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Pays :
Région
Département :
Ville :
Laon
France
Aisne 02

Nonagones "français"
Les tracés des nonagones "français" déborde sur la Suisse.
Ils ont pour centre un lieu dans les environs de La Ferrandière à Neuillay-les-Bois dans l'Indre.

sur la diagonale du petit nonagone Homblières – Le Sarnieu

conserve la cathédrale Notre-Dame, exemple du premier gothique, contemporain de Notre-Dame de Paris. La fenêtre encastrée à gauche de la rose présente neuf personnages symbolisant l’enseignement de l’Ecole de Laon : la Grammaire, la Dialectique, la Rhétorique, l’Arithmétique, la Musique, l’Astronomie, la Géométrie, l’Architecture et la Médecine. L’école de Laon connut son apogée au XIème et XIIème siècle, surtout avec les frères Anselme et Raoul. Raoul, auteur d’ouvrage de mathématiques et de musique, fut le premier à représenter le zéro par un cercle alors qu’auparavant il était figuré par un point, à l’exemple des Arabes, source de confusion.
La ville possède encore l’église Saint-Martin à neuf travées avec un tympan du portail nord représentant le martyr de saint Laurent, et le tympan du portail de droite la vie de saint Jean-Baptiste. Le palais de Justice est installé dans l’ancien palais épiscopal. Sa façade intérieure comporte une galerie de neuf arcades brisées. La salle du tribunal est éclairée par neuf fenêtres en tiers-point. Les Templiers étaient installés à Laon depuis 1128 et ont laissé une chapelle de plan octogonal.
Laon est la patrie des frères Le Nain, peintres qui se sont illustrés dans de remarquables scènes de paysans, ainsi que du père jésuite Jacques Marquette, en 1637, explorateur de la vallée du Mississipi. Il meurt près du lac Michigan en 1675.
Laon est cité dans deux ouvrages de Marcel Proust, Le côté de Guermantes et Pastiches et Mélanges : « alors qu’au sommet de la colline de Laon la nef de la cathédrale ne s’était pas posée comme l’Arche du Déluge au sommet du mont Ararat, emplie de Patriarches et de Justes anxieusement penchés aux fenêtres pour voir si le colère de Dieu s’est apaisée, emportant avec elle les types de végétaux qui multiplieront sur la terre, débordante d’animaux qui s’échappent jusque par les tours où des bœufs, se promenant paisiblement sur la toiture, regardent du haut les plaines de Champagne » (Marcel Proust, « Le côté de Guermantes », tome I, La Pléiade, p. 313-314).