Partie IX - Synthèse   Chapitre LVIII - Autour de Rennes   Sion, Soleil et Blaise   
SCEAU SIGNATURE GRAND PARCHEMIN SCHLEIERMACHER HESSE DARMSTADT SIANNO SION BLAISE SOLEIL APOLLON

Le sceau-signature du grand parchemin prsente un plan centr autour d'une sorte de P manuscrit avec au quatre coins des lettres de l'alphabet latin : NO, N, IS et A, qui semblent tre prsentes l'envers. On aurait alors les mme lettres crites SI, A, ON et N.

SIANNO

Mais on peut considrer NO, IS, A et N comme formant le mot SIANNO. En effet on a retrouv un inscription mutile : APOLLINI ... SIANNO ANNVA STIPE, (collecte annuelle) grave sur une pierre conserve l'glise Saint-Pierre-des-Terreaux Lyon, perdue aujourd'hui, et vraisemblablement trouve dans cette ville ou dans son voisinage. L'inscription est mentionne dans la compilation de Gruter, qui l'associe la ville de Sienne (Janus Gruter, Graevius, Inscriptiones antiquae totius orbis romani in absolutissimum corpus redactae olim, exc. F. Halma, 1707 - books.google.fr).

M. Clerc cherche l'origine de Siannus dans le mot allemand sonne, soleil. L'Appollo Siannus est l'Appollon soleil. Effectivement, un bronze, trouv au Champ-Noir, prs de Besanon, prsente ce Dieu avec des rayons autour de la tte (Xavier Boyer, Histoire d'Alsace depuis les temps les plus recules jusqu'a nos jours, 1862 - books.google.fr).

Septumanus, homme puissant venant probablement de Septimanie, dans une inscription d'hospitalit qui se trouvait dans la cour de la premire maison au coin de la place Louis le Grand (Bellecour), prs du pont de bois, nous rappelle le got que nos anciens Lyonnois avoient pour Apollon : MERCVRIVS HIC LVCRVM / PROMITTIT APOLLO SALVTEM / SEPTVMANVS. HOSPITIVM / CVM PRANDIO QVI VENERIT / MELIVS VTETVR. POST / HOSPES VBI MANEAS PROSPICE. (Dominique de Colonia, Histoire littraire de la ville de Lyon, Fr. Rigollet, 1728 - books.google.fr).

SIANNUS a t trouv aussi au Mont-Dore (Les Bains-du-Mont-Dore, Puy-de-Dme) (Andr Pelletier, La Mdecine en Gaule: villes d'eaux, sanctuaires des eaux, 1985 - books.google.fr).

Stannus ou Siannus est attest par CIL XIII 1669 Lyon o la ddicace est expresse Apollino Sianno alors que CIL XIII 1536 au Mont-Dore ne connat que le cognomen, comparer directement au thonyme fminin Stanna dans des inscriptions de Prigueux (Ogam, Amis de la Tradition Celtique, 1959 - books.google.fr).

Et mieux le galique sion, ciel ou clart diurne, en sanscrit syna, soleil ; ce qui ferait renonter jusqu'aux Gals, prdcesseurs des Cymres, l'adoration du dieu Siannus (Revue du Lyonnais, L. Boitel, 1862 - books.google.fr).

Ainsi l'esprit des eaux du Mont-Dore dans le Puy-de-Dme tait ador dans les premiers sicles de notre re sous le nom d'Apollo Siannus. Les eaux minrales ou thermales taient naturellement l'objet d'un culte plus fervent encore que les autres, puisque des vertus relles s'ajoutaient aux vertus magiques que leur attribuait l'imagination des croyants (Charles Renel, Les religions de la Gaule avant le christianisme, 1906 - books.google.fr).

NO ou le soleil

Or le NO du sceau-signature a une graphie particulire : le N est point en dessous et le O l'est en son centre.

Andreas August Ernst Schleiermacher (Darmstadt, 1787 - Auerbach, 1858), orientaliste hessois, a, dans ces recherches, propos des notations d'une grammaire idographique dans un mmoire qui, en 1828, a partag le prix fond par M. le comte de Volney (Andreas August Ernst Schleiermacher, De l'influence de l'criture sur le langue, 1835 - books.google.fr).

On aurait pour NO du sceau-signature : "Le soleil" comme indiqu par le nominatif, mme si dans le grand parchemin le N est majuscule :

Le convent des Gaules, tenu en novembre et dcembre 1778, que fut dcide la cration de la classe des Grands Profs et que Willermoz fut nomm chef suprme des provinces restaures d'Auvergne (Lyon) et d'Occitame (Bordeaux) (Joseph de Maistre, La Franc-maonnerie: mmoire indit au Duc de Brunswick, 1782, 1925 - books.google.fr).

En plus de ses grades symboliques (trois bleus et un vert), de son Ordre intrieur (cuyers novices et C.B.C.S.), le Rgime cossais Rectifi avait la classe secrte des Grands Profs. Or, en 1810, il y avait un Collge de Grands Profs Paris, autour du Frre Couchaud, mais dont on perd ensuite la trace. En 1817, il y a encore huit Profs, dont six Strasbourg. Et l'on sait que le Collge de Strasbourg est encore actif en 1823 puisqu'il reoit un nomm Witgenstein. En 1821, les trois Profs de Strasbourg, avec Jean de Turckheim, restent en relation avec les Collges allemands de Francfort et de Darmstadt (Daniel Ligou, Histoire des francs-maons en France, 1981 - books.google.fr).

Les Grands Profs strasbourgeois taient en relations avec deux autres Collges d'outre-Rhin. Le major de Meyer, tant venu habiter Francfort-sur-Mein, y avait initi la Profession son neveu le snateur F. de Meyer, thologien et gyptologue, Eq. a Cruce; l'chevin von Metzler, Eq. ad Rosa Rubra; l'avocat M. Kloss; J. P. Leonardi, Eq. a Pyramide; le mdecin George Kloss, Eq. a Jordano; enfin le professeur Molitor, Eq. a Lingua Sacra.

Un second Collge allemand fut fond Darmstadt sous la prsidence du prince Christian de Hesse-Darmstadt qui reut les documents ncessaires soit du major de Meyer, soit de Jean de Turkheim. Le groupement comprenait, outre le prince Christian, Eq. a Cedro Libani, le prince hritier futur grand duc Louis II de Hesse-Darmstadt, Eq. a Leone Armato; Andr Schleiermacher, secrtaire du prince Louis, Eq. a Stella Magorum; le colonel Schuler, Eq. a Schola Salutis; Jules Siegfrieden, , Eq. a Schola Salutis; Jules Siegfrieden, Eq. a Pace; le Dr Karl Kayser, Eq. a Nunciatore; C.V. Isenburg, Eq. a Porta Hierosolyma; August von Riedt; Staerck, Eq. a Turri Forti.

Les rincarnations successives taient d'ailleurs une des doctrines favorites de l'Ecole du Nord. Lavater apprit Copenhague qu'il avait t le roi Josias de l'Ancien Testament, Joseph d'Arimathie du Nouveau et en dernier lieu Zwingli. [...] Quant Charles de Hesse, il n'avait t rien moins que Jules Csar, et saint Pierre. Ce glorieux pass valait au landgrave une faveur spciale qu'il ne rvla Lavater qu'aprs beaucoup de rticences et sur les instances ritres du pasteur: il tait en correspondance secrte avec saint Jean l'Evangliste qui devait rester inconnu et il en avait mme reu de frquentes visites. Dans les lettres que le landgrave crivit par la suite Lavater il ne manquait jamais de lui transmettre les salutations de l'aptre. Il ne semble pas que Charles de Hesse ait mis beaucoup d'empressement reprendre la correspondance avec Lyon; l'automne de 1813 Willermoz exprimait Salzmann le dsir d'avoir des nouvelles du prince Charles de Hesse, beau-frre, ce qu'il supposait, du roi de Danemark et qui fut au congrs de Wilhelmsbad. Peut-tre le landgrave tait-il alors trop occup par la dcouverte et la mise en uvre dans ses cahiers de grades d'un nouveau thme mystique dont il entretint Willermoz lorsqu'il lui crivit en 1818. Il s'agissait de la qute du Graal, le vase dans lequel avait t recueilli le sang du Christ crucifi et qui, de ce contact, avait conserv une vertu surnaturelle. Dans un billet spar que Willermoz ne devait montrer me qui vive le landgrave parlait d'une sainte coupe, qui tait le pivot, le principal fondement de l'Ordre, autour duquel se ralliaient toutes les vraies connaissances et leurs adhrents. L'existence de cette coupe tait un fait historique longtemps ignor de la multitude, mais ensuite secrtement transmis par d'anciennes traditions (Ren Le Forestier, Franc-maonnerie templire et occultiste, 1970 - books.google.fr).

Andreas Schleiermacher, secrtaire de Louis II de Hesse-Darmstadt, n le 26 dcembre 1777 Darmstadt, et mort le 16 juin 1848 Darmstadt, Grand-duc de Hesse de 1830 1848, avait le titre de Eques a Stella Magorum : chevalier de l'toile des Mages. L'toile des Mages est l'toile de Bethlem, en rapport avec la Stella luti alchimique. L'interprtation nonagonale du Sceau de Palaja et de la pierre de Coume sourde prend de plus en plus de consistance. Le "MESSIAS" cossais de Martins de Pasqually recontre bien le M, SAE et SIS de la pierre de Coume sourde (Autour de Rennes le Chteau : PSPRAECUM ou PS PRAECUM : le petit frre des pieuvres - books.google.fr, Autour de Rennes le Chteau : Messie, Messias).

La vie profane de Martins - la graphie exacte de son nom aussi, tout comme la ralit de son appartenance maonnique - reste obscure. Il semble tre n Grenoble en 1727 ; nous sommes mal informs sur ce que fut son existence jusqu'aux annes 1758, date laquelle il organise sa propagande ; cette absence documentaire a permis les pires hypothses : on en a fait un Juif (impossible), un marrane (non dmontr), un Italien, un Espagnol, un barbaresque , que sais-je encore ? Aprs 1758, sa vie est assez bien connue : jusqu'en 1762, il circule ; de 1762 1766, il rside Bordeaux, prendant l'hiver 1766-1767, il est Paris o il ngocie vainement un accord avec ce qui restait de la Grande Loge, il installe un Tribunal souverain , publie les statuts de l'Ordre et rencontre Claude de Saint-Martin. De 1769 1772, Martins aid de ses deux secrtaires successifs, Pierre Fourni, clerc tonsure (on dit l'abb Fourni ) et Claude de Saint-Martin, travaille au Trait de la Rintgration qui demeurera manuscrit jusqu' la fin du XIXe sicle. En 1772, il part pour Saint-Domingue, o il doit recevoir un hritage, et y meurt en 1774. Martins a beaucoup crit ; sa correspondance est importante, mais quelque peu disperse. Il y a beaucoup tirer du Trait, mais aussi des documents d'Ordre des Elus Cohens et particulirement des Statuts (1767), et subsidiairement des Catchismes, La thse essentielle est celle de la Rintgration , qui prend aisment place dans le courant sotrique judo-chrtien, avec, pense R. Amadou, une orientation provenale et espagnole - ce qui continedrait une influence islamique "de seconde main". Il s'agit d'une rintgration des tres par un savoir opratoire. Cette rintgration doit tre universelle, mais elle est uvre humaine, thorie des moyens, des intermdiaires, des techniques. Donc, une thurgie particulire, spcifique. Une gnose, mais une gnose particularise (Amadou). Dieu est un, mais ses puissances sont trines et son essence quatriple . Au commencement, il mane des tres spirituels dont certains ont chut, et ont t, titre de sanction, emprisonns dans le monde matriel qui lui, est cr et non man. L'homme est alors man son tour, et charg la fois de la garde et de la rhabilitation. Mais il tombe lui aussi. Il perd son caractre cleste et toute communication directe avec Dieu. Cette communication ne pourra dsormais s'effectuer que par l'intermdiaire du monde des esprits. Pour entrer en rapports avec eux, l'homme devra user de moyens partiellement matriels. La mystique devient thurgie. Le thurge prie pour demander Dieu de lui rendre son pouvoir sur les esprits et commande ceux-ci. Des signes, gnralement lumineux, matrialisent la russite de la dmarche. Le thurge Cohen vient s'insrer dans une conomie vtro-testamentaire qui commence Seth, se poursuit par No, limine Can et Cham, intgre lus et prophtes et, par agrgation, les disciples de Martins. Mais cette rintgration a un caractre cosmique ; l' lu s'approprie et discerne la figure universelle o toute la nature, les immensits clestes et temporelles communiquent avec Dieu. Il doit aider la rintgration de tous les tres (la rintgration universelle ) par des mditations (dont une mditation numrologique partir des doigts de pied), une ascse, des rgles alimentaires, une morale, une thurgie crmonielle. De 1754 (environ) sa mort, Martins va rver la construction de son Temple Cohen , rserv une lite portant le titre d' lus Cohens , c'est--dire possdant la fois un titre sacerdotal (Cohen veut dire prtre en hbreu) et un titre maonnique ( lu devant tre pris dans le sens de choisi et non de vengeur d'Hiram). Le systme est souch sur la Maonnerie bleue , mais, en fait, reste l'cart de la vie gnrale des loges. Il est au point dans les annes 1766-1767. Au-dessus des trois grades symboliques vient celui de Matre parfait lu , puis les six grades Cohens proprement dits : Apprenti cohen , Compagnon cohen , Matre cohen , Grand Architecte , Compagnon Chevalier d'Orient , Commandeur d'Orient , enfin le grade suprme Rau-Croix , Martins ayant, quant lui, le titre de Grand Souverain . Il y eut, dans les annes 1769-1770, un certain engouement pour le nouveau rite, et on compte quelque vingt-cinq temples lus Cohens en France, dont Paris, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Versailles, Avignon ; mais l'organisation n'a jamais t le fort ni de Martins ni de ses secrtaires successifs, Fourni et Saint-Martin. D'autre part, il n'avait jamais t capable de mettre sur pied un vritable systme maonnique solidement construit. En tant qu'Ordre maonnique, les lus Cohens n'ont donc pas une grande importance, mais leur rle est capital en ce sens que nous trouvons les traces de Martins et de ses mules dans le mouvement maonnique jusqu'au-del de la Rvolution. Le Grand Souverain a fortement influenc Claude de Saint Martin qui, en 1771, abandonna la carrire militaire pour devenir secrtaire du Matre. Il a fortement marqu Bacon de la Chevalerie et l'abb Fourni, ce dernier tant exceptionnellement favoris en matire de manifestations surnaturelles, enfin et surtout J.B. Willermoz. Tout le mouvement thosophique et thurgique franais de la fin du XVIIIe sicle - et depuis - est martinsiste , au moins par les techniques , telles la passe , la chose (puissance surnaturelle qui se manifeste), la Chambre d'oprations , ou par l'aspiration envers un sacerdoce d'une glise intrieure que les Cohens semblaient se rserver, ou encore par la quasi-divinisation de l'homme rintgr , le trs puissant Matre . Le moins que l'on puisse dire, c'est que nos mystiques n'avaient pas un sens aigu du pch ! Les deux disciples seront Claude de Saint-Martin et Jean-Baptiste Willermoz. Rien, en apparence, ne pouvait unir ces deux hommes, l'officier mystique, excellent crivain, bien reu dans le monde des salons, et le selfmade man, d'abord apprenti mercier, puis facteur , enfin fabricant et commissionnaire en soierie , un mtier qui, dans la ville du prsident Herriot, a toujours largement nourri son homme. On peut dire, trs grossirement, que le premier fut le thoricien et que le second fut le ralisateur, ralisateur tellement actif - efficace a un tout autre sens - qu'on put se demander, aprs Wilhelmsbad, s'il n'tait pas devenu le Maon le plus puissant du monde (Daniel Ligou, Histoire des francs-maons en France, 1981 - books.google.fr).

Le Convent de Wilhelmsbad eut l'immense mrite de confirmer l'autorit de Jean-Baptiste Willermoz, et de fixer dfinitivement les principes de la Rectification . Bien sr le n'pousa pas toutes les thses que Joseph de Maistre avait exposes avec une force de conviction manifeste dans son Mmoire; il est tout de mme frappant de constater combien ce Rgime Rectifi est imprgn de l'esprit maistrien sous de nombreux aspects, ou, devrions-nous dire et c'est peut-tre normal, combien Maistre lui-mme fut singulirement impressionn par les thses qui, sous la bnfique et bienheureuse influence de Willermoz, triomphrent en 1782 Wilhelmsbad, puisque, ayant t leur cole pendant plusieurs annes, et tout particulirement dans cette priode de jeunesse o l'esprit se forge au contact des influences extrieures qu'il peut recevoir la faveur des rencontres que lui dispense la divine Providence. La pense du comte savoyard est ce titre, sa base initiale, lie de manire indissociable aux doctrines qui se rencontraient dans ce courant, certes composite, mais singulirement riche d'une longue tradition, reprsent au XVIIIe sicle par l'illuminisme maonnique. C'est pourquoi on ne peut pas faire l'conomie d'un examen attentif des thories qui apparurent au sein de ce mouvement spirituel, sous peine de ne pas percevoir ce qui unit troitement et intimement la pense du comte de Maistre sa source premire, source qui est galement et incontestablement une authentique origine. [...] La pense maistrienne telle qu'exprime dans les principaux textes du comte savoyard correspond aux bases doctrinales du Rgime cossais. Toutes les conceptions de Maistre portant sur les desseins de la divine Providence au cur de l'histoire, la condition de l'homme, sa chute et sa possible rconciliation avec Dieu, sa vigilante attention applique aux lois de l'analogie mettant en lumire la correspondance entre ce qui est en haut et ce qui est en bas, le monde regard comme l'expression, selon la phrase de saint Paul, reprise par Maistre dans le dixime entretien des Soires de Saint-Ptersbourg, d'un ensemble de choses invisibles manifestes visiblement , sans compter, ce qui est peut-tre l'essentiel, une interprtation allgorique des Ecritures, dans le sillage de Martines de Pasqually, si nglige de son temps par l'glise; son intrt pour la mtaphysique des nombres par lesquels l'intelligence suprme se prouve la ntre; son apologie de l'intuition divinatrice, participation immdiate la pense de Dieu en qui repose la vrit; son exaltation de la prophtie toujours prsente parmi les hommes et qui lui laisse pressentir un prochain et splendide panouissement du christianisme... , ce faisceau d'lments confirme incontestablement la profonde influence des thses maonniques de la Rectifiction cossaise (Philippe Barthelet, Joseph de Maistre, 2005 - books.google.fr).

Joseph de Maistre est cit par l'abb Henri Boudet dans La Vraie Langue Celtique, pages II et 253, cette dernire, apparie la 98, correspondant au psaume 98 (253-155) o sont mentionns Mose et Aaron comme sacrificateurs, alors q'un extrait d'Eclaircissements sur les sacrifices, de Joseph de Maistre est donn page 253 (La Vraie Langue Celtique de labb Henri Boudet : Livre IV - Ps. 98).

Psaume 98 : Exhortation prier Dieu sur le mont Sion. Sans titre en hbreu. Vulgate : Psaume de David. Compos probablement pour la crmonie de la translation de l'arche Jrusalem. C'est le 3me des Ps. qui commencent par Dominus regnavit. Le 1er XCII, chante la gloire de Dieu ; le 2me XCVI, les bndictions qu'il rpand sur la terre, et le 3me XCVIII, les faveurs qu'il accorde ceux qui le prient. 4 str. de 6 vers, la 1 et la 2 termines par sanctum est ; la 4 par sanctus Dominus Deus noster, de sorte que nous avons en quelque sorte ici le trois fois saint d'Isae; de plus, la 2 et la 4 ont un mme refrain, 5 et 9, avec quelques lgres modifications de mots; 1-3; 4-5; 6-7; 8-9. ler str., 1-3 : La royaut de Dieu fait trembler les Gentils et la terre elle-mme; il faut le louer, parce qu'il est grand et saint; 2 str., 4-5 : parce qu'il gouverne Isral avec quit. 3 str., 6-7 : Il a exauc les saints des premiers temps. 4 str., 8-9 : Il faut l'adorer leur exemple, sur Sion, la montagne sainte (Fulcran Vigouroux, Louis Bacuez, Manuel biblique: ou, Cours d'criture sainte l'usage des sminaires, Volume 2, 1894 - books.google.fr).

A la page 98 de la VLC : "saint Augustin mritait certainement le nom d'Aigle des assembles, qu'on lui a donn avec justice et bonheur". On retrouve en effet la justice que Dieu exerce en Jacob, Ps. 98,4, et le bonheur fait aux perscuteurs par leur destruction accomplie dans leur conversion, chez Augustin (Augustin, Discours sur le Psaume XCVIII, Oeuvres compltes, L. Vivs, 1872 - books.google.fr).

Il a t dj remarqu qu' Darmsdat, capitale des Hesse-Darmastadt, a t construite, en 1899, l'glise Marie-Madeleine.

L'glise orthodoxe Sainte-Marie-Madeleine, construite par le clbre architecte russe Lon Benois sur la Mathildenhhe qui domine Darmstadt et consacre le 8 octobre 1899 en prsence du couple imprial de Russie (photographie in Reinhard Thle, Orthodoxe Kichen in Deutschland, Vandenhoeck & Ruprecht, Gottingue 1997, p.27), prsente en ce qui concerne son porche une certaine similitude avec Rennes-le-Chteau. Deux des filles du grand-duc Louis IV de Hesse, Elisabeth (1864-1918) et Alix - devenue Alexandra aprs sa conversion l'Orthodoxie - (1872-1918) avaient pous le grand-duc Serge Alexandrovitch Romanov (1857-1905), fils d'Alexandre II, et le tsarvitch Nicolas Alexandrovitch Romanov (1868-1918), fils d'Alexandre III, devenu tsar en 1894. Les deux couples connurent un destin tragique: le grand-duc Serge fut assassin par des terroristes en 1905, l'empereur Nicolas et l'impratrice Alexandra furent massacrs par les communistes dans la maison Ipatiev Catherinebourg le 17 juillet 1918 et la grande-duchesse Elisabeth, qui avait pris l'habit monastique dans son veuvage, fut prcipite par les communistes dans un puits de mine Alapaev dans l'Oural le 18 juillet 1918 (Autour de Rennes le Chteau : Eglise Marie-Madeleine et calendrier kabbalistique).

Eglises Sainte Marie Madeleine, gauche Darmstadt, droite Rennes le Chteau - www.bibleetnombres.online.fr

Topographia Hassiae von Matthus Merian 1655

Les relations entre Rennes-le-Chteau et la Hesse-Darmstatd semblent se confirmer, mme si ce ne sont que des points de dtail.

Si on se pose des question concernant Jean Orth, le Habsbourg Jean Salvator, on peut entrevoir un rapprochement entre le milieu audois et les cours de la Hesse et de la Russie, peut-tre dans un projet d'union des Eglises (cf. Huriel et l'ange orthodoxe Uriel) (www.octonovo.org).

La manifestation publique du rosicrucianisme eut lieu entre 1614 et 1615, par la publication de trois clbres dclarations de la Fraternit : 1 L'Allgemeine und General Reformation ; 2 La Fama fraternitatis Ros-Crucis (dans laquelle tait relate la lgende de Christian Rosenkreuz) ; 3 La confessio fratrum roscrucis... suivie en 1616 de la parution de l'trange roman alchimique intitul : Les noces chymiques de Christian Rosenkreutz . (Serge Hutin, ouv. cit., p. 34) Partout o ils se trouvaient, les Rose-Croix se signalaient par leur dvotion au christianisme, mais, toutefois, interprt librement, de manire personnelle. (Ubaldo Triaca : Le livre de Rose-Croix, 1950, p. 26.) [...]

Wolfgangus Ratichius (1571-1635), luthrien trs strict, n'acceptait pas les liberts qui s'taient introduites dans le mouvement de la Rforme depuis la disparition de Luther. Son orthodoxie intransigeante pouvait donc passer pour suspecte. Les Rose-Croix, dont la plupart taient protestants et considrs comme fidles leur religion, furent considrs par les thologiens catholiques du XVIIme sicle, soit comme des Libertins (c'est--dire des libres penseurs ), soit comme fanatiques ; les autorits luthriennes d'Allemagne, au contraire, y voyaient un retour dguis au catholicisme. (Serge Hutin, Histoire des Roses-Croix, 1955, p. 42) [...]

Ratichius travaillait sans relche comme les adeptes du mouvement thosophico-alchimique, une encyclopdie du savoir dsigne sous le nom de Pansophie. (S. Hutin, ouv. cit., p. 27.) Ses frquents dplacements, le faisaient souponner d'assister aux runions clandestines des Rosicruciens ; son caractre secret, son clibat, renforaient ce jugement. A Ulm, de fin juin 1615 au 17 juillet, Ratichius avait rencontr de bons amis , dont le mathmaticien Johann Faulhaber, passionn de Kabale et de mystique des nombres, comme le prouve son ouvrage Mysterium arithmeticum sive cabalistica et philosophica inventio (1615) (S. Hutin, ouv. cit., p. 40) [...]

Ratichius avait t appel aussi en avril 1616 par le comte Maurice de Hesse-Cassel (1592-1627). fils de Guillaume IV de Hesse-Cassel 0567-1592) et petit-fils de Philippe de Hesse (1509-1567), dont l'autre fils, Georges Ier (1567-1596), hrita de la principaut de Darmstadt. Or, le comte Maurice de Hesse-Cassel est signal par Robert Ambelain (in Templiers et Rose-Croix, Edit. Adyar, Paris, 1955) et par Serge Hutin (ouv. cit., p. 34), comme le fondateur du chapitre rosicrucien de Cassel (en 1609). De plus, son pre Guillaume IV le Sage , avait t protecteur de Tycho de Brah et l'ami de Jacques VI d'Ecosse, instigateur du mouvement rosicrucien anglais. Jacques VI d'Ecosse, tait mme venu rendre vrsite Guillaume IV en 1590 (Georges Rioux, L'oeuvre pdagogique de Wolfgangus Ratichius, 1571-1635, 1963 - books.google.fr).

Le Holsteinois Wolfgang Radtke, plus connu sous son nom latinis de Ratichius, n Wilster, prs de Glckstadt, est le premier en date des novateurs qui ont essay en Allemagne de rformer la pdagogie traditionnelle. Il tudia la thologie, mais un dfaut de prononciation l'loignant de la chaire, il se voua plus spcialement l'tude des langues, apprit fond l'hbreu, l'arabe et les mathmatiques. Il mourut Erfurt l'ge de soixante-quatre ans, aprs avoir t atteint d'une attaque d'apoplexie en 1633 (James Guillaume, Ratichius (Radtke) - www.inrp.fr).

Gaspard Lavater en 1768, le duc Louis de Hesse-Darmstadt en 1771 voulaient apprendre de Swedenborg le moyen de s'entretenir avec les anges et les morts (Jean Pierre Bayard, La symbolique de la Rose-Croix, 1975 - books.google.fr).

Paul Chacornac pense que le Comte de Saint-Germain est le fils btard de la Reine d'Espagne, Marie-Anne de Neubourg, et de l'Amirante de Castille ; notre personnage peut rellement se dire prince d'Espagne . Il aurait t ainsi mourir chez l'un des parents de sa prsume mre, le landgrave de Hesse, puisque Marie-Anne de Neubourg est de Hesse-Darmstadt. Le Comte de Saint-Germain figure dans la galerie des tres immortels. Aprs Henoch, Melchissdec, Elie, saint Jean l'vangliste, les traditions orientales parlent des Immortels du Taosme, des Yogis, des Suprieurs Inconnus de l'Himalaya ; chez les Shiites, El-Khidr, qui renouvelle sa jeunesse tous les 120 ans, pratique aussi l'alchimie. On pourrait multiplier ces exemples en les prenant tant dans les livres sacrs que dans les grandes lgendes. On peut se demander si le comte de Saint-Germain n'a pas t Rose-Croix, tant son tat spirituel parat lev. Son don des langues, ses connaissances initiatiques certaines, son lixir (Jean Pierre Bayard, La symbolique de la Rose-Croix, 1975 - books.google.fr).

A la fin de sa vie, le prince Charles de Hesse lui offrit lhospitalit et se proclama disciple du comte. Il crit dans ses Mmoires que Saint-Germain se disait fils du prince Franois II Rakoczi et de Charlotte Amlie de Hesse Rhein Felds (Voyage dans le temps : Saint-Germain).

La Maison de Hesse est issue de celle de Brabant (comtes de Meuse, Maasgau). Henri II de Brabant (1207-1248), veuf de Marie de Hohenstauffen, se remaria vers 1240 Sophie de Thuringe, fille de Louis IV, landgrave de Thuringe, et d'lisabeth de Hongrie (canonise en 1235, sainte au miracle des roses comme Germaine de Pibrac). Ils eurent Henri Ier (n en 1244, mort en 1308), landgrave de Hesse, tige de la maison de Hesse (fr.wikipedia.org - Famille des Rgnier).

On dit qu'Elisabeth de Hongrie portait secrtement du pain aux pauvres d'Eisenach, pied et seule, ce que rprouvait son mari. Un jour qu'il la rencontra sur son chemin, celui-ci, contrari, lui demanda ce qu'elle cachait ainsi sous son manteau. Elle lui rpondit d'abord que c'taient des roses, puis, se rtractant, elle lui avoua, pour finir, que c'tait du pain, et lorsque son mari lui ordonna alors d'ouvrir son manteau, il n'y trouva que des roses : c'est le miracle de sainte lisabeth de Hongrie. On trouve un rcit similaire dans la vie de la petie-nice de la landgravine, Elisabeth de Portugal (fr.wikipedia.org - Elisabeth de Hongrie).

Elle est morte un 17 novembre, 1231, date kabbalistico-tarotique (Kabbalisation du Tarot : Calendrier kabbalistique Rennes-le-Chteau).

Quand Louis X, landgrave de Hesse-Darmstadt entra dans la Confdration du Rhin en 1806, il changea son titre de landgrave en celui de grand-duc. Il prit alors le nom de Louis Ier. Le landgraviat de Hesse-Darmstadt devint alors le grand-duch de Hesse. Schleiermacher fut nomm directeur du Hofmuseum sous Louis II en 1844, charge qu'il conserva jusqu'en 1854, sous Louis III, date de sa retraite (de.wikipedia.org - Andreas Schleiermacher).

Joseph Hartmann (1812-1885), Andreas Schleiermacher (1787-1858) Museumsdirektor, Portrt, stehende, linksvorblickende Halbfigur mit verschrnkten Armen (1840) - www.lagis-hessen.de

Le Hessisches Landesmuseum de Darmstadt abrite un remarquable fonds de dessins anciens, dont une importante srie de la main d'artistes franais des XVIe, XVIIe et XVIIIe sicles constitue partir des prestigieuses collections du duc de Dalberg, du marquis de Lagoy et du grand-duc de Hesse.

Wilhelmine de Bade, ne le 10 septembre 1788 Karlsruhe et morte Offenbach am Main le 27 janvier 1836, tait la fille du prince hrditaire Charles Louis de Bade et d'Amlie de Hesse-Darmstadt, elle pousa en 1804 son cousin, le grand-duc hrditaire Louis II de Hesse. Amlie est la fille du landgrave Louis IX de Hesse-Darmstadt et soeur de Louis X qui devient le grand-duc Louis Ier de Hesse, qui pousa sa cousine germaine Louis-Henriette-Caroline de Hesse. Le prince hrditaire Charles Louis de Bade est le fils du grand-duc Charles Ier de Bade et de Caroline-Louise de Hesse-Darmstadt.

En 1828 apparut en Bavire Kaspar Hauser, un jeune homme inconnu et limit mentalement qu'on suspecta bientt d'tre le fis an subitement dcd en 1812 du grand-duc Charles II (1786 - 1818) et de la grande-duchesse Stphanie de Beauharnais et de ce fait le lgitime hritier de la couronne grand-ducale de Bade. Charles II est le fils du prince hrditaire Charles Louis de Bade (1755 - 1801) et frre de Wilhelmine de Bade.

Il est donc probable que l'abb Henri Boudet y fasse allusion (Le Calendrier de La Vraie Langue Celtique : 25 octobre - Crpin - Chalon).

Le 1er juillet 1862, le grand-duc Louis IV pousa la princesse Alice, (1843-1878), fille cadette de la reine Victoria du Royaume-Uni et du dfunt prince-consort Albert. Leur fille Alix, devenue Alexandra Feodorovna, donna naissance, avec le tsar Nicolas II, au tsarvitch Alexis Nikolaevitch, malade de l'hmophilie. Cette maladie gntique incurable, transmissible uniquement par les femmes, et qui n'atteint que les hommes, lui avait t transmise par son arrire-grand-mre, la reine Victoria du Royaume-Uni (fr.wikipedia.org - Alexis Nikolaievitch de Russie).

Alexis Nikolaievitch de Russie

Lors de la premire guerre mondiale, la famille de Hesse-Darmstadt tait allie matrimonialement aux souverains russes et anglais, dans le camp oppos celui de l'allliance austro-allemande. Cette suppose alliance rendrait plus crdible la prsence de la pierre de Scone, sige des couronnements des souverains de Grande Bretagne jusqu' 1996, dans le "dispositif" des curs de Rennes le Chteau.

A ct de Darmstadt : le roman noir de Rennes-le-Chteau

On retrouve des ingrdients du roman noir, voire du grand guignol, dans l'histoire de Rennes-le-Chteau : parchemins crypts, cimetire, tombes retournes, passages secrets, crypte, abbayes dans les environs, chteaux cathares, assassinat (de l'abb Glis), tortures (du mme, la scie), il manque des spectres comme celui de Marie de Ngre qui aurait pu indiquer sa fantmatique dalle horizontale, ou de l'abb Bigou, conduisant au(x) trsor(s).

Le chteau de Frankenstein, Mhltal, doit sa clbrit au livre Frankenstein ou le Promthe moderne de Mary Shelley. En effet, Mary Shelley aurait visit le chteau en 1816 et pris connaissance de l'alchimiste Johann Conrad Dippel qui, au XVIIe sicle, aurait essay de crer un tre artificiellement. Dippel est n au chteuau de Frankenstein en 1673 et mort dans celui de Wittgenstein en 1734, un 25 avril, date du Sceau de Palaja.

Dgot de la thologie qui lui valut un emprisonnement pour un trait pitiste dirig contre ses coreligionnaires, il s'occupa de mdecine et d'alchimie, et mena une vie errante et perscute, rsidant tantt en Allemagne, tantt en Hollande ou en Sude. Au milieu de ses extravagances, il fit quelques dcouvertes utiles, entre autres celle du bleu de Prusse et de l'huile animale qui porte son nom, qu'on employa longtemps contre l'pilepsie et le ver solitaire.

Du fait de longues disputes territoriales et religieuses entre les Frankenstein catholiques et les princes de Hesse-Darmstadt, luthriens, la famille vendit ses domaines autour du chteau fort aux landgraves de Hesse en 1662 pour une somme de 109 000 florins et se retira sur ses possessions en Veteravie et en Franconie (fr.wikipedia.org - Chteau Frankenstein, fr.wikipedia.org - Johann Conrad Dippel).

Aprs le Golem, Kaspar Hauser, maintenant Frankenstein, tout va y passer.

Lorsqu'on fait la liste des ouvrages canoniques reprsentant le genre gothique, on inclura ncessairement Frankenstein. La liste est bien connue : le Chteau d'Otrante de Walpole, un ou deux romans d'Ann Radcliffe, Le Moine de Lewis, Melmoth de Maturin, et Frankenstein. (Jean-Jacques Lecercle, Frankenstein roman du paradoxe, 1997, p. 54). L'adjectif gothique veille des sonorits trs diverses selon que c'est l'un ou l'autre de ces auteurs qui l'utilise. Cependant, il recouvre dans tous les cas le recours une architecture mdivale, la prsence de l'Au-del et une atmosphre d'angoisse et de mystre. Dans les romans de Lewis, de Mary Shelley et de Maturin, c'est moins le dcor gothique qui importe. Sauf si l'on entend ici le terme gothique, non pas dans le sens habituel mais abusif donn l'architecture mdivale, mais au sens de gothicit, de sombre, de dvastateur, de barbare : en effet, les thmes de la peur, de l'agression sadique, du mystre et de la mort figurent dans ces rcits, o une inquitante tranget rvle au plus prs les dsirs de l'homme. [...]

Les prgrinations des personnages de ces romans dans des architectures labyrinthiques, le parcours initiatique qu'ils subissent, sont la reprsentation du retour en eux-mmes, de la descente vers leur inconscient, qu'ils accomplissent. Comme tout labyrinthe, celui-ci est intrieur : s'y plonger c'est descendre en soi. Le chteau est image de moi-mme (Jean Roudaut, les demeures du roman noir, 1959, p. 727). Le rle cathartique que joue en ce sens le roman gothique est rapprocher de l'effet produit par la tragdie ou du rsultat atteint par la psychanalyse. Comme le souligne Milan Kundera, le roman connat l'inconscient avant Freud, la lutte de classes avant Marx, il pratique la phnomnologie (la recherche de l'essence des situations humaines) avant les phnomnologues. (L'art du roman, 1986, p. 50) (Elizabeth Durot-Bouc, Le lierre et la chauve-souris: rveils gothiques : mergence du roman noir anglais, 1764-1824, 2004 - books.google.fr).

Pour clore cette vocation, notons que la tombe d'Otto Rahn se trouve Darmstadt.

Otto Rahn (1904-1939), crivain et archologue allemand, est n le 18 fvrier 1904 de Charles et Clara Rahn, Michelstadt dans l'arrondissement d'Odenwald (Hesse). Il est l'auteur de deux ouvrages consacrs la lgende du Graal et la croisade contre les Albigeois, Croisade contre le Graal (1933) et La Cour de Lucifer (1937).

La thse d'Otto Rahn consistait pour l'essentiel assimiler le chteau de Montsgur Montsalvage, le lgendaire chteau du Graal, pour des raisons tymologiques. (Ren Nelli, prface de Croisade contre le Graal) (fr.wikipedia.org - Otto Rahn, Autour de Rennes le Chteau : Rennes les Bains, la Petite Ourse et le Dragon).

Otto Rahn memorial - otto-rahn.com).

ON ou Hliopolis et SI

Comme le A est l'envers, si on retourne le sceau alors NO devient ON.

Hliopolis (la ville du Soleil , aujourd'hui arabe An-ech-Chams soit l' il du Soleil ) est le nom donn par les Grecs la ville antique de Onou (ou Iounou) dans le delta du Nil. Elle tait la capitale du treizime nome de Basse-gypte (fr.wikipedia.org - Hliopolis d'Egypte).

En Gn 41, 45-50, Pharaon donne Joseph pour femme, Asnath, fille de Ptphar, prtre d'On (Hliopolis), patrie d'Ephram et de Manass, que Jub. 40,10 comprend "la fille du prtre d'Hliopolis" (Qumran Cave 4, Volume 31, Palestine Archaeological Museum, Ecole biblique et archologique franaise, 2001 - books.google.fr).

Aseneth serait une double de la desse Neith, patronne de Sas (Autour de Rennes le Chteau : Messie, Messias).

On remarque cependant les ruines de On ou Hon, la Hliopolis des Grecs, cause de son temple magnifique ddi au Soleil On la citait pour la beaut de ses temples et pour son collge, o les prtres enseignaient les hautes sciences, collge dans lequel Hrodote, Platon et Eudoxe vinrent s'initier aux secrets de l'Egypte (Baron Taylor, Louis Reybaud, La Syrie, L'Egypte, La Palestine et la Jud considres sous leur aspect historique archologique, 1839 - books.google.fr).

Pour en revenir "un nonagone".

Les Ennades les plus connues sont celles des villes d'Hliopolis et d'Hermopolis, qui servirent de modles aux Ennades des autres centres religieux de l'Egypte. L'Ennade d'Hliopolis, ou plutt la premire des Ennades d'Hliopolis, avait pour chef le dieu Toum ou Atoum, contemporain de la Cration, que Lefbure a suppos tre le mme qu'Adam, le premier homme de notre criture Sainte. Atoum donna naissance, de sa propre substance, au couple du dieu Shou et de la desse Tafnout, suivi des trois autres couples Gabou (Sibou) et Nouit, Osiris et Isis, Set et Nephthys. Telle fut la premire Ennade d'Hliopolis. Elle forma avec une seconde et une troisime Ennade, les dynasties divines qui organisrent et gouvernrent le monde avant la premire dynastie historique (Revue pratique d'apologtique, Volume 7, 1908 - books.google.fr).

Le mot gyptien t3 (to/ta) (= la terre, la rgion habite) a volu par palatalisation en /, ts et si22. En kirundi, la terre se dit: i-si (Clestin Simbanduku, Amun et Imana, Bible et Terre Sainte: mlanges Marcel Beaudry, 2008 - books.google.fr).

Papyrus Saitique 825, III, 4 /III, 5 : La terre d'Hliopolis. la terre de Ltopolis, R s'y est install, sa sueur y est tombe. (La terre de Memphis, Ptah s'y est install); sa sueur y est tombe. La terre d'Abydos, la terre de ht df, w, Osiris s'y est install ; sa sueur y est tombe. (Philippe Derchain, Le papyrus Salt 825 (B.M. 10051): rituel pour la conservation de la vie en gypte, 1965 - books.google.fr).

Table ronde libations au nom de Ouzasoutenpa (Muse Guimet) : Le prince hrditaire Ouzasoutenpa, surnomm Neferbri-neb-pehti. Je t'offre cette tienne libation qui se manifeste sur la terre d'Hliopolis et dont vivent les dieux dans Hit-Baq d'Hliopolis. Je t'offre ces choses pour que tu te poses sur elles (ou : pour que tu te complaises en elles), que tu vives, que tu sois glorieux, que tu te rjouisses, que tu sois fort par elles jamais, et que ton cur se rafrachisse avec elles. (Alexandre Moret, Catalogue du Muse Guimet, Galerie gyptienne, Annales du Muse Guimet, Tome XXXII, 1880 - archive.org).

Les juifs Hliopolis

On a, au reste, multipli l'infini les explications conjecturales de l'origine del tradition rpandue sur le culte de l'ne chez les Hbreux. Il existait Hliopolis, sous les Ptolme, un temple juif appel "onion" du nom du grand-prtre Onias, qui l'avait fait btir (Joseph. Antiq.jud. XIII, 6; XIV, II). Un critique pens que des ignorants, faute de connatre celle tymologie historique du mot Onion, avaient pris cet dilice pour un temple ddi l'ne ("onos"). D'autres ont imagin que le nom du ciel "ouranos", dont les Juifs passaient pour les adorateurs, avait ele lu onos ;, sans tenir compte de l'abrviation usite par les calligraphes, pour crire le mot "ouranos" ; ou encore que l'on avait confondu le mot latin clum, avec cillum (ne) Les hbrasants sont d'avis que l'urne d'or du temple de Jrusalem, qui renfermait la manne, a pu tre assimile une tte d'ne, cause du rapprochement du mot hbreu chamos (ne), avec gomor (manne). On connat aussi la croyance admise chez les Gnostiques, suivant laquelle le dieu des armes, Jehovah Sabaoth, avait la forme extrieure d'un ne (Epiphan. Hres. XXVI, 10). Il n'est pas non plus tout fait hors de propos de rappeler l'usage jadis en vigueur chez les Juifs, si l'on en croit Suidas (voce zenn), de contraindre les individus qui abjuraient leur religion, parcourir la synagogue au jour du sabbat, monts sur un ne blanc (Amde Fleury, Saint Paul et Snque; recherches sur les rapports du philosophe avec l'aptre et sur l'infiltration du christianisme naissant travers le paganisme, Volume 2, 1853 - books.google.fr).

Onias III, fils de Simon, et petit-fils d'Onias II, fut tabli dans la grande sacrificature aprs la mort de son pre, vers l'an 200 avant J. C. C'tait un homme juste, dont on voit le plus bel loge dans le livre de l'Ecclsiastique, chap. 60. Sa pit et sa fermet faisaient observer les lois de Dieu dans Jrusalem, et inspiraient aux rois mmes et aux princes idoltres un grand respect pour le temple du Seigneur. C'est sous lui qu'arriva l'histoire d'Hliodore. Un Juif, nomm Simon, outr de la rsistance qu'Onias apportait ses injustes entreprises, fit dire Sleucus, roi de Syrie, qu'il y avait dans les trsors du temple des sommes immenses, qu'il pouvait facilement faire passer dans le sien. Le roi, sur cet avis, envoya Jrusalem Hliodore. Le perfide Simon, toujours plus anim contre Onias, ne cessait de le faire passer pour l'auteur de tous les troubles qu'il excitait lui-mme. Onias, craignant les suites de ces accusations, se dtermina aller Antioche pour se justifier auprs du roi Sleucus: ce prince mourut sur ces entrefaites. Antiochus Epiphanes, son frre, lui ayant succd, Jason, frre d'Onias, qui dsirait avec ardeur d'tre lev la souveraine sacrificature, l'acheta du roi prix d'argent, et en dpouilla son frre, qui se retira, dans l'asile du bois de Daphn. Ce saint homme n'y fut pas en sret ; car Mnlaus, qui avait usurp sur Jason la souveraine sacriftcature, et pill les vases d'or du temple, fatigu des reproches que lui en faisait Onias, le fit assassiner par Andronic, gouverneur du pays. Ce meurtre rvolta tout le monde. Le roi lui-mme, sensible la mort d'un si grand homme, ne put retenir ses larmes, et la vengea sur l'auteur, qu'il fit tuer au mme lieu o il avait commis cette impit (163 avant J. C.). Onias laissa un fils qui, se voyant exclu de la dignit de son pre par l'ambition de Jason et de Mnlas, ses oncles, et par l'injustice des rois de Syrie, se rfugia en Egypte auprs du roi Ptolme Philomtor. Ce prince lui accorda la permission dfaire btir un temple au vrai Dieu dans la prfecture d'Hliopolis. Il appela ce temple Onion, et le construisit sur le modle de celui de Jrusalem. Il y tablit des prtres et des lvites, qui faisaient le mme service et pratiquaient les mmes crmonies que dans le vrai temple. Le roi lui assigna de grandes terres et de forts revenus, pour l'entretien des prtres et pour les besoins du temple. Aprs la ruine de Jrusalem, Vespasien, craignant que les Juifs ne se retirassent en Egypte, et ne continuassent faire les exercices de leur religion dans le temple d'Hliopolis, le fit dpouiller de tous ses ornemens, et en fit fermer les portes (Franois-Xavier Feller, Dictionnaire historique, Volume 10, 1833 - books.google.fr).

Eugene Delacroix (1798-1863), Hliodore chass du temple, 1857 - reproarte.com

Dans l'excursus sur l'histoire juive qui sert de prambule au commentaire du psaume 54, Thodore de Mopsueste a comme source principale II Macc: l'pisode d'Hliodore y est rapport avec force dtails, et dans tout cet pisode, Onias garde un rle de premier plan. En II Macc, 3.33, par exemple, il intercde pour Hliodore et parvient ainsi l'arracher la mort. A la suite des calomnies de Simon, le prfet du temple, Onias se rsout demander l'intervention du roi (II Macc, 4.2). La narration, comme nous l'avons rappel plus haut, se poursuit par la mort de Sleucos IV, la succession d'Antiochos Epiphane et l'usurpation de la grand-prtrise par Jason, le frre d'Onias III, qui fonde ensuite un gymnase et une phbie Jrusalem. Dans le rcit du II Macc, Onias III ne semble jamais prendre part ces vnements. Il n'est mentionn nouveau que plus avant (II Macc, 4.33), lorsque l'on signale qu'il s'tait rfugi dans le sanctuaire de Daphn, tout prs d'Antioche; ce sanctuaire, ainsi que tous les temples, jouissait du droit d'asile. C'est de l qu'Andronique l'aurait fait sortir sous un faux prtexte afin de le tuer.

Dans le rcit de Thodore, on trouve une suite plus vraisemblable surtout en ce qui concerne le rle jou par Onias. Jason reoit le pontificat car Onias en avait t dclar dchu. Ensuite, lorsque Jason introduit des coutumes grecques dans la ville, et qu'on laisse tomber la pratique de la circoncision et l'observance du sabbat, Onias en fait reproche son frre. Comme la situation empire, "il partit de la ville et, parvenu en Egypte, il rigea dans ce pays un autel, il btit un temple" (Revue des tudes juives: Historia judaica, Volume 154, 1995 - books.google.fr).

Qu'un ancien grand-prtre juif se rfugie dans un temple paen, et que son assassin soit puni par Antiochos d'avoir tu un dignitaire dpos, semblent certains peu vraisemblable.

Notons que ce temple paen est le Temple d'Apollon, dieu solaire, du vallon de Daphn et qu'Hliodore est le "prsent du soleil".

CEIL BEIL MCCXCII

On retrouve l'inscription de la pierre de Coume Sourde, comme soleil cach : du galique "ceil" : cach, et Beil le dieu soleil (La Croix dHuriel et pierres noires : Bndiction et pierre noire de labb Henri Boudet, Autour de Rennes le Chteau : Villemaury, Ligne gnostique et Sceau de Palaja : Stella luti).

Babylas

Lorsque Julien se mit en route pour aller rendre hommage l'Apollon de Daphn dont on clbrait la fte, sa dvotion se monta au dernier degr de la ferveur. Sa vive imagination entrevoyait dj toute la pompe des victimes, des libations et des crmonies du temple; une longue procession de jeunes garons et de jeunes filles, revtus de robes blanches, symbole de leur puret, et le concours tumultueux d'un peuple innombrable. Mais le zle d'Antioche s'tait port ailleurs depuis le rgne du christianisme. Au lieu des hcatombes de bufs gras, sacrifis par les tribus dune riche communaut, il se plaint de n'avoir trouv qu'une oie, fournie par un prtre, ple et solitaire habitant de ce temple tomb en ruines. L'autel tait abandonn, l'oracle ne parlait plus, et les crmonies funraires du christianisme profanaient aux yeux de Julien cette terre sacre. Le corps de Babylas (vque d'Antioche, qui mourut en prison lors de la perscution de Decius), aprs avoir repos prs d'un sicle dans son tombeau, fut transport au milieu du bocage de Daphn, par l'ordre du csar Gallus. On y leva une belle glise; une portion des terres consacres Apollon, fut applique lentretien du clerg et aux funrailles des chrtiens dAntioche, qui voulaient tre enterrs aux pieds de leur vque, et les prtres du dieu du jour se retirrent avec leurs sectaires, remplis dindignation et d'effroi. Lorsqu'une autre rvolution sembla rtablir la fortune du paganisme, on dmolit; l'glise de SaintBabylas, et on ajouta de nouveaux btimens l'difice demi ruin quavait fait construire la pit des rois de Syrie. Mais l'un des premiers soins de Julien, et celui dont il soccupa le plus, fut de dlivrer son dieu chri de lodieuse prsence des chrtiens morts ou vivans, qui avaient teint la voix de l'imposture et de lenthousiasme. Il purifia ce lieu d'infection daprs les lois des anciens rituels; on enleva les corps avec dcence, et on permit aux ministres de lglise de porter les restes de saint Babylas dans les murs d'Antioche, do on les avait tirs. Le zle des chrtiens ddaigna l'humble conduite qui aurait pu calmer la jalousie d'un gouvernement mal intentionn. Une multitude innombrable accompagna ou suivit le char lev qui transportait les ossemens de saint Babylas. Elle chantait haute voix ceux des psaumes de David qui expriment avec le plus d'nergie le mpris des idoles et des idoltres. Le retour du saint fut un triomphe, et ce triomphe tait une insulte la religion de l'empereur, dont l'orgueil dissimulait le ressentiment. Le temple de Daphn brla durant la nuit qui termina cette procession indiscrte; la statue d'Apollon fut consume, et il ne resta plus que les murs dgrads de l'difice quon y voyait la veille. Les chrtiens d'Antioche assurrent hardiment que l'interccssion de saint Babylas avait dirig la foudre sur ce temple odieux. Rduit l'alternative de supposer un crime ou un miracle, Julien, sans hsiter, sans entendre de tmoins, mais avec quelque apparence de probabilit, imputa l'incendie au zle des Galilens. Leur dlit, s'il fut prouv, justifia la clture de la cathdrale dAntioche, et la confiscation de ses richesses, que l'empereur ordonna bientt aprs.

Babylas est nomm par Eusbe dans la liste des vques d'Antioche (Hist. Eccls. I, VI, c. 29,30) (Histoire de la decadence et de la chute de l'Empire Romain par Edouard Gibbon, Volume 1, traduit par J.A.C. Buchon, Desrez, 1840 - books.google.fr).

Les Latins tout sa fte le 24 janvier et les Grecs le 4 septembre. Son nom se trouve crit Babylas, Babyllus et Babila, en franais Babel, Baible, et Babyle.

San Babila est une glise de la ville de Milan en Italie. Construite, en croire la tradition, sur l'emplacement d'un ancien temple paen ddi au Soleil, San Babila serait la plus ancienne glise chrtienne de Milan puisqu'elle fut difie en 46 ap. J.-C. Elle aurait t fonde par saint Barnab, qui, peine arriv Milan, y aurait galement clbr la premire messe (Rina Bucci, Patrizia Fabbri, Milano. Ediz. francese, traduit par L. Meijer, 2004 - books.google.fr).

Babilas dsigne en franais un sot, un biais, sans doute du latin babulus (vantard), de babio (vanter, d'une onomatope).

Babylone se prsente tout d'abord isole au milieu d'une grande plaine (comme la cit du Soleil de Campanella) : elle forme comme une le qui peut vivre en autarcie (Babylone chez les auteurs de recueils de "leons" : l'exemple de Coelius Rhodiginus, Babel la Renaissance: actes du XIe colloque de la Socit franaise d'tude du XVIe sicle, Toulon, mars 1997, 2007 - books.google.fr).

Cette tour de Babylone ou de Babel, qui, comme on sait, servit d'observatoire aux prtres chaldens, inventeurs de l'astronomie, avait 307 pieds d'lvation. Elle tait consacre Belus (c'est--dire au seigneur, au roi) qui trs probablement est le mme que Bel, Baal, ou le Soleil. Or, l'enchanteur Merlin, dans l'une de ses prophties, appelle le Diable le grand dragon de Babylone, ce qui porterait croire que Merlin, qui professait le christianisme, se sert de cette appellation pour dsigner le dieu Bel, ou le soleil, dont le dragon, ou le serpent, dans plusieurs anciennes thogonies, symbolisait la toute-puissance. Un norme dragon, par un jour de foire, s'lana, en plein midi, des souterrains du chteau de Culan (Cher), et a laiss de terribles souvenirs dans la contre. A midi, heure du mridien, Culan se trouve sur celui de Paris ; les seigneurs de Culan avaient comme cri : "Au peigne d'or !". (Germain Laisnel de la Salle, Croyances et lgendes du centre de la France, 1875 - books.google.fr, Autour de Rennes le Chteau : Les parchemins : dans le texte).

Laisnel de la Salle voque le dragon de Culan (Cher) qui laissa de terribles souvenirs dans la rgion. C'tait le cocadrille partant pour Babylone. Ce dragon pose problme : de quel Babylone s'agit-il ? L'original ou celui de Cordes, oppidum voisin des limites du Berry, sur le territoire de Hrisson, forteresse d'poque de la Tne, puis mdivale, appele Babylone et dont les archologues viennent de dcouvrir une porte monumentale (Mythologie franaise: bulletin de la Socit de mythologie franaise, Numros 226 229, 2007 - books.google.fr).

Dans le vieux Caire, le coeur historique, il existe une forteresse romaine que l'on appelle la Babylone du Caire, construite prs de la rive orientale du Nil, face l'le de Rhoda, dans le quartier copte. Il s'agit en fait d'une dformation d'un nom arabe donn aprs la conqute de l'Egypte par les Arabes (aprs 642). Le nom arabe de cette partie du Caire est Bab el On ou encore babalyn ce qui a donn Babylone. Bab signifie Porte. On / yun fait rfrence au nom gyptien de la grande ville pharaonique situ dans le quartier actuel d'Hliopolis, la ville du culte solaire dont le nom tait On ! Bab el On est "la porte de On" (www.pharaon-magazine.fr).

Le dragon de Babylone se trouve en effet dans Les Prophties de Merlin d'un certain Richard d'Irlande, en fait d'un moine vntitien, probablement franciscain. Il dsigne l'empereur Frdric II de Hohenstauffen (Paul Zumthor, Merlin le prophte: un thme de la littrature polmique de l'historiographie et des romans, 1943 - books.google.fr).

2000 pas ou 2000 coudes

Le centre du sceau-signature du grand parchemin porte un signe qui ressemble au chiffre indo-arabe 2 surmont d'un trait recourb qui, en numration romaine, signifie un multiple de 1000. Ce signe 2 est le miroir de celui de l'ancienne Egypte.

Dans l'Egypte byzantine, o les traits diagonaux, placs gauche d'une lettre-chiffre, dsignent les milliers. On trouvera aussi les dix milliers indiqus par un arc au-dessus du chiffre (Claude Calame, D'Hippocrate Galien, trois recettes mdicales sur papyrus, Revue d'tudes grecques, Volume 97, 1984 - books.google.fr).

2000 comme "MM" en numration romaine (Marie-Madeleine), "XX" ou ",alpha" en numration grecque.

Les lettres autour NO, IS, A et N ne sont pas forcment celles qu'elles paraissent. En effet le O est point comme un thta grec. On pourrait lire ces lettres comme "S ITHNAN" o ITHNAN en arabe signfie 2, comme le signe au centre.

Les prtendus parchemins de Saunire nous parlent de trangression et du sabbat.

L'Evangile parle du Chemin d'un Sabbat, & le borne depuis la Montagne des Oliviers jusqu' Jrusalem. Joseph, rapportant l'Histoire de cet Egyptien, qui sous le Gouvernement de Flix avoit sduit la Populace, en lui faisant croire que si elle vouloit le suivre sur la Montagne des Oliviers, elle verroit de l tomber les Murailles & les Portes de Jrusalem, ne compte que cinq Stades depuis cette Montagne jusqu' la Ville; ce qui tait le Tiers d'une Lieue de deux mille Pas. Mais, les Histoliens Sacrez rapportent que Jsus-Christ ressuscit conduisit ses Disciples jusqu'en Bethanie, situe sur la Montagne des Oliviers, qu'il sut enlev de l au Ciel, & qu'ils s'en retournrent Jrusalem, oi y avoit le Chemin d'un Sabbat. En accordant Joseph & Saint Luc, on concluroit qu'il toit permis de faire six ou sept cens Pas au Jour du Sabbat; mars, cela ne s'accorde ni avec la Tradition des Juifs modernes, lesquels, quoi que plus superstitieux que les Anciens, permettent de faire mille Pas; ni avec St. Jean, qui compte une Lieue de deux mille Pas depuis Bethanie jusqu' Jrusalem. Grotius s'imagine que Saint Jean parle des Stades selon la Mesure des Juifs, qui toit peut-tre beaucoup plus petite que les autres; mais, il ne leve pas la Difficult, puis qu'il n'appuie sa Conjecture sur aucune Preuve. II me semble qu*on peut dire que du tems de Jsus-Christ le Chemin du Sabbat toit de quinze Stades, c'est--dire, d'une petite Lieu, comme Saint Luc & St. Jean l'assurent; car, il y avoit cette Distance de Bethanie, d'o Jsus-Christ monta au Ciel, Jrusalem, o les Aptres retournrent. Un ancien Gographe Arabe, conforme aux Evanglistes, compte deux milles Pas depuis la Montagne des Oliviers, & le Bourg, o Jsus-Christ envoia qurir un Ane. Joseph ne contredit point les Aptres, parce que l'Imposteur Egyptien ne fit pas monter le Peuple jusque sur le Sommet des Oliviers, ni jusqu'en Bethanie, d'o il n'auroit pu dcouvrir Jrusalem. Il ne les mena qu' Betphag, qui toit beaucoup plus proche, puis que c'toit l o l'on faisot cuire l'Oblation du Soir pour la porter au Temple. Origene confirme ce que nous avanons; car, il avoue que si le Samaritain demeuroit dans la Place & dans la Situation, o le Sabbat le trouvoit, le reste des Juifs permettoit de faire un Chemin de deux mille Aunes. On a chang depuis les Aunes en Coudes, afin de concilier Origene avec les Rabbins; mais, en suivant l'ancien Interprte, il faut avouer que deux mille Aunes font deux mille Pas. Ainsi, les Juifs conservoient encore de son tems la mme Regle qu'ils avoient observe du tems de Jesus-Christ.

C'est que la Superstition aiant augment dans la suite des tems, on rgla le Chemin d'un Sabbat mille Pas. En effet, Saint Jrme remarque que les Matres Juifs avoient dcid qu'on ne pouvoit faire que mille Pas sans violer le Jour du Repos. Erasme, qui a voulu corriger le Texte, & doubles ce nombre, s'est tromp; car, Agobard, Evque de Lion, copiant cet Endroit de Saint Jrme, l'a cit prcisment, comme on le lit dans nos Exemplaires; mais, ce Changement s'toit fait depuis J. Christ. Les Docteurs avoient chang la Loi de Mose sur cet Article; car, au lieu que cet ancien Lgislateur avot permis de marcher douze malle Pas, afin de se rendre au Tabernacle, ils avoient rtreci cette Libert. Il n'est donc pas tonnant qu'ils y aient donn une nouvelle Atteinte depuis Jsus-Christ, puisque la Superstition a augment. D'ailleurs, Saint Jrme dcouvre la Source de ce Changement; car, il attribue cette Dcision Akiba, qu'Erasme a dguis mal -propos en Bar-Aquiba. Jrme y ajoute Simeon & Hillel ; mais, il n'est pas ncessaire de remonter jusqu' l'ancien Hillel, Chef de Secte, comme fait Drusius, puis que Saint Jrme le place aprs Akiba. On fait assez qu'il y a eu des Patriarches de ce Nom depuis Jsus-Christ & l'Empereur Adrien, qui ont donn une nouvelle Autorit au Dcret d'Akiba, & ont reduit le Chemin du Sabbat mille Pas. Les Thalmudistes ont suivi ce Decret, & ont rduit les deux mille Pas des Anciens deux mille Coudes, qui ne font que mille Pas; & c'est l la Mesure ordinaire du Chemin du Sabbat chez les Juifs modernes, comme Leon de Modenenous en assure. (Jacques Basnage, Histoire des Juifs, depuis Jesus-Christ jusqu' prsent, Volume 9, 1716 - books.google.fr).

Le gographe arabe est Muhammad Ibn-Muhammad-al-Idrisi, traduit en latin par Gabriele Sionita (comme Sion) :

Inciusdem prfati mentis parte orientalis, aliquando cum flexu ad meridiem, cernitur sepulchru Lazari, quem Christus vivificvit. Ad duo milliaria a monte oliuarum est castellum, e quo ducta suit asina, in quaequitauit Christus Dominus quado ingressusest Hierosolymam ; est autem modo dirutum, a nemine habitatum (Muhammad Ibn-Muhammad-al-Idrisi, Geographia nubiensis: id est accuratissima totius orbis in septem climata divisi descriptio, traduit par 1619 - books.google.fr).

Ce Bthanie est le mme que celui o Marie-Madeleine oignit les pieds de Jsus (Jean 12,1-11 ; Matthieu 26,3-13 ; Marc 14,3-9).

Al Idrissi, Al-Idrisi, Edrisi ou encore Charif Al Idrissi, de son nom complet Abu Abdallah Muhammad Ibn Muhammad Ibn Abdallah Ibn Idriss al-Qurtubi al-Hassani, connu aussi sous le nom latin de Dreses et dit l'Arabe de Nubie, est un gographe et botaniste, n Sebta, l'actuel Ceuta, vers 1100. Il a grandi Cordoue sous l'empire Almoravide, et serait probablement mort vers 1165 en Sicile.

On connat mal les circonstances de sa venue en Sicile o il arrive Palerme en 1138. Le roi normand Roger II de Sicile l'aurait appel sa cour pour y raliser un grand planisphre en argent et surtout pour crire le commentaire gographique correspondant, le Livre du divertissement de celui qui dsire parcourir le monde , Kitb Nuzhat al Mushtq ou Kitb Rudjr - Le Livre de Roger . Ce travail lui prendra 18 annes de sa vie. On perd sa trace en 1158, aprs qu'il eut effectu ce travail. Les historiens situent la date de sa mort entre 1164 et 1180. Le peu de renseignements sur ce savant du Moyen ge, rside peut-tre, d'aprs l'historien Francisco Pons-Boigues, dans le fait que les biographes arabes ont considr Al-Idrisi comme un rengat, au service d'un roi chrtien (fr.wikipedia.org - Al Idrissi).

Gabriel Sionite ou Sionita (de son vrai nom arabe Jibra'il as-Sahyuni), n en 1577 Ehden, dans le nord du Liban, mort en 1648 Paris, est un savant maronite, professeur d'arabe, clbre pour la part qu'il prit l'dition de la Bible polyglotte (dite Polyglotte de Paris), ralise sous la direction de Guy Michel Lejay (fr.wikipedia.org - Gabriel Sionite).

Il semble que la situation de Ceuta l'entre du dtroit de Gibraltar ait favoris l'laboration d'une littrature mythologique. C'est l qu'on localise le rocher o Ms (Mose), ou son campagnon Ysha, oublia son poisson. La lgende est, cette fois-ci, d'origine maghrbine. Al-Kazwn qui en fait mention, l'attribue Abu Hmid al-Andalus et dans un autre passage Muhammad b. 'Abd al-Rahm al-Gharnt. Nous nous demandons si cette tradition n'est pas ne dans les milieux hbreux. Un indice existe dans le rcit mme de la lgende : les Juifs faisaient scher ce poisson (le poisson de Mose) et l'exportaient aux pays lointains pour l'offrir comme cadeau. Il est possible aussi que la lgende ait vu le jour au moment o quelques commentateurs du Coran pensaient localiser le confluent des deux mers mentionn par le livre sacr au dtroit de Gibraltar. Il est vident que cette tradition se classe, comme beaucoup d'autres, dans la liste des lgendes qui ont t inventes aprs la conqute arabe et qui tentent de trouver un appui matriel aux histoires des prophtes relates par le Coran. Remarquons que la Sole est toujours connue dans la rgion de Ceuta et dans le monde arabe en gnral sous le nom de Ht Ms (poisson de Mose).

Le " poisson de Mose" cit dans le Coran, est dcrit comme un "poisson qui n'a de chair que d'un seul ct, l'autre ct en est dpourvu de sorte que sa peau s'est colle aux artes. Sa chair est d'un got agrable et s'emploie avec avantage pour gurir la gravelle et fortifier la scrtion sminale." Il est l'objet d'un fructueux commerce pendant tout le Moyen Age. Pline citait dj cette espce parmi les mets recherchs par la population de Cadix. Son exportation de Sabta est signale dans toutes les chroniques. Nourriture, remde et aliment sacr, son histoire est lie la lgende de al Hadir et de Mose. (Halima Ferhat, Sabta des origines au XIVme sicle, 1993 - books.google.fr).

Le poisson est aussi un symbole de la rencontre de Mose et d'al-Khadr. Les saints pchent eux-mmes pour se nourrir, mais sans se comporter en professionnels ; ils utilisent une technique sommaire, un fil et un crochet ou un simple clou. Ils peuvent aussi se contenter des poissons et des coquillages rejets par la mer, comme 'Abd as Salm at-Tnsy, car il s'agit seulement de ne pas mourir de faim, tout en vitant les contacts avec la socit et l'argent ; l'ascte se contente de pcher la quantit de poisson nvessaire ses besoins (Halima Ferhat, Frugalit soufie et banquets de zaouyas : l'clairage des sources hagiographiques, Mdivales, 33, 1997 - books.google.fr).

Le poisson de Mose est dans le Coran, sourate 18, mais on ne sait quand la lgende s'est fixe Ceuta. Al-Idriss n'en parle pas, seulement du thon et de la centaine de varits de poisson qui y sont pches. Le rocher de Ceuta o se serait retir Mose est cit dans le masdlik (Le Livre des Etats et des Routes) avec la rfrence au Coran. Le poisson aurait rejoint Mose en passage souterrain (Bibliothque des gographes arabe, Volume 2, 1927 - books.google.fr).

L'industrie de la pche tait fort florissante Ceuta. [...] Idrisi nous apprend que " nulle cte n'est plus productive, soit sous le rapport de l'abondance, soit sous celui du commerce du poisson. On en compte environ 100 espces diffrentes, et l'on s'y livre particulirement la pche du thon qui se multiplie beaucoup dans ces parages. Al-Bakri lui asussi dit combien la cte du Dtroit est poissonneuse, et au XIVme sicle, l'auteur de la description accorde un assez long dveloppement cette industrie. Il nous apprend en effet que dans ce qu'il appelle les deux mers de Ceuta, de part et d'autre de l'isthme, il n'y avait pas moins de neuf madragues. Quant aux pcheries, elles taient dissmines sur tout le littoral, depuis le Cabo Monte jusqu' Marsa Musa. Idrisi signale aussi propos de Ceuta la pche du corail. On pche, dit-il, aux environs de cette ville, du corail dont la beaut surpasse ce qu'on peut voir de plus admirable dans toutes les autres mers. Il s'y trouve un bazar o l'on s'occupe tailler, polir, arrondir, percer et enfin enfiler le corail. C'est l'un des principaux articles d'exportation ; la majeure partie en est transporte Ghana et autres villes du Soudan, o l'on en fait grand usage (variste Lvi-Provenal, Confrences sur l'Espagne musulmane prononces la Facult des lettres en 1917 et 1918, 1951 - books.google.fr).

Sourate La Caverne (18) :

(Rappelle-toi) quand Mose dit son valet: "Je narrterai pas avant davoir atteint le confluent des deux mers, duss-je marcher de longues annes" Puis, lorsque tous deux eurent atteint le confluent, ils oublirent leur poisson qui prit alors librement son chemin dans la mer." Puis, lorsque tous deux eurent dpass [cet endroit,] il dit son valet: "Apporte-nous notre djeuner: nous avons rencontr de la fatigue dans notre prsent voyage" [Le valet lui] dit: "Quand nous avons pris refuge prs du rocher, vois-tu, jai oubli le poisson - le Diable seul ma fait oublier de (te) le rappeler - et il a curieusement pris son chemin dans la mer" (fr.wikipedia.org - Al-Khidr).

The raising of Lazarus with his sister Mary and Martha as two witnesses or two eyes takes place in Beth-any Bethania in the Greek and Beit-Anyah in the Aramaic, meaning house of dates or house of misery which appears to be equivalent to the Egyptian House of Anu. The Book of the Dead discusses the house of the great god in Heliopolis or Annu, as that city was called in Egyptian. Annu is the celestial On or Heliopolis, the city of the sun, as well as the capital of the mythological world. In BD 89, Annu is the land wherein are thousands of reunions, referring to the souls in the afterlife reuniting with their kas. In BD 57, the Osiris says, I rest in Annu, where he goes to be resurrected: Every good Egyptian that died was believed to be assimilated to Osiris, to go the dark journey, and have his resurrection in Annu in like manner. [...]

Hence, while Lazarus is raised at Bethany, the house of Anyah, Osiris is resurrected in the House of Annu.[...]

The correspondences continue, with Lazarus and Osiris even sharing the same name, as explained in my book Who Was Jesus? Fingerprints of The Christ: The Greek name Lazarus or Lazaros equals Eleazar in Hebrew and, per Strong's [Concordance] (G2976), means whom God helps. It is a strange coincidence firstly that the person whom Jesus resurrects happens to be named whom God helps, and secondly that Eleazar or, breaking down its original components in Hebrew, El-Azarclfy Osiris with the Semitic god El or Elohim, calling him Osiris-Eloh. osely resembles a combination of the Semitic word for God, El, with the Egyptian name for Osiris, Ausar (D. M. Murdock, Acharya S, Christ in Egypt: The Horus-Jesus Connection, 2008 - books.google.fr).

De mme, la parabole du pauvre Lazare dans Luc 16,20-25 a un prcdent dans le roman gyptien de Satni-Khamois, comme le fait remarquer l'gyptologue Maspero.

Le sabbat, iter sabbati ou limes sabbatinus, tant un jour de repos, il a donc un rapport avec le soleil.

Le jour du sabbat est la premire fte des Juifs et la plus ordinaire ; elle est aussi la plus expressment prescrite. Nous avons dj expliqu et ce que ce nom signifie, et quand le sabbat commenoit et finissoit, et les prparatifs qu'on faisoit la veille ; j'ajouterai seulement que chaque Juif allumoit une chandelle un moment avant le coucher du soleil, pour s'en servir le lendemain. De peur que quelque Juif ne ft surpris travaillant quelque chose lorsque le sabbat commenoit, on annonoit ce moment, par le son d'une trompette , diverses heures. Le premier l'heure neuvime, qui rpond nos trois heures aprs midi; alors on cessoit de travailler la campagne ; le second quelque temps aprs, et dans le moment tous les ouvriers de la ville quittoient leur travail et fermoient leurs boutiques; le dernier, lorsque le soleil toit prs de se coucher, et on allumoit des lampes, Nous parlerons ailleurs de l'exactitude des Juifs, ou pour mieux dire, de leurs superstitions l'gard du jour du sabbat : ils demeuroient dans un parfait repos; cependant il leur toit permis de sortir hors de la ville, pourvu qu'ils ne s'en cartassent pas de plus de deux mille coudes, ce qu'on appeloit le chemin du sabbat. Cette coutume toit fonde sur ce que, dans leur marche aprs la sortie d'gypte, l'arche toit loigne de cet espace - l des tentes des Isralites ; et comme les jours de sabbat ils pouvoient s'approcher du tabernacle pour prier, ils ont conclu, que de faire le mme chemin, n'toit pas contraire au repos du sabbat (Sainte Bible traduite d'aprs les textes sacrs avec la Vulgate, Exode, sd Eugne Genoude, Tome II, 1821 - books.google.fr).

Un prtendu crit de saint Basile de Csare, conserv, on dirait par hasard et l'tat de ptrification, dans un manuscrit gorgien du XVIIme sicle, donne une description du monde et prsente un paralllisme frappant et dcisif entre cette numration et celle qu'on trouve dans une Expositio totius mundi et gentiam du IVme sicle de notre re, dont l'original grec est perdu mais qu'on connat par deux recensions latines anciennes. On y trouve une allusion au chemin du sabbat.

"pitre de saint Basile le Grand, sage de par Dieu, son prcepteur Evevlos concernant les justes-nus et la mesure de la terre, de l'Orient l'Occident.

Description de l'Eden, demeure des justes-nus. Leur nourriture, etc :

C'est dans l'Eden, o les justes-nus ont leur demeure, proximit du Paradis, qu'est l'endroit o le soleil se lve ct du Paradis. Ils ont une glise pareille une montagne. Il y a aussi cette pierre Anthrac, longue de sept milles et large de trois, et sept autels au dedans. On y accde par douze escaliers. Au-dessous passe le fleuve du Paradis en se divisant ensuite en quatre (cours d'eau) ; le Gon et le Phison qui coulent vers le midi, et le Tigre et l'Euphrate vers le septentrion. Quant la nourriture de ces hommes (elle se compose) des fruits des arbres, du miel agreste et de la pluie de manne. Or il en tombe ( partir du) samedi saint, sept jours; et la farine (pour) l'hiver s'tend en sortant du Paradis comme un brouillard.

Itinraires et distances. Mesure de la terre :

Il y a de l'Inde jusqu'au (pays des) Brachmen soixante-dix tapes, et de (chez les) Brachmen le chemin suit le rivage du fleuve qu'on appelle Phison et va, en soixante-quinze tapes, en Evilat. En amont de l on fait des semailles et des moissons. On a cependant tout en commun sans partage. Ces gens sont chrtiens; mais petits de taille n'ayant quelques-uns et pas tous qu'une coude. D'Evilat Iehmer, pays des Tnbres, quarante tapes. De Iehmer Ienoco (on compte) trente-deux tapes. Et de Ienoco Da-sim(o)ni deux tapes; jusque-l, tout ce (pays) est irrigu par le fleuve Phison, car il n'y tombe pas de pluie. Ce sont des hommes de bien en tout point, serviteurs de Dieu. Et il n'y eut jamais chez eux d'idoltrie ni avant ni aprs Jsus-Christ, et ils restent dans la vraie foi. De Da-sim(o)ni, le cheminl va jusqu'au peuple nomm Khounia. Et long est ce chemin, savoir huit mois de marche. Et tous sont chrtiens et orthodoxes. Or ceux d'entre Khounia et Davad sont galement chrtiens orthodoxes et ils ont des terres non irrigues sur un parcours de vingt-neuf tapes. De Dadav on arrive au bord de la mer et l'on va en navire jusqu' la Grande Indes, distance de sept tapes. A partir de l il y a des chrtiens, et aussi des paens : des ttes-canines et des hommes avec un il. Et de l'Inde on voyage Klmoma par bateau : sept mois de navigation. Il y a des chrtiens et des paens. De Khsoma, par la mer Rouge, on arrive en Nubie en cinq mois. On y trouve des chrtiens et des paens. Ensuite de Nubie on se rend jusqu'en Perse, en trois mois. Ceux de ce pays-l sont thaumaturges et empoisonneurs, mages et adorateurs du feu. De la Perse au pays des Saracnes : deux tapes. Des Saracnes, par la petite mer Rouge, on va, en dix tapes, Evlat, le le port des marchands Indiens, Perses et Saracnes, ainsi que des gyptiens. Il y a des chrtiens et des paens. Or il y a neuf tapes d'Evlath Elam. D'Elam Antioche vingt tapes. D'Antioche Constantinople trente-deux tapes. Et de Constantinople Rome quatre-vingt-six tapes. De Rome Ghadirni vingt-quatre tapes.

En tout, il y a du Paradis o le soleil se lve jusqu' Ghalia o il s'achve, mille quatre cent vingt-cinq tapes. Or chaque tape vaut soixante milles; un mille vaut deux mille coudes ou sept stades et demi. Le chemin du sabbat a la mme longueur.

Voil quelle est la mesure de la terre en passant par son juste milieu. Quant aux golfes et les, considre toi-mme leur grandeur.

Mais il faut qu'on sache encore ceci : la distance de la terre au ciel est gale celle du Paradis o le soleil se lve Ghadirni o le soleil se couche." (Z. Avalichvili, Gographie et lgende dans un crit apocryphe de saint Basile, Revue de l'Orient chrtien, Troisime srie, Tome VI (XXVI), 1927-1928 - archive.org).

On retrouve cette distance Delphes en Grce.

Dans les tems les plus reuls, la Ville de Delphes s'appelloit Pytho, Python, & Pythia, selon Homre, & Pausanias. Del peut-tre le surnom de Phytique que les Grecs donnaient Apollon, Dieu tutlaire de cette Ville. Macrobe rapporte l'origine du mme mot au rcit fabuleux des combats qu'Apollon eut livrer conrre le monstrueux serpent Python. Pour le nom de Delphes, quelques Savans conjecturent qu'il est emprunt de Delphin, terme qui dans l'ancienne Langue des Phniciens, rpond celui de Prophete. Quoiqu'il en soit, cette Ville si fameuse par l'Oracle d'Apollon, & par le superbe Temple que les Amphyctions firent btir en son honneur, toit situe vers les confins de la Phocide & de la Bcocie, sur le sommet du Mont Parnasse, Bien qu'elle fut de toutes parts environne de rochers Se & de prcipices, Strabon assure qu'elle contenoit environ seize stades d'etendu, c'est--dire, deux mille pas Gomtriques, ou environ, dans son circuit. Ce n'est plus aujourd'hui qu'un grand amas de ruines. Prs del, est un petit Village nomm Castri. (Franois Catrou, Pierre Julien Rouill, Histoire Romaine, Volume 15, 1730 - books.google.fr).

On peut faire correspondre pas et coude :

Notons encore deux traits du maintien ordinaire de l'homme. D'abord son pas, valu une coude (56 cm). Un pas moyen : selon la manire habituelle de marcher, soit une coude (Eruvin, 13me trait du Talmud, 42 a)... (M. Catane, Le monde intellectuel de Rashi, Les Juifs au regard de l'histoire, 1985 - books.google.fr).

Dans l'Antiquit le beau jeune homme par excellence, c'est le jeune et beau dieu Apollon, dieu du soleil mais aussi dieu de l'or (En alchimie, le soleil et l'or n'ont qu'un seul signe - un cercle point pour eux deux) (Mythologie franaise: bulletin de la Socit de mythologie franaise, Numros 226 229, 2007 - books.google.fr).

A 56 cm, 2000 pas/coudes font 1,12 km.

Le concept mme de royaut provient d'Atoum, de par l'appartenance de ce dernier la cosmogonie hliopolitaine, tandis que l'hritage d'Amon semble plus terrestre , plus physique, pourrait-on dire. L'union des deux, quand on la retrouve ce qui a t le cas ds le Moyen- Empire , produit une divinit accomplie: Atoum-Amon, susceptible de transmettre au roi une forme parfaite et acheve de royaut comme hritage divin, suivant larchtype horien. Karnak, Thoutmosis III a surtout vo-qu la forme syncrtique du dieu Amon-Atoum. [...] Il y a ici une vritable quivalence entre Atoum et Amon. Il faut alors comprendre Atoum matre dHliopolis, dieu grand, matre du grand Chteau, (cest--dire) Amon, souverain dHliopolis . Et l, lassimilation est faite et clairement annonce : Atoum est Amon. De plus, linformation que nous donne lpithte royale "tit Imn", dans cette mme scne, nous invite noncer le syllogisme suivant : Atoum est Amon, or Thoutmosis III est lmanation dAmon, donc Thoutmosis III est galement lmanation dAtoum. Thoutmosis III se proclame ainsi comme tant le fruit dune double filiation. La filiation terrestre , lie Amon et Karnak, et la filiation cleste , divine, lie Atoum et Hliopolis (Emmanuelle Arnaudis-Montlimard, Larche en granit de Thoutmosis III et lavant-porte du VIe pylne, Fouilles et tudes 2003-2004: les films du Centre franco-gyptien d'tude des temples de Karnak, Institut franais d'archologie orientale, 2007 - books.google.fr - www.academia.edu).

Blaise, grand saint protecteur de la gorge, San Blas Gargantero en Castille, Gargabano aussi, est ft le mme jour que celui de la naissance de Gargantua donn par Rabelais : 3 fvrier. Blaise est le saint patron, en plus des cardeurs et des tisserands, des maons franais au temps de saint Louis. Le livre d'Etienne Boileau sur les confrries de Paris dit que c'est au nom de ce saint qu'taient tablis les privilges "des Maons, des Tailleurs de pierre, des Plastriers et des Morteliers depuis le temps de Charles Martel". On trouve un autre patron dans le manuscrit Ashmole (1686) qui reprend des lments des Old Charges. Aprs la construction du Temple de salomon, apparat Graecus, homme curieux ("curious"). Il semble qu'il se retrouvait par ailleurs sousle nom d'Aymon, Aynon ou Amon. Le nom diu dieu-blier Amon, selon Plutarque, signifie "cach", "mus". A l'inverse le dieu-bouc Mne a un nom qui veut dire "apparent". A Alexandrie le Christ sous le nom d'Amen (stable, fidle, cach) est accompagn du saint Mnas, niomm ainsi la suite de la confusion de sa mre strile qui rpondit l'ange Gabriel "mnas" au lieu d'"amen". A l'poque de Charles Martel o les statuts des maons de Paris ont t fixs, vivaient les 4 fils Aymon. Parmi ceux-ci, Renaud de Montauban, dont Rabelais disait : "Je ferai comme Renaud de Montauban, je mettrai bouillir pour les maons... je mettrai bouillir pour la cathdrale de Cologne". Dans la lgnde les quatre fils volent une couronne : "les quatre couronns". (Claude Gaignebet, Le dieu cach des Old Charges, Maonnerie et antimaonnisme: de l'nigme la dnonciation, Numro 4 de Politica hermetica, 1990 - books.google.fr).

Les Saints Blaise dans l'Aude et en Savoie : prs du Prieur de Sion

La chapelle Saint Blaise de l'glise Saint Andr d'Alet est devenue celle du Sacr Coeur. La chapelle de Saint-Blaise est signale dans le compte rendu de la conscration, en 1453. On sait que saint Blaise tait le patron des cardeurs et des peigneurs de laine, trs nombreux Limoux, et que son chef tait conserv Montpellier (Gratien Leblanc, L'glise Saint Andr d'Alet, Congrs archologique de France, Volume 131, 1973 - books.google.fr).

L'glise Saint Blaise Pexiora fut reconstruite en 1348, partir du chevet et du clocher existants. La partie orientale de la nef fut certainement refaite au XVIIe sicle, ce qui expliquerait un autre type de retombes. La nef fut couverte d'une fausse vote d'ogives en 1893 et deux chapelles latrales furent construites la mme anne (www.culture.gouv.fr).

Dans l'glise de Fanjeaux, il y a un chef reliquaire de saint Blaise, en argent et vermeil (www.culture.gouv.fr).

L'apothose de saint Blaise fait partie d'un ensemble de 18 tableaux excuts par le peintre Jacques Gamelin, n en 1738 et mort en 1803, restaurs en 1848 par le peintre Dsirat, dans l'glise paroissiale de Sallles-d'Aude (www.culture.gouv.fr).

A Chalabre, au Cazal-Sainte-Marie, un tableau Le Christ en croix entre saint Sbastien et saint Blaise (XVIIme sicle) (www.culture.gouv.fr).

A Carcassonne, dans l'glise Saint Vincent, un buste reliquaire de saint Blaise de la fin du XVIIIme sicle (www.culture.gouv.fr).

Le Ptassou de Trves (Gard) doit son nom aux ptas (chiffons) qui constituent son vtements pesant plusieurs dizaines de kilos. Il se manifeste aux alentours de la Saint Blaise lors d'un rite attest depuis 1444. Il nest pas sans rappeler le mythe du rveil de lours sur lequel sexprime M. Pauvert, li lclosion de la vgtation au printemps, fte de lours que lon retrouve dans les Pyrnes-Orientales, Arles-sur-Tech et Prats-de-Mollo. Dans le cadre de cette comparaison, Mme Escarmant prcise la symbolique du souffle, du mouvement de la vie, reprsent par lair contenu dans la vessie de porc et que les participants essaient de percer. A la mme symbolique se rattache le pet librateur de lours sortant de son hibernation que lon retrouve dans le nom de Pt(assou) (etudesmillavoises.so.free.fr).

La chapelle spulcrale dans lglise de NotreDame-de-Liesse d'Annecy que le comte de Genevois Am III avait charg son fils de construire, et dans laquelle serait plac son tombeau (1360), tait place dans le chur, du ct gauche, en face de la porte de la sacristie. Entre autres fondations il ordonne de faire clbrer trois messes par jour, avec commemoration de saint Antoine, et sil mourait avant lachvement de cette chapelle, elles devaient tre clbres au matreautel qui, comme on la vu, tait prcisment ddi saint Antoine (17 janvier). Une visite pastorale de 1646 constate que les ducs de Genevois y exeraient alors le droit de patronage, rserv par le fondateur aux comtes de Genevois. Lautel tait ddi saint Blaise, encore un saint invoqu pour les maladies dans les hpitaux, et devenu le titre d'un ordre chevaleresque en Armnie pendant les croisades. Saint Blaise tait surtout le protecteur du passage du MontSion, entre Cruseilles et Pomiers. Le second titulaire tait saint Adrien, officier romain, devenu martyr et honor le 8 septembre, le mme jour que Notre-DamedeLiesse (Revue savoisienne, Acadmie florimontane, Annecy, 1870 - books.google.fr).

Les ermites sont frquemment des saints protecteurs : saint Blaise retir dans les forts d'Armnie est en bonne harmonie avec les ours, lions et tigres, gurisseur clbre des maux de gorge et saint patron des porchers ; saint Goussand l'ermite limousin est protecteur du btail, figur avec un buf ses pieds ; saint Gurin (/gurit !) protge du btail Sion en Valais, il est associ saint Blaise, figur entre un ne et un buf agenouills (cet agenouillement sera rcupr par Antoine comme on peut le voir sur l'image d'pinal) ; Genevive de Brabant, comme saint Gilles tous deux retirs au dsert, ont pour attribut une biche. L'ermite limousin saint Lonard est aussi protecteur des chevaux. Enfin, est-il besoin de signaler saint Jrme gurisseur de son fidle lion, si ce n'est pour ajouter que la Lgende dore attribue gnralement ce miracle du lion au Docteur de l'glise Jrme, alors qu'il provient de la lgende de saint Grasime de Lydie ? (Monique Alexandre, Philippe Walter, Saint-Antoine entre mythe et lgende, 1996 - books.google.fr).

On se souvient que c'est Annemasse que le Prieur de Sion a t enregistr en 1956, ville qui est situe dans le cercle templier du petit nonagone centr sur Le Sarnieu Groisy, quelques kilomtres seulement de Saint Blaise prs de Cruseilles.

L'glise de Saint-Blaise-s-Liens, donne a Cluny par le roi Rodolphe, pourrait tre Saint-Blaise au mont de Sion, ou bien Chaumont, dont l'glise tait ddie SaintBlaise, et dans le territoire duquel on voit plus tard Cluny gratifi d'une manse (n 193). En tout cas, cette donation n'est pas de 1019, mais du 14 janvier 1028 ou 1029 XIV Kal. februarii anno ab Incarnatione M.XX.VIIII regnante Rodolfo rege anno regni sui XXXV , ainsi que porte l'original qui a t publi dans le Bulletin de l'Acadmie Delphinale, 4 srie, tome IV, page 497 (Jean-Franois Gonthier, Oeuvres historiques, 1903 - books.google.fr).

Une consquence plus grave des familles de prtres tait la tentation de dtourner une part du patrimoine ecclsiastique l'usage des siens. Press par le besoin, Guichard Suchet, cur de Saint-Blaise (minuscule village accroch au flanc sud du Salve) et recteur de l'hpital du Mont-de-Sion annex cette glise, commet diffrentes indlicatesses. Pour faire vivre sa concubine et ses trois enfants l'un d'eux est encore au berceau il dispose d'un revenu misrable. Il a d se procurer des ressources en usurpant des biens ecclsiastiques; il a mis en gage le calice de l'hpital et il a vendu son profit diverses rentes annuelles payes l'hpital du Mont-de-Sion (Louis Binz, Vie Religieuse et Reforme Ecclesiastique Dans le Diocese de Geneve pendant le grand schisme et la crise conciliaire (1378-1450), Tome I, 1973 - books.google.fr).