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Pays :
Région
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Ville :
Randa
Espagne
Baléares


Nonagones "espagnols"
Ils couvrent l'Est de l'Espagne et une partie du Sud de la France.
Ils ont pour centre un lieu proche de Betera dans la région de Valence.



a donné son nom à l’un des plus haut sommet de Majorque tout proche. Ses environs sont occupés par le sanctuaire de Na Sa de Gracia, fondé au XVème siècle sous un rocher, l’église Saint-Honorat du XVIIème et le monastère de Cura du XVIème habité par des franciscains. Le philosophe Ramon Llull (Raymond Lulle) se retira dans une grotte près de là dans laquelle il eut l’inspiration de son Ars Magna, ouvrage destiné à la conversion des infidèles, qu’il écrivit dans une abbaye de l’île. L’Ars Magna est un « art » combinatoire de logique scientifique marqué par le néo-platonisme médiéval transmis par Jean Scot Erigène.
Ardent et plein d’imagination, il se livre jusqu’à trente ans aux plus vives passions amoureuses et littéraires. Il s’éprit d’une Gênoise, Ambrosia de Castello, qu’il poursuivit de ses assuidités. Un jour, il entra dans la cathédrale de Palma à cheval pour déposer aux pieds de son aimée un madrigal. Il fut jeté dehors par les fidèles indignés. Il crut trouver un écho à son amour lorsqu’Ambrosia l’invita dans sa chambre. Ramon se précipita, sûr de sa conquête, mais la jeune femme l’accueillit en lui découvrant sa poitrine, qu’il avait chantée dans ses poèmes, et qui était consumée par un cancer. Bouleversé par cette vision, il essayait d’écrire une chanson quand le Christ lui apparut une première fois, ce qui se produisit quatre autres fois. Il décide alors de se convertir et d’expier ses fautes. Il se proposera de ranimer la religion chrétienne en Occident et à la porter chez les musulmans. Son projet est triple : écrire des livres contre les erreurs des infidèles, fonder des collèges de langues orientales, convertir les musulmans.
En 1265, il se dépouille de ses biens et abandonne sa femme, Blanche Picany, et ses deux enfants. Traité de fou il quitte Majorque pour accomplir des pèlerinages dont celui de Saint-Jacques de Compostelle. De retour dans l’île, il se consacre pendant 9 ans à la pénitence et à l’étude philosophique. Il se retire au Puig Randa, où il reçoit l’illumination. L’Ars magna lui confère une réputation qui intéresse le roi Jacques II de Majorque. Celui-ci accorde à Llull la création d’un monastère pour l’enseignement des langues. Ramon va à Rome pour obtenir l’approbation du pape pour la création d’autres collèges, sans succès. A Gênes, où il tombe malade devant la peur du martyr, il s’embarque pour l’Afrique du Nord dans l’intention de convertir les musulmans. Il est expulsé rapidement de Tunis, essaie de s’attirer les faveurs du pape à Rome, en vain, puis continue ses pérégrinations à Gêns, à Majorque et à Chypre où il tombe à nouveau malade. Il retourne en Afrique du Nord, à Bougie, mais est enfermé six mois et expulsé. Il fait naufrage dans la traversée vers Gênes, perdant toute sa bibliothèque. Llull réussit à ganger le rivage de Pise. A Avignon il rencontre le pape, et assiste au Concile de Vienne qui abolit l’ordre du Temple et auquel il fait toute une série de propositions. Il meurt en 1316, dans le bateau qui le ramène à Gênes, après avoir été lapidé en Afrique du Nord selon la légende, où à Majorque plus probablement. Les historiens s’accordent à penser que Ramon Llull, surnommé le docteur illuminé, n’écrivit jamais de livres d’alchimie à laquelle il s’opposait vivement. Cependant son nom fut attribué à la paternité de tels ouvrages : le Testament, composé de trois parties : la Théorie, la Pratique et le Codicille ; la Clavicule ; De transmutatione animae metallorum.