Partie IX - Synthèse   Chapitre LVIII - Autour de Rennes   Superposition de dalles et Saint Sulpice   
DALLES MARIE NEGRE ABLES HAUTPOUL BLANCHEFORT COUME SOURDE SAINT SULPICE

Superposition de la dalle verticale de Marie de Ngre et de la dalle de Coume Sourde

ESNA

La superposition du recto de la dalle de Coume Sourde et de la dalle verticale de Marie de Ngre, avec son triangle au thorme de Ceva, fait apparatre un alignement de quatre lettres ESNA sur la cvienne "ANTE SEPT ANS". "ANTE" la tte, le cerveau (Autour de Rennes le Chteau : Dalle verticale de Marie de Ngre : un triangle isocle rectangle).

Le texte de la dalle de Coume Sourde est orthogonale celui de la dalle verticale de Marie de Ngre.

Esna est le nom d'une ville succdant Latopolis, ville du poisson Latos, espce de perche, consacre la desse Neith. Neith tait assimile Athna et Minerve.

Le district d'Esna ou Asna, est gouvern par un cashis qui a sous lui des scheiks Arabes. La ville qui lui donne son nom, est situe sur la rive occidentale du Nil dans le lieu o fut jadis Latopolis, qui devait son nom un poisson qu'on y adorait, & qui tait plus grand dans le Nil que dans les autres fleuves. Son nom actuel signifie l'illustre, la brillante. Des auteurs ont cru y recomiatre l'ancienne Syene, & l'ont fait btir des ruines de Barbanda dtruite par les Romains. Elle est assez considrable ; ses environs ont des ruines, des restes de temple dont le plafond est orn de figures d'oiseaux de couleurs trs-vives, & d'un autre temple o l'on voit divers hiroglyphes ; au midi de la ville est le couvent de St. Helene, lev en l'honneur des martyrs, morts sous Diocltien dans le champ voisin : il a un vaste cimetiere, dont les tombeaux sont magnifiques, mais btis de briques; le couvent & l'glise sont mal btis : deux moines l'habitent & y vivent tranquillement. Les environs d'Asna sont sertiles en toutes sortes de grains & de palmiers (Anton Friedrich Bsching, Gographie (17541761), Volume 10, traduit par Jean Pierre Brenger, 1782 - books.google.fr, Richard Brookes, The General Gazetteer: Or, Compendious Geographical Dictionary, Etc., 1762 - books.google.fr, Richard Pockocke, Voyages en Orient, dans l'Eyypte, l'Arabie, la Palestine, la Syrie, la Grece, la Thrace etc. traduits de l'anglois, 1772 - books.google.fr).

Montfaucon appelle Neith du nom romain de Minerve, qui sortit de la tte de Jupiter toute arme (Bernard de Montfaucon, L'Antiquite expliquee et representee en figures, 1722 - books.google.fr).

Il nous reste aussi quelques dbris du calendrier des ftes religieuses de l'gypte; le grand temple d'Esneh nous en offre un exemple, et on y lit encore l'ordre des principales ftes clbres dans ce magnifique difice, en l'honneur de ses trois principales divinits, qui taient Chnouphis, Nth et le jeune Hak. Il y est dit que le 23 du mois d'athyr on clbrait la fte de la desse Tnbouaou, le 25 du mme mois celle de la desse Menhi (formes de Neth), et le 30 celle d'Isis, tertiaire de la mme Nth. Le 1er du mois de choak, on tenait une pangyrie (assemble religieuse) en l'honneur du jeune dieu Hak, et dans ce mme jour la pangyrie de Chnouphis. Un autre article du calendrier sacr, sculpt sur l'une des colonnes du pronaos, porte ce qui suit : A la nomnie de choak, pangyries et offrandes dans le temple de Chnouphis, seigneur d'Esneh. On tale tous les ornements sacrs; on offre du pain, du vin et autres liqueurs, des bufs et des oies; on prsente des collyres et des parfums au dieu Chnouphis et la desse sa compagne; ensuite, le lait Chnouphis. Quant aux autres dieux du temple, on offre une oie la desse Menhi, une oie la desse Nth, une oie Osiris, une oie Khem et Thoth, une oie aux dieux Phr, Atmou,Thor, ainsi qu'aux autres dieux adors dans le temple ; on prsente ensuite des semences, des fleurs et des pis de bl, au seigneur Chnouphis, souverain d'Esneh, et on l'invoque en ces termes, etc., etc. Le texte de cette prire solennelle est un prcieux document de l'histoire mythologique de l'gypte (Jacques-Joseph Champollion-Figeac, gypte ancienne, Univers : histoire et description de tous les peuples, 1858 - books.google.fr).

Neith semble donc la suprme raison, la raison se constituant, se posant a part, se proclamant, et par consquent la voix, la parole, le Verbe (Biographie universelle, ancienne et moderne, Volume 54 Michaud Frres, 1832 - books.google.fr).

William Drummond, Mmoire sur l'antiquit des zodiaques d'Esneh et de Denderah. Traduction de l'anglais, traduit par Jean-Michel Eberhart, 1822 - books.google.fr

Neith est la desse de Sais et d'Esna, munie de sept flches dont elle se sert (ou de sept paroles) pour crer le monde. Mre du Soleil, elle est la divinit des tisseurs (Christiane Ziegler, Jean-Luc Bovot, Art et archologie: l'Egypte ancienne, 2001 - books.google.fr).

La synthse d'Esna est originale par son agencement, mais ne fait que reprendre le schma cosmogonique traditionnel en gypte. Depuis les textes des pyramides, au 3e millnaire, le dieu primordial est l'un qui devient trois. L'existence de cette inscription est la preuve qu'au deuxime sicle de notre re, ces spculations cosmogoniques taient encore bien vivantes chez les savants gyptiens, ceux qui composaient les inscriptions hiroglyphiques, une poigne d'intellectuels de haut niveau. On peut videmment se demander si c'est une rencontre de hasard, si la pense contenue dans le texte copte s'est dveloppe paralllement, sans interfrence. Cependant, un document incite croire que les spculations des prtres gyptiens se rpandaient en dehors du monde des temples. Ce texte, qui est crit en grec, est connu sous le nom de kosmopoiia de Leyde (P. Leid. 1395 =P. Graec. Mag. XIII). Sauneron, dans ses travaux sur Esna (La lgende des sept propos de Methyer au temple d'Esna, in B8FE, 32 (1961), p. 43-51.), a immdiatement rapproch les deux textes, et mis en vidence les points communs : Esna, la desse Neith prononce sept propos gnrateurs d'tre, sept divinits; dans la kosmopoiia, Dieu rit sept reprises et cre ainsi sept dieux. On notera qu' Esna aussi, le rire du dieu solaire provoque la naissance des dieux, tandis que les hommes naissent de ses larmes. Parmi les divinits cres dans la kosmopoia, suite la colre du dieu apparat Nous, tenant en main un coeur, et qui fut appel Herms. Or, Esna, Thot (Herms) nat du coeur de R en un moment d'amertume. Cet pisode se place au moment de la rvolte contre le dieu solaire (Michle Broze, Aphrodite, Hathor, ve, Marie et Barblo : propos du langage mythique des crits de Nag-Hammadi, Kernos, 1997).

Dans la Kosmopoiia, Herms (Mercure) est assimil Nous, point de jonction de l'me et du pneuma, alors qu'il a par ailleurs t dfini comme me (La Croix dHuriel et lalchimie : Triple correspondance : chemin de croix, oeuvres alchimiques et voyage de lme).

Mais Esna c'est Thot qui nat du coeur de R, et non nommment Herms qui a t identifi au dieu gyptien par les Grecs.

Le rcit de la formation du monde (Kosmopoiia) est certainement lune des pices les plus clbres, autant quardues, des papyrus magiques grecs. Le papyrus, dans lequel sinsre ce rcit, a t achet Thbes par Jean dAnastasi vers 1828, puis vendu au muse de Leyde.

Jean dAnastasi, acqureur de la collection qui porte son nom et qui comprend les papyrus rpertoris comme magiques grecs et dmotiques et comme alchimiques , tait consul de Sude et de Norvge en gypte entre 1828 et 1857 : il alliait en eff et son activit de diplomate un vif intrt pour le commerce des antiquits. Au fur et mesure que les papyrus Anastasi quittent lgypte pour gagner les rives europennes, ils sont vendus aux enchres et parpills dans les diff rentes bibliothques qui sen emparent, dans une course commune lachat de trouvailles gyptiennes. Vers 1857, la plus grande partie de la collection a atteint lEurope (Michel Zago, Lemploi des noms divins dans la Kosmopoiia (PGM XIII), Religioni in contatto nel Mediterraneo antico. Modalit di diffusione e processi di interferenza, Pisa Roma, Fabrizio Serra Editore, 2008, pp. 205-217 (Mediterranea IV, 2007). - www.academia.edu).

On a pu remarquer que les Sept Paroles de la Cration par Mehet-Ouret sont attestes sur quatre cercueils d'El Bersheh; l'inspiration venait-elle d'une tradition sate (et non hermopolitaine), comme on en retrouvera tardivement, Esna, la trace avec les Sept Propos crs par Neith ? (Orientalia, Volume 43, 1974 - books.google.fr).

Dans la thologie sate et Esna, on retrouvera comme dans les Coffin Texts (Textes des Sarcophages), la mention des Sept Paroles de Mehet-Ouret, cres par Neith.

Le nom gyptien de Mthyer est mh.t-wr.t, que les textes d'Esna interprtent comme signifiant "la grande nageuse". Celle-ci est en effet une vache, image de la desse cratrice du monde; elle aurait nag dans les eaux primordiales en portant entre ses cornes, pour l'arracher aux menaces du chaos et ses adversaires, l'enfant-soleil peine n en cet univers tout nouveau. Depuis les Textes des Sarcophages, nous trouvons dans les textes mention de "Sept tsw (plus tard d3 sw)" de cette desse Mthyer. Nous lisons, Esna, aprs la description de la venue au monde de plusieurs lments de l'univers, suscits par l'appel de Neith, les paroles suivantes: "Ainsi naquirent les sept propos divins de Mthyer". Ces sept propos sont les propos crateurs de l'univers, figs en divinits dfuntes une fois leur fonction accomplie. Les thologiens d'Esna ont jug bon de donner explicitement un sens ce vieux mythe ; il est possible qu'ils l'aient simplement expos clairement, mais peut-tre l'ont-ils entirement remani. Nous devons lire paralllement ce rcit gyptien le texte grec de ce que les spcialistes des documents hermtiques ont appel le Kosmopoiia de Leyde. Il existe un lien entre la vieille Egypte et les multiples croyances du monde oriental hellnistique (Jozef Marie Antoon Janssen, Annual Egyptological Bibliography, 1961 - books.google.fr).

En 1867, Karl Richard Lepsius publie des versions anciennes du Livre des morts des Anciens gyptiens trouves inscrites sur des sarcophages du Moyen Empire puis, en 1886, les textes du sarcophage d'Amamu (probablement de la XIe dynastie), conserv au British Museum. Il s'ensuit plusieurs publications consacres un seul sarcophage, comme celle que Gaston Maspero consacre Horhotep en 1889. En 1903, l'Allemand Hans Schack-Schackenburg fait connatre les textes du Livre des deux chemins d'aprs un sarcophage conserv Berlin. La mme anne, Pierre Lacau fait publier en trois volumes les textes de tous les sarcophages conservs au Muse gyptien du Caire, puis les relevs des textes de sarcophages dcouverts Beni Hassan et Saqqarah. Entre 1904 et 1914, Pierre Lacau poursuit son travail d'dition d'aprs les sarcophages conservs au Caire sous le titre Textes religieux. La premire recension peu prs complte des textes des sarcophages est ralise par le Nerlandais Adriaan de Buck entre 1935 et 1961 : The Egyptian Coffin Texts (7 volumes), entreprise reste malheureusement inacheve du fait du dcs de l'auteur en 1959. Bon nombre de textes absents auraient d figurer dans un huitime volume. partir de cette collecte, Raymond Oliver Faulkner ralise une traduction complte en langue anglaise en trois volumes de 1973 1978 : The Ancient Egyptien Coffin Texts. En 1986, Paul Barguet traduit ce corpus en franais : Textes des sarcophages gyptiens du Moyen Empire (un volume), ouvrage dans lequel les textes sont regroups selon diffrentes thmatiques. Une traduction en langue franaise est nouveau ralise par Claude Carrier en 2004, en trois volumes, avec translittration (fr.wikipedia.org - Textes des sarcophages).

Aseneth, personnage fminin du roman Joseph et Aseneth, est la reprsentante de la desse Neith. Sa tour trois fentres, comme celle de sainte Barbe, symboliserait le corps o est enferme l'me divise en trois, raison, esprit et me (Marc Philonenko, Joseph Et Asneth: Introduction Texte Critique Traduction Et Notes, 1974 - books.google.fr, Autour de Rennes le Chteau : Messie, Messias).

Dans le roman de Joseph et d'Asneth, il n'est pas question des cinq puissances, mais de sept servantes. Cette modification a t entrane par le souci de faire de l'hrone non point le type du Logos, mais l'image de la Sagesse, prfigure dans la maison aux sept colonnes de Proverbes 9,1 (Marc Philonenko, Joseph Et Asneth: Introduction Texte Critique Traduction Et Notes, 1974 - books.google.fr, Autour de Rennes le Chteau : LAffaire Glis et les charpentiers dIsae).

Ds les clbres descriptions de l'Atlantide par Platon, celles du Time et du Critias, I'gypte est intimement associe la mmoire du continent mythique. Il faut toutefois prciser que le thme de l'Atlantide n'est en rien une invention littraire de Platon, puisqu'on le trouve, bien avant sa naissance, au cur de la vie Athnienne, dont cette cit tirait d'ailleurs son nom. Les ftes Panathnes clbraient en effet, de manire atteste au moins 150 ans avant Platon, la victoire des Athniens sur les Atlantes. On y faisait circuler en procession la statue de la desse Athna, vtue d'un Pplos , pice de vtement qui lui tait particulire. Cette desse avait en effet, avec Hphastos, jou un rle central dans cette victoire, si primordiale dans l'identit d'Athnes qu'on construisit l'Acropole ellemme pour clbrer cette hrone fondatrice. La clbrissime frise du Parthnon, emprunte il y a un sicle et demi par la Grande-Bretagne et la France, n'avait d'autre propos que de prsenter au peuple d'Athnes arrivant en procession, face au soleil levant et devant les dieux devisant sous la conduite de Zeus, la beaut et le courage de son hrone ponyme Athna. Le lien politique de l'histoire de l'Atlantide avec la Grce ne s'arrte pas sa dimension mythique. Le rcit de Platon est en effet tiss dans une dimension sociale particulirement dense. Que nous dit celui-ci ? Qu'un des grands-oncles de Platon, Critias, aurait dans son enfance entendu le rcit du voyage d'un de ses parents, un certain rcit du voyage d'un de ses parents, un certain Solon, en gypte. Ce Solon serait all dans un temple de Sas, o des prtres lui auraient racont l'histoire de la lutte entre les peuples Atlantes, venus de l'Atlantique, et les Grecs. Platon a report ce rcit dans deux dialogues devenus clbres : le "Critias" et le "Time", contenant de nombreux dtails, notamment relatifs aux volutions climatiques intervenues depuis. Plus gnralement, Platon explique avec beaucoup de prcision l'influence qu'aurait eue cette civilisation sur la science de l'gypte et par voie de consquence sur le destin de la Grce (Christophe Fadot, Naissance D'une Civilisation: Philosophie, politique et economie du nouvel age, 2012 - books.google.fr).

Le "SAE" de la dalle de Cooume Sourde pourrait tre l'abaltif latin du nom de Sas, ville de la desse Neith prsente aussi Esna (Autour de Rennes le Chteau : Au niveau de la sole, Autour de Rennes le Chteau : Messie, Messias).

Il y a dans le Time (53 c-55 d), entre le mythe de l'Atlantide et le thme de la transformation des lments, une thorie de la structure et des solides, cubes, pyramides, triangles constitutifs. Le dodcadre n'est point mentionn, mais on a la preuve que Platon n'en ignorait rien, qu'il connaissait par Thtte la construction des cinq polygones rguliers. Les vertus et les pouvoirs de ces gomtrie physiques et mentales sont objets, l, d'ingnieuse analyse (cf. in fine, dans Phdon, 110 b-c, le mythe de la terre vue du ciel, avec ses douze couleurs fondamentales : un dodcadre fait de douze pentagones, en forme de sphre, puisque les douze surfaces ont t courbes) (Introduction) (Sapph, Odes et fragments, traduit par Yves Battistini, 2005 - books.google.fr).

L'Atlantide, dit Diodore, sur laquelle Platon, ne nous a transmis que quelques notions incompltes, mais dont Hisiane, son contemporain, a trait avec plus d'tendue, disparut en entier dans l'intervalle de deux ou trois jours, en s'ensevelissant dans les gouffres les plus profonds de la mer. La vaste circonfrence de ce royaume s'tendait dans l'Ocan d'environ 2500 stades le long des ctes d'Afrique d'un ct, dont il n'tait spar, sur sa plus grande longueur, que par un canal de 160 stades seulement, tandis qu'il tait intimment uni l'Europe du ct oppos, sur une tendue de 2000. Sa longueur vers l'occident tait d'environ 4500 stades, rentrant encore une petite distance dans le lit actuel de la Mditerrane, qui n'existait pas alors. Sa figure, dans l'Ocan,tait peu prs celle d'un triangle quilatral, dont la base posait sur l'Afrique et l'Europe.

Ces dimensions diffrent de celles donnes par Platon, dans le dialogue intitul Critias. La ligure de l'Ile Atlantide, dit-il, tait un carr oblong ; sa longueur, d'une extrmit l'autre, tait de 3000 stades, et sa largeur de 2000 (Pierre Hourcastrem, Essais d'un apprenti philosophe sur quelques anciens problmes de Physique, 1804 - books.google.fr).

L'unit, le premier nombre pair, et le premier impair se succdent (les enceintes) en srie, s'additionnent, et se multiplient entre eux (6, les 60 000 districts, qui sont le produit de la largeur et de la longueur de la plaine atlante), et sont tous et sont tous multiplis par 10 ou des puissances de 10, Nous ne trouvons l que l'alternance systmatique du pair et de l'impair. Mais celle-ci ne peut tre comprise, au risque de s'engager dans une lecture symbolique, qu' tre rapporte aux deux autres traits caractristiques de l'usage des nombres dans le Critias. D'abord, la prsence du vocabulaire de la mesure, qui dit explicitement le souci de la limitation. D'autre part, ce qui va de soi quand on considre que les mathmatiques platoniciennes n'affranchissent pas l'arithmtique de la gomtrie [...] Compris ainsi, 1, 2, et 3 suffisent construire toutes les quantits et mesures atlantes. Ces trois nombres sont, considrs ensemble ou individuellement, le point de dpart de sries. Ils engendrent par addition ou multiplication tous les autres nombres atlantes ; le premier nombre qui soit la fois somme et produit de ces trois premiers, 6 (nombre parfait), est bien l'unit principale de la plaine atlante, du nombre de ses districts et de ses forces armes. Il est aussi, d'un point de vue gomtrique cette fois, la surface rectangulaire de la plaine. C'est la prsence de ces sries, et des surfaces htrognes, qui accentue l'accroissement continu et indfini de l'le Atlantide, innombrable donc sous bien des aspects. D'autant plus que les surfaces et les mesures ne sont jamais dfinitivement limites ; et c'est ce dfaut de limitation qui indique l'chec des Atlantes matriser leur propre croissance. C'est ce que relve L. Brisson quand il insiste sur le fait qu' l'alternance du pair et de l'impair quivaut celle du cercle et de l'oblong, de sorte que l'instabilit atlante se rpte sous les deux aspects. Afin d'abonder en son sens, on remarquera que les figures gomtriques qui apparaissent peu peu sur le sol atlante ne cessent de se mler les unes aux autres, de se croiser et de se chevaucher, ou mme de s'interrompre. Les canaux se croisent afin d'irriguer la plaine ; sur la plaine rectangulaire sont creuss des cercles concentriques, et ces cercles sont leur tour percs par le canal rectiligne. L'Atlantide ne parvient donc pas circonscrire son territoire dans les limites d'une mme figure ; elle ne semble pas non plus choisir entre deux formes de figures, le cercle et la droite.

L'usage des grandeurs contribue donc un portrait de l'Atlantide en dsquilibre croissant, menace par une dualit persistante qui la voit voluer sur deux chemins opposs. On ne doit toutefois pas s'en tenir la seule mention des nombres ou des extramathmatique qu'elle occupe dans sa philosophie : X. Renou, Op. cit., section H, p. 177-234. X. Renou montre comment un finitisme gomtrique et cosmologique, appuy notamment sur le dveloppement de la gomtrie dans l'espace et le thorme de Thtte sur les cinq polydres rguliers, sert de relais puis de modle la doctrine spculative des formes intelligibles. Les textes et les enjeux principaux d'histoire des mathmatiques sont exposs dans l'ouvrage de F. Lasserre, La naissance des mathmatiques l'poque de Platon.

Si on considre 2 et 3 comme les deux facteurs principaux, c'est pour remarquer qu'ils produisent avec 6 un nombre oblong, figur par un rectangle. Et l'on sait que, la diffrence des nombres carrs (dont la srie des gnomons se confond avec la srie des nombres impairs), l'addition d'un gnomon un rectangle (nombre oblong) n'engendre pas un rectangle semblable, mais une srie de rectangles dont le petit ct crot proportionnellement plus vite que le grand., F. Lasserre, La naissance des mathmatiques l'poque de Platon, p. 68

On retrouve, dans les fragments attribus Philolaos, une distinction entre la vie et la connaissance, humaines d'une part, divines de l'autre (les choses divines sont mentionnes plusieurs reprises; voir D.K., B 6 et 11, voir aussi A 9). La manire dont il entend cette distinction nous semble au plus prs, autant que l'on puisse en juger d'aprs trois ou quatre citations, de l'aspect qui sera le sien dans les dialogues de Platon. Si l'on en croit Stobe (qui est la source des fragments 6 et 11), la distinction tranche entre deux domaines distincts a une fonction gnosologique. En effet, si l'tre des choses, qui est ternel, et la nature elle-mme requirent une connaissance divine et non humaine, cela ne signifie pas pour autant que cette connaissance soit interdite l'homme, mais plutt qu'il lui faut l'acqurir s'il souhaite son tour connatre l'tre fondamental des choses dont se trouve compos le monde. L'argument est le mme dans le fragment 11, si la puissance du nombre est guide de la vie divine et cleste comme de la vie humaine, cela exige de l'homme, pour qu'il puisse connatre toutes choses, qu'il connaisse la nature du du nombre. Et la nature comme la puissance efficace du nombre peuvent tre observes non seulement dans les choses dmoniques et divines, mais aussi dans toutes les actions et paroles humaines. La distinction de choses divines et humaines n'a donc pas pour fonction d'loigner deux domaines htrognes, afin de librer le second de la juridiction du premier ou au contraire d'tablir l'entire domination du premier sur le second, mais d'indiquer que deux types de ralits occupent un mme monde. Puis, de diffrencier, dans l'ordre des objets comme dans celui des modes de connaissance, deux perceptions qui leur correspondent (Philolaos souligne ainsi que c'est le nombre qui, en rendant toutes choses adquates l'me par la sensation, les rend connaissables et commensurables entre elles selon la nature du gnomon (c'est--dire le nombre qui, ajout un nombre figur, donne un autre nombre de mme forme) ; car c'est lui qui les rend corporelles et distingue chacune des relations entre les choses tant illimites que limitantes. Eton peut observerla nature du nombre etsa puissance efficace non seulement dansles choses dmoniques et divines, mais aussi dans toutes les actions et paroles humaines, tout propos et aussi bien dans toutes les activits de l'art que dans le domaine de la musique). De sorte que, si l'on peut tenir pour distinct (et sensible) le domaine des affaires humaines, ce n'est qu' les inscrire dans le monde auxquelles elles appartiennent avec ces autres ralits que sont les choses divines ou clestes, et montrer que l'on ne peut connatre la partie (humaine) sans connatre le tout (le monde), ni connatre les effets sans connatre les causes (principielles ou divines, puisque les choses divines exercent sur les choses infrieures une domination). Il apparat alors que, dans la perspective de Philolaos, les choses humaines ne peuvent tre dfinies qu'au sein du monde qui les enveloppe ; cette situation de l'homme dans le monde ne le distingue toutefois en rien de ses prdcesseurs, elle reste commune toute la pense grecque. Par contre, le dtour gnosologique que Philolaos fonde sur la puissance du nombre distingue son entreprise des cosmologies antrieures. Il s'agit dsormais de dcrire un monde au sein duquel se partagent et s'organisent de manire hirarchique des domaines diffrents, mais tous connaissables partir des mmes principes. La supriorit du divin, notamment sa domination thologique traditionnelle sur l'humain et sur tous les vivants mortels, est donc maintenue, mais la possibilit, pour l'homme, de connatre le divin est dsormais fonde sur l'existence d'un monde unique, dfini d'aprs des causes communes et intelligibles.

L'espce immortelle est dite "arch". L'me humaine n'est donc pas partage, divise ou dissocie dans le Time. Pour surprenant que cela puisse paratre, il vaut mieux considrer que l'homme compte plusieurs espces d'me, puisqu' l'espce immortelle s'ajoute une espce mortelle. C'est d'ailleurs ce qu'affirme la conclusion du dialogue quand, au moment o elle dfinit justement la nature de l'homme, elle demande que l'ensemble de ce que l'homme compte d'me et de corps soit galement exerc, et que l'on ne nglige aucune des trois espces d'me. La distinction d'espces diffrentes permet notamment Platon de rserver l'espce immortelle l'exclusivit de la fonction motrice et cognitive. Celle-ci est donc "arch" trois titres : elle est le sujet unique de la connaissance (y compris sensible), le principe directeur, hgmonique, et l'origine du mouvement (Jean-Franois Pradeau, Le monde de la politique: sur le rcit atlante de Platon, Time (17-27) et Critias, 1997 - books.google.fr).

Le mot "arch" en grec commence par les lettre APX, telles qu'elles apparaissent sur la dalle horizontale de Marie de Ngre.

A partir de la Renaissance, et en particulier la fin du XVII et au XVIII s., l'Atlantide est l'enjeu d'un vaste dbat : le continent dcrit par Platon est-il le Nouveau Monde ? L'Amrique ? Est-il le monde d'o les chrtiens voyaient surgir la civilisation, c'est--dire la Palestine juive ? Est-il au contraire une anti- Palestine, source des sciences et des arts que l'on peut situer en Sibrie ou au Caucase ? Le dbut des nationalismes modernes se met aussi de la partie [...] Et sans doute ces recherches passrent-elles progressivement des mains des savants, celles des demi-savants, puis des mythomanes et des escrocs, ceux-l mme qui de nos jours encore, trouvent ou vendent une Atlantide oscillant entre Heligoland et le Sahara, entre la Sibrie et le lac Titicaca (Pierre Vidal-Naquet, Le Chasseur noir, pp. 339-340) (Christine Prez, La perception de l'insularit dans les mondes mditerranen ancien et archiplagique polynsien d'avant la dcouverte missionnaire, 2005 - books.google.fr).

Le cadran solaire de Carthage aux conchodes est du type "arachn" (araigne) dfini par Vitruve comme invention de l'astronome et gomtre Eudoxe de Cnide (IVme sicel vant J.-C.). Retrouv Carthage (3451' de latitude nord), il tait conu pour une latitude de 41 (comme Barcelone) (La Revue du Louvre et des muses de France, Numros 1 3, 2000 - books.google.fr, Autour de Rennes le Chteau : Dalle verticale de Marie de Ngre : un triangle isocle rectangle).

Neith et le tissage

La navette de tisserand est le signe de Neith, la desse de sas et d'Esna.

Elle tait en vnration particulire chez les Libyens et, du moment o ils font leur apparition sur les monuments de l'gypte, on les reconnat au signe de Neith, la navette de tisserand, peint sur leurs habits. Neith apparat d'abord comme une desse de la maternit; elle est appele mre des dieux, mre divine . Elle est quelquefois confondue avec Anka et avec Mout. Nanmoins c'est une desse vierge. Ses temples portaient l'inscription suivante : Personne n'a jamais relev ma robe, le fruit que j'ai enfant est le soleil. C'est donc la vierge, mre du soleil, runissant en elle les caractres et les attributs qu'ordinairement les gyptiens, les Assyriens et les Phniciens rpartissaient sur plusieurs desses (Cornelis Petrus Tiele, Histoire compare des anciennes religions de l'gypte et des peuples smitiques, traduit par G. Collins, 1882 - books.google.fr).

Placs sous la protection de saint Blaise (le 3 fvrier, au lendemain de la Purification de la Vierge) et runis en confrries, les tisserands semblent, comme les cordiers-lpreux, avoir jou un rle notable dans la transmission d'un certain savoir initiatique. Pline dcelait dj des relations entre les techniques de la laine et la magie; voquant dans son Histoire naturelle (XIX, 8-9) que dans la famille Serranus (le serran est un peigne servant carder la laine) existaient des interdits portant sur le filage, le tissage et tout contact avec les textiles, il remarque que les femmes ne portent pas de vtement de lin. [...] Patron des drapiers bourguignons, saint Blaise, tel qu'il est reprsent sur un vitrail du XVe sicle Semur-en-Auxois, tient la main une navette - berceau o le dieu-fil, lov, se repose et dort. Gteau crmoniel Marseille, la navette se fait bnir avec des cierges verts prs du puits de Saint-Blaise, dans la crypte de l'abbaye de Saint-Victor, le matin du 2 fvrier, pas trs loin de la Canebire, emplacement traditionnel du travail du chanvre ; la laine a retrouv le lin, les couvertures leurs draps... (Pascal Dibie, Ethnologie de la chambre coucher, 1987 - books.google.fr, Autour de Rennes le Chteau : Messie, Messias).

La navette, ce biscuit parfum la fleur d'oranger, a t cr en 1781, modele selon la forme d'une barquette, par le sieur Aveyrous, propritaire du Four des navettes , la plus ancienne boulangerie de Marseille et qui existe toujours aujourd'hui, rue Sainte, deux pas de l'abbaye Saint-Victor (Guide de l'habitat Marseille, Petit Fut, 2012 - books.google.fr).

Le fil de trame, fils (Christ), se dvide de la navette, mre (Vierge, Pneuma, Esprit), normalement au fil de chane, pre (Dieu) comme le confirme des textes thiopiens :

Je me confie cause de Marie, la belle colombe de qui est n le Christ ; je confie mon me et mon corps, moi ton serviteur, la lumire du soleil, de la lune et des toiles du ciel que le Seigneur a cres ; je confie mon me et mon corps, moi ton serviteur, sa main droite qui a tiss le ciel en bas, alors que la chane est le Pre, la trame le Fils, et la navette le Saint-Esprit. (Dborah Lifchitz, Textes thiopiens magico-religieux, Volume 38, traduit par Sylvain Grbaut, 1940 - books.google.fr).

Pourquoi la navette serait en biais, alors qu'elle conduit le fil de trame perpendiculairement aux fils de chane ?

Le lancer oblique de la navette est prsent comme un progrs par MM. Claude Chrtien et Louis-Charles Sourd, fabricants Lyon, dans la confection des rubans (brevet de perfectionnement du 28 novembre 1829). Mais dj on parle de lancer oblique dans un brevet d'invention de quinze du 23 dcembre 1805 de Gaspard Grgoire "Pour la fabrication des toffes ou tissus circulaires plans, et autres formes, lisires ou fonds ingaux, appels Tournoises" (Alexandre Devilliers, Nouveau manuel complet de la soierie, 1839 - books.google.fr, Bulletin publi par la Socit industrielle de l'arrondissement de Saint-Etienne: agriculture, sciences, arts et commerce, 1830 - books.google.fr, Gerard-Joseph Christian, Claude Pierre Molard, Description des machines et procedes specifies dans les brevets d'invention, de perfectionnement et d'importation, dont la duree est expire, Volume 41, 1823 - books.google.fr).

Peut-tre que le lancer oblique de la navette pour d'autres matires tisser que la soie, produite aussi par l'araigne, tait connu d'une plus grande antiquit.

L'araigne

L'araigne/poulpe, image bien prsente chez les stociens comme reprsentation de l'hgmonikon, est place prs de "ANTE" qui est notre "CERVEAU" et non le coeur o elle devrait tre situe.

On vient de voir que l'araigne est aussi un SCAPHE ( rapprocher du "SCAPHAE" du Serpent rouge), un cadran solaire.

Si l'araigne de la dalle horizontale de Marie de Ngre dsigne ce "SCAPHAE", cela ne correspond plus la devise du Serpent rouge " LENE BUXEUM - EOUS SCAPH " o LENE a t auparavant identifi la rivire la Lne Magalas.

Laroque, la mieunelle (1659); dans le second compoix (1751), on trouve les formes miunelle, lieunene et niunelle, la tradition orale actuelle disant / lioulno /. Quintillan, la lieunene (compoix 1654) et la Leuleigne (compoix 1755). Beaucoup d'hsitations, on le voit, comme il convient en prsence d'un nom de lieu sur lequel la paronymie semble n'avoir pas eu de prise. Les deux sites donnent voir un monticule rocheux de schistes feuillets, les deux monticules se trouvant au bord d'une voie de passage bien frquente: le chemin du Carcasss Laroque, le chemin de Sinsac Quintillan. Pour l'tymologie P.-H. Billy donne l'ibre: *LENA dalle et cite les toponymes Lgne, Lne, Liou (Noms de lieux pyrnens d'origine prromane, NRO, 1986, p. 98). De mme, Alibert: llena pierre de l'tre (Sur quelques toponymes catalano-occitans de l'Aude, RIO, 1956, t. 8, p. 140). Camproux, pour sa part, lie la dalle de pierre (selon lui lment gaulois dominant) des lieux caractre religieux qui voquent des runions autour d'un druide local (Revue des langues romanes, 1970, t. 79, p. 42): dans le cas de Laroque-de-Fa, cette Lioulno n'aurait-elle pas un rapport avec le fanum du lieu ? La situation de petite hauteur remarquable de bord de chemin semble, en tout cas, sur les deux sites, bien tablie (Claude Pla, Pierre-Henri Billy, Termens fleur d'pine: toponymie et microtoponymie d'un ancien pays de l'Aude, 2014 - books.google.fr).

le lieu-dit Arrenal entre la Roque Mude et Buc (BUXEUM du Serpent rouge) se trouve sur la commune de Saint Polycarpe.

On a en latin du moyen ge pour aranea, la fois arena et irania. On a appel l'araigne aussi bambis, bambus parce qu'elle file comme le bombyx (ver soie) (Eugne Rolland, Henri Gaidoz, Faune populaire de la France: Noms vulgaires, dictons, proverbes, lgendes, contes et superstitions, Volumes 12 13, 1967 - books.google.fr).

La confusion entre aranea et arena existe encore pour la musaraigne :

musaraigne, s. f. (mu-za-r-gn) [mus, souris, et aranea, araigne, ou arena, sable]. Petit animal sauvage, peu prs de la grosseur d'une souris, et dont le museau est fort pointu (Dictionnaire des dictionnaires; ou, Vocabulaire universel et complet de la langue franaise reproduisant le dictionnaire de l'Acadmie franaise, Volume 2, 1839 - books.google.fr).

D'aprs les vielles chartes, Monsireigne en Vende s'appella successivement : De Montigniaco. De Monte Yrenne : XIVe sicle. De Monte Araneo : XVIe sicle. De Mautravers ou de Monsiraignes : XVIIe sicle. De Monte Arraneat de Rodouers : XVIIIe sicle. On a propos jusqu' 6 explications diffrentes de ces divers noms (Revue d'tudes historiques et archologiques, Socit d'mulation de la Vende, La Roche-sur-Yon, 1942 - books.google.fr).

J'ai pens que l'glise de Monsireigne qui, dans son tat actuel, date des XIIIe et XVIIe sicles, pouvait tre place sous l'invocation du disciple de saint Polycarpe et vaillant combattant de l'hrsie. Vrification faite, il n'en est rien, en tout cas pour la priode moderne ; elle est ddie Notre-Dame de l'Assomption et dj mentionne en 1911 sous cette appellation, donc bien avant la proclamation du dogme, en 1950, par Pie XII ; nous savons qu'il n'y a pas lieu de s'en tonner, la proclamation n'tant souvent que la sanction officielle d'une croyance et d'une dvotion anciennement pratiques. Mention est faite galement d'un prieur, sans doute antrieur l'glise et portant le nom de Montegraine. Mme si l'glise paroissiale n'a jamais t place sous le vocable de saint Irne, la possibilit de son patronage pour le nom du bourg, est loin d'tre exclue, d'autant qu'une variante de son nom est rigne, justifiant des formes comme Montrigne ou Monsrigne. Un autre domaine, un autre niveau de rflexion s'offre nous travers ce qui serait ou pourrait tre une tymologie populaire procdant par rapprochement et assimilation fonde sur une assonance ou une confusion de termes. Cette tymologie n'est pas pour autant ngligeable; elle se prsente comme une exfoliation du nom du lieu dont elle voque l'esprit ; elle se rapporte au genius loci. Monsireigne suggre un Mont de l'Araigne, l'iragne, l'iraigne, en ancien franais comme en poitevin, aranea en latin. Monsireigne suggre aussi bien un Mont de la Sirne, monsirenea, adjectif latin de sirena... La Sirne chanteuse est la voix de la lgende dont elle matrise et rpand les vrits captieuses. Attentive au centre de sa toile, l'iragne fileuse entremle de la mme faon les fils sombres et brillants de la Fable ; elle tisse le lacs de la vrit captive - ou du mensonge... Ces deux personnages qu'carterait sans doute la science toponymique, n'en contribuent pas moins la densit anthropologique du lieu (Aguiaine, Le Subiet, Volume 39, Socit d'tudes folkloriques du Centre-Ouest (France), 2007 - books.google.fr).

C'est Saint Irne Lyon que le Codex Bezae tait conserv avant qu'il ne soit vol et confi Thodore de Bze qui l'offrit l'universit de Cambridge (Autour de Rennes le Chteau : Les parchemins : dans le texte).

L'araigne de la dalle horizontale de Marie de Ngre dsignerait Irne, disciple de saint Polycarpe, commune o se trouve Arrenal sur la ligne gnostique. Ce serait une autre araigne que l'hegemonikon situ vers Prouille ("NOBLe").

Irne disciple de Polycarpe

Les trois principaux ouvrages de rfutation contre les gnostiques s'chelonnent sur trois sicles : ils sont dus Irne, vque de Lyon au IIe, Hippolyte, qui vivait Rome au IIIe et piphane, vque de Salamine au IVe sicle.

N en Asie Mineure dans la premire moiti du IIe sicle, Irne devient vque de Lyon vers 177. Prcdemment il avait sjourn Rome o il rencontra des matres gnostiques qui y prchaient leur doctrine. Il rdigea en grec son monumental ouvrage contre la doctrine gnostique, Dnonciation et rfutation de la Gnose au nom menteur, entre 180 et 185. L'original est perdu, mais une traduction latine de son uvre a t conserve. Il en existe galement des fragments en armnien. Irne tait avant tout un vque, soucieux de sauvegarder l'unit de l'glise et de sa communaut lyonnaise. Conscient du foisonnement des groupes gnostiques en Orient comme en Occident, il voulut crire un rquisitoire. Son intention, dit-il, est de fournir ses fidles les moyens de se dfendre contre cette doctrine qui s'tait infiltre jusque dans la valle du Rhne. Le but d'Irne est double, comme l'indique le titre de son uvre. Il s'agit d'abord d'une dnonciation des thories et des crivains gnostiques, ensuite d'une rfutation critique de leurs ides. S'appuyant constamment sur les critures, l'vque de Lyon montre l'harmonie profonde entre l'Ancien et le Nouveau Testament. Cet accord tait ni par les gnostiques qui voyaient dans l'Ancien Testament l'uvre d'un dieu du mal et et dans le Nouveau, la parole d'un dieu de bont et de lumire. Irne passe en revue les principaux penseurs gnostiques vivant son poque : Ptolme, Valentin, Marc le Mage. Ce dernier faisait des proslytes dans la rgion de Lyon. Il retrace galement les filires de leur pense et en repre les sources chez quelques auteurs du 1er sicle, gnostiques avant la lettre : Simon le Magicien, Mnandre, Saturnin. Il brosse enfin un portrait des sectes et des communauts qui se rclament des grands matres. Les noms de ces sectes, qui voquent soit celui du docteur gnostique (Valentin, valentiniens, Marc le Mage, marcosiens) soit celui du personnage mythique que la secte honore (Barblo, barbliotes; Ophis, serpent en grec, ophites) sont le plus souvent artificiels. Les Pres en effet affublaient les communauts dissidentes de noms invents de toute pice, portant, dans leur tranget, la marque d'un mpris vident.

Hippolyte de Rome s'emploie btir tout un rseau de parents entre tel philosophe grec et tel matre gnostique : les textes de Simon le Magicien (Ier sicle aprs J.-C.) sont lus la lumire d'Hraclite (VIe avant J.-C.), ceux de Basilide (IIe aprs aprs J.-C), celle d'Aristote (385-322 avant J.-C.) et ainsi de suite. Ces liens sont souvent artificiels, en dpit de ce que doit la pense gnostique la philosophie grecque (Madeleine Scopellon, Les gnostiques, 1991 - books.google.fr).

HIRENALLE, subst. f. videmment fabriqu et dont le sens demeure aussi impntrable que l'origine. Destirer fait la hirenalle Quant le gosier est assegis. Bail. IV. Hirenalle rime avec pirenalle, qui n'est gure plus intel ligible. (Voyez ce mot.) L'un et l'autre sont d'exemple unique. En supposant qu'il fallt mouiller les deux ll, on aurait hirenaille et pirenaille, c'est--dire deux mots de la formation qui a donn canaille, grenaille, tenaille. Et comme l'n dans ces trois derniers appartient au radical, canis, granum, tenacula (de tenere), il faudrait chercher pour hirenaille un radical tel que hiren. Le franais n'en offre aucun, sauf iraigne (araigne) qui se prononait iraine, mais qui est inacceptable ici cause de l'h aspire que donne la fois le texte et qu'exige la mesure du vers. Arene et arenal, dj plus loigns, sont carts pour la mme raison. Nous sommes donc conduits nous rejeter sur l'allemand hirn, cervelle, qui sonne hiren et nous fournit le radical cherch. Les deux vers de la ballade IV signifieraient, en ce cas : Le gosier, quand il est attaqu ou assch (par la corde du gibet), fait dtirer la cervelle (Auguste Vitu, Le jargon du XVe sicle: tude philologique, 1884 - books.google.fr).

Araigne et cervelle vont bien ensemble puisque l'on peut avoir une araigne au plafond.

Irne et Alet ("Aletheia" en grec c'est la vrit) font penser Irne Philalthe, auteur d'ouvrages alchimiques.

Bien qu'il ait t en relations avec Robert Boyle et d'autres illustres savants anglais de l'poque, la personnalit relle d' Irne Philalethe demeure un mystre; les identifications possibles du Philalethe avec son ami Starkey, avec Thomas Vaughan, avec le Dr Robert Child (Serge Hutin, Les disciples anglais de Jacob Boehne aux XVIIe et XVIIIe sicles, 1960 - books.google.fr).

Au cours du martyre de saint Polycarpe, "les paens voyant que le feu le respectait, indigns, pour ainsi dire, contre le feu mme, percrent le Martyr dun coup dpe, et de ses blessures il jaillit tant de sang quil teignit le feu. Cest ainsi que S. Polycarpe accomplit son sacrifice , selon la relation consigne dans la clbre lettre des fidles de Smyrne, envoye toutes les glises: elle est rapporte par Ruinart dans le recueil des actes des Martyrs. Son martyre eut lieu vers lan 160" (Oeuvres compltes de Alphonse de de Liguori, sous la direction de M.M. les abbs Vidal, Dulalle et Bousquet, Volume 16, 1835 - books.google.fr).

Cela explique l'pe plac sur un livre ouvert devant saint Polycarpe sur un tableau de l'abbaye. c'est peut-tre aussi une allusion Irne, "paix" en grec, et au passage des vangiles o Jsus dit qu'il n'est pas venu apporter la paix mais l'pe.

Dans la nef de l'abbatiale de Saint Polycarpe, il existe deux tableaux placs face face, l'un dcrit la prsentation de Jsus au temple, et l'autre une mditation de Saint Polycarpe et de Saint Benot devant le Christ crucifi. La prsentation au temple est signe d'un dnomm Saisac et date de 1650. A cette poque, Gabriel Siran de Cabanac tait abb commendataire. L'autre tableau est du peintre Anet Auriac, neuf ans plus tard. Un troisime tableau Saint Polycarpe est peut-tre du mme peintre. Il s'agit d'une scne reprsentant, Marie Madeleine en larmes dcouvrant que le tombeau de Jsus est vide. Sur le tombeau, une inscription en latin Tulerunt dominum meum: Ils ont enlev mon Seigneur

www.renne-le-chateau.com - Anet Auriac, Crucifixion avec saint Polycarpe et saint Benot, Abbaye Saint Polycarpe

Thierry Ruinart, plus connu sous le nom de Dom Ruinart, est un savant bndictin de la congrgation de Saint-Maur, n le 10 juin 1657 et mort le 27 septembre 1709, en l'abbaye de Hautvillers en Champagne (aujourd'hui dans la Marne). Il prononce ses vux le 19 octobre 1675 en l'Abbaye Saint-Faron de Meaux. Il est ensuite envoy l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prs poursuivre ses tudes o il rencontre dom Mabillon dont il est le disciple. Dom Thierry Ruinart a collabor avec dom Prignon avec qui il a appris les secrets de la champagnisation. Il est l'auteur de Acta primorum martyrum sincera et selecta en 1689. Ce martyrologe latin sera traduit en franais par l'abb Jean-Baptiste Drouet de Maupertuy en 1732 C'est son neveu Nicolas qui fonde la premire maison de Champagne sparnacienne (fr.wikipedia.org - Thierry Ruinart).

C'est probablement Atala le seigneur espagnol fondateur de Saint Polycarpe que Thodulphe salue avec Olemonde, fondateur de l'abbaye de Montolieu venu de Lagrasse fonde par Nbride. Thodulphe reut la commission de rendre la justice en Septimanie et en Bas-Languedoc de Charlemagne en 798, et vint cette occasion en la ville de Rhedae (Abb Regnaud, Histoire de l'abbaye de St Polycarpe, depuis sa fondation jusqu' sa destruction, 1779 - books.google.fr).

Soucieux tout autant de la rforme du clerg rgulier que de celle du clerg sculier, le concile de Trente, dans sa dernire session en 1563 (session XXV, c. VIII), imposa aux monastres bndictins bnficiant des privilges de lexemption4 de se regrouper en congrgations ou chapitres provinciaux et de raliser des visites canoniques rgulires. Faute de quoi, ils retomberaient sous la juridiction de lordinaire et seraient visits par les vques agissant en qualit de dlgus apostoliques. Bon nombre dentre eux navaient aucun dsir de se soumettre un contrle piscopal de plus en plus pesant et tatillon. En outre, tous voulaient conserver leurs privilges et leur indpendance. Ils choisirent donc de fonder une congrgation, dont le caractre gallican sera impos par le roi lors des Etats Gnraux de Blois (1579) : la congrgation des Exempts de France (Mari 1956, Hurel 2001, Berlire 1897). Ds 1580, cette dernire comptait dj un certain nombre de monastres. Dans les pays dAude, les abbayes de Caunes, Montolieu, Lagrasse, Saint-Hilaire, Saint-Polycarpe et Saint-Papoul y adhrrent plus ou moins rapidement. On lignore, mais on peut penser quelles le firent avec la bndiction de leurs abbs respectifs. Une telle adhsion tait-elle donc laffirmation dun souhait vident de changement? Comme lcrit Dom Mari, cette congrgation tait lvidence ... anime moins par un sincre dsir de rforme que par le souci de sauvegarder des privilges (Mari 1956, 906).

Peu peu, depuis une trentaine dannes environ, nombre dabbayes mridionales avaient quitt la congrgation des Exempts pour celle de Saint-Maur. Ce fut le cas de Saint-Chinian en 1629, dAniane en 1635, de Sorze en 1646 et enfin de Montolieu en 1649 sous limpulsion de labb Jean de Moussoulens. Incontestablement, la rforme mauriste gagnait alors inexorablement du terrain aux quatre coins du royaume (Robion 1998, Hurel 2001).

Les moines de Saint-Hilaire nauraient pas lutt durant prs de trente ans contre leur abb commandataire Martin de Lucas qui les incitait inlassablement adhrer la rforme mauriste. La disparition de cette abbaye au XVIIIe sicle, comme celle de sa voisine de Saint-Polycarpe, est significative et signale un refus dfinitif de changement aboutissant la dislocation irrmdiable de la communaut monastique (Claude-Marie Robion, Daniel-Odon Hurel, Labbaye de Caunes-Minervois au sein de la congrgation de Saint-Maur : de linstallation la dispersion. In: Archologie du Midi mdival. Supplment n6, 2010 - www.persee.fr).

Les murs des religieux taient arrives un tat de relchement extrme; toutes les portes taient ouvertes aux hommes et aux femmes du village; ces dernires venaient danser avec les frres dans les salles abbatiales: le jeu, la chasse, la bonne chre, etc., occupaient tous les mumens des moines; le service divin ne se fesait pas, ou se fesait rapidement. Telle tait la vie de licence et de dissipation de presque tous les couvens, lorsqu'une rforme gnrale de la vie monastique fut entreprise. A Saint-Polycarpe, ce fut un nomm Lafite-Maria, g de vingt-cinq ans, qui vint travailler tablir cette rforme vers l'anne 1705. Il est ais de prvoir de quelle manire furent accueillies les pratiques d'une vie austre par des religieux habitus, depuis long-temps, vivre dans les plaisirs des sens. Les frres de Saint-Polycarpe se refusrent suivre une discipline compose de jenes, de veilles, de retraite, de silence, de mditations, et prirent la rsolution de se retirer. Lafite-Maria se vit contraint de choisir de jeunes religieux et de les plier de bonne heure la rforme claustrale. Il est inutile de raconter ici toutes les pratiques de cette nouvelle vie asctique, qui n'tait, il faut en convenir, qu'un excs de svrit substitu un excs de licence. Pour s'en convaincre, examinons ce qui est arriv la suite de cette rforme: sur cinquante-quatre frres dcds dans le monastre de Saint-Polycarpe, depuis cette mme poque jusqu'en 1741, c'est--dire, pendant une priode de trente-six ans, vingt frres n'ont pas dpass l'ge de vingt-cinq ans, vingt-neuf n'ont pas vcu plus de trente ans, et la vie moyenne de ces cinquante-quatre religieux n'a pas t au-del de trente-sept ans. Cette statistique, qu'il a t facile de dresser l'aide des tables ncrologiques conserves par le couvent, montre clairement la funeste influence d'un rgime de vie trop rigoureux sur la dure de la vie humaine. Disons encore que plusieurs frres, puiss par l'abstinence et la mditation, ne terminrent point leur existence sur la paille et la cendre du couvent, mais se retirrent avec des infirmits graves ou des dsordres dans l'intelligence (L.A. Buzairie, L'abbaye de Saint Polycarpe, La Mosaque du midi: publication mensuelle, Volume 5, 1841 - books.google.fr).

Dom Pierre Daniel Labat (Saint Sever, 1725 - Paris, 1803) fut un mauriste qui connaissait la fois la rgion de Carcassonne et Paris. Suprieur Montolieu et Lagrasse, il s'toit uni d'une troit amiti avec ce qui restait de religieux l'abbaye de Saint Polycarpe dont les revenus avaient t unis au Sminaire de Narbonne gouvern par les Lazaristes. Partisan des doctrines de Saint Augustin, sans tre un des jansnistes qu'il n'accablait pas, il dfendit la rputation de Saint Polycarpe. A Paris, il fut aux Blancs-Manteaux pour participer la collection des Conciles de France et aux Oeuvres de Grgoire de Nazianze de Dom Clmencet (loge historique de dom Pierre-Daniel Labat: religieux Bndictin de la congrgation de Saint-Maur, 1830 - books.google.fr).

Les Blancs-Manteaux n'taient pas les Templiers mais les Serviteurs de Sainte Marie des Arnes, les serfs de la Vierge, venus de Marseille en 1258 et qui portaient l'habit blanc. Ils furent remplacs par les Guillemites ou Guillemins en 1298 par Philippe le Bel. En 1618, la maison passa la congrgation bndictine de Saint Vannes. Trois ans aprs, Grgoire XV unit le prieur de Saint Guillaume des Blancs-Manteaux fut uni la congrgation de Saint Maur (Dictionnaire Universel Francois Et Latin, Volume 3, 1743 - books.google.fr).

Millnarisme

Pourquoi donc la fin du Ve sicle fut-elle sujette ces craintes ? Contrairement ce que l'on pourrait penser ce n'est pas l'effondrement de l'Empire en Occident qui marqua le plus les contemporains. Cette disparition en 476 ne fut en dfinitive qu'une banale sdition militaire sans impact eschatologique Du reste il subsistait un empereur en Orient, Constantinople, auquel le roi barbare Odoacre s'tait empress de renvoyer les insignes impriaux d'Occident. Autrement plus inquitante tait la dgradation de la situation des chrtiens catholiques en Occident. En Gaule notamment les Wisigoths convertis au christianisme sous la forme arienne reprsentaient une menace mortelle pour le catholicisme. La dfense de la foi catholique avait fini par s'identifier la dfense de la romanit comme le montre le parcours du patriote Sidoine Apollinaire devenu vque de Clermont en 471. Beaucoup voyaient dans les ariens les perscuteurs des derniers temps comme cela avait dj t suggr par les gyptiens Antoine et Athanase au sicle prcdent. Les rois wisigoths Euric (dcrit par Sidoine Apollinaire comme le nouveau Pharaon N) puis Alaric II entamrent une perscution des catholiques de l'Aquitaine chassant de leurs siges et dportant de nombreux vques dont les vques de Tours Volusien et Verus. Peu de secours tait attendre de la part de l'empereur bien lointain dans son palais de Constantinople et qui plus est lui aussi gagn par une autre hrsie, le monophysisme. Les catholiques des Gaules taient donc seuls, perscuts, en proie une vritable contagion arienne gagnant l'Espagne et la Gaule wisigothiques, l'Afrique vandale et l'Italie aux mains des Ostrogoths partir de 490-493. Face ce qui apparaissait comme l'ultime perscution restaient les seules esprances millnaristes d'autant que de nombreux calculs chronologiques se rpandaient alors dmontrant l'imminence de la fin des temps. Les computs quelque peu catastrophistes qui se rpandirent alors considraient que la fin des temps conciderait avec la six millime anne depuis la Cration du monde. Cette six millime anne tombait suivant certains calculs une date comprise entre 492 et 506 de notre re chrtienne. Comment tait-on parvenu ce rsultat ? Au dbut du IIIe sicle de notre re, le prtre Hippolyte de Rome avait repris des spculations antrieures sur une dure du monde de six mille ans l'image des six jours de la Cration (A partir de Gn 1 (cration du monde en six jours), Gn 2, 2-3 (repos le septime jour) et Ps 89, 4 (un jour vaut mille annes aux yeux de Dieu)). Pour les millnaristes ces six mille ans seraient suivis du millnaire sabbatique des saints l'image du septime jour o Dieu se reposa aprs la Cration. La nouveaut d'Hippolyte consistait non seulement fixer l'Incarnation en 5500 de l'anne du monde, mais surtout assigner une date la fin du monde prvue pour l'anne 500 aprs cette Incarnation. l'poque o Hippolyte crivait cette chance tait encore lointaine mais, invitablement, elle se devait se rapprocher au point de susciter des frayeurs lgitimes. Ainsi, pour l'vque africain Hilarion qui, crivait en 397, soit pour lui 369 ans aprs la Passion, il restait cent un ans avant la fin, ce qui donnait une fin du monde en 498 de notre re L'vque Eusbe de Csare, au moment du triomphe de l'glise, avait senti la ncessit de combattre le pessimisme eschatologique. Il retarda ainsi dans certains de ces calculs la date de l'Incarnation de trois sicles, ce qui eut pour effet de diffrer d'autant la fin du monde et donc la fin de l'empire chrtien. L'historien amricain Richard Landes a parfaitement montr que cette nouvelle chronologie (qu'il appelle Anne du Monde II) allait susciter des craintes eschatologiques vers l'an 800, nouvelle date suppose de la fin du monde. Ce serait l'origine du couronnement imprial de Charlemagne la Nol 800, crmonie orchestre par les clercs comme une vritable rnovation de Rome et du monde. Par contre, tout en citant quelques tmoignages de peurs et d'attentes analogues autour de l'anne 500, Landes minorise ces faits considrant que l'ancienne chronologie qu'il appelle Anne du Monde I tait quasiment abandonne au profit de la chronologie eusbienne. Nous pensons par contre que l'ancienne chronologie devait encore subsister, au moins chez certains clercs, pour gnrer de semblables craintes et esprances. Ainsi un passage des Fastes consulaires indiqu la date du consulat de Viator (495 aprs J.-C) : depuis la Venue de notre Seigneur jusqu'au consulat de Viator se sont couls 500 ans, et d'Adam jusqu' la mme date 6000 ans . Fabio Troncarelli a, quant lui, analys deux passages d'une Chronique paschale dont l'un indique curieusement la date de 496, un an aprs le consulat de Viator alors qu'il n'y a pas de consul reconnu en Occident : Certains dlirant propos du consul disent que l'Antchrist allait natre . Les dlires combattus par le chroniqueur peuvent s'expliquer par l'absence inhabituelle de consul. Mais les dates de 493 et 496 marquent aussi le succs dfinitif des Ostrogoths en Italie et donc terme (car la chronique a t crite la fin du VIe sicle) les perscutions des catholiques la fin du rgne de Thodoric. Nous reconnaissons que ces mentions sont trs parses, mais il faut ajouter un autre tmoignage minimis par Landes, celui de la Chronique de Sulpice Svre. Sulpice Svre, l'hagiographe de saint Martin, rdigea en effet un peu aprs 400 aprs J.-C. une Chronique o il reprenait l'ancienne datation de l'Incarnation en 5500 Anno mundi 48. Il est difficile de dire prcisment quelle date de notre re chrtienne cela correspondait. Sulpice fait en effet des erreurs dans les datations par rapport au rgne d'Hrode et aux Fastes consulaires * imprcisions qu'il reconnat lui-mme. Il ne date pas l'Incarnation par rapport au rgne d'Auguste, mais il suit globalement Hippolyte et Jules l'Africain qui la dataient de la quarante-deuxime anne de ce rgne soit juste avant la premire anne de notre re chrtienne. Nul doute que pour lui la fin du monde et le dbut du millnaire des saints commenceraient peu avant l'an 500 (Bertrand Fauvarque, Le baptme de Clovis, Clovis, 1997 - books.google.fr).

Irne partageait les rves millnaristes fonds sur l'Apocalypse. Il attendait la rsurrection des justes qui rgneraient mille ans sur une terre devenue un nouveau paradis. Pendant ce temps, les justes progresseraient encore dans la connaissance du Seigneur en s'accoutumant voir Sa gloire. Rsolument optimiste, la thologie d'Irne est un hymne la vie : La gloire de Dieu, c'est l'homme vivant, et la vie de l'homme, c'est la vision de Dieu (Adversus Haereses). Irne s'exprime dans la culture grecque, mais celle-ci n'est pas la condition unique de l'annonce de l'vangile. Pour l'vque de Lyon, qui parlait sans doute le celte, les barbares peuvent avoir accs au message chrtien, mme s'ils sont analphabtes. L'universalit de l'glise recouvre et dpasse celle de l'Empire romain. La consquence en est la prsence des glises dans des rgions bien loignes du foyer de l'hellnisme : la Germanie, la Gaule, l'Espagne. Irne devient ainsi un des premiers artisans d'un nouvel humanisme qui va natre de la rencontre de l'hellnisme, du christianisme et de la multitude des cultures et des langues de notre Europe (Jean Combry, Irne tmoin de l'hellnisme et de l'humanisme chrtien, Lyon, l'humaniste : Depuis toujours, ville de foi et de rvoltes, 2004 - books.google.fr).

Quoniam mille anni ante oculos tuos tanquam dies hesterna, qua prteriit. Et custodia in nocte, quae pro nihilo habentur, eorum anni erunt... Quoniam omnes dies nostri defecerunt ; et in ira tua defecimus, anni nostri sicut aranea meditabuntur. Mille ans tes yeux sont comme le jour d'hier, pass ; et les annes des fils des hommes seront comme une garde dans la nuit, tenues pour rien. Oui, tous nos jours se sont effacs et nous avons disparu devant ta colre, et nos annes eront estimes tnues comme des toiles d'araigne (Ps 89). La basse antiquit n'labore pas d'utopies, n'crit ni les Lois ni la Rpublique, qui semblent d'ailleurs tre les moins lus parmi les traits platoniciens. En fait le pessimisme sur l'avenir, et mme peut-tre l'absence de vision de l'avenir semble tre la rgle. L'au-del semble tre la seule vision d'un avenir heureux : Le premier ciel et la premire terre s'en sont alls... et j'ai vu la ville sainte, la nouvelle Jrusalem, descendre du ciel... Son clat est pareil une pierre trs prcieuse comme du jaspe cristallin. Elle est ceinte d'une grande et haute muraille perce de douze portes... La muraille est construite en jaspe et la ville en un or pur pareil a du verre pur... Les nations marcheront sa lumire, et les rois de la terre lui apporteront leur gloire... (Apocalypse XXI). La notion relativement nouvelle de pch originel rend impossible l'apparition d'utopies terrestres. Que faire d'un homme mauvais par nature ? Les utopistes des sicles futurs, Campanella, Thomas More, Rabelais, Saint-Simon ou Lnine devront carter Dieu et le pch pour construire leurs systmes. Tant que le christianisme comblait les esprits, aucune utopie ne pouvait sduire et il faudra le scepticisme de la Renaissance pour les voir renatre. Ce que le Ve sicle dsire seulement, et sans vraiment le formuler, c'est la cration d'un Etat fort qui favoriserait le salut. L'univers dpend maintenant de l'humeur de Dieu, et comme le semi-plagisme domine, Dieu ragit en fonction des vertus et pchs des hommes : Ce sont les hommes qui, par leur faon de vivre, donnent au reste de l'univers l'exemple du pch dit Prudence, et des dcisions que Dieu prendra au vu de leur comportement. Nous allumons le feu de la colre cleste et nous attisons les flammes qui nous dvorent, confirme Salvien. Car au sicle de Sidoine on carte les interprtations symboliques d'Origne et on prend en un sens littral les pages de la Gense sur le pch initial de dsobissance et curiosit. L'homme reste condamn au perptuel rachat du pch ancestral et de ses pchs propres. La notion de pch originel fait du peuple chrtien un peuple irrmdiablement coupable, dont la vie consiste se faire pardonner, alors que tous les dsastres qui s'abattent sur lui, famine et pestes, Goths et Vandales, Huns et percepteurs, sont justifis. Tout malheur est fruit du pch et le pch est collectif. Les cadavres qui jonchent les chemins, les troupeaux enchans d'hommes, femmes et enfants emmens en esclavage, sont tous porteurs d'un message. Culpabiliser les gens tait le meilleur moyen de trouver une excuse Dieu, de justifier les malheurs dont Il les accable, de mme que de Lui attribuer d'impntrables desseins qui transformaient les misres individuelles et collectives en une une dmarche mystrieuse vers l'avenir radieux des lus, seule forme admise d'avenir et d'utopie (Jean-ric Iung, Jean Le Guillou, Sidoine Apollinaire: l'Auvergne et son temps, 2002 - books.google.fr).

Des spculations eschatologiques taient "prsentes de faon latente depuis longtemps dans l'ancienne partie occidentale de l'empire. Les ariens taient considrs comme le signe de l'approche du jugement dernier et les rois wisigoths Euric et Alaric II en particulier reprsentaient l'incarnation mme du mal, comme en tmoignent les ractions de Sidoine Apollinaire. la perscution des vques sur le territoire wisigoth s'ajouta le conflit avec les monophysites en Orient, qui paralysa partiellement l'empire et rduisit quelque peu sa crdibilit en Occident. [...]

Le projet, qui put tre prpar par les hauts reprsentants de l'glise catholique gauloise et dont Avit de Vienne et le mtropolite de Reims Rmi devinrent les protagonistes principaux, pouvait ainsi reprsenter aussi bien une rponse au millnarisme eschatologique qu'une nouvelle conception de la Gaule, dont le destin proccupait tant Sidoine, membre de la gnration prcdente. La Gaule reprsentait alors un nouvel imperium chrtien dans un contexte o tant la dogmatique que la puissance de l'empire de Constantinople vacillaient. Ce projet se fondait, autant que possible, sur un baptme simultan du roi des Francs, Clovis, et du roi des Burgondes, Gondebaud. Le chemin permettant sa ralisation devait tre celui de l'union dynastique entre les deux royaumes, assure par Clotilde. Car en dpit de tous les efforts de persuasion dploys par Grgoire de Tours, cette union tait avantageuse et souhaitable avant tout pour le souverain francique puisqu'elle lui garantissait le soutien de son voisin contre ses rivaux royaux, Sigebert, Chararic et Ragnacaire" (Vaclav Drska, Le baptme de Clovis : imitatio imperii ? La stratgie politique des lites ecclsiastiques gauloises au torunant de l'Antiquit et du Moyen ge, Prague Papers on History of International Relations, 2009 - books.google.fr).

Tissage et filage aux coins du triangle de la dalle verticale de marie de Ngre

A Prouille : "NOBLe" et hegemonikon

En mme temps on peut le conjecturer lgitimement les premires soeurs faisaient leur profession. Elles taient au nombre de neuf, car toutes les converties de Fanjeaux n'entrrent pas au clotre de Prouille. Voici leurs noms : Aladaicie, Raymonde Passarine, Brengre, Richarde de Barbairan, Jordane, Guillelmine de Beaupuis ou Belpech, Curtolane, Raymonde Clarette et Gentiane. Saint Dominique leur adjoignit deux autres nobles femmes : Messana et Guillelmine de Fanjeaux qui fut la premire prieure. Saint Dominique, dit le B. Humbert, plaa ces servantes du Christ sous la protection d'observances admirables, d'un troit silence et d'une clture. Il leur dfendit de parler qui que ce ft du dehors, sans une compagne en mesure d'entendre toute la conversation. Et il leur avait impos des travaux manuels, notamment celui de filer la laine et le lin qui leur seraient ncessaires (L'anne dominicaine : bulletin mensuel du tiers-ordre de saint Dominique, 1890 - books.google.fr).

"Elles taient neuf" : comme les Muses.

Ce fut encore Prouille, en 1216, que Dominique fonda l'ordre des Frres-Prcheurs, dont l'un des premiers couvents fut difi l'anne suivante au mme lieu et auprs du clotre des religieuses. Sur la fin du sicle, les deux monastres dont l'importance s'accroissait sans cesse, avaient t entours d'une puissante enceinte de murailles flanques d'chauguettes et de quinze tours, avec une porte munie d'un pont-levis jet sur le foss. Entre les deux clotres fut construite une magnifique glise : la premire pierre en avait t pose le 5 octobre 1267, par le trs noble seigneur Guy de Lvis, sire de Mirepoix, marchal de la Foi, fils du valeureux lieutenant de Simon de Montfort (Raymond Ritter, Les solitudes de Marguerite de Navarre: (1527-1549), 1953 - books.google.fr).

L'image royale du tissage est dveloppe par Platon dans Le Politique (Autour de Rennes le Chteau : Messie, Messias - books.google.fr).

En assimilant la passion un jugement, les matres de l'Ancien Portique impliquent le logos dans les affaires passionnelles : La passion (pathos) et la raison (logos) ne s'opposent pas entre elles ni ne s'affrontent, elles sont les deux aspects d'une mme me (SVF,III, 459. 28-29). Aussi il n'yapasde diffrence de nature entre la partie irrationnelle et passionnelle de l'me, et sa partie rationnelle (SVF, III, 459. 1718) ; intimement tisses l'une dans l'autre, elles constituent une mme partie de l'me, l'hgmonikon (SVF, III, 459. 19,27). Cette conception unitaire du psychisme humain marque la premire apparition de l' homme continu , l'homme synekhs, selon la belle formule de Chrysippe (II, 885. 32). Elle rompt avec la grande tradition dualiste qui tait parvenue formuler ses concepts en opposant la passion au logos. Comme pour mieux souligner la rupture, la conception stocienne de l'interpntration des lments motif et pensant trouve encore une expression anatomique. Le sige de la raison (hgmonikon), qui traditionnellement se situait la tte, est transfr par les stociens la poitrine (stthos). Il est localis au cur, sige traditionnel de l'impulsion, laquelle se trouve maintenant en cohabitation troite avec la facult pensante (logistikon)(SVF, II, 881. 32; 848. 5 ; 837. 13 ; 891. 34, etc.). On notera que cette innovation va l'encontre des thories mdicales de l'poque. Les travaux de l'anatomiste Hrophile et du physiologiste rasistrate sur le cerveau, le systme nerveux et le cur concluaient en faveur de la rpartition traditionnelle : la facult pensante la tte et les affects au cur. C'est dire que les audaces anatomiques des stociens ne relvent pas du scientisme ; elles font partie d'une symbolique destine redfinir le rapport entre les affects et le logos. C'est une mme me qui selon ses dispositions, tantt pense, tantt s'irrite, tantt dsire (SVF, II, 823). Il y a interpntration troite entre la raison et le corps ; celle-ci est celui-l ce que l'araigne est sa toile (SVF, II,879); lorsqu'un homme court, son mouvement n'est rien d'autre que la partie directrice de l'me (hgmonikon) qui a investi ses pieds (SVF, II, 836. 40) (Maria Daraki, Une religiosit sans Dieu: Essai sur les stociens d'Athnes et saint Augustin, 2013 - books.google.fr).

On se rfre Tertullien pour trouver le mot tissu explicitement formul ce sujet :

D'autre part, l'homme tout entier se trouve constitu de l'assemblage de ses deux substances [me et chair], et pour cette raison il faut que comparaisse en l'un et l'autre lment un tre qu'il faudra juger en sa totalit puisqu'il ne saurait, bien sr, vivre qu'en sa totalit. C'est donc tel qu'il a vcu qu'il sera jug, parce qu'il doit tre jug sur la faon dont il a vcu. C'est, en effet, la vie, l'objet du jugement, et elle doit tre soumise examen dans toutes les substances grce auxquelles elle s'est accomplie. Car me et corps sont troitement associs dans la vie terrestre. Allons ! que maintenant nos adversaires dchirent ce tissu que constituent notre chair et notre me, d'abord dans la conduite de la vie, pour avoir l'audace de le dchirer aussi quand il s'agit de la rmunration de la vie [...]. Mais que ce soit dans le cerveau, ou entre les deux sourcils, ou en quelque lieu qu'en aient dcid les philosophes, qu'ait t plac le sanctuaire o naissent les ides, ce qu'on appelle l'hgmonikon, c'est la chair qui sera le seul sige des penses de l'me. (Hegemonikon : la facult dirigeante de l'me, d'aprs le systme stocien. Tertullien s'est prcisment appuy, dans son trait De l'me (14-15) sur Mt. S, 28 ; 9, 4 pour prouver que le sige de cette facult est dans le cur). Jamais l'me n'est isole de la chair ; aussi longtemps qu'elle est dans la chair, il n'est rien qu'elle ne fasse sans elle, dont elle n'est jamais isole. [...] celui qui a jet un regard concupiscent a dj commis l'adultre dans son cur (Matt. 5, 28), tant il est vrai que, mme sans ralisation effective, la pense est un acte de la chair (Tertullien, La rsurrection des morts, traduit par Madeleine Moreau, 1980 - books.google.fr).

A Douzens : "CATIN" et estomac

La seule page de La Vraie Langue Celtique qui parle d'estomac c'est la 89 qui parle aussi de tissage : "une toffe faite de poil de chameau".

Une arachnide est lie au chameau bien avant les rcentes guerres d'Irak bushiennes.

La galode, arachnde comme le scorpion, a pu dans beaucoup de cas tre assimile celui-ci. Le biotope de ces animaux est peu prs semblable et malgr leurs diffrences physiques, l'habitant de Dilmun a pu leur attribuer des caractristiques voisines, sinon identiques, en tout cas vraisemblablement le mme caractre symbolique. Leur taille est voisine et leur rapidit, leur aspect combattif tous deux ont pu frapper l'imagination. Si la galode n'est pas venimeuse, elle est carnivore comme le scorpion. Dans la croyance populaire moderne la galode, araigne-chameau, est cense - tort- venir sucer la peau tendre des chamelles pendant leur repos nocturne pour se nourrir de leur sang... Si scorpion et galode ont t l'un et l'autre figurs sur les sceaux de Dilmun, il parat difficile de les distinguer travers la simplification ou la stylisation de leurs formes sur ces minuscules monuments (Jean-Franois Salles, La ncropole de Janussan (Bahrain), 1984 - books.google.fr).

D'aprs Olivier (1807), l'espce Galeodes araneoides de Perse et d'Arabie ne prsenterait aucun danger, tandis que Pallas rapporte des faits qui laissent supposer que la blessure de cette mme espce pourrait tre fatale pour l'homme. Zablosky Dessiatowsky (i838), qui a tudi les Galeodes des rives de la mer Caspienne, rapporte que c'est pendant les mois d't seulement, juin, juillet, aot, que les morsures sont les plus svres. L'auteur russe a vu des cosaques qui ont prsent des symptmes graves quelques minutes seulement aprs la blessure : douleur pongitive suivie de tumfaction ; puis vertiges, faiblesse et irrgularit du pouls, vomissements, hypothermie, cardialgie, dyspne, syncopes, sueurs profuses. Ces phnomnes peuvent durer de 2 8 heures et tre suivis de convulsions ttaniques. Ces symptmes le plus souvent s'amendent ; mais ils s'aggravent aussi parfois : l'endroit bless se gangrne, la faiblesse cardiaque augmente, des convulsions plus violentes se manifestent, et le sujet succombe. En Asie Mineure, la blessure des Galodes tuerait le chameau en moins de 18 heures (P. Zablozky-Dessiatowsky. Dissertatio de Solpuga arachnoide circa mare Caspium vvente. Mosquae. 1838) (Marie Phisalix-Picot, Animaux venimeus et venins: la fonetion venimense chez tous les animaux, Volume 1, 1922 - books.google.fr).

Boudet, dans La Vraie Langue Celtique, parle beaucoup d'Hercule en Espagne o il serait mort, selon l'auteur latin Salluste qui Servius reproche d'crire Geronis au lieu de Gryon, qui est grand-pre de Norax, fondateur de la ville de Nora en Sardaigne, le sur laquelle Ariste, pre d'Acton, s'installa aprs y avoir t accompagn par Ddale (Le Cercle et la Croix des Prophtes : Lourdes et la Croix des Prophtes : Leucate).

Sardaigne qu'on retrouve au sujet des galopodes sous le nom de solifuges :

Solin fait mention d'une espce d'Araigne, qui croissoit dans le Pais [Sardaigne]. Il l'appelle Solifuge, parce quelle fuyoit le Soleil. La picqre en toit venimeuse, & souvent mortelle. Cet infecte se trouvoit, pour l'ordinaire, dans les mines dargent. Car il y en avoit dans cette Isle, aussi bien que des mines de soulphre, & dalun. (Francois Catrou, Histoire Romaine, Depuis l'anne de Rome 468. jusqu' l'anne 514, Volume 6, 1726 - books.google.fr).

Salluste en parle aussi :

On n'y trouve ni serpens ni loups, mais seulement un petit animal nomm solifuge, dont la piqre est fort dangereuse pour les hommes. Il n'y croit non plus aucune herbe vnneuse, si ce n'est la plante sardonique, qui ressemble de l'ache. Quand on en a mang, elle contracte les muscles de la bouche, et tue en causant la convulsion du rire (Oeuvres de Salluste, traduit par Du Rosoir, 1833 - books.google.fr).

Le Serbarou de la page 244 (155 + 89) peut tre une allusion Cerbre qui tait un chien des Enfers, frre d'Orthos ou Orthros le chien de Gryon et de l'Hydre de Lerne.

Gryon possdait de riches troupeaux; ses gnisses taient de couleur pourpre. Ces troupeaux taient ceux du Soleil qui, dans Homre, sont dans l'le de Thrinacie. On rencontrait aussi des troupeaux de brebis consacrs au Soleil, dans l'Epire, aux environs de la ville d'Apollonia; ils paissaient sur les bords du fleuve Aos. Et comme on a vu plus haut, l'Epire passait pour avoir t la patrie de Gryon. On prtendait aussi que les bufs de l'Epire descendaient de ceux de Gryon, qu'Hercule avait consacrs au Jupiter de Dodone. Aux extrmits dela terre se trouvent encore les troupeaux de brebis ou les pommes d'or qu'Hercule va enlever du jardin des Hesprides ; enfin prs des gnisses de Gryon taient les troupeaux d'Hads. Le berger Eurytion, fils d'Ares et d'Erythia, et le chien bicphale Orthrus ou Orthus, nomm par d'autres Gargittus, qui avait pour parents Typhon et chidna, taient prposs la garde des gnisses d'Erythia, tandis que Menoetius, aid de la surveillance de Cerbre, faisait patre les troupeaux d'Hads (Jean Witte, tude du mythe de Gryon, 1841 - books.google.fr).

Pour la forme triangulaire on s'attendrait plutt la Sicile (Trinacrie) qu' la Sardaigne. Cerbre avait trois ttes.

Douzens aurait t l'ancienne Liviana (SIS) o Sidoine Apollinaire fut retenu par le roi wisigoth Euric. Il existe une ville du nom de Sis, capitale de la Cilicie armnienne au Moyen ge, rgion o le culte d'Isis et de Srapis tait rpandu.

Certains auteurs penche pour la ville roussillonnaise de Llivia.

Habite ds 3000 avant Jsus-Christ, et peut-tre connue sous le nom de Kerre, cest--dire Le Rocher, racine quon retrouve dans Querol, Queribus, Caramany, etc cette cit prend le nom de IVLIA LIBYCA larrive des Romains dans la rgion, daprs Ptolme, astronome et gographe grec du 2e sicle (L2, c 6). Le terme IVLIA est videmment employ en l'honneur de Jules Csar, qui appartenait la GENS IVLIA. Devenue municipe, la ville tait alors administre par les mmes lois que Rome et n'tait donc pas traite comme une simple possession conquise ; ses habitants reurent les droits civils de citoyens romains. Mentions, dans Toponymie de Catalunya Nord, par Lluis Basseda: "Castrum Libyae au VIIe sicle; Civitate Libya en 815; Livia en 835; in pago Liviense, et Livia au Xe sicle. La forme Llivia n'apparat qu'aprs la catalanisation de la Cerdagne" (andresordes.e-monsite.com - Etymologie de Llivia, fr.wikipedia.org - Llivia).

Llivia ne s'appelait donc pas "Llivia" ou "Livia" du temps de Sidoine Apollinaire.

Entre Carcassonne et Narbonne, au Ier sicle de l're chrtienne, sur la voie romaine, une cit fut construite. Elle porta le nom de Liviana. en l'honneur de Livie, femme d'Auguste (50 60 aprs J. C). Ce devait tre une assez grande ville et une forteresse, puisque les Wisigoths y enfermaient leurs prisonniers (E. Barths, les dcouvertes de Liviana, Bulletin, Volumes 37 38, Socit d'tudes scientifiques de l'Aude, Carcassonne, 1933 - books.google.fr).

Liviana est aussi un adjectif form sur le prnom latin de Livia. Une Livia fut femme d'Auguste et on donna son nom un papier leur poque. Il y avait aussi le papier satique fait Sas (SAE) en Egypte (Bernard de Montfaucon, Supplement au livre de l'antiquit explique et reprsente en figures: tome troisime : qui comprend les habits et les usages de la vie, 1724 - books.google.fr).

Si Montfaucon dit qu'il n'y a pas de tissure dans la confection de ces papiers, le terme tissu est employ par le Comte de Caylus, dcri par Diderot (Comte de Caylus, Dissertation sur le papyrus, Histoire de l'Academie Royale des Inscriptions et Belles-Lettres, Volume 26, 1759 - books.google.fr).

Nous ignorons sans doute la forme des caractres dont les Basques faisaient usage ; mais cette forme importe peu, puisqu'elle varie avec chaque nation. Nous ignorons encore sur quel papier ils traaient les caractres de leur criture ; toutefois, il serait injuste de leur refuser la connaissance et l'emploi d'une substance solide et lgre telle qu'taient les minces lames fournies par le papyrus d'Egypte. Les lames ou tuniques formant la tige du papyrus taient au nombre de vingt environ. Chaque tunique faisant une feuille, on conoit qu'une seule tige d'un arbuste de dix pieds de hauteur devait fournir de nombreuses feuilles de toute longueur. Ces feuilles presses, battues, colles, et polies taient l'objet d'un commerce important dans le monde ancien, et tous les peuples avaient la facult d'user de papyrus pour crire les contrats de vente et d'achat, les lettres et les conventions entre particuliers. (VLC, p. 114)

La page 114 de La Vraie Langue Celtique, qui parle des 20 feuilles dans une main comme le fait Montfaucon, est apparie la 269 qui parle de l'Observatoire de Paris par o passe le mridien 0 et o sa vierge noire fut apporte du couvent des Feuillantines, ordre issu d'une rforme cistercienne. Le cistercien saint Bernard de Clairvaux participa la fondation de l'ordre des Templiers dont la devise "'Non nobis, non nobis, Domine Sed nomini tuo da gloriam" est tir du psaume 113 (Vulgate) prcdent le 114. Le mot douze est crit dans cette page 269 : rfrence Douzens ?

...le point de profondeur extrme du siphon serait peu prs douze cent trente mtres, abstraction faite cependant de toute dperdition de chaleur produite par des causes secondaires et accidentelles. (VLC, p. 269) (La Vraie Langue Celtique de labb Henri Boudet : Livre V : Ps. 114).

Le sis hbreu dsignant l'hirondelle (lieu-dit Douzens) permet de lier Isis et au papyrus (cf. charta Liviana) :

Nous avons mis part le cas de Byblos, qui diffre de celui des autres villes syro-phniciennes ; en effet, les rapports d'Isis avec Byblos sont trs anciens et la lgende osirienne, en Egypte mme, en conserve le souvenir. En fait, c'est Hathor qui, au Nouvel Empire et mme probablement plus tt, est appele matresse de Byblos. [...] Mais Isis tait connue et honore dans Byblos au Nouvel Empire. Est-ce cette poque ou plus tt que le motif du voyage d'Isis Byblos, o elle retrouve le corps d'Osiris, s'est insr dans la lgende osirienne ? Cet pisode nous est conserv essentiellement par le rcit de Plutarque, mais d'autres crivains l'auteur du De Dea Syria, Aristide l'apologte, piphane y font allusion, de mme que des papyrus magiques dmotiques; il s'agit l de textes relativement tardifs et dont on ne peut pas toujours retrouver les sources; cependant, du fait que Plutarque est gnralement bien renseign sur des aspects peu connus du mythe osirien, on peut admettre que, dans le rcit sur Byblos, il suit une tradition gyptienne, mme si, l'intrieur de celle-ci, des parallles prcis font dfaut. Certaines donnes de Plutarque paraissent bien avoir des correspondants gyptiens; ainsi le thme du coffre renfermant le corps d'Osiris qui navigue jusqu' Byblos: un papyrus magique dmotique parle de la grande mer de Syrie, la mer d'Osiris, o Osiris a t transport sur un bateau de papyrus ; ainsi encore le thme de la transformation d'Isis en une hirondelle qui vole en gmissant autour de la colonne o se trouve enferm le cadavre : dans les textes gyptiens, la desse est parfois reprsente comme une hirondelle se lamentant auprs du corps d'Osiris. En revanche, d'autres lments, qui ne reposent sans doute pas sur des traditions gyptiennes, ont des parallles frappants avec l'hymne homrique Dmter (Franoise Dunand, Le culte d'Isis dans le bassin oriental de la Mditerrane, Tome III, 1973 - books.google.fr).

Et pour sortir d'gypte, Byblos la libanaise d'o tait import le papyrus dont se servaient les Grecs. Byblos, vritable arche de No, qui arracha tant d'uvres aux griffes pelues des Bernard Gui et des Savonarole. Loin des fureurs chrtiennes et des autodafs. Loin des bchers, bien l'abri dans les rserves en attendant que l'Occident, calm, les dcouvrir nouveau. Ou ce qu'il en restait... C'est--dire pas grand-chose lorsque l'on songe au drame d'Alexandrie et de sa lgendaire bibliothque... flambe. Combien de papyrus anciens contenait-elle, mls aux rouleaux grecs, perses, coptes et phniciens ? Les fonds de tous les monastres d'Europe ne seraient pas assez pour compenser la perte (Frdric Mathieu, Une Brve Histoire de Mondes: Crises et complexits, de Copernic aux univers multiples, 2013 - books.google.fr).

Un triangle moyen-oriental Sas-Byblos-Tabuk

Sur une carte, Tabuk (Arabie saoudite) forme presqu'un triangle quilatral avec Byblos (Liban) et Sas (Egypte). C'est l'ouest de Tabuk que se trouverait le pays de Midian et par l-mme le Mont Sina (Djebel al Lawz). Le mont Hasmi prs de Tabuk porte le mme nom qu'une montagne o saint Julien Saba vcut (George Potter, Ten More Amazing Discoveries, 2005 - books.google.fr, en.wikipedia.org - Tabuk, Saudi Arabia).

Les bienheureux vont jusqu'au monastre de la montagne de Hasmi o habitait saint Julien Sab et ils demeurrent quelques jours dans la caverne de Julien, priant, jenant et lisant l'criture avec les bienheureux qui taient dans la caverne; ils rsistaient au froid l'exemple des quarante martyrs qui avaient vaincu la glace. Ils arrivent a desse, surtout pour tre bnis par l'image du Christ qui tait la et pour visiter les moines sur la montagne. Comme ils quittaient la montagne de Hasmi, quatre voleurs les rencontrent et veulent les dpouiller; ils sont frapps de ccit. Les saints les gurissent et ils vont se faire moines sur la montagne d'desse. Les saints adorent l'image de notre Seigneur et demeurent dans une caverne deux milles au sud ouest d'desse, (Revue de l'Orient chrtien, 1910 - books.google.fr, Revue de l'Orient Chrtien, Volume 20, 1966 - books.google.fr).

Julien Sb, ermite en Osrhone au IVe sicle, un des premiers moines de Msopotamie. Sa vie est raconte en dtail par Thodoret de Cyr (dans Philotheos ou De vita religiosa, ch. 2 (PC, LXXXII, 1305- 24). [...] Il semble qu'il ait fait le plerinage du Sina, o il aurait construit une chapelle. C'est l qu'il eut la rvlation de la mort de Julien l'Apostat en 363.

Julien Saba (Sabas) tait ft le 14 janvier dans Ptin (1850).

Les mnologes syriaques le mentionnent 7 dates diffrentes (cf. d. Nau, dans P.O., x-1, table p. 144) mais semblent ignorer le jour exact de sa mort. Les synaxaires byzantins en font mmoire le 17 janvier. Le Martyrologe Romain l'a repris cette date mais galement le 18 octobre et il signale au 9 juin Julien d'desse qui est sans doute le mme (Albert de Meyer, Roger Aubert, Dictionnaire d'histoire et de gographie ecclsiastiques, 1912 - books.google.fr, Augustin Calmet, Histoire Universelle, Sacre Et Profane: Depuis Le Commencement Du Monde Jusqu'A Nos Jours, Volume 5, 1739 - books.google.fr).

Arrenal prs de la Roque Mude

Un tissu d'areste, dcouvert dans l'un des reliquaires dposs dans un placard situ au-dessous du matre-autel de l'glise de Saint-Polycarpe, prs de Limoux, fait, comme le prcdent, partie d'un des groupes de tissus qui ont rcemment fait prendre conscience aux chercheurs de l'existence de plusieurs types diffrents, de mtiers la tire au Moyen Age. Les draps d'areste ou de l'arest, diversement appels pannus de Areste, drap de Larest, cloths ofaresta ou of Arista, dans de nombreux documents franais et anglais du XIIIe sicle, sont ainsi dsigns du latin arista, dsignant l'origine un pi de bl, mais galement appliqu, durant le Moyen Age, une arte de poisson. Or, il subsiste actuellement un fort groupe, d'au moins 74 textiles diffrents, dont le dcor est comme marqu d'une arte de poisson (la trame qui le forme tant lie en chevron sens chane ou losanges). La prsence de plusieurs draps d'areste, notamment dessins hraldiques, dans des spultures royales et princires du Monastre Santa Maria la Real de Huelgas, Burgos, a pouss la plupart des historiens des textiles adopter l'hypothse d'un centre de fabrication espagnol. Hypothse renforce par la mention, dans un Inventaire de la Cour Pontificale de 1295, de trois draps espagnols ad spinam piscis (en arte de poisson). Le drap d'areste de Saint-Polycarpe fait partie d'un petit groupe de ces tissus, conservs dans diffrents pays d'Europe, dont le dcor correspond presque exactement aux descriptions de draps d'areste donnes dans des inventaires royaux anglais et franais du XIIIe sicle ou dans ceux de la cathdrale Saint-Paul, Londres : deux draps d'arest en soie, avec des oiseaux et des pommes de pin jaunes, donns par le Roi lit-on ainsi dans un inventaire de la Garde-Robe de Henri III d'Angleterre (1216-1272) ; et encore : un drap d'areste, rouge, tiss avec des perroquets jaunes et des arbres, donn par le Comte de Salisbury son retour de Terre Sainte (1242) ; un autre drap d'areste, rouge, avec des arbres, des pommes de pin et des petits oiseaux... ; deux draps d'areste, rays, avec des oiseaux adosss se regardant, donns par la Reine (d'Angleterre) de la part de son fils et de sa fille (octobre 1241) ; un autre drap d'areste, avec des rayures transversales et des oiseaux, et des pommes de pin entre eux (Dominique Cardon, Les arts du textile d'aprs les plus anciens tmoignages conservs en Languedoc et en Roussillon, Les Cahiers de Saint-Michel de Cuxa, Numros 23 25, 1992 - books.google.fr).

arest en vieux franais pour arist, hriss (Vernet, Garrigues, Bay, Vossius, etc.) (Journal d'agriculture tropicale et de botanique applique, Volume 5, Laboratoire d'ethnobotanique (Musum national d'histoire naturelle), 1958 - books.google.fr).

La triade Orphe-Eurydice-Ariste trouve d'ailleurs, du point de vue actantiel, son cho dans l'autre triade, tout aussi funeste et pour les mmes raisons : Acis-Galate-Polyphme (Revue des tudes latines, Volume 82, Socit des tudes Latines, 2005 - books.google.fr, Autour de Rennes le Chteau : La dalle horizontale de Marie de Ngre : vers Montolieu).

Homophone d'arist (arest), Ariste est associ au tissage par Virgile dans Les Gorgiques.

Fils d'une vierge, Cyrne, Ariste est le demi-dieu sous l'gide duquel sont rassembles les abeilles domestiques. Initi l'apiculture par les Nymphes, les Muses l'ont galement form l'art de la mdecine, l'levage des troupeaux et la culture de la vigne. Bref, Ariste cumule des fonctions qui font de lui, comme Dmter ou Dionysos, l'une des figures majeures de la mythologie apportant aux hommes le bnfice de la vie cultive. Virgile a retrac avec soin la lgende conduisant Ariste tre dpossd de ses essaims qui renatront de la dpouille de jeunes taureaux et de gnisses immoles. Ce procd qui permet Ariste de recouvrer ses abeilles est appel la bougonie. [...]

La concupiscence laquelle il succombe a pour effet la dsunion du couple Orphe-Eurydice. Conjointement la perte du miel sont alors voques la rupture de l'alliance matrimoniale et la compromission d'une union procrative. [...]

Virgile est donc fidle la tradition lorsqu en toile de fond de son chant potique sont dcrites les Nymphes du fleuve Pne en train de tisser de la laine moelleuse. Dans l'imaginaire grec, le tissage est associ de manire emblmatique au gynce : c'est l'espace le plus intime, le plus intrieur de la maison dans lequel les jeunes filles sont replies, inviolables. Patronne par Athna, l'activit textile prpare les jeunes filles Yaidos dont elles devront faire preuve dans l'espace domestique de la maison conjugale, exercice moral autant que travail mnager. Il n'est donc pas surprenant que des liens troits unissent les abeilles, le miel et le mtier tisser. Chez Homre la mtaphore du mtier tisser devient un emblme de la gnration : lieu par lequel les mes descendent et prennent corps ici-bas ; lieu, aussi, par lequel elles remontent et sont rendues l'immortalit. suivre ainsi les reprsentations entourant une tche exclusivement fminine, on entre plus prcisment dans le domaine d'une activit qui, place sous le signe de la pudeur, permet la valorisation des aptitudes la fcondit. Ainsi, alors que les filles de Minyas se sont retires dans l'intimit de leur demeure, plutt que de rejoindre le thiase de Dionysos dans la montagne, les montants de leur mtier tisser scrtent du nectar et du lait. Construit autour de la personnalit de Dionysos, ce rcit traite de l'accs des hommes la vie cultive et la possibilit toujours latente d'un retour la vie sauvage ; l'image du mtier tisser qui scrte des liquides nourriciers s'oppose celle du mtier tisser se transformant en chair dchiquete par les tisseuses obstines auxquelles Dionysos vient d'insuffler l'envie irrsistible de goter de la chair humaine [Les Minyades seront transformes en chauves-souris pour leur punition par Dionysos]. [...]

Quant la langue grecque, elle a recours la parabole du tissage pour dsigner la fabrication des rayons de miel par les abeilles et, de fait, l'image de la tisserande se joint celle de la Femme-Abeille qui confectionne la cellule dans laquelle elle accumule le miel et lve sa progniture. Enfin, dans ce jeu crois entre le tissage et la conception, Porphyre fait de l'instrument fabriquer des toffes ce quoi on faonne les corps (Gilles Ttart, Le Sang des fleurs: Une anthropologie de labeille et du miel, 2004 - books.google.fr).

La page 38 est associe au psaume 38, celui du gnomon de l'glise de Saint Sulpice de Paris :

La toile d'araigne apparat dans le psaume 38 (Vulgate), dont un extrait est grav sur le gnomon de Saint Sulpice marquent le Mridien de Paris. Ainsi l'araigne est placer sur celui-ci sur la carte avec la double-flche : Ps 38,6 "Ecce mensurabiles posuisti dies meos, et substantia mea tanquam nihilum ante te." ; 12 "Vous instruisez l'homme par le chtiment, cause de son iniquit; vous rendez ses dsirs fragiles comme une toile d'araigne: oui, la vanit est tout l'homme."

La page 38 est apparie la page 193 (38 + 155) :

Les Tectosages et les Arcomikes se partagrent le midi de la Gaule, les premiers s'tendant depuis Bziers jusqu'au Rhne avec Nemausus (Nmes) pour ville principale. Nemausus, en celtique, signifie : maison de renom, name (nme), renom, clbrit, house (haouce), maison . Quelle tait donc cette maison renomme ? La maison carre de Nmes est cite encore de nos jours comme un monument remarquable. Mais comment cette maison a-t-elle pu devenir clbre par cette unique et simple qualit d'tre carre ? C'est sans doute parce que, les habitations gauloises affectant la forme ronde, une maison carre construite dans la ville a excit un tonnement gnral et dtermin l'appellation de Nemausus. Peut tre aussi toutes les maisons de la cit avaient-elles la forme carre. (VLC, 193)

La Maison Carre est un temple romain hexastyle difi au dbut du Ier sicle aprs J-C Nmes, dans le Gard. Lors de sa construction, la Maison Carre est ddie pour Auguste la gloire de ses deux petits-fils : les consuls et chefs militaires Lucius Caesar et Caius Julius Caesar. Au fil des sicles, le temple est notamment devenu une maison consulaire, une glise puis un muse des arts antiques. Il s'agit aujourd'hui du temple romain le mieux conserv au monde.

La Maison Carre porte ce nom depuis le XVIe sicle. En effet, dans la langue franaise de cette poque, toute figure gomtrique ayant quatre angles droits tait dsigne par le mot carr : le carr long tait le rectangle et le carr parfait notre carr actuel (fr.wikipedia.org - Maison Carre).

Le futur vque de Nmes, Esprit Flchier, prsent en statue sur la fontaine de Saint Suplice Paris, composa un discours en latin en faveur de l'araigne, alors qu'il tait professeur de rhtorique dans le collge des pres de la Doctrine chrtienne Narbonne :

Nous ne parlerons point d'un discours, aussi latin, qui n'tait qu'un jeu d'esprit, et qui avait pour objet l'apologie de l'araigne, pro arane. Le jeune professeur s'imagina que d'autres auteurs s'tant, avant lui, tristement gays faire l'loge de Nron et celui de la fivre, il pouvait aussi se permettre de prendre au moins la dfense d'un insecte moins malfaisant que ces deux flaux de l'espce humaine; mais nous n'avons pas besoin d'assurer qu'il faisait lui-mme de cette plaisanterie le cas qu'elle mritait (Jean Le Rond d'Alembert, Oeuvres, Volume 2, 1821 - books.google.fr).

Titus Burckhardt note au sujet de la fondation des temples, la suite de Ren Gunon, des lments traditionnels connus peut-tre de Boudet.

La fondation d'un temple ou de tout autre difice sacr, tel qu'une cit par exemple, dbute par l'orientation ; celle-ci est proprement parler un rite, puisqu'elle tablit un rapport entre l'ordre cosmique et l'ordre terrestre, ou entre l'ordre divin et l'ordre humain. D'aprs le Nnasra-Shilpa-Shstra, code antique de l'architecture hindoue, les fondements d'un temple sont orients au moyen d'un gnomon qui permet de rprer l'axe est-ouest et par suite l'axe nord-sud ; c'est selon ces axes que le carr de base sera dispos. Le mme procd se rencontre en Chine, et Vitruve l'indique pour la fixation du cardo et du decumamts, les deux axes selon lesquels s'orientaient les villes romaines. Dcrivons brivement ce procd : un pilier est rig au centre de l'emplacement choisi pour l'difice ; on observe l'ombre du pilier projete sur un grand cercle ; l'cart maximal entre l'ombre du matin et celle du soir indiquera la direction est-ouest ; deux cercles majeurs centrs sur les extrmits de cet cart et s'entrecoupant selon la forme du poisson permettront de tracer l'axe nord-sud. Ce schma s'est apparemment perptu en occident depuis l'antiquit jusqu' la fin du moyen-ge, ce qui n'a rien d'tonnant, ds lors qu'il dcoule de la nature des choses et que les difices sacrs continuaient tre orients selon les axes cardinaux. Mais il y eut quelque chose de plus important, savoir la dpendance du plan mme de l'difice l'gard du grand cercle du gnomon : comme le prouvent de nombreux relevs faits sur des difices sacrs de l'antiquit et du moyen-ge (i), les principales mesures de la construction, dans l'horizontale comme dans la verticale, se dduisent de la division rgulire d'un cercle dans lequel s'inscrit le rectangle de base ; et l'on a de bonnes raisons croire que ce cercle n'est autre que celui du gnomon qui servait pour l'orientation. Nous retiendrons, comme particulirement significatif notre point de vue, la transformation du cercle, reflet naturel du mouvement cleste, en le rectangle par l'entremise de la croix des axes cardinaux. On reconnatra dans ces trois lments les termes de la Grande Triade extrme- orientale, le cercle correspondant au Ciel, la croix l'Homme. et le rectangle dont la forme la plus simple est le carr la Terre. Relevons un autre aspect rite de l'orientation : la fixation d'un centre terrestre qui sera dsormais considr (Titus Burckhardt, Le temple, corps de l'homme divin, tudes traditionnelles, Numros 289 296, 1951 - books.google.fr).

Plus tard, Jean Hani parlera de "quadrature du cercle".

Titus Burckhardt, Suisse allemand, est n Florence en 1908 et dcd Lausanne en 1984. Il a consacr toute sa vie l'tude et l'exposition des diffrents aspects de la Sagesse et de la Tradition.

Dans bien des civilisations, les villes taient fondes sur le modle qui semble avoir t appliqu Rome. Romulus fonda d'abord un autel (le gnomon), traa le pourtour des remparts, puis divisa l'intrieur de cet espace en quatre selon les deux grandes artres: le cardo et le decumanus Bien que des variantes existent d'un coin du globe l'autre ou d'une poque l'autre, toute fondation s'accomplissait selon ces critres. Ecoutons C. G. Jung: Les villes cres par Rome, les coloniae, portaient, d'aprs Varron, dans les actes les plus anciens, le nom d'urbes qui driverait d'orbis, cercl et d'urvo, labourer. Il admet donc comme vidente la crmonie du cercle la fondation de chaque colonie. Et cependant, la plupart des coloniae dmontrent que, dans la ralit, des plans de villes rectangulaires sont issus du trac circulaire rituel. Elles sont quadratae au double sens: divises en quatre quartiers par deux rues principales et, consquemment, pourvues de quatre portes, et, en mme temps, plus ou moins carres. Le cercle et le plan de ville ne se superposent pas. Toutefois, quand mme la disposition du terrain prsentait des difficults, on restait attach une forme idale, gomtrique. Elle ne peut se concevoir, en tant qu'ide pure, que comme un carr inscrit dans un cercle. Le cercle, dont les mythes et les commentaires multiples et complmentaires disent tour tour qu'il est rassembl sur lui-mme, sans commencement ni fin, accompli, parfait, signe de l'absolu, de l'unit et de la totalit, recouvrant dans son symbolisme celui de l'ternit et des perptuels recommencements, symbole de perfection, d'homognit, d'absence de distinction et de division, d'animation aussi, dans un mouvement parfait, immuable, sans commencement ni fin, ni variation, succession continue et invariable d'instants tous identiques les uns aux autres, l'image du temps qu'il englobe pour mieux le mesurer, l'image du ciel, au mouvement circulaire et inaltrable. Le cercle, dveloppement et manifestation d'un point central, forme habituelle des sanctuaires chez les peuples nomades, mais aussi le carr, symbole de la terre, par opposition au ciel, et encore, un autre niveau, de l'univers cr, terre et ciel [...] Il implique une ide de stagnation, de solidification, voire de stabilisation dans la perfection: ce sera le cas de la Jrusalem cleste, figure de base de l'espace, des orientations cardinales et des quatre lments, celle des temples chez les sdentaires. Un carr dans le cercle: le hiroglyphe gyptien signifiant ville. A l'image de l'urbs quadrata dcrite dcrite par Plutarque, la ville est la fois cercle et carr, le carr pouvant renvoyer quadriparue quand la cit circulaire est divise en quatre parties par deux artres principales allant du nord au sud et de l'est l'ouest, le point d'intersection concidant avec le mundus dont parle Plutarque (Jean Bernard Racine, La ville entre Dieu et les hommes, 1993 - books.google.fr, Le carr SATOR : Perceval : SAUTRAN vs SFUTRAN, Autour de Rennes le Chteau : La dalle horizontale de Marie de Ngre : vers Montolieu).

Superposition de la dalle de Coume Sourde et de la dalle horizontale de Marie de Ngre : Orlans

La superposition de la dalle de Coume Sourde et de la dalle horizontale de Marie de Ngre insre "linea" entre "REDDIS" et "REGIS". Le S de SAE s'aligne avec ETINAPX, SETINAPX soit SET IN ARCH en trancription latin.

L'inscription prend un tour gnalogique : la ligne du roi ("LINEA REGIS") : hritiers ou descendants du roi (Bibliotheque britannique: ou, Histoire des ourvrages des savans de la Grand-Bretagne, Volume 3, Pierre de Hondt, 1734 - books.google.fr).

La "LINEA PARVA" ce serait une ligne plus jeune : une branche cadette (Charles Hur, Dictionnaire universel de l'Eriture sainte (etc.), Volume 2, 1715 - books.google.fr, Dictionnaire universel de philologie sacre, Volume 3, Migne, 1846 - books.google.fr).

Les princes du sang d'une branche cadette reoivent en naissant la vocation de prtendants au trne, Sans le dire, bien souvent mme sans y penser, ils se sentent dsigns pour saisir le flambeau de la monarchie au cas o la branche ane viendrait s'effacer ou se disqualifier. Il en rsulte chez eux une tendance congnitale jouer les opposants, et chez leurs cousins rgnants un souci constant de les tenir l'cart des affaires publiques. La naissance d'un hritier mle chez les Bourbons cadets dpassait donc la porte d'un vnement mondain, c'tait un vnement politique. Aspect de la chose particulirement sensible dans la conjoncture o naquit le duc de Valois. Deux ans et neuf mois plus tt, Louis XV avait dissous le parlement de Paris insuffisamment docile son got. Les princes d'Orlans, pre et fils, s'taient rangs avec clat du ct des magistrats congdis. Le roi avait svi par une interdiction de reparatre la cour. Des tentatives de rapprochement s'taient traduites par un modus-vivendi assez bancal par lequel les princes acceptaient de remplir, dans le cadre de la nouvelle lgislation, les devoirs de leur rang mais sans pour autant avaliser le coup d'tat du monarque. Derrire une rconciliation apparente, les divergences subsistaient. Et ainsi se trouvaient dj en prsence les forces dont l'affrontement produira la Rvolution. D'un ct : l'absolutisme de droit divin, Versailles, le roi. En face ; la philosophie mancipatrice, le parlement frondeur, Paris, le duc d'Orlans. Une chronique de Bachaumont, crite un mois aprs la naissance du duc de Valois, situe parfaitement la position des Orlans l'aurore de la crise (Michel Domange, Le petit monde des Lamartine, 2001 - books.google.fr).

Durant l't 1658, le destin de Philippe d'Anjou manque d'tre boulevers par la grave maladie de Louis XIV, alors aux armes dans les Flandres. Dunkerque est tombe le 25 juin. Le 29, le roi est saisi d'une violente fivre Mardyck. Conduit Calais, il est pendant une quinzaine de jours entre la vie et la mort. Son mdecin, Antoine Vallot, fait alterner lavements et saignes, en vain, avant d'utiliser de l'antimoine. A Paris, on expose nuit et jour le saint sacrement pour sa gurison et Blois, Gaston d'Orlans se tient aux aguets. Le 13 juillet, la fivre tombe, le roi est sauv. Mais la maladie n'est pas sans consquence, car si Mazarin fut d'une grande fidlit, de nombreux courtisans se tournrent vers son frre Monsieur. Diverses grandes dames dont Anne de Gonzague, princesse palatine, allrent s'offrir physiquement au prince. Plusieurs personnes sont exiles dont madame de Choisy. En vrit, l'alerte a t chaude. Que ft-il advenu si le roi tait mort? Bien entendu, Philippe aurait accd au trne. Aurait-il gard Mazarin ? Rien n'est moins sr. En l'occurrence, tout le travail entrepris pour la formation de Louis XIV et t recommencer avec un prince dont les dispositions gouverner taient loin d'tre videntes. Une autre manifestation de de la maladie du roi est la dcouverte de l'amour que porte la jeune Marie Mancini au souverain, un amour bientt violemment partag au grand dam de la reine et du cardinal (Christian Bouyer, Le duc d'Orlans, 2003 - books.google.fr, La Croix dHuriel et le loup : La Croix dHuriel et lantimoine).

"IN MEDIO" peut faire rfrence aussi la rgion d'Orlans.

Terra beata loci, genio coelo que salubri / Ingentis regni medium, cor et aurea sedes, du pote orlanais Audebert que Lemaire traduit : Heureuse terre o toute chose abonde, / Riche, fertile, nulle autre seconde, / O le ciel faict renaistre un doux prin temps, / Ville d'honneur et le cur de la France, / Le Sige d'Or o nos Roys de tout temps / Ont estably leur force et leur puissance (Lemaire, Histoire et Antiquites, p. 8).

Au simple Aurelia, le docteur Massac, galement Orlanais, y voit un mot hybride form du latin aurum et du grec helyos, soleil. Orlans n'est plus seulement la ville d'or, c'est le soleil du monde ! Je n'ai pas besoin de dire si l'excellent docteur, comme l'appelle Lemaire, se fit scrupule, en bon Orlanais, de dvelopper ce beau texte. Reste le nom franais : qu'Aurelianis soit l'quivalent 'Aurea alienis, Aurelia d'Aurum helyos, nous n'en savons gure plus long sur l'origine du mot Orlans luimme. Or, il n'y a pas chercher bien loin pour en comprendre la formation et le sens: qu'on lise simplement, en dtachant la premire syllabe, Or-lans; on reconnat le vieux mot franais lans l-dedans ; le nom de la ville signifie donc qu'il y a de l'or l-dedans, intus auri copiant , selon la traduction latine qu'en donne Lemaire : c'est toujours, comme on le voit, la mme allusion l'opulence de la cit, la fcondit de son sol (Anatole Bailly, tymologie & histoire des mots "Orlans" et "Orlanais", 1871 - books.google.fr).

Marcis

Le M de la dalle de Coume Sourde s'insre entre "CELLIS" et "ARCIS" de la dalle horizontale de Marie de Ngre (Autour de Rennes le Chteau : Messie, Messias).

La plupart des auteurs anciens, Jean Baptiste Gramaye (1708), Jean-Jacques Chifflet (1626), Aubert Lemire (1622), Antoine Sanderus (1733), identifie le Marcis romain Mardyck. D'autres Marck ou Marquise (Raymond Bertrand, Histoire de Mardick et de la Flandre maritime, 1852 - books.google.fr).

Si c'est un duc d'Orlans qui prit Mardyck en 1646, Gaston frre de Louis XIII, c'est le fils de la branche actuelle des Orlans, issue de Philippe frre de Louis XIV, qui fit raser le port de Mardyck.

En 1714, Dunkerque, aprs les destructions du trait d'Utrecht, les eaux de l'arrire-pays ne pouvaient plus se dverser en mer : l'inondation menaait la rgion de ses terribles consquences. Pour remdier ce danger, on eut l'ide de creuser un port et un canal qui permettraient aux eaux accumules de s'couler la mer vers l'ancienne fosse de Mardyck. 12.500 soldats en ouvriers le creusrent en quelques mois. On acheva en mme temps le nouveau Fort dans lequel se trouvaient renferms les deux cluses, les logements des deux clusiers, un corps de garde, un magasin poudre et d'autres btiments. Il y avait galement une tour, espce de phare servant d'amer. Ce fort toile tait plus rapproch de Dunkerque que l'ancien et n'avait de commun que l'appellation. En 1717, un des articles du trait de la Haye du 4 janvier ordonna que tous les travaux du port de Dunkerque fussent dtruits de fond en comble. Le canal maritime fut donc en consquence supprim et rduit une simple rigole d'coulement. La grande cluse fut totalement dtruite, la deuxime rduite de 26 16 pieds de largeur. C'est cette cluse vtust classe monument historique que l'on voit encore de nos jours sur la route nationale 40, l'extrmit Ouest de la rue de la Rpublique de Saint-Pol-sur-Mer. Elle est traverse en son milieu par le pont Bayard, lui-mme enjamb par le pont suprieur rserv aux pitons, cyclistes et motocyclistes. Les logements des clusiers, le corps de garde, les btiments annexes, les fortifications du nouveau Fort-Mardyck, tout fut dtruit en raison de ce trait. L'uvre admirable de Le Blanc et de Moyenneville tait sacrifie l'alliance de l'Angleterre par le Rgent et son ministre, le cardinal Dubois. Dunkerque et sa rgion taient de nouveau les victimes de leur implacable ennemi, l'Angleterre. Mais il faut reconnatre que ce trait de La Haye a contribu maintenir la paix en Europe pendant plus de vingt ans et a facilit finalement un redressement franais d'ordre conomique et militaire (M. Millon, Les ouvrages militaires de Mardyck. In: Revue du Nord, tome 50, n198, Juillet-septembre 1968 - www.persee.fr).

Mardyck se trouve sur le mridien de Paris, rfrence servant dterminer les longitudes (www.cromleck-de-rennes.com - Rose line).

Philippe de La Hire, savant astronome, est arriv le 16 Octobre 1681 Dunkerque, o il a fait, pendant neuf jours, des observations sur la plate-forme de la grande tour. Il dtermina ensuite la distance en toises, entre les parallles de Dunkerqne et de l'Observatoire de Paris, ainsi que celle de la tour de notre ville la ligne du mridien dont il fixa le passage sur le territoire de Petite-Synthe, entre le port et l'ancienne embouchure du canal de Mardyck. Pendant son sjour ici, il examina le flux et le reflux de la mer, et sa conclusion fut que les mares ont plus de rapport au mouvement moyen de la lune qu'au mouvement vrai. Il se rendit Calais, et le 20 novembre, il mesurait sur la plage une ligne droite de 2,500 toises, partir du bastion du Risban, en avanant sur Sangatte; puis del il calculait quelle tait la distance du chteau de Douvres jusqu' ce bastion, distance qu'il reconnut tre de 21,360 toises (L. Cousin, Sance du 24 juin 1861, Mmoires, Socit dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, 1861 - books.google.fr).

Philippe de La Hire fut enterr, comme Jacques Cassini, Saint Jacques du haut Pas, paroisse de l'Observatoire de Paris.

1717 est aussi la date de l'organisation en obdiences, Londres, de la franc-maonnerie dite spculative c'est--dire philosophique qui fait rfrence aux rites des Anciens Devoirs de la maonnerie dite oprative forme par les corporations de btisseurs qui difirent, entre autres, les cathdrales (fr.wikipedia.org - Franc-maonnerie).

Les entrepts des ports taient appels horrea et cellae (datid et ablatif pluriel cellis). Si bien que le port artificiel de Civitavecchia construit par Trajan se nommait Centum-Cellae (Rivista Di Cultura Classica E Medioevale, Volumes 40 41, 1998 - books.google.fr).

Dans le neveu du roi, les Anglais (Stanhope et Stair) croyaient avoir dcouvert un alli sr. En ralit, ils taient la dupe du futur Rgent, qui inaugurait ainsi sa politique secrte . Qu'auraient-ils dit s'ils avaient su qu' la mme poque le prince tait tout acquis au plan de soulvement de l'Angleterre labor par le chevalier de Saint-George et en rapport constant avec ses principaux lieutenants (Jean-Christian Petitfils, Le Rgent, 1986 - books.google.fr).

Le trait tant dsir fut sign: le Rgent, au nom du Roi, garantissait la succession de la couronne d'Angleterre dans la ligne protestante) ; et, de son ct, l'Angleterre reconnaissait la succession lgitime la couronne de France avec la renonciation de la branche d'Espagne, selon ce qui avait t stipul par le trait d'Utrecht. Le Prtendant Chevalier Saint-Georges, serait invit par le Rgent quitter Avignon. Le Rgent demanda qu'on le laisst matre des formes et des convenances; le roi Georges II, avec loyaut, consentit tous les mnagements et l'on choisit l'Italie pour rsidence l'infortun Stuart. Enfin l'article important sur le canal de Mardyck fut sign le dernier, avec des stipulations prcises, afin d'viter aux whigs une discussion trop orageuse dans le Parlement peu dispos la paix.

Cette ngociation avec l'Angleterre, toute personnelle l'abb Dubois, fit le plus grand honneur la sagacit de son esprit, la tenue de son caractre. Avec la plus juste hauteur de vue, il avait aperu que, puisque le vu, la ncessit de la France, aprs le rgne de Louis XIV, tait la paix, on ne pouvait l'obtenir longue et durable qu'avec l'alliance anglaise, car jusque-l l'Angleterre avait t le lier et la main de toutes les coalitions. La rvolution de 1688 tait un fait accompli, dans la marche des affaires, il fallait s'y soumettre ; les whigs taient matres du pouvoir, et pour s'en assurer la possession, ils avaient besoin de faire reconnatre la succcession dans la ligne protestante (Jean-Baptiste Honor Raymond Capefigue, Le Cardinal Dubois et la rgence de Philippe d'Orlans: Les Cardinaux-ministres, 1861 - books.google.fr).

Il est patent que la maison d'Orlans, de son ct, n'a srement pas attendu l'apparition de la franc-maonnerie sur la scne franaise pour engager une lutte fratricide avec une royaut qu'elle comptait pour le moins rgenter, sinon remplacer. Une sorte de nostalgie du pouvoir semblait latente chez les familles successives d'Orlans... Au XVe sicle, le fils du pote Charles d'Orlans (de la deuxime famille) avait accd au trne sous le nom de Louis XII. L'unique reprsentant de la troisime famille, le duc Gaston d'Orlans, frre de Louis XIII, avait t de tous les complots. Philippe II, petit-neveu de Louis XIV, avait t rgent de 1715 1723, durant la minorit de Louis XV ; son arrire-petit-fils, Louis-Philippe Joseph (dit Philippe galit) considrait ce prcdent comme plutt encourageant. Il se peut, aussi, que son lection la dignit de grand matre de la franc-maonnerie franaise lui ait ouvert des perspectives nouvelles (Marcel Auche, Les francs-maons de la Rvolution, 2009 - books.google.fr).

Il tait depuis 1771 grand matre de la Grande Loge de France de cette poque, une obdience maonnique fonde en France autour de 1728. Sans qu'il n'y prenne une grande part, lorsque celle-ci en 1773, se transforme en Grand Orient de France, Louis-Philippe y demeure en conservant son titre et son rang (Daniel Kerjan, Les Dbuts de la franc-maonnerie franaise, Paris, Dervy, coll. Renaissance Traditionnelle, 2014) (fr.wikipedia.org - Louis-Philippe d'Orlans (1747-1793)).

Un proche du futur duc d'Orlans, duc de Chartres, est Jean-Jacques Bacon de La Chevalerie, un des fondateurs du Grand Orient comme dput des loges bordelaises de l'Amiti et de La Franaise, mais aussi dclar Substitut universel et successeur dsign de Martins de Pasqually, un des premiers dignitaires de l'ordre des Elus Cohens. Il tait propritaire d'une grande sucrerie Saint Domingue avec Louis-Charles Mercier Dupaty de Clam membre, aussi des Elus Cohen La Rochelle. Bacon tait le chef des scessionnistes blancs de Saint Domingue o le duc d'Orlans possdait des biens. Un autre proche du duc d'Orlans, secrtaire des ses commandements, Choderlos de Laclos, vritable tte pensante de son parti tait membre de la loge L'Union du rgiment de Toul et de La candeur Paris. Le 6 mai 1772, Martines de Pasqually s'embarqua pour Saint-Domingue pour aller y recueillir un hritage . Il mourut Port-au-Prince le 20 septembre 1774 [20 septembre comme la bataille de Valmy] (Jacques de Cauna, Autour de la thse du complot Saint Domingue 1789-1791, Franc-maonnerie et politique au sicle des lumires: Europe-Amriques, 2006 - books.google.fr, Celui du Pays de l'Ours, Des Origines Paennes de la Franc-maonnerie. Tome I. Des Origines Druidiques, 2011 - books.google.fr).

Le "SECAT" (coupe) est prmonitoire si la dalle de Coume Sourde date d'avant 1789-93.

SET IN ARCH ou la quadrature du cercle

De tout temps, le Temple de Jrusalem est demeur l'emblme des francs-maons. Une maonnerie oprative de l'querre existait, prolonge pour ceux qui en taient dignes d'une maonnerie de l'Arche (ou de l'Arc de vote). Le squareman devenait alors arch mason , passant de l'querre au compas, du cube la sphre, devenu capable, en particulier, de tailler des pierres curvilignes. Ce qui est explicit dans la lgende maonnique d'Hiram. Les squaremen veulent s'emparer par la force des secrets des arch masons et tuent le matre qui refuse l'intimidation. On notera d'ailleurs que dans la maonnerie d'York encore pratique, le grade de mark mason (maon de la Marque) prlude celui d' arch mason , illustrant ainsi le passage du carr au cercle. (Frdrick Tristan, La Franc-maonnerie: documents fondateurs, 1992 - books.google.fr).

Pour "A DIA EGO", avec le parasitage de la dalle de Coume Sourde on peut obtenir "A DIE AEBGA O" (on hsite entre U et B).

"die" en anglais - pour rester dans la langue de "SET IN ARCH" - dsigne prcisment un cube, un d (pluriel "dice") (John Hill, Urania: or, a compleat view of the Heavens; containing the Ancient and modern Astronomy in form of a Dictionary, etc, 1754 - books.google.fr).

La srie de lettre "AEBGA" intervient dans la description des lunules d'Hippocrate dans des ouvrages scientifiques des XVIIIme et XIXme sicles (John Lowthorp, Henry Jones, Andrew Reid, John Gray, John Eames, John Martyn, The Philosophical Transactions, Volume 1, Royal Society (Great Britain), 1722 - books.google.fr, Raynerio Bonaventura Martini Pisano, Institutiones geometricae in usum adolescentium adornatae, 1765 - books.google.fr).

Le thorme des deux lunules, trs ancien, a t dmontr par Hippocrate de Chios (470 - 410 avant J.-C.), qui tudia aussi la duplication du cube (cube : die en anglais), c'est--dire le calcul de la racine cubique de 2. Les deux lunules sont aussi appeles lunules d'Hippocrate. Il recherchait alors la quadrature du cercle et pensait que la quadrature de ses lunules allait le rapprocher du but. Une lunule est une portion de surface dlimite par deux cercles non concentriques de rayons diffrents, formant un mnisque en forme de croissant de lune : convexe d'un ct et concave de l'autre (fr.wikipedia.org - Thorme des deux lunules).

Diderot, dont l'esprit est hostile aux abstractions, reste attach aux mathmatiques anciennes. Les problmes qui le passionnent sont ceux qui, vingt sicles plus tt, exeraient dj la sagacit des Grecs : la trisection de l'angle, les lunules d'Hippocrate. Si ces questions gardent toute leur difficult pour le gomtre, elles ont perdu tout l'intrt pour l'analyste qui, sans franchir l'obstacle, possde une mthode pour le tourner commodment. Or cet aspect moderne des mathmatiques a totalement chapp Diderot, qui les juge uniquement d'aprs la conception ancienne qu'on s'en faisait encore au XVIIe sicle. [...]

Diderot avait dcrit dans la Rfutation d'Helvtius sa tentative pour rsoudre la quadrature du cercle ; mais, faute d'quations prcises, sa solution tait inintelligible. La Premire proposition de cyclomtrie la fait connatre dans le dtail. Nous ne pouvons que rsumer les conclusions de notre tude. Ce mmoire se compose de deux parties. La premire nonce une proprit simple et pourtant nouvelle des lunules d'Hippocrate. Dans le cas choisi, la diffrence de ces lunules est le douzime de l'aire du cercle principal de la figure. Cette diffrence, Diderot va donc en rechercher la quadrature, tout au long de calculs qui prennent une dizaine de pages ! La confusion dans l'emploi des notations et la mthode qui consiste ngliger tous les espaces rectilinaires, souvent sans en avertir le lecteur, embrouillent considrablement la dmonstration. Pourtant nous n'y avons relev qu'une erreur de calcul, qui prcisment fournit la solution. N'accablons pas l'auteur, comme le fait Naigeon, sous le poids d'une critique pdante et svre : malgr l'intention qu'il manifeste dans la conclusion du mmoire, il l'a gard neuf ans en portefeuille et finalement ne l'a pas publi ; d'autre part cette tentative malheureuse lui fait plus d'honneur que la grossire approximation (publie, celle-l !), prtentieusement intitule la difficult vaincue, n'en fait l'un de ses contemporains (Jean Mayer, Diderot, homme de science, 1959 - books.google.fr).

Construction des lunules d'Hippocrate sur le triangle de la dalle verticale de Marie de Ngre

Reste le Omga.

Le triangle est la figure de la lettre A (Louis Morri, Le grand dictionnaire historique, 1725 - books.google.fr).

Le triangle rectangle isocle est la moiti d'un carr.

C'est encore le cas dans l'allgorie, comme celle du bouclier de Perse, qui commente sa forme, triangulaire et/ou ronde. La forme triangulaire est celle du A, la ronde est celle du O : Dieu est A et O, c'est--dire non seulement l'alpha et l'omga, le commencement et la fin, mais aussi le triangle que dessine le A et le cercle que dessine le O : Il est "Alpha" trianguliers Et "O" simples et singuliers, Qui tout commence et tout affine Et comprend par vertu divine (V, 1116-1119). La forme triangulaire du A note les trois angles de la Trinit, la forme ronde du O symbolise la totalit, l'ternit de Dieu. On se rappelle encore que dans l'allgorie numrative de l'cu de Perse, l'auteur commence par voquer un cu non pas quelconque, mais trs gnral, qui, s'il est bien fait , doit contenir tel et tel lment ; mais tout coup l'cu est devenu une vritable uvre d'art que notre auteur a sous les yeux, et l'on comprend que les termes de figure, de reprsentation, d'image ne sont pas seulement des mots abstraits pour l'allgoriste mdival, puisqu'il parle mme alors d'un artiste gnial1. L'cu est alors prsent concrtement sous ses yeux fascins qui y voient la totalit de la foi chrtienne, de ses articles et commandements, de ses artisans aussi, vanglistes et aptres, tous vritables forgerons de la foi (L'Ovide moralis, prsent par Marylne Possama-Prez, 2006 - books.google.fr).

Si la chymie a sa pierre philosophale, la gomtrie a sa quadrature du cercle, l'astronomie ses longitudes, les mcaniques leur mouvement perptuel. Il est impossible de trouver tout cela, mais fort utile de le chercher (Fontenelle) (Dictionnaire des gens du monde; historique, litteraire, critique, moral, physique, militaire, politique, Volume 5, 1770 - books.google.fr).

D'un point de vue mathmatique, la question de la recherche des longitudes et celle de la quadrature du cercle n'ont rien de commun : valuer la rgle et au compas la surface d'un cercle par rapport celle d'un carr n'est en effet d'aucune utilit pour reprer une position sur une sphre. Certains n'hsitaient cependant pas nier cette vidence pour lier les deux thmes et justifier ainsi une demande de prix. La publicit et les fausses informations distilles par des journaux autour du prix Rouill de Meslay ne tardent pas porter des fruits. Un an peine aprs les articles du Journal des savans et des Nouvelles littraires, l'Acadmie recevait la premire demande de rcompense pour un travail qui amalgamait quadrature et longitude : M. Gherardini ose se flatter d'tre enfin parvenu, aprs huit ans d'un pnible travail qui lui a fait trouver la vritable quadrature du cercle et le vritable point gomtrique ; pleinement persuad que l'un et l'autre renferment la parfaite connaissance des longitudes, il supplie Votre Altesse Royale de vouloir bien lui faire mriter l'honoraire et le prix attach cette dcouverte .

L'Acadmie dsigne trois commissaires, Pierre Varignon, Franois Nicole et Thomas Fantet de Lagny [P.-V. du 7/05/1718] pour examiner le mmoire dont ils ne feront pas de rapport. La confusion provoque par les Nouvelles littraires se rpand par un systme de dialogue public entre les quadrateurs au travers de lettres ouvertes ou de rfutations directes. Un premier exemple est celui de Willem van Duytendyk, un Hollandais ngociant Nantes, qui dans sa Dissertation sur la quadrature du cercle servant de rponse une lettre de CM. Bourgoin insre dans le Journal de Verdun au mois de fvrier et juin 1 727, dclare : Par la prsente dissertation sur le systme de la quadrature du cercle, j'ai l'honneur de vous demander l'approbation de faire de nouvelles dcouvertes sur le sujet de la navigation et la rcompense que les puissances maritimes y ont attach. Prtentions rapidement dboutes par les commissaires Henry Pitot et G.L. de Buffon, agacs de ce que l'auteur ajoute sa navet celle de vouloir lier quadrature et navigation [P-V. du 25/01/1736] : Dans une lettre il demande les suffrages de l'Acadmie pour demander plus hardiment la rcompense attribue cette dcouverte. L'auteur ne devrait pas s'y attendre avec autant de confiance, puisqu'il prtend tout au plus montrer que la quadrature du cercle serait utile pour la perfection de la navigation et par consquent on doit chercher la perfectionner. L'autre exemple significatif de l'amalgame quadrature/longitude est celui de Causans dont nous avons voqu les publications prolixes. Dans une lettre de 1758 adresse Vausenville [1778, p. 121], il fait une allusion directe au au prix Rouill de Meslay et, dans un crit de 1754, affirme le lien entre quadrature et longitude avec un semblant de justification [Causans 1754, p. 16] : Pour trouver la vraie figure de la terre et les longitudes sur toute sa surface on peut se servir des quatre lignes d'un carr quelconque, les faire couper rciproquement et perpendiculairement gales distances et les circonscrire d'un cercle dont le diamtre soit gal une des lignes du carr dont on se sera servi, ce qui formera la figure de la quatrime dmonstration, et par consquent un carr dcrit dans un cercle gal au cercle par la premire proposition. Il sera ais par cette quadrature du cercle de connatre les longitudes respectives.

Au XVIIIe sicle, la ncessit damliorer la cartographie de leurs royaumes respectifs avait conduit la France et lAngleterre, les deux principales nations sensibles aux progrs scientifiques, fonder des observatoires royaux. En 1667, Louis XIV fonde lObservatoire royal de Paris. Le gros uvre achev en 1672, lobservatoire est confi Jean-Dominique Cassini (1625-1712). Devant la concurrence, le roi Charles II dAngleterre ordonne en 1675 la construction dun observatoire dans le parc royal de Greenwich. La mission confie au premier Astronomer Royal dAngleterre, John Flamsteed (1646-1719), est clairement tablie ds la cration de cet tablissement, comme elle lest aussi pour lastronome de lObservatoire royal Paris.

En septembre 1714, le comte Rouill de Meslay, conseiller au parlement de Paris, dpose un testament par lequel il lgue lAcadmie royale des sciences un fonds de 125 000 livres destin rcompenser diverses recherches sur la quadrature du cercle et autres dcouvertes en mathmatiques. Le testament est dat du 12 mars 1714. Rouill de Meslay dcde le 13 mai 1715. Vainement contest par sa famille en ce qui concerne notamment le sujet de la quadrature du cercle que ses hritiers regardent comme une chimre ( cette poque, on ne sait pas si la quadrature du cercle peut tre ou non rsolue) , ce legs lAcadmie sera finalement confirm par un arrt de la Grand-Chambre le 30 aot 1718. Ce legs prvoit deux rentes prises sur les aides et gabelles : la premire de 4 000 livres au principal de 100 000 livres, la seconde de 1 000 livres au principal de 25 000 livres. La destination de ce legs est fortement discute au sein de lAcadmie, ainsi que le montant et la destination du prix retenu. LAcadmie dcide finalement en 1719 dhomologuer et dattribuer deux prix en alternance.

Au moment mme o lamiraut britannique se voit assiste dun Bureau des longitudes pour lexamen de nouvelles mthodes destines amliorer la navigation astronomique, lAcadmie des sciences se voit offrir par le comte Rouill de Meslay, soucieux de contribuer au progrs des sciences, un fonds important destin promouvoir les dveloppements scientifiques. Peu de temps aprs, selon certains auteurs, le Rgent, le duc Philippe dOrlans, offre une rcompense qui rvlera au monde le secret des longitudes. Examinons brivement ce que nous pouvons connatre de ces deux prix quasi contemporains du Longitude Act britannique.

Lexistence dune promesse de rcompense faite par le Rgent Philippe dOrlans est source dinterrogations historiques, que nous avons tent de dmler dans notre thse de doctorat. Dans son histoire des fondations de prix acadmiques, Ernest Maindron (1881) donne un lment capital pour reconstruire cette histoire. Il cite une lettre crite par Philippe dOrlans, de Paris, le 15 mars 1716, et adresse Bernard Le Bovier de Fontenelle (1657-1757), lincontournable secrtaire perptuel de lAcadmie des sciences.

Les termes de cette lettre sont intressants. Le montant de la rcompense nous est prcis : 100 000 livres de France. Loin dtre aussi leve que celle du prix britannique, puisquelle nen reprsente environ que le cinquime, cette rcompense nen reste pas moins importante. Par ailleurs, le Rgent ne veut dcourager aucune recherche. Prcisant quil a reu plusieurs propositions de mthodes de dtermination des longitudes en mer, sa lettre tmoigne de lactivit importante qui existe sur le sujet des longitudes cette poque. Sans doute faut-il y voir leffet du Longitude Act. Aussi nest-il pas surprenant de lire que Philippe dOrlans conseille Fontenelle de rendre publique cette proposition de rcompense et de linsrer dans les registres de lAcadmie. Fontenelle et Jacques Cassini ont vraisemblablement eu accs aux mmoires auxquels le Rgent fait allusion dans sa lettre. En 1722, dans un mmoire intitul la recherche des longitudes en mer , Fontenelle, poursuivant son tat des lieux sur le problme des longitudes et mentionnant rapidement les promesses de rcompense par le Rgent, remarque que les mthodes proposes sont souvent dfaillantes.

Pour examiner les mmoires envoys au dpartement de la Marine ainsi quaux diffrents acteurs institutionnels intresss par les progrs de la marine, il fallait des commissaires. LAcadmie des sciences incarnant lexpertise savante au XVIIIe sicle, ces commissaires ne pouvaient tre recruts que parmi les acadmiciens plus ou moins engags dans les progrs des sciences nautiques. Indpendamment des problmes de linstruction des marins et des pilotes, la marine avait donc besoin de faire appel des astronomes et des gomtres capables de juger de la pertinence des mmoires des prtendants aux diverses rcompenses. Il fallait aussi les rmunrer. LAcadmie royale des sciences restera toujours trangre au choix de lacadmicien apte remplir cette charge qui relevait du seul privilge du secrtaire dtat la Marine : le "prpos au perfectionnement de la marine".

partir de 1745, le prpos au perfectionnement de la marine est recrut parmi les plus grandes figures acadmiques du XVIIIe sicle : les thoriciens Bouguer (1745-1758) et Alexis Clairaut (1758-1765) ; les deux astronomes Pierre-Charles Le Monnier (1758-1791) et Lalande (1765-1793). Le Monnier fut le seul exercer cette charge en duo, avec Clairaut, jusquau dcs de ce dernier en 1765, puis simultanment avec Lalande jusquen 1791. Ces savants marqurent leur poque, lhistoire de lastronomie et lhistoire de la navigation scientifique, l o progrs scientifique et progrs de la marine convergeaient : dtermination de la figure de la Terre, amlioration de la gographie et des outils de la navigation, tables astronomiques, phmrides nautiques, thorie du mouvement de la Lune. On ne sera donc pas surpris de voir figurer dans cette liste quatre mesureurs de mridien. Maupertuis, Clairaut et Le Monnier taient alls ensemble en Laponie sudoise, en 1736-1737, mesurer un degr de mridien prs du ple ; Bouguer avait fait partie de lexpdition acadmique dite du Prou (1735-1744) charge de mesurer un degr de mridien prs de lquateur.

Du trio Clairaut, Lalande, Le Monnier, ce dernier parat tre le seul avoir pris sa fonction au srieux. Le Monnier semble en effet plus impliqu dans les progrs de la marine que ses confrres. Ses productions, varies, couvrent un vaste ventail de sujets intressant le dveloppement dune marine savante : tude des mares, magntisme, instruments nautiques, astronomie nautique. Ses travaux ne sont toutefois pas dune originalit extraordinaire et ne marqueront pas lhistoire, contrairement aux ouvrages de Bouguer. Le Monnier, attentif au dveloppement de lhorlogerie de marine, aura au moins eu le mrite dinciter les ministres de la Marine encourager les principales expditions scientifiques maritimes dans la priode 1767-1773, dont lexpdition du comte Pierre Claret de Fleurieu sur lIsis (novembre 1768-novembre 1769) et celle du chevalier Jean-Charles de Borda sur la Flore (octobre 1771-octobre 1772) portent un clatant tmoignage (Guy Boistel, Pierre Bouguer, commissaire pour la marine et expert pour les longitudes : Un opposant au dveloppement de lhorlogerie de marine au XVIIIe sicle ? Revue d'histoire des sciences, 2010/1 (Tome 63) - www.cairn.info).

L'glise de Saint Sulpice Paris accueillit sa premire mridienne ds 1727. Mais l'horloger anglais jacobite Henry de Sully mourut un an aprs avoir commenc le trac de sa mridienne qui restera inacheve, et dont on aperoit encore quelques traces. En 1743, l'astronome Charles Le Monnier reprit et acheva le projet (www.shadowspro.com - Sulpice).

Tous les points de mme longitude appartiennent une ligne pousant la courbure terrestre, coupant l'quateur angle droit et reliant le ple Nord au ple Sud. Cette ligne est appele mridien . la diffrence de la latitude (position nord-sud) qui bnficie de l'quateur et des ples comme rfrences, aucune rfrence naturelle n'existe pour la longitude. La longitude est donc une mesure angulaire sur 360 par rapport un mridien de rfrence, avec une tendue de -180 (180) Ouest +180 (-180) Est.

La mesure de la longitude est fondamentale pour la navigation, elle donne la position est-ouest du navire et permet de le situer sur les cartes. La recherche de la meilleure technique pour son calcul fut donc l'une des plus acharnes et importantes du XVIIIe sicle (fr.wikipedia.org - Longitude).

Nous passerons plus rapidement sur d'autres prtendues inventeurs de la quadrature du cercle. Tondu de Nangis la trouvoit en mesurant, non les courbes par des droites, mais les droites par des courbes. Liger a rempli les Mercures de folies semblables sur la quadrature du cercle. Il la dmontroit par le mcanisme en plein des figures, mcanisme qui indpendamment de la quadrature du cercle lui donnoit la commen6urabilit du ct du quarr avec la diagonale, en faisant que 288 sont gaux 289. Dcouverte sur laquelle est aussi tombe il y a quelques annes le chevalier de Culant, qui sans doute et aussi trouv la quadrature du cercle si la mort ne l'et enlev. La Frenaye, valet-de-chambre du duc d'Orlans, a pass vingt ans errer de paralogisme en paralogisme, et ressasser les nombres 7, 8 et 9 o gissoit selon lui tout le mystre de la quadrature (Jean tienne Montucla, Joseph Jrme Le Franois de Lalande, Histoire des mathmatiques, Volume 4, 1802 - books.google.fr).

Alexandre, n le 3 avril 1726, baptis le 7, servit dans la marine sous le nom de chevalier de Culant, et mourut sans alliance aux les de l'Amrique (Gabriel Tricoire,, Le chateau d'Ardenne et la seigneurie de Moulidars en Angoumois, 1890 - books.google.fr).

Ce Culant n'est pas celui du Cher sur le mridien de Paris. Cette maison est originaire de la Brie (Philippe Le Bas, Augustin Franois Lemaitre, France: Dictionnaire encyclopdique, Volume 6, 1842 - books.google.fr).

Construire un carr ou mme un rectangle parfaitement gal un cercle est impossible. Tel est l'enjeu de la quadrature du cercle. Durant plus de deux mille ans les hommes ont vainement tent de rsoudre ce problme. Au XVIIIe sicle ces explorateurs de quadrature sont si nombreux qu'ils forment une vritable arme, combattue par les savants. En 1775, l'Acadmie royale des sciences de Paris, submerge de candidats et de projets, prend une dcision dont elle n'est pas coutumire : elle frappe d'anathme la quadrature du cercle, celle-ci est dsormais interdite.

Un autre religieux, Louis Emmanuel Renier (1702-1766), bndictin de Saint-Maur, dans sa Quadrature du cercle dmontre par la synthse : crit envoy Van Robais et l'acadmie de mathmatique de Leyde, prend la peine de prciser les conditions d'galit entre segment rectiligne et arc de cercle : "11. Une droite est gale un cercle si elle a prcisment le mme nombre de points que l'arc. 12. Une droite aura autant de points qu'un arc si, dans l'indfinit de sens selon lequel elle peut tre applique comme tangente, elle touche toujours l'arc tellement que chacun de ses points pris sparment un un touche chacun des points de l'arc pris de mme". Nous sommes l dans l'infiniment petit, presque au niveau de l'atome sur lequel nous aurons l'occasion de revenir en voquant l'analyse de difficult conceptuelle rpandue l'poque. En dpit de de cette prcision sur l'galit, Renier est moins explicite sur le chemin qui l'a conduit sa solution pour la quadrature. Il construit sur la tangente, au milieu de l'arc de 60, un segment ib qu'il affirme tre gal cet arc. L'acadmicien qui a analys cette construction a inscrit en marge sur le mmoire : Par le calcul ib = 1,07457 , ce qui donne pour pi trois fois plus, soit 3,22 (Marie Jacob, La Quadrature du cercle: un problme la mesure des Lumires, 2006 - books.google.fr).

Renier (dom Louis-Emmanuel) est n Mariembourg (province de Namur) vers 1700. Entr au Noviciat de l'abbaye Saint-Lucien de Beauvais, il y pronona ses vux monastiques le 30 novembre 1722. Dom Renier semble avoir eu beaucoup de dispositions pour les sciences exactes, surtout pour la gomtrie et les mathmatiques. Le 6 juin 1749, il envoya de l'abbaye de Saint-Riquier o il sjournait, une tude intitule : Quadrature du Cercle dmontre far la synthse adresse Monsieur Van Robais, l'an, secrtaire de l'Acadmie de Mathmatiques de Leide et aux membres de cette acadmie hollandaise. La lettre jointe l'envoi de ce travail dit que l'auteur est natif de Mariembourg. Le 20 novembre 1751, dom Renier envoya de l'abbaye de Rebais un autre travail sur la Quadrature du Cercle dmontre Messieurs de la Facult de philosophie de la clbre universit de Leide, en Hollande. Ces travaux de dom Renier, rests manuscrits, sont annoncs sous le n 326 dans le Catalogue des manuscrits de Balthazar Boncompagni, dress par Em. Narducci (Rome 1892, 2e d.). Dom Renier est mort, simple diacre, l'abbaye de Saint- Riquier, le 23 mai 1766 (Revue liturgique et monastique, Volume 21, Abbaye de Maredsous, 1935 - books.google.fr).

PS PRAECUM

Le "PS PRAECUM" de la dalle de Coume Sourde s'inscrit avec le "SET IN ARCH" (Autour de Rennes le Chteau : PSPRAECUM ou PS PRAECUM : le petit frre des pieuvres).

Le psaume 42 "PS PRAECUM", psaume des prires, convient encore la quadrature du cercle ou plutt son inverse passer du carr au cercle. En effet, le verset 4 du psaume 42 : "jusqu'au Dieu de ma joie" est crit en hbreu partir de la racine "glal" qui signifie "aller dans un cercle" d'o danser et sauter de joie (glal - www.studylight.org, William De Burgh, A commentary on the Book of psalms, with the text of the Authorized version, metrically arranged, 1858 - books.google.fr).

Le lambel qui brise le blason de France dans les armoiries de la Maison d'Orlans est aussi appel fil. Le fil plomb est utilis dans certains instruments comme les secteurs et les quarts de cercle pour marquer la ligne verticale qui se dirige au znith et au nadir. Les quarts de cercle mobiles, l'origine, se confondent probablement avec les quadrants de navigation des premiers explorateurs maritimes, au dbut du XVIe sicle. Cet instrument semble ncessaire pour dterminer la latitude avec plus d'exactitude que celle obtenue par le quadrant nautique (fr.wikipedia.org - Quart de cercle mobile).

Le systme grec des blasons se distingue de celui que nous connaissons par l'hraldique mdivale. Cette dernire donne au bouclier une valeur identitaire, comme en Grce, mais galement une valeur gnalogique. Le mme blason se transmet de pre en fils, manifestant ainsi une temporalit de la filiation. Il se complexifie travers les alliances, subdivisant et accumulant les motifs travers un systme d'engendrement des blasons qui reflte l'histoire des familles, comme l'a bien montr Michel Pastoureau. Dans le cas grec, les pismes sont beaucoup plus libres et ne font pas l'objet d'une transmission codifie comme dans l'Occident mdival. La varit des motifs est grande si l'on examine, par exemple, le rpertoire des boucliers consacrs Olympie. Elle est encore plus grande en image, car les peintres jouent librement des possibilits graphiques que permet la reprsentation, sur chaque bouclier, d'une image l'intrieur de l'image. La prsence de ces cercles inclus au sein dun ensemble figuratif plus large permet des jeux dinterfrence entre plusieurs plans : celui de limage englobante et celui de lpisme englob, ou bien dun bouclier lautre, par des jeux dcho, de rptition ou de complmentarit. L'image mise en cercle sur le bouclier permet aussi des variations chromatiques, des changements d'chelle, des segmentations, qui viennent interfrer avec l'image englobante. Beaucoup de peintres se contentent de rpter des motifs courants, sans aller plus loin, mais certaines images semblent bien porter la marque dun travail trs conscient sur les possibilits quoffre ce type dassemblage et dinclusion, enrichissant ainsi la dialectique visuelle entre le bouclier et son porteur, limage emblmatique et lidentit du guerrier (Franois Lissarrague, Le temps des boucliers, 2008 - imagesrevues.revues.org).

Les traits d'hraldique insistent, en effet, sur le caractre hrditaire des armoiries, qui se transmettent comme le nom dans une mme famille. Les juridictions comptentes peuvent avoir rgler des diffrents relatifs au port des armoiries. A l'intrieur d'une mme famille, on prend soin de distinguer les armes d'une branche cadette de celles de la branche ane par des modifications appeles brisures (tudes d'archologie classique, Volumes 1 3, Universit de Nancy, 1958 - books.google.fr).

Le terme de "brisure" donne une ide de ce qui est cass, rompu, d'o peut-tre un angle transfomer en cercle pour accder la prminence.

Superposition de la dalle verticale de Marie de Ngre avec l'horizontale

La superposition de la dalle verticale de Marie de Ngre avec l'horizontale montre que le X de "APX" est plac sur le CH de "BLANCHEFORT" ce qui confirme la lecture "SET IN ARCH". Le epsilon et le gamma de "EGO" se placent sur le "LE" de "DECEDEE LE". Le gamma est un "L" en miroir.

Les Orlans, Montfaucon et les Hautpoul

En 1719, le Roi, de l'avis du Duc d'Orlans Rgent du royaume, ordonna qu'on ret Dom Bernard de Montfaucon dans la Classe des Honoraires de l'Acadmie royale des Inscriptions & Belles-lettres; quoiqu'il n'y et point de place vacante. Il remplit la mme anne la place vacante par la mort du fameux P. le Tellier Jsuite. D. Bernard se faisoit un plaisir de se trouver cette Acadmie, & contribuoit avec beaucoup de zle & d'assiduit ses travaux littraires. Il ne venoit Paris aucun tranger, pour peu qu'il ft homme de Lettres, qui ne voult voir le P. de Montfaucon &. s'entretenir avec lui. Il recevoit tout le monde avec cette bont, cette candeur & cette noble simplicit qui caractrisent les grands hommes (Histoire litteraire de la Congrgation de Saint Maur, Ordre de S.Benot, 1770 - books.google.fr).

Le duc Ferdinand Philippe d'Orlans, fils du roi des Franais Louis-Philippe Ier, fut le parrain au baptme de Frdric-Charles Robert, fils d'Alphonse-Napolon comte d'Hautpoul et de Caroline-Josphine Berthier, princesse de Wagram, ne en 1812. La marraine fut la mre de Caroline-Josphine, ne princesse de Bavire, car la duchesse d'Orlans n'tait pas catholique (L'Ami de la religion, Volume 109, 1841 - books.google.fr, Xavier Marmier, Journal : 1848-1890, prsent par Eldon Kaye, Tome I, 1968 - books.google.fr).

Il s'agit d'Hlne de Mecklembourg-Schwerin, fille de feu le prince hrditaire Frdric de Mecklembourg-Schwerin (1778-1819) et de la princesse Caroline de Saxe-Weimar-Eisenach. La princesse est la nice du roi de Prusse, Frdric-Guillaume III. Le duc d'Orlans meurt 31 ans d'un accident de voiture le 13 juillet 1842 Neuilly-sur-Seine (fr.wikipedia.org - Ferdinand-Philippe d'Orlans).

Alphonse Napolon d'Hautpoul est n en 1806 Paris et mort en 1889. Il a fait Saint Cyr de 1824 1826. Il est le fils de Jean Joseph Ange d'Hautpoul, comte d'Hautpoul 1754-1807, gnral de division, snateur de l'Empire, mort Eylau (gw.geneanet.org).

D'Hautpoul, nomm maire en 1845, sera l'origine de la runion en juin 1847 des deux communes de Trouville et d'Hennequeville. Trs proche de la famille d'Orlans, il sera rvoqu en 1848 puis, nomm nouveau, donnera sa dmission en 1852 la suite du vote de la loi portant saisie des biens de la famille d'Orlans ; il restera le chef du parti orlaniste Trouville pendant tout le Second Empire, n'hsitant pas, ainsi que son pouse, particulirement ambitieuse, user de son influence pour que soient nomms la mairie des candidats sa dvotion (Pascal Ramadier, Milieux d'affaires et villgiature : l'exemple de Trouville et de Deauville, Bains de mer et thermalisme en Normandie: actes du 36e Congrs, Fdration des socits historiques et archologiques de Normandie, Trouville, 18-20 octobre 2001, 2002 - books.google.fr).

Des Hautpoul faisaient en effet partie de l'entourage du prince d'Orlans, alors que d'autres taient mal vu des orlanistes comme le gnral marquis d'Hautpoul (Jules Janin, Le prince royal, 1843 - books.google.fr, Jacques Crtineau-Joly, Histoire de Louis-Philippe d'Orlans et de l'Orlanisme, Volume 2, 1865 - books.google.fr).

Un autre fils de Louis-Philippe, le duc d'Aumale s'tait rserv le commandement en chef de l'arme d'Algrie. Il avait pour premier aide de camp le commandant Janin, pour second le capitaine de Beaufort d'Hautpoul et pour officier d'ordonnance le capitaine de Maguenat. (Jacqueline Lebreton-Wary, Les Orlans d'hier et d'aujourd'hui: de 1773 nos jours, 1979 - books.google.fr).

Charles Marie Napolon de Beaufort d'Hautpoul, n le 9 novembre 1804 Salerne, royaume de Naples et mort le 18 mai 1890, est un gnral franais, fils d'Agns Louise Catherine de Bud et d'douard Brandoin de Ballaguier Marquis de Beaufort d'Hautpoul colonel du gnie. Aide de camp du duc dAumale, il servit en Algrie jusquen 1848, y gagna les grades de chef descadron et de lieutenant-colonel. Il tait la prise de la smala d'Abd-el-Kader (fr.wikipedia.org - Charles Marie Napolon de Beaufort d'Hautpoul).

douard Brandoin de Ballaguier, marquis de Beaufort d'Hautpoul (n le 16 octobre 1782 Paris et mort en 1831) est un lieutenant-colonel du Premier Empire et du gnie. Fils de Jean Michel Brandoin, comte de Beaufort, colonel du rgiment du roi et mort Quiberon, M. d'Hautpoul servant dans le gnie pouse sa mre et adopte douard (fr.wikipedia.org - Edouard Beaufort d'Hautpoul).

Charles d'Hautpoul, poux de Madame de Beaufort, est le petit-fils de Marie de Ngri d'Able, celle de la dalle du 17 janvier, et de Franois d'Hautpoul, seigneur de Rennes-le-chteau, par Marie d'Hautpoul de Rennes (1733-1781) marie le 25 septembre 1752, Rennes-le-Chteau, avec Joseph Marie d'Hautpoul, marquis d'Hautpoul 1723-1782 (La Vraie Langue Celtique de labb Henri Boudet : Psaumes 54, 119 et 129 : Hautpoul et Noli me tangere).

Darmstadt et les Orlans

Grimm suivit en temps que gouverneur des enfants du comte de Schomberg en France. Il trouva un autre patron dans le comte de Friese, neveu et hritier du Marchal de Saxe, avec le chteau de Chambord, qui l'introduisit la cour. A sa mort, Grimm devint secrtaire du duc d'Orlans et le resta jusqu' 1776.

En avril 1757, Grimm accompagna le duc d'Orlans comme secrtaire dans une campagne contre Frdric II de Prusse. Puisque j'ai adopt la France pour patrie, crit-il Mme d'Epinay, je dois la servir.

Il tait de toutes les runions philosophiques. Le cercle littraire de madame du Deffant tait le seul o il ne se montrt que rarement; mais il se piquait d'une grande exactitude aux dners du baron d'Holbach, aux soupers du comte de Boulainvilliers, chez madame Geoffrin et chez mademoiselle de Lespinasse; on le trouvait partout; chez madame de La Poplinire, madame Necker, madame du Chtelet, etc. Il tait de cette joyeuse et spirituelle socit du bout du banc, qui se runissait chez mademoiselle Quinault la cadette. L se trouvaient les hommes les plus aimables et les plus clairs de l'poque: Pont-de-Vesle, Destouches, Marivaux, le comte de Caylus, M. d'Argenson; Voltaire lui-mme tait fort assidu avant qu'il se retirt Ferney.

Grimm tait dj correspondant de la duchesse de Saxe-Gotha et d'autres cours du Nord, dont la landgravine de Hesse-Darmstadt. Nul observateur ne s'est trouv dans une position plus heureuse que Grimm, pour saisir dans son ensemble et dans ses moindres dtails ce tableau si vaste, si vari, des hommes et des vnements extraordinaires qui ont fix l'attention de l'Europe entire, pendant prs d'un demi-sicle.

Grimm s'occupa de la Correspondance littraire pendant prs de vingt ans. Il ne faut cependant pas croire que tous les articles de la Correspondance de cette priode soient de lui. A l'occasion de ses nombreux voyages en Europe, comme protg et ami des grands, il dut se chercher des collaborateurs dont Diderot, Mme d'Epinay, Damilaville et Meister sont les plus importants.

Il mourut Gotha, le 19 dcembre 1807, l'ge de quatre-vingt-cinq ans, au milieu de ses nombreux amis et de ses livres (Mmoires politiques et anecdotiques, indits, du baron de Grimm, Volume 1, traduit par M. Liuwaun, 1830 - books.google.fr, Jeanne R. Monty, La critique littraire de Melchior Grimm, 1961 - books.google.fr, Partie XVI - Darmstadt).

Orlans, Thodulphe, le rond et le carr

En ce milieu du XIIIe sicle, l'abbatiale romane, comme cela reste d'actualit dans l'glise gothique que nous connaissons, est une vritable glacire mme pendant l't. La large tonsure monastique n'arrange sans doute pas les choses mme compte tenu du capuchon de la coule. Dom Pommeraye commente : Le Pape leur permet d'user de bonnets convenables leur Ordre, et adjote expressment dans la Bulle, pourveu que cela ne soit trouv deffendu dans la Rgle de saint Benoist, laquelle, comme un chacun sait, dans la description des habits qu'elle donne ses Moines, ne fait point mention de bonnet quarr, lequel aussi n'a point est en usage parmy les anciens Bndictins : Et en effet le Pape ne dit pas byrretis. qui signifie bonnets quarrs, mais pileis qui se prend ou pour des chapeaux, ou pour des calottes et bonnets ronds... Et notre mauriste d'ironiser sur cette faon de rsoudre la quadrature du cercle avant d'expliquer : J'estime avec beaucoup de raison que les Moines voyans que leur Abb pouvoit user par privilge du saint Sige de la Mitre, qui est l'ornement des Evesques, ils crrent qu'ils seroient aussi honors s'ils prenoient le bonnet quarr, et de la fourrure, comme faisoient les Chanoines de la Cathdrale, ausquels ils vouloient se conformer... Ils demandrent des Bulles pour l'un et pour l'autre (et) ils obtinrent (de) se servir d'Aumusses ou fourrures sous condition que cela ne contrevienne point la Rgle de saint Benoist. Il est vrai que d'autres auteurs, note Dom Pommeraye, attribuent l'usage du bonnet carr au fait que certains moines qui avaient acquis le grade de docteur l'universit le portaient trs justement et que leurs confrres avaient voulu prendre leur part de cet honneur (Les prrogatives de l'abbaye Saint-Ouen de Rouen, L'abbaye Saint-Ouen de Rouen: des origines nos jours, 2009 - books.google.fr).

Ie say que quelques-vns veulent que l'on se seruoit de bonnets ronds au lieu de quarrez, qui font d'vn temps plus moderne que les esprits se sont ueillez, & ont sceu faire la quadrature du cercle, car les anciennes figures ou tableaux le justifient assez, mesme pour l'Abbaye de Saint Ouen (Jean-Franois Pommeraye, Histoire de l'abbaye royale de S. Ouen de Rouen... par un religieux bndictin de la congrgation de Saint Maur, 1662 - books.google.fr).

On sait que sous l'Ancien Rgime il tait en effet des plus honorifiques d'obtenir en vue d'une audience un billet de cabinet permettant d'approcher le roi l'heure o il usait de la chaise perce. Etant donn le degr de civilisation atteint par la cour de France l'poque o rgnaient ces murs et le raffinement de son tiquette, la chose considre sous son aspect purement matriel et grossier est parfaitement inexplicable. Mais tout reposant sur la faon dont on interprte les faits, on peut se mfier des chroniqueurs rpublicains qui ont colport ce point d'histoire. Si l'on rattache l'acte en question aux traditions que nous venons d'exposer, il semble beaucoup moins choquant. Il est d'ailleurs fort probable que la pause sur la chaise perce (figurant le rond dans le carr et donc la quadrature du cercle) tait purement symbolique et prdisposait le roi des paroles de clart. On peut bien sr s'tonner qu'un symbole aille se nicher l. Mais il est curieux de constater qu'en matire de chirurgie l'instrument dont on se sert pour vider la vessie porte lui aussi le nom de cathte comme le rayon vertical qui relie le rond au carr dans l'architecture de la cathdrale. [...]

Le chiffre 4, qui sous sa forme sotrique a constitu, en mme temps que l'querre symbolique, l'un des chrismes triomphants de la priode gothique du Moyen Age, et qui a survcu longtemps aprs celle-ci chez les Purs et les hrtiques, parce qu'il reprsentait mythiquement ce que nous appelons la quadrature du cercle, a fatalement reprsent aussi le logos. Soit le verbe crateur. Cela est si vrai que les Purs dont nous parlons, qui entendaient rester fidles la conception antique de la Gense du monde, firent de ce signe un attribut de saint Jean. Nombreux sont en effet, et comme nous l'avons dit, les ex-libris et marques d'imprimeurs des XVme et XVIme sicles reproduisant ce chrisme accompagn du chiffre de Jean (le Baptiste), lequel, pour eux, continuait Ion fils de Creuse (la pierre blanche en allemand se dit kreos) et s'assimilait l'agni hindou, pre de notre agneau mystique, l'agni n sous le souffle de l'esprit traduit dans la lgende sanscrite par un petit ventail en forme de drapeau qu'agite le vay sur l'enfant naissant. Aussi, ne faut-il pas s'y tromper. Si, dans l'imagerie chrtienne, on voit l'agneau de Saint Jean ceindre un oriflamme de sa patte, il s'agit l tout simplement du symbole de la lumire et du lieu gomtrique duquel partit la cration, qu'a figur l'r phnicien et que l'agneau incarne en lui-mme. Pur dans sa ligne au dpart, le signe s'est petit petit transform en un pavillon un petit pavillon quelconque. Mais nul doute que son sens rel ne soit celui que nous indiquons. Faut-il donc s'tonner que ce signe ait, ct du coq, couronn la flche des glises et servi jadis de girouette ? Faut-il galement s'tonner que Rouen qui fut une ville souveraine ait baptis sa premire grande glise du nom de Saint-Ouen, ou de Saint-Jean, qui fut le nom patronymique des Oenntes ? D'autre part, si Rouen porte cet agneau dans ses armoiries, qu'on n'aille pas s'imaginer que ce symbole vise essentiellement l'industrie de la laine et du drap qui enrichit cette cit au point qu' son apoge elle fut la plus peuple du territoire. Non, le symbole est ce que nous venons de dire. Il est de surcroit le point de dpart de l'oriflamme de l'Abbaye de Saint-Denis, conu aux temps mrovingiens. Cet oriflamme se compose d'un carr bord de quatre cnes, ou rayons ou cathtes. Celui dont nous avons gard le modle s'orne de six toiles, ou flammes , correspondant au chiffre de Louis VI le Gros qui s'appropria cette bannire pour en faire celle des rois de France. Le meilleur ami de saint Ouen, saint Eloi, fut la mme poque vque de Noyon, cit qui l'gal de Rouen, fut taxe par les Captiens de ville litigieuse et anti-royaliste et o les Goths ont bti l'une de leurs premires cathdrales (Laurence Talbot, L'histoire profane indite, Volume 2, 1968 - books.google.fr).

La coiffure piscopale est de nos jours communment dsigne par le mot mitre, mais ce mot avait pris au cours des ges des significations diffrentes. Dans l'antiquit grcoromaine il dsignait la bandelette que les femmes portaient sur la tte et, par extension, la coiffure des hommes effmins au temps de Cicron. A la fin de l'empire romain, milra est un couvre-chef uniquement fminin, lgant et pliss. C'est aussi C'est aussi la marque distinctive des femmes voues Dieu pour laquelle on emploie parfois le diminutif mitella. C'est encore le mot mitre qu'utilise saint Jrme (331-420) pour dsigner la coiffure du Grand Prtre juif. A l'poque mrovingienne mitra garde les deux sens de coiffure sacerdotale juive et de couvre-chef propre aux femmes consacres consacres Dieu ; il ne dsigne donc sans doute qu'une charpe drive la fois de l'anabole des chrtiennes de la primitive glise et du schimla du Grand Prtre juif. Il est en effet trs facile en nouant une charpe sur elle-mme d'obtenir un parfait bonnet ctel, pourvu que l'on prenne soin de faire disparatre les nuds l'intrieur de la coiffure. [...] Du VIIe au XIe sicle le mot mitre n'est plus qu'exceptionnellement utilis par des lettrs tels l'vque d'Orlans Thodulphe au dbut du rgne de Charlemagne ou Agius, qui, la fin du IXe sicle, l'emploie encore dans le sens de coiffure fminine lgante (Michle Beaulieu, Jeanne Bayl, La mitre piscopale en France, Bulletin archologique du Comit des travaux historiques et scientifiques: Antiquits nationales, Volumes 8 11, 1972 - books.google.fr).

Thodulfe d'Orlans, qui mourut vers l'an 821, fait mention expresse de cet ornement de tte des vques dans son livre V (chant ou pome III, vers 610), o il dit Une lame d'or ceignait le front du pontife, dont la double pointe proclame son titre de matre Aurea pontificis cingebat lamina frontem, / In qua binus apex nomen herile dedit. Et, plus bas : La mitre resplendissante couvrait donc sa tte. Illius ergo caput resplendens mitra tegebat (Bulletin du Comit de la langue, de l'histoire et des arts de la France, Volume 4, 1860 - books.google.fr).

L'arc en mitre, ou arc en fronton, ou arc angulaire est un arc compos de deux droites inclines formant un angle. L'arc angulaire a t utilis ds l'Antiquit. On en trouve des exemples dans l'architecture romaine. Dans l'architecture chrtienne, il apparat dans les architectures wisigothique, mrovingienne, carolingienne, ottonienne, saxonne, romane, gothique (o il connat une grande expansion avec l'architecture en briques de la rgion toulousaine) L'arc en mitre peut tre un des lments constitutifs du triplet qui est une arcature (aveugle ou non) constitue d'un arc en mitre encadr de deux arcs en plein cintre, symbolisant la Trinit chrtienne et que l'on retrouve dans l'architecture wisigothique, mrovingienne et romane.

Dans l'architecture carolingienne, en Allemagne, l'arc en mitre figure l'abbaye de Lorsch (VIIIe sicle), o la Torhalle ou porte triomphale est orne d'une range d'arcs en mitre supports par des pilastres cannels surmonts de chapiteaux ioniques.

Toulouse et dans sa rgion, o la pierre manque, l'architecture romane et l'architecture gothique utilisent intensivement la brique. L'arc en mitre caractrise donc par excellence le clocher toulousain en brique, qu'il soit octogonal ou qu'il s'agisse d'un clocher-mur. Ce modle du clocher toulousain s'est galement impos dans des rgions voisines o la construction en pierre prdomine pourtant : le Lauragais, l'Arige, le Couserans (fr.wikipedia.org - Arc en mitre).

Les plus anciens clochers du Lauragais, qui remontent au Xe et XIe, sont des clochers-murs pignon triangulaire de petite dimension, comportant gnralement 3 baies campanaires de style roman ; ces baies sont suffisamment hautes pour sonner les cloches la vole (vole tournante). Au XIIe sicle, les clochers prennent de la hauteur et apparaissent des clochers-peignes ou arcades ; sans pignon triangulaire, ils se terminent par une barre horizontale avec gnralement quatre baies campanaires de style roman permettant la vole tournante. Avec lapparition des bastides au XIIIe sicle, aprs la croisade contre les albigeois, les clochers-murs survivent ; sous la pulsion de lart gothique, ils troquent leurs arcs en plein cintre contre des arcs en mitre, gnralement encadrs par deux tourelles et donnent naissent au style gothique mridional ou toulousain (Lucien Aris, Clochers-murs et bastides en Lauragais - www.lecteurduval.org).

Alors que tous les chrtiens sont prtres, une spcialisation dans l'acte d'offrir les saints dons a fait attribuer ce titre ces ministres qui ont pris la direction de la clbration eucharistique. L'vque est devenu le garant de l'authenticit ecclsiale de tous les actes d'glise et de son unit (Ignace). Cela s'est traduit, chez Hippolyte, par le thme du pneuma hegmonikon comme grce du grand-prtre. Le pouvoir de remettre les pchs a trouv une forme assure quand il a t attribu un ministre dtermin, qualifi d'une faon spciale (Revue des Sciences Philosophiques et Thologiques, Volume 57, 1973 - books.google.fr).

La mitre de l'vque a donc une rsonnance gomtrique.

Les Aniort

LIXLIXL peut se lire 51 x 51 x 50 qui font 130050 soit 2 x 3 x 3 x 5 x 5 x 17 x 17 (on retrouve le fameux 17). C'est le carr de sqrt(2) x 255. Sur la carte du dpartement de l'Aude, LIXLIXL se trouve plac sur la commune de Valmigre dont l'glise est voue saint Louis, protagoniste de la croisade des Albigeois : Louis IX en abrg L IX. Est-ce une explication de LIXLIXL, deux IX (9) entre trois L (pour Louis) ?

LIXLIXL peut se lire aussi Hlix Hlix L. Hlix de Bruyre fut femme de Graud de Voisin, seigneur de Rennes le Chteau et de Valmigre au XVme sicle (Aubais, Pices typiques pour servir l'histoire de France, 1765 - books.google.fr).

La croix de la dalle verticale de Marie de Ngre se trouve place sur la commune de Laurac. La construction des carrs d'hypothnuse produit le centre du second carr de quadruple surface du premier situ Roquefeuil. Un des cts de ce grand carr se trouve sur le plateau de Beille (BEIL ?) et si l'on construit les carrs d'hypothnuse par rduction partir du triangle des N de la dalle verticale de Marie de Ngre un des sommets des angles se trouve prs d'Auriac, l'ancien prieur de Saint Jean de Ceilhes (CEIL ?), sur le mridien de Paris. Le milieu de l'hypotnuse du triangle des N de la dalle verticale de Marie de Ngre se trouve en, effet prs d'Auriac. Le milieu de l'hypotnuse du vrai triangle rectangle isocle se trouve Carsac (plaine de Mayrevieille) Carcassonne o se trouvait un oppidum. Le nom de Carsac a t rapproch de Carcas (Autour de Rennes le Chteau : CEIL BEIL MCCXCII de lAude lIrlande).

La ligne gnostique est quasi parallle, l'chelle de l'Aude - c'est moins vrai une plus grande -, la droite passant par La Cassaigne (Aude) et Rochemaure (Ardche). Aussi le ct du carr passant par la Roque Mude et Auriac, parallle au montant vertical de la Croix d'Huriel, est sur le trac du montant vertical de la Croix des Prophtes, reproduction de la Croix d'Huriel (La Croix des Prophtes Rennes le Chteau).

Raymond de Niort, fils de Guilhem, vicomte de Sault, et dEsclamonde de Montral-Laurac, Cathare, tait seigneur de Roquefeuil. Son frre an, Bernard-Athon de Niort, seigneur de Laurac, lui succde comme seigneur de Roquefeuil. Possesseurs du Chteau de Niort qui tait un des principaux repaires cathares, ils sont connus comme les frres maudits . En 1213, le comte Raymond VI de Toulouse remet entre les mains du roi le chteau de Laurac. De 1226 1238, Bernard-Othon est le dernier seigneur de Laurac, et seigneur de Montral. En 1233, il construit de nouveaux murs d'enceinte et agrandit les fortifications. Bernard-Othon est n vers 1201. l'ge de 5 ou 6 ans il est confi sa grand-mre Blanche de Laurac, qui tient une maison de parfaites cathares dans ses terres. Il est donc trs jeune partisan de la cause cathare, et frquente la haute socit mridionale de l'poque, et les grands noms de l'glise cathare (comme Guilhabert de Castres). Il pouse Nova de Cabaret (dont il a un fils, Bertrand) ; mais, las de sa femme, il essaye de la persuader au consolament cathare et tente de la rpudier plusieurs reprises. Il est condamn au bcher comme hrtique en 1236 dans les tours de Carcassonne, mais y chappe grce aux plaidoyers de ses voisins (de nombreux barons de la rgion persuadrent l'Inquisition de le condamner seulement la prison perptuelle afin d'viter un soulvement de la rgion).

Les armes de l'ancienne famille taient peut-tre de gueules la croix d'or, qu'on attribue Graud de Niort (avec de nombreuses variantes ou brisures, comme celles de Bernard-Othon de Niort, pun de Graud : dor la croix de gueules bord du mme).

Dpossds par Saint Louis de leurs biens et domaines la suite de l'pope cathare, les Niort sombrent dans l'oubli (fr.wikipedia.org - Famille de Niort (Aniort), fr.wikipedia.org - Roquefeuil (Aude), fr.wikipedia.org - Bernard-Othon de Niort).