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Pays :
Région
Département :
Ville :
Marcigny
FRance
71
Saône-et-Loire 71

Nonagones "français"
Les tracés des nonagones "français" déborde sur la Suisse.
Ils ont pour centre un lieu dans les environs de La Ferrandière à Neuillay-les-Bois dans l'Indre.

sur la diagonale du petit nonagone Homblières - Lussan

Geoffroy II de Sermur fit don à son frère Hugues des terres de Marcigny et finança également la construction de l’église et des bâtiments conventuels, qui débuta problablement vers 1054. A l’origine, le couvent était destiné à ne recevoir que des filles de nobles familles. On lui adjoignit un monastère de douze moines venus de Cluny pour s’occuper des questions spirituelles et temporelles. L’église du prieuré est fondée, sur le modèle de celle d’Anzy-le-Duc, consacrée à saint Pierre et saint Paul. Le prieuré connut des périodes fastes, l’effectif ne dépassant cependant jamais la limite fixée de 99 religieuses, la centième place étant réservée à la Vierge, "la centesima", à laquelle on servait chaque jour son repas. Beaucoup de familles célèbres y envoyèrent certaines des leurs : Adèle d’Angleterre, fille de Guillaume le Conquérant (en 1095), sainte Véraise et sainte Frédoline, filles de rois d’Espagne (vers 1130), Mathilde de Boulogne, femme d’Etienne de Blois, roi d’Angleterre, Raingarde de Semur (veuve de Maurice-Pierre de Montboissier, nièce de saint Hugues et mère de Pierre le Vénérable), la soeur de saint Anselme de Cantorbéry…

L’église Saint-Nicolas romane possède un clocher moderne.

La Tour fortifiée du Moulin des Moines fut édifiée entre 1410 et 1420, sur ordre de Jean Sans Peur, duc de Bourgogne, pour défendre son duché contre les Armagnacs et possède 9 canons. Elle est ornée de plus de 200 saillies. Un musée municipal y réside dans lequel sont conservés, entre autres, de nombreux vestiges du prieuré : chapiteaux, colonnes. On peut y trouver une statue du Cardinal de Richelieu qui passa à Marcigny ainsi que les instruments du mage Cagliostro, mentor en alchimie d’Abel de Vichy. Celui-ci fait un riche mariage avec Claudine de Saint-Georges. Son père lui donne sa seigneurie de Montceaux où s’installe le jeune couple. Après la mort de sa femme, Abel devient propriétaire de l’Étoile et Montceaux, redevient Montceaux-l’Étoile où il s’adonne à la physique à la chimie, à l’art des jardins... Il s’entiche de Cagliostro et le suit à Londres lorsqu’éclate « l’affaire du collier ». Il commence à vendre ses biens. Abel ne reviendra plus à Ligny et mourra pendant le siège de Lyon en 1793.