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Pays :
Région
Département :
Ville :
Cheverny
France
Loir-et-Cher 41

Nonagones "français"
Les tracés des nonagones "français" déborde sur la Suisse.
Ils ont pour centre un lieu dans les environs de La Ferrandière à Neuillay-les-Bois dans l'Indre.

sur la diagonale Le Patchalet – Edern

a donné son nom au château qui se trouve sur la commune de Cheverny. Le château est orné de peintures illustrant les aventures de Don Quichotte, de Persée, de Théagène et Chariclée.

Le représentant le plus illustre des propriétaires du château est Philippe Hurault (1523 – 1599). Petit-fils de Semblançay, il est conseiller-clerc au parlement de Paris en 1553. Chargé de diverses missions par Catherine de Médicis, il entre au service du futur Henri III, en 1566, qui lui fera gravir tous les honneurs jusqu’au poste de chancelier en 1583. Sa terre de Cheverny fut érigée en comté mais il fut disgracié par Henri III en 1588, avant de se rallier à Henri IV. A sa mort, il était gouverneur et lieutenant général de l’Orléanais, du Blésois, du pays chartrain et du Loudunois, charges réservées habituellement à la noblesse d’épée.

On pratique encore la chasse à courre à Cheverny. «La vénerie n’a jamais été aussi à la mode, note le jeune marquis Charles-Antoine de Vibraye.» Dès que la saison est ouverte, ce maître d’équipage enfourche son cheval deux fois par semaine. Il disparaît dans les grands bois qui entourent le château, avec boutons (cavaliers), valets et piqueux. La meute qui n’est créancée que pour le cerf. Les bois des plus belles prises sont rassemblés dans la salle des trophées depuis cent cinquante ans. Charles-Antoine de Vibraye n’a pas son pareil pour décrire les chasses et dévoiler au profane le monde si particulier de la cynégétique, ses traditions multiséculaires, ses codes, son langage. «On ne tue pas l’animal, précise-t-il, on le sert. Et, s’il a été brave, on dit qu’il a fait une belle chasse.».