Amboise de 1494 à 1510, puis son neveu Georges II, de 1510 à 1550. Ils favorisent la construction de la Tour de Beurre, terminée en 1508, et portail central de la cathédrale, dont les travaux dureront jusqu’à 1521, l’hôtel des finances, l’hôtel de Bourgtheroulde, le palais de justice, le Gros Horloge, Saint-Maclou, la flèche de pierre de la cathédrale et la Fierte Saint-Romain.

Rouen devient le principal port pour le trafic avec le Brésil, les étrangers sont nombreux à s’y installer.

L’imprimerie apparaît en 1484 et l’on compte déjà 10 ateliers en 1500. Ils s’installent près du portail nord de la cathédrale, qui prend le nom de portail des Libraires. L’une des oeuvres majeures de cette époque est le Livre des Fontaines (1525).

Pour reprendre du terrain aux protestants, les catholiques de la contre-réforme établissent des couvents et des collèges d’enseignement. Au nord de la ville, s’ouvre en 1592 le collège des Jésuites, actuel lycée Corneille.

Aux XVIIème et XVIIIème siècles, Rouen demeure la seconde ville du royaume de France et compte environ 75000 habitants, mais à partir du milieu du XVIIème siècle, sa population stagne et la ville perd son dynamisme. Pendant la guerre de 1870, Rouen est occupée par les Prussiens. Le 9 juin 1940, les troupes allemandes entrent à Rouen. Les bombardements, en particulier ceux de la semaine rouge du 30 mai au 5 juin 1944 font 2000 victimes et 40000 sinistrés. Le 30 août 1944, les Canadiens libèrent Rouen ruinée.

L’abbaye bénédictine de Saint-Ouen a été fondée vers 750 autour d’une basilique funéraire mérovingienne dans laquelle l’évêque de Rouen saint Ouen avait été inhumé en 684. Il reste en particulier l’église de style gothique rayonnant, dont la construction a duré de 1318 à1549, tout en conservant son unité. On peut donc considérer que c’est un édifice du XIVème siècle, l’un des rares grands monuments de l’art. Le portail des Marmousets (fin XIVème - début XVème siècle) possède un tympan représentant la Dormition, l’Assomption et le Couronnement de la Vierge, avec des quadrilobes, qui retracent la vie et les miracles de Saint Ouen. L’abbaye possède un orgue Cavaillé-Coll de 1890, reconstruit dans le buffer de celui de Crespin Carlier de 1630. Le quatre claviers de 64 jeux inspire à Charles-Marie Widor sa Symphonie gothique n° 9.

L’église, de style gothique flamboyant, Saint Maclou est dédiée à un Saint breton appelé aussi Malo. La construction de cette église a débuté en 1437.
La façade est disposée en arc de cercle et constituée d’une succession pyramidale de lignes triangulaires. Le tympan du portail central représente un Jugement dernier. Les portes (milieu du XVIème siècle) sont consacrées au Baptême du Christ (portail central), au thème du Bon Pasteur (portail latéral nord) et à la Vierge (portail du bas nord du transept). A gauche de la façade, la fontaine « aux enfants pisseurs » date du milieu du XVIème siècle.

La cathédrale, peinte par Claude Monet, a été entreprise au milieu du XIIème siècle à l’emplacement de la cathédrale romane dont on a conservé la crypte. Une centaine d’années plus tard, elle a été remaniée au cours des siècles suivants. La cathédrale abrite, dans le déambulatoire et dans la chapelle de la Vierge, les sépultures de Rollon, de Richard Cœur de Lion, des cardinaux d’Amboise et du sénéchal de Brézé, époux de Diane de Poitiers. Les portails Saint-Jean à gauche représente son martyre et le festin d’Hérode, et Saint-Etienne à droite figure le Christ en majesté et la lapidation de Saint-Etienne.

Patrie de Corneille (1606 - 1684), et de Cavelier de La Salle (1643 - 1687), qui descendra le Mississipi et atteindra le golfe du Mexique en 1682, prenant possession de la région au nom de Louis XIV. Il appelle le territoire découvert Louisiane et le fleuve Saint-Louis.