Partie IX - Synthèse   Chapitre LVIII - Autour de Rennes   Saint Sulpice, Aude et Grande Ourse   
SAINT SUPLICE CHEMIN DE CROIX GRANDE OURSE EGLISE

Quelques notes sur Saint Sulpice

Abba in castris. Tel semble tre le plus ancien nom officiel des aumniers militaires. En effet, Clotaire appela Sulpice le Bon sa cour de Chalon-sur-Sane pour remplir dans les camps du roi la fonction dabb pour le salut de sa personne et celui de son arme . Dans ses attributions, Sulpice avait la garde des reliques formant le trsor sacr des rois. Byzance connaissait lusage de faire porter devant les grands chefs de guerre les reliques des saints. Les Francs reprirent cet usage : pour mettre le Seigneur avec eux, ils conduisaient sur les champs de bataille de pieuses reliques et des ossements sacrs. Plus particulirement, Sulpice avait mission de garder et de faire porter devant les troupes une cape merveilleuse, le manteau de saint Martin. Sa cape ou capella fut le palladium de nos armes sous les Mrovingiens puis les Captiens. Cette cape ou chape fut ds lors garde par des chapelains dans des chapelles et dpose enfin par Charlemagne Aix-la-Chapelle. De l vient que les chapelains, sils sont aujourdhui des prtres officiant dans des chapelles, taient autrefois des prtres aux Armes, pieux gardien dans les camps et au combat de la chape de saint Martin. Sulpice reut aussi la charge et le nom mme dun aumnier. En effet, labb des camps avait Chalon, parmi ses fonctions, celle de distribuer les aumnes du roi. Peu peu, cette occupation incomba aprs Sulpice ses seuls successeurs (www.dioceseauxarmees.catholique.fr - Alexandre Pags, Les origines de laumnerie militaire catholique).

Dans l'glise Saint Sulpice de Paris, le choeur et les chapelles de son pourtour furent bnits, le 20 dcembre 1673, par Mgr de Harlay, archevque de Paris, assist de Mgr de Pricard, vque d'Angoulme, de Fromentin, vque d'Aire, et de Sve, vque d'Arras: celle du Rond-Point l'honneur de la Sainte Vierge; la premire droite, en sortant de celte chapelle, et qui est aujourd'hui celle de Saint-Louis, fut ddie au Saint-Esprit ; la seconde (celle de Saint-Joseph) l'honneur de sainte Marguerite: la troisime de saint Charles; la quatrime de saint Jean l'vanglisle: la cinquime de saint Franois de Sales; la premire gauche, l'honneur du saint Ange Gardien; la seconde de sainte Catherine; la troisime de saint loi; la quatrime de saint Denis. Aprs cette bndiction les trois vques consacrrent le matre-autel , celui de la Sainte Vierge et les neuf autres en prsence de M. le cur.

Le 21 aot 1732, le premire pierre du maitre-autel fut pose, au nom du pape Clment XIII, par son nonce M gr Rainier, comte d'Ilcio et archevque de Rhodes; et, le 20 mai 1733, cet autel fut consacr Dieu, en l'honneur de saint Pierre et de saint Sulpice, par le frre du cur, Mgr Languet de Gergy, archevque de Sens (the_bundle.archive.org - Charles Hamel, Histoire de l'Eglise Saint Sulpice, 1900).

Joachim Trotti de la Chtardye, lauteur des catchismes de Bourges, est n en 1636, dans lAngoumois, au diocse de Limoges. Il quitte le chteau de La Chtardye, Exideuil, pour le Sminaire de Saint-Sulpice Paris, en 1657, anne de la mort de M. Olier. Aprs son doctorat en thologie prpar en Sorbonne, il saffilie la Compagnie des prtres de Saint-Sulpice, en 1663. Aprs quelques mois passs la Solitude dIssy, pour y prendre lesprit de la Socit, il est nomm professeur de morale au Sminaire du Puy-en- Velay. L, il aura occasion non seulement de connatre M. de Lantages aprs le retour de celui-ci au Puy, de 1676 1679, mais dtre appel, lors de son long sjour au sminaire, poursuivre deux oeuvres de celui-ci : assurer, dans le diocse, des confrences destines la formation continue des prtres et rpondre aux besoins spirituels des Demoiselles de de linstruction , les Bates , bien rpandues dsormais dans les paroisses.

La Chtardye publiera outre son Cathchisme du diocse de Bourges, et selon la mme vise pastorale une Explication de lApocalypse par lhistoire ecclsiastique. Ce dernier ouvrage visant prmunir les catholiques et, particulirement, les nouveaux convertis, contre les fausses interprtations des ministres de la Rforme.

Ces textes sont bien apprcis dans les milieux ecclsiastiques. Et mme Rome. Le pape Clment XI charge le cardinal Palucci, nonce en France, de lassurer du cas quil faisait de ses talents et de ses vertus. Lorsquil reoit ces marques insignes de lintrt que le pape porte son oeuvre comme sa personne, La Chtardye est, depuis plus de 17 ans, cur de la paroisse Saint-Sulpice. Il en a pris possession le 13 fvrier 1696 (Frre Jean Pungier, F.S.C., Le catchisme des mystres et des ftes de Jean-Baptiste de La salle, 1re partie, Cahiers lasalliens 64, 2007).

La Chtardye eut des relations conflictuelles avec Jean Baptiste de La salle qui aura sa chapelle Saint Sulpice.

A cette poque, l'Htel de Nevers, ancien Htel de Nesle, tait situ dans la paroisse de Saint Sulpice.

Ds 1663, la tour de Nesle tait tombe, et avec elle la plus grande partie de la forte muraille de Philippe-Auguste, inutile et devenue gnante. Le sjour de Nelle se transmit divers propritaires, dont les noms sont connus dans l'histoire : les ducs de Nevers depuis 1570, Marie de Gonzague, la famille de Gungaud qui l'achte en 1646, anne du dbut de la reconstruction de l'glise de Saint Sulpice, les princes de Conti. C'est cette dernire famille qu'il appartenait lorsqu'en 1750 la ville de Paris rsolut de l'acqurir pour en faire son htel de ville. Pourquoi elle y renona, on l'ignore. Sur ces entrefaites, le roi avait dcid de faire construire l'htel de la Monnaie sur la place de la Concorde (alors place Louis XV) que dcoraient dj les deux belles faades difies par Gabriel. La Monnaie tait, en effet, fort mal l'aise dans ses vieux btiments de la rive droite de la Seine entre le Pont Neuf et la rue de Rivoli (l'actuelle rue de la Monnaie en rappelle le souvenir). Ce projet fut galement abandonn pour la raison, assez juste alors, que l'tablissement se trouverait bien loign du centre de la ville, et - disent les lettres patentes - que les orfvres et autres correspondants aux monnoies seroient obligs de perdre un temps considrable pour y porter leurs ouvrages et matires... Ces lettres sont dates du 16 avril 1708. Quelques mois aprs, la dmolition de l'htel de Conti tait entreprise, et, le 30 avril 1771, la premire pierre de l'Htel de la Monnaie fut pose (www.cosmovisions.com - Paris 6me).

La rue Palatine qui longe le ct sud de l'glise Saint Sulpice tient son nom d'Anne de Gonzague, marie Edouard de Bavire, la "Belle Frondeuse". Edouard de Wittelsbach est de la famille de Frdric V de Palatinat, mari Elizabeth Stuart, fille de Jacques Ier d'Angleterre, roi phmre de Bohme battu la bataille de la Montagne Blanche (Bila Hora) et support par les promoteurs du courant rosicrucien. La soeur d'Anne, Louise Marie, sera reine de Pologne en pousant Jean Casimir wasa. Louise Marie meurt en 1668 et le roi de Pologne, ancien jsuite, abandonne le trne. Il trouve refuge en France o le roi de France LOuis XIV lui donne l'abbaye de Saint Germain et d'autres bnfices dont Fcamp, cher Maurice Leblanc, et Ourscamp prs de Noyon. On peut admirer son somptueux tombeau Saint Germain des Prs.

L'ancien roi de Pologne offrit Anne de Gonzague un reliquaire contenant un fragment de la "Vraie" Croix. Anne s'empressera de tester la rsistance au feu de la relique avec le prince de Cond (Jacques Bernot, Les palatins : princes d'Europe, 2000 - books.google.fr).

La princesse palatine a donn une fontaine la rue Garancire, anne 1716, et a laiss son titre la rue Palatine, primitivement un cimetire.

Cette voie existait en 1540. Elle a t appele rue Garance, rue Garance et, plus anciennement, ruelle Saint-Sulpice. Origine du nom : L'htel Garancire, construit au commencement du XVe sicle. Rue ServandoniNom donn en 1806. Historique : Elle existait en 1424. C'tait en 1522 une des ruelles Saint-Sulpice ; en 1548, la rue Saint-sulpice ; en 1595, la rue des Cordiers. A partir de 1620, elle prit le nom de rue du Fossoyeur ou rue des Fossoyeurs ; en 1806, rue Servandoni. Elle parat avoir port, au dbut du XVIIe sicle, les noms de rue du Fer Cheval, entre les rues de Vaugirard et du Canivet, et de rue du Pied de Biche dans le surplus (Charles Lefeuve, Histoire de Paris rue par rue, maison par maison, 1875 - www.paris-pittoresque.com).

Au n8 de cette rue se trouve l'htel de Sourdac, bti en 1640 l'emplacement de l'htel Garancire, construit au XVe sicle (Il en est fait mention dans des actes de 1421 et 1427), et que l'on trouve indiqu sous les noms de Garance et Garance, et qui a donn son nom la rue. C'tait une teinturerie dite maison Garance. L'emplacement de cet htel appartenait au XIVme sicle un sieur de Dormans. Ren de Rieux, vque et comte de Lon fit construire sous Louis XIII par l'architecte Adam Robelin cet htel a l'admirable faade, qu'il cda en 1651 son neveu Alexandre de Rieux, marquis de Sourdac (www.cosmovisions.com - Rue Garancire).

22 marches consitutent l'escalier d'accs Saint Sulpice sous le pristyle.

Bien qu'il n'y soit pas fait allusion gnralement, il y a d'autres oblisques, trs visibles. Si l'on arrive sur le ct de Saint-Sulpice, par la rue Servandoni, dans la rue Palatine, on se trouve face un fronton colonnades, encadr mi-hauteur par deux oblisques. Il en va de mme sur l'autre ct de l'difice. Il est difficile de les dater, mais cette insistance jouer de l'oblisque est troublante (Guy Mouny, Rennes-le-Chteau: un autre regard sur l'nigme, 1999 - books.google.fr).

La Grande Ourse

Levez les yeux, mon fils, et voyez sur votre tte le Chariot de David qui, tran par Mizar et ses deux compagnes illustres, tourne autour du ple ; Arcturus, Vga de la Lyre, lpi de la Vierge, la Couronne dAriane, et sa perle charmante. Ce sont des soleils. Un seul coup dil sur le monde vous fait paratre que la cration tout entire est une uvre de feu et que la vie doit, sous ses plus belles formes, se nourrir de flammes !

Et quest-ce que les plantes ? Des gouttes de boue, un peu de fange et de moisissure. Contemplez le chur auguste des toiles, lassemble des soleils. Ils galent ou surpassent le ntre en grandeur et en puissance et, lorsque, par quelque claire nuit dhiver, je vous aurai montr Sirius dans ma lunette, vos yeux et votre me en seront blouis (Anatole France, La Rtisserie de la reine Pdauque, 1893 - fr.wikisource.org).

Ainsi la Grande Ourse porte-t-elle en arabe le mme nom que chez nous : Al-Doubb al-Akbar, mais elle possde galement un second nom, Banat al-Na'sh al-Koubra, les Filles du Grand Brancard . Le nom de la Grande Ourse vient de la tradition grecque de Calypso, que les Arabes connaissaient bien, mais le nom des "Filles" provient d'une lgende proprement arabe : le Capricorne, appel en arabe Al Djadi, avait tu le pre des sept filles, et celles-ci portent sur leur tte le brancard mortuaire, et tournent sans fin pour pourchasser le meurtrier afin de venger leur pre. Ainsi les diffrents noms des toiles de la Grande Ourse que nous utilisons encore en France sont des noms arabes, qui viennent de lune ou l'autre de ces lgendes : Megrez vient de Al-Maghrez c'est--dire la Queue (de l'Ours), Phecda vient de Al-Fakhidh, la Cuisse (de l'Ours)...

Selon une autre lgende, c'est en fait la Polaire qui a tu le pre des Sept Filles. Chez les Arabes du Tigr (Abyssinie), la tradition est un peu diffrente ; les Sept (la Grande Ourse) sont non pas des filles du mort, mais ses frres. L'histoire dit que, quand Djah (la Polaire) et tu par mprise le septime des frres, effray de ce qu'il avait fait, il s'enfuit, et alla trouver les Qern (toiles kappa et lambda du Dragon) pour les supplier de lui accorder leur protection, expliquant qu'il n'avait pas tu le Septime volontairement. Les Qern acceptrent et le ramenrent sa place antrieure dans le ciel, puis se placrent entre lui et les Sept afin de les sparer. A chaque fois que les Sept se dplacent, les Qern se placent entre eux et Djah, comme on peut le constater en regardant la nuit le mouvement de la Grande Ourse et du Dragon autour de la Polaire... Quand le Septime frre mourut, les autres jurrent de ne pas enterrer son corps avant qu'il n'ait t veng. Ils le placrent donc sur un brancard (en Arabe, Nash est prcisment le "brancard mortuaire" sur lequel on porte les dfunts au cimetire, les musulmans n'ayant pas de cercueils... ) et se mirent en marche : les trois premiers portrent l'avant, les trois autres l'arrire du brancard. Celui qui est au milieu, c'est--dire l'toile qui relie les quatre du Chariot aux trois de sa Queue, c'est leur frre mort, et c'est pourquoi sa lumire est plus faible que celle des autres. Il s'agit de Megrez, (d grande Ourse), qui est en effet de troisime grandeur et non pas de deuxime grandeur comme les autres toiles de la constellation (www.afanet.fr - Al Doubb).

Il est utile et intressant de savoir ce qu'en dit Charles Dupuis :

Les premires constellations borales qui se prsentent au nord sont les ourses, la grande et la petite, places prs du ple ou du pivot sur lequel la sphre toile semble rouler. La plus loigne des deux et la plus apparente est la grande ourse, connue vulgairement sous le nom de chariot. Hsiode prtend qu'elle est la fille de Lycaon , roi d'Arcadie, qu'aima Jupiter, et qu'il mtamorphosa ensuite en ourse. Son amour pour la chasse l'avait fait s'attacher au cortge de Diane, et la ressemblance des gots l'avait rendue chre cette Desse. Elle n'osa avouer Diane sa faute, et elle ne put long-temps en cacher les suites. La grosseur de son ventre la trahit bientt, lorsqu'elle voulut descendre au bain avec la Desse qui s'aperut qu'elle avait perdu sa virginit. Elle en fut punie; elle perdit sa figure de fille, et prit celle d'ourse.

Ce fut sous cette forme qu'elle accoucha d'Arcas. On prtend que Jupiter, pour la sduire, avait pris la forme de Diane, et qu'interroge par cette Desse sur l'aventure qui lui avait ravi sa virginit, elle s'en tait prise la Desse, et que, pour cette rponse, Diane la mtamorphosa sous la forme d'ourse qu'elle a aux cieux. Elle errait dans les forts avec les autres btes farouches, lorsqu'elle fut prise avec son fils Arcas par un chasseur tolien, qui en fit prsent Lycaon. Elle se rfugia avec Arcas dans le temple de Jupiter Lycen, o la loi dfendait d'entrer. Les Arcadiens se mirent en de voir de la tuer ; mais Jupiter, pour la soustraire leus coups, l'enleva et la plaa aux cieux avec son fils. L elle devint l'ourse cleste, et Arcas le gardien de l'ourse Artophilax. Quelques-uns prtendent que Jupiter ayant fait violence une des nymphes de Diane, Callisto, Junon indigne l'avait change en ourse. Diane l'ayant rencontre sans la reconnatre, la pera de ses traits, et l'ayant ensuite reconnue, elle la plaa aux cieux. D'autres racontent que Jupiter ayant poursuivi Callisto dans les forts, Junon souponnant son dessein et l'vnement qui tait arriv, chercha le surprendre dans ses jouissances; mais que Jupiter, pour la tromper, changea en ourse son amante. Junon, trouvant la place d'une jeune fille une ourse, l'indiqua Diane qui la pera de ses traits. Jupiter en fut afflig, et par compassion pour le sort de son amante, il en plaa l'image aux deux. Cette constellation ne se couche jamais, et Thtis, femme de l'Ocan, refuse de la recevoir au fond des eaux o descendent les autres astres leur coucher; et cela, parce que Thtis tait la nourrice de Junon dont Callisto fut la rivale.

D'autres appellent cette nymphe, non Callisto ou la trs-belle, mais Megisto ou la trs-grande, deux dnominations qui conviennent galement la belle et vaste constellation du chariot. On fait Mgisto fille, non pas de Lycaon, mais de Cete, et petite fille de Lycaon. Cete estle nom d'Hercule Ingeniculus, situ prs du ple, comme elle. On place le lieu de la scne de cet vnement en Arcadie sur le mont Nonacrien, ce qui lui a fait donner l'pithte de nonacrina ; elle prit aussi celle de Parrhasis, de proles lycaonia. Ovide prtend que ce fut son fils Arcas qui, devenu grand, chassait dans les forts et qui, ne connaissant pas sa mre, allait la tuer, lorsque Jupiter, pour lui pargner un crime, les enleva tous deux de la terre, et les plaa au ciel l'un ct de de autre.

Aratus dit que les deux ourses furent les nourrices de Jupiter, et que c'est ce titre qu'elles ont t mises aux cieux. Les Crtois avaient consacr chez eux un temple aux ourses, sous le nom de temple des mres, o ils portaient de riches offrandes, et qu'ils honoraient du culte le plus religieux. Ce culte avait pour objet de rvrer les nourrices d Jupiter, places aux cieux dans les deux constellations de la grande et de la petite ourse.

Elles sont communment connues sous le nom de grand et de petit chariot. La grande s'appelle par excellence le chariot. C'est le nom qu'elle portait dj du temps d'Homre. Ce nom lui fut donn cause de sa ressemblance.

On lui donna le nom de septentrio major ou des sept bufs de l'attelage du grand chariot. Car on appelait en langue rustique, chez les Latins, teriones, les bufs employs u labourage ; et si l'on en croit Llius et Varron, Comme l'attelage est de sept, on en fit le mot septem-trio ou septentrio, nom qui est rest l'ourse, et qui a t donn au ple prs duquel cette Constellation est place. De l aussi le nom du buf d'Icare donn aux mmes toiles parce qu'Arcas ou le Bots, Arctophylax, le gardien de l'ourse qui les Suit, porte entre autres noms celui dlcare, pre de la moissonneuse Erigone. D'autres ne donnaient le nom de bufs qu'aux premires toiles du timon, et faisaient des cinq autres le char.

On l'appella aussi Hlice,et Elic, nom tir de son mouvement liken, autour du ple, autour duquel elle tourne et semble faire la roue. Les Egyptiens rappelaient le chien de Typhon. On l'appelle aussi eptastrum, cause de ses sept toiles, qui servaient, dit Clment d'Alexandrie, aux usages de la navigation et de l'agriculture. D'autres appelaient les ourses les mains de Rha. Cette constellation porte encore beaucoup d'autres noms, lesquels sont tous les pithtes ou des synonymes d'ourses et de char. Voici les principaux. Plinthion, aganna, asion, cleitamer, itheim amana, cnopeus, arctos leimonias, lossa, omphaloessa, satina. Chez les Phrygiens, cicl. Chez les Macdoniens, cynoupis, themisto, callisto, megisto, ursa, erymanths, moenalia, virgo tegea, crete nymph, nutrices Jovis, elix et arcturus, lycaonia virgo, elicpis, Dian cornes amata Jove. Les Latins la nomment ursa septemtro. Les Grecs, arctos, amaxa, megal arctos. Les Iroquois okouari. Les Phniciens, dubbe et dubbe el-chabar, duqalechber. Les Hbreux et les Arabes, agalha, chariot; dubachber, la grande ourse; dubolachbaro, dubon. Les Perses, haphtreng-mihn, les sept grandes toiles. Les Turcs , yidigher yilduz, les sept toiles par excellence. Les Indiens, la mer d'or. La sphre des Hbreux y place un sanglier. C'est le fameux sanglier d'Erymanthe.

Troisime travail. Le troisime travail est le triomphe sur les Centaures et la dfaite du Sanglier d'Erymanthe, qu'Hercule apporta vif.

Le passage du soleil dans le troisime signe, auquel rpondoit la Balance, toit marqu par le lever du soir de la grande Ourse ; ce que les anciens appelloient l'ascension du soir. Il parot que les Syriens, au lieu d'une Ourse y peignoient un Sanglier, & que c'est-l le fameux Sanglier d'Erymanthe ; le surnom d'Erymanthis est encore rest l'Ourse cleste : Erymanthidos Urs, dit Ovide (Trist.Eleg. 3, v. 103, Eleg. 10 , v. 15 & Liv. III. Eleg. 4, &c.) Ce n'est pas cependant sur cette seule dnomination que nous nous appuions. Kirker (Oedip. tom. II, part. 2, pag. 201 ) nous donne une sphre des Orientaux, o le passage du soleil dans les signes, est marqu par des levers & des couchers d'toiles & en parlant du Cancer & du Lion, avec lesquels se couche la grande Ourse, il nous dit qu' la place de l'Ourse on y dessinoit Porcum ferreum. Nous fommes donc fonds substituer ici le Sanglier la place de l'Ourse. On est oblig de faire la mme substitution dans la Fable Phnicienne sur Adonis, que tue ce mme Sanglier, & dans la Fable Indienne de Barhautar, l'une des incarnations de Vischnou.

On distingue plusieurs parties dans cette constellation. Parmi les deux toiles borales du pied gauche qui prcdent, est alphicra-al-thalita. Celle du dos de l'ourse sur le quadrilatre se nomme duhr al-dub al-acher, feretrum, le cercueil. Celle qui est prs du ventre, merk-al dub al-acher. Celle qui tient la queue, et qui est dans le quadrilatre, se nomme megrez al-dub al-acher. Celle de la cuisse droite postrieure s'appelle, phacd al-dub al-achber. La prcdente des deux qui sont au pied gauche postrieur se nomme alphikra al-thma. La prcdente des trois qui sont la queue, ou qui tient la naissance de la queue, s'appelle algiaum. Celle du milieu, alink. La troisime, alkad. Ce sont les trois filles du cercueil. Hors de la figure, vers le midi, sous la queue, on trouve cab al-asad. Celle du timon s'appelle alioth ; c'est la premire des trois aprs la naissance de la queue. On nomme mirach, micar et mizra celle des flancs. Les filles du cercueil se nomment, chez les Arabes, bent al-nash al-cubra. Les Arabes appellent aussi quatre toiles du corps de l'ourse, nash lazar, le cercueil de Lazare ; et les trois de la queue, mariam, martham et ancillam. On compte dans cette constellation vingt-sept toiles dont la douzime et la treizime se nomment alphikra althlita, vertbre. Au lieu de phicra on lit ailleurs nekra. La sixime toile est duhr al-dub l-achher le dos de la grande ourse. La dix-septime est merak al-dub phacd, la cuisse. Ces quatre comprennent al-nash al-cubra, le grand cercueil. Les toiles vingt et vingt-une forment la vertbre, al-nash al-cubra. Ces toiles vingt et vingt-une se nomment alphikra al-thnija, la seconde vertbre; la vingt-troisime, et la vingt-quatrime, alphikra al-ula. Les trois toiles de la queue sont albent, les filles. Celle de la naissance de la queue est al-haun, algiaun; autrement al'haur ou alhawer, le blanc de l'oeil et le peuplier blanc. Quelques-uns la nomment alya, la queue. La seconde est alink et alanak, la chvre. On lui en joint Une petite appele suha, saidak. La troisime est alkaid, le gouverneur ou le guide. Prs de la grande ourse et des pieds de la petite, sont de trs-petites toiles appeles duphra al ghizln, les ongles des chevreaux. On appelle benenaim, dit Riccioli, bennenatz et beneth nasch, la dernire toile de la queue de l'ourse ; ellamath, elckeid. L'toile Voisine de la seconde du timon est cette pliade qu'on prtend s'tre spare de ses surs pour aller se placer l o elle prend le nom du renard.

Celle qui suit le milieu de la queue se nomme dans Bayer, Alcor, eques.

Les deux ourses sont renfermes dans le cercle arctique ; elles sont opposes l'une l'autre, et renverses de manire que leurs ttes touchent leurs queues respectivement.

Columelle fixe au 7 des ides de fvrier le coucher de l'ourse, accompagn du vent favonius, qui commence alors souffler. Le calendrier des fastes marque son coucher hliaque au 7 des ides de juin ; alors se clbraient les jeux du cirque.

Servius, dans son commentaire sur ce vers de Virgile, quem Venus ant alios etc., nous dit que Vnus a son toile ou sa plante aux cieux, appele au levant Lucifer, et au couchant Vesper ; qu'elle en a encore deux autres, l'une au signe du taureau son domicile, et l'autre au nord ou dans les toiles appeles septemtrio. Il est certain que Vnus plante a port le nom de Callisto o de trs belle, comme la grande ourse. Blau l'appelle fera major, maxima, septemtrio major, Cynosuris, arcturus, Elix, Helic , canis venatica, filia ursae, ursa cum puellul, puellula lycaonia, Dian cornes, parrhasia virgo , Moenalis, Erymanthis ursa , nonacrina virgo , Megisto, plaustriluca, Elicpis. Il nomme aussi celles d l'extrmit de la queue, en arabe, benenaim, benenatz, benecnaz, benetnasch ; celle du milieu de la queue, alcor, eques; celle de la naissance de la queue risalioth, aliath, aliore, mirach, mirac, micar par inversion et misear (Charles Franois Dupuis, Origine de tous les cultes, ou, Religion universelle. Tome 9, 1836 - books.google.fr, Charles Dupuis, Mmoire sur l'origine des constellations et sur l'explication de la fable par le moyen de l'astronomie, 1781 - books.google.fr).

Dans la vraie Langue Celtique, Boudet, fait apparatre dans la mme page 299 "ours" et "sanglier" et parle page 300 du "Sanglier d'Erymanthe".

Dans les premiers tercets du chant XIII du Paradis, Dante nous explique quelles sont les constellations clestes figures par les vingt-quatre bienheureux, et quel est le double mouvement qui les fait tourner dans le ciel. Le nombre de vingt-quatre se compose des quinze toiles sont comptes dans le ciel comme de premire grandeur, des sept du Chariot ou Grande Ourse, et des deux qui terminent la Petite Ourse, quil compare une corne.

Les quinze toiles de premire grandeur, che in diverse plage lo cielo avivan, dsignent les personnages qui, dans l'une et l'autre ronde, ont brill plus particulirement par la science, indpendamment de leur foi. A savoir : Albert de Cologne, Pierrele-Lombard, Salomon, le faux Aropagite, saint Jean Chrysostme, Boce, Isidore de Sville, Bde, Siger de Brabant ; ceux-ci appartenant la premire ronde ; puis Pierre Comestor, Pierre l'Espagnol, saint Anselme, Nathan, Raban-Maur et l'abb Joachim, dans la deuxime ronde. Les sept toiles du Chariot, carro, quivalent ici la basterna du Purgatoire, autrement dit au saint-sige, figur galement (ch. xxv du Purg.) par Calisto, ou l'glise romaine change en brute, pour s'tre livre aux apptits de la terre. Ces sept toiles de la Grande Ourse, ou du saint-sige, dsignent donc ceux qui se sont plus rapprochs de l'glise catholique romaine, savoir : Gratien, Orose ou Lactance, Richard de Saiut-Victor, Illuminat, Augustin, Hugues de Saint-Victor et Donat. Le troisime groupe se compose de deux toiles seulement: saint Thomas d'Aquin et saint Bonaventure ; ils sont signals comme formant l'embouchure du cor qui vient s'appuyer l'axe du monde, autrement dit, comme brillant l'extrmit de la Petite-Ourse, dont le nom est ainsi dguis comme l'a t celui de la Grande. Elle est devenue un cor, instrument retentissant, dont Thomas et Bonaventure sont la voix ou l'organe, la bocca. La signification toute sectaire de cette fantasmagorie astronomique n'avait pas chapp l'Ottimo; mais n'ayant garde de l'expliquer, per pi breve parlare, dit-il, il a soin de rappeler que, d'aprs la dclaration de l'auteur lui-mme, la signification du pome est tout la fois littrale, allgorique, morale et anagogique, en ajoutant toutefois, avec un air de bonhomie qui suffit pour mettre sur (a voje, que saint Franois et saint Dominique sont les deux ples du monde, donnant ainsi entendre que l'un est aux antipodes de l'autre, san Domenico l'uno polo e san Francesco l'altro. On peut sans doute rejeter nos interprtations, mais il est un moyen certain de les rfuter, c'est d'expliquer rationnellement sous quelle inspiration Dante s'est trouv amen diviser en trois groupes distincts, par quinze, par sept et par deux, les vingt-quatre personnages qui figurent dans cette partie du pome, et comment, ayant choisir parmi la foule des constellations, il s'est arrt prcisment, pour rendre sa pense aux sept toiles de la Grande-Ourse et deux de celles de la Petite, pour les comparer aux neuf Bienheureux sur lesquels il voulait attirer, des titres divers, l'attention du lecteur (Eugne Aroux, La comdie de Dante: traduit en vers selon la lettre et commente selon l'esprit, suivie de la clef du langage symbolique des fidles d'amour, et de l'hrsie de Dante, 1857 - books.google.fr).

Ces considrations sont reprises dans le Persiles de Cervants o l'on voit sept sudois du Septentrion voyager par terre jusqu' Rome en passant par le Septimanie. La Petite Ourse et la Grande Ourse se rencontre l'occasion dans le sud de la France. Aux sept s'adjoignent deux autres ce qui fera neuf (Michael Nerlich, Le Persiles dcod, ou la "Divine comdie" de Cervantes, 2005 - books.google.fr).

Dante fait l'loge de saint Dominique qui est prsent sur l'axe La Cassaigne - Arzens, reliant les toile Mrak et Phecda.

Dans cette partie de la terre o nat le doux zphyr pour ouvrir les feuilles nouvelles dont on voit lEurope se revtir, non loin du choc de ces ondes derrire lesquelles le soleil, dans sa longue fuite, se cache de temps en temps tous les hommes, est assise la fortune Callaroga, sous la protection du grand cu o le lion figure tour tour vainqueur et subjugu. Cest l que naquit lamant enthousiaste de la foi chrtienne, le saint athlte la fois doux aux siens, cruel aux ennemis. Son me peine cre fut remplie d'une vertu si puissante, que sa mre y puisait le don de prophtie. Aprs que, sur les fonts sacrs, furent accordes entre lui et la foi les pousailles o ils se donnrent mutuellement en dot le salut lun de lautre, la femme qui avait fait en son nom les promesses du baptme, vit en songe le fruit admirable qui devait sortir de lui et de ses hritiers. Sous l inspiration de lEsprit et pour manifester tout ce que devait tre cet enfant, il fut appel Dominique, du nom possd en propre par Dieu qui lui-mme appartenait tout entier. Ds ce moment, il fut le jardinier lu par le Christ pour laider dans son jardin; et ce qui le montre vritablement comme l'envoy et le familier du Christ, cest que le premier amour qui vint clater en lui fut pour le premier conseil qua donn le Christ. Plusieurs fois sa nourrice le surprit veill, calme et prostern sur la terre; il semblait vouloir dire : Je suis venu dans ce but. O toi, Flix, pre vraiment heureux. O toi , sa mre, digne d'etre nomme Jeanne, si ce nom doit snterprter comme on le dit l Ah! ce nest pas en vue de ce monde pour lequel on se fatigue la suite dOstie et de Thadde, mais pour lamour de la manne vritable, quen peu de temps il devint un grand docteur, capable de cultiver la vigne dont le fruit ne tarde pas se perdre si le vigneron est ngligent ou inhabile.

A Arzens, entre Montral d'Aude et Carcassonne, au croisement de la D119 et de la D211, un petit monument moderne rappelle un miracle ayant eu lieu au XIIIme sicle. Sur son socle, on peut lire la lgende suivante : En cet endroit, le 24 juin 1207, des paysans, auxquels Saint-Dominique reprochait de ne pas sanctifier une fte chme, virent soudain leurs gerbes de bl ruisseler de sang et devant ce miracle abjurrent leurs erreurs.

Une des causes objectives du miracle des pis est une maladie cryptogamique endmique des crales qu'on appelle la rouille, elle couvre les pis d'une poussire rouge. Cette poussire a tout fait la couleur du sang (Nicolas Gouzy - club.cathares.org).

Saint Dominique produit un autre miracle : le miracle de la Cdule.

Une des plus clbres discussions eut lieu Montral. Chaque partie devait prsenter aux juges choisis un crit contenant l'exposition de sa foi. Plusieurs catholiques composrent, cette occasion, des ouvrages qui furent compars et discuts ; mais celui que Dominique avait crit fut choisi l'unanimit pour tre prsent. Au jour indiqu, et en prsence d'une foule de peuple, on plaa au milieu de l'assemble les livres de chacune des deux parties. Les juges, d'abord partags d'opinion, finirent par dcider unanimement que les deux crits (ou cdules) seraient jets dans les flammes, et que celui des deux qui ne se consumerait point serait jug contenir la vraie foi et considr comme une uvre de vrit, digne de l'approbation gnrale.

On leva publiquement un grand bcher et on y jeta les deux crits. Celui des hrtiques fut aussitt rduit en cendres, tandis que celui de Dominique, non seulement ne se consuma point, mais s'loigna de lui-mme une grande distance du bcher et ceci trois fois de suite. Le miracle de la Cdule est rapport par Pierre des Vaux de Cernay. Le texte latin contient : apud Montem-regalem, ce qui exclut toute confusion avec Fanjeaux (montreal.blogs.lindependant.com - Saint Dominique et le miracle de la Cdule).

Cependant un miracle analogue est rpertori Fanjeaux (vppyr.free.fr - St Dominique).

Le chemin de croix de Saint Sulpice

Clment XII dclara en 1731 que "tout chemin de croix se compose de quatorze stations ni plus ni moins", selon Barbier de Montault (Iconographie de chemin de croix, Annales archologiques novembre-dcembre 1860, p. 321) (Herv Cabezas, Le Rosaire dans le vitrail franais aux XIXme et XXme sicles, Revue D'Archologie Moderne Et D'Archologie Gnrale, 1990 - books.google.fr).

Le chemin de croix de Saint Sulpice est constitu de dalles de pierres qui sont graves de textes relatifs la passion du Christ. Celles-ci sont places l'entre de certaines chapelles de l'glise. Il est tonnant que la numrotation de certains psaumes servant l'illustration des stations du chemin de croix suit la manire huguenote (comme celle de Clment Marot dont le psaume XXXVIII sert la mise en corrlation de l'toile Phecda, la chapelle Saint Maurice (aujourd'hui Sainte Jeanne d'Arc), Arzens et le psaume XXXVII (37) de la Vulgate) et non celle de la Vulgate : psaume XXII (22) pour le XXI (21) de la Vulgate, psaume XXXVIII(38) pour le XXXVII (37) de la Vulgate et le psaume CXLIII (143) pour le CXLII (142) de la Vulgate. Seul le psaume LXVIII (68) de la station VII est bien numrot de la Vulgate.

Le chemin de croix de Saint Sulpice l'endroit

Chapelle Saint Jean Baptiste

Station I du chemin de croix de Saint Sulpice : Jsus condamn mort

La marque du plus grand amour c'est de donner sa vie pour ceux qu'on aime .Jean XV.

Les Rogations commencent le Dimanche avant lAscension. LEvangile qui est lu ce jour-l comprend le verset demandez ce que vous voudrez et cela vous sera accord (Jean 15,7). Cette formulation est rpte en 16,24 : "Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite". Les jours des Rogations sont les trois jours entre ce Dimancheet le Jeudi de lAscension.A cette priode printanire, les fidles se rendaient en procession aux Croix des Rogations, du latin rogare qui signifie demander. Tt le matin, les fidles deman-daient la protection divine sur les cultures et les prtres les bnissaient.La Messe des Rogations tait ensuite clbre.Ces prires furent institues dans toute la Gaule par le Concile dOrlans en 511. Saint Mamert de Vienne (Isre) en est le promoteur (www.cascastelvillage.com - Les Croix des Rogations).

Dans la rgion de Sion dans le Valais, le premier jour des Rogations, soit le lundi, on portait les croix Bramois. En passant devant l'ancien hpital (dit de St-Jean), on disait le rpons de S. Jean l'Evangliste, un verset, le Gloria Patri et l'oraison de S. Jean (doc.rero.ch - Grgoire Ghika, Variations du thmedes Rogations sdunoises).

Situ ici, Caux et Sauzens a sa croix des Rogations qui annonce l'Ascension, dont une reprasentation est figure par Signol Saint Sulpice.

Station II du chemin de croix de Saint Sulpice : Jsus charg de sa croix

Vraiment c'tait nos souffrances qu'il portait et nos douleurs dont il s'tait charg / Isae LIII

Mentionne pour la premire fois dans l'Enqute de 1269, l'glise paroissiale Saint-Gens Arzens fut reconstruite, d'aprs l'analyse stylistique, dans le 2e quart du XIVme sicle. Arzens fut rattache en 1310 la maison seigneuriale d'Armagnac dont les armoiries se retrouvent sur les clefs de vote de l'glise. Vers le dbut du XVme sicle, le cardinal Jean d'Armagnac procura l'glise une relique de la couronne d'pines et une chapelle fut construite afin de recevoir cette dernire. La premire trave de la nef fut construite une date indtermine. L'glise reut d'importantes restaurations au XIXme sicle. En 1866, les contreforts furent repris et une chapelle fut construite. En 1885, la fausse vote en briques et pltre fut reconstruite, les fentres du choeur furent refaites et la rose de la faade occidentale fut agrandie (www.culture.gouv.fr).

Le Christ paratra d'abord comme l'homme de douleur (Isae 53). Symbolique, la couronne d'pines rsume l'offrande d'une humanit coupable au Christ divin : souffrance et drision (www.regard.eu.org - Fermes dans la tourmente).

"Mon Seigneur a choisi pour lui une Couronne d'humiliation" (Laurent Chnart, Mditations sur les principales obligations de la vie chrtienne et de la vie ecclsiastique, 1844 - books.google.fr).

Dans les vangiles, le serviteur souffrant d'Isae 52-53 et le juste humili, perscut et triomphant du psaume 22 sont les types de Jsus mort et ressuscit (Gilles Dorival, Exgse juive et exgse chrtienne, Le commentaire entre tradition et innovation: actes du Colloque International de L'Institut des Traditions Textuelles, septembre 1999), 2000 - books.google.fr).

Chapelle Sainte Jeanne d'Arc (anciennement Saint Maurice)

Station III du chemin de croix de Saint Sulpice : Jsus succombe sous sa croix

C'est un fardeau trop lourd pour moi je vais tomber cras par les pchs .Ps XXXVIII.

L'toile : Phecda

g Gamma Ursae Majoris : Phecda simple - "cuisse" = "Phecda" (Fakhid ou ligne, branche)

Il existe un reliquaire-monstrance de saint Roch Arzens, limite XVIIIme sicle XIXme sicle avec une tte de vieillard de face dans un cercle. Saint Roch a l'habitude de montrer le bubon de sa cuisse en relevant le pan de son manteau. La cuisse par dcence, alors que le bubon de la peste apparait gnralement l'aine.

Aussitt, comme si un glaive aigu et tranchant avait perc sa cuisse pour y ouvrir une plaie large et profonde, il sentit dans ce membre d'horribles et intolrables douleurs. Quand Dieu frappe, comme lorsqu'il gurit et console, il frappe, il gurit et console toujours en Dieu ! La peste venait de saisir notre Saint ; elle le pressait dj, elle le torturait dans ses treintes cruelles. Le bubon ou charbon noirtre venait d'apparatre (Abb Recluz, Histoire de Saint Roch et de son culte, 1858 - books.google.fr).

Ce psaume est le XXXVII (37) de la Vulgate. Ce qui incline aller voir du ct huguenot. Et en effet il y a des choses intressante dans le psautier de Clment Marot.

David ayant la peste, ou quelque autre ulcre en la cuisse, se plaint fort Dieu de la vhmence de son mal, du dfaut de ses amis, de la cruaut de ses ennemis : & implore l'aide de Dieu.

Car mes cuisses & mes aines / Sont ia pleines / Du mal dont suis tourment : / Tellement qu'en ma chair toute / N'y a goutte / D'apparence de sant (Clment Marot, Thodore de Bze, Les psaumes en vers franais avec leur mlodies, 2008 - books.google.fr).

Station IV du chemin de croix de Saint Sulpice : Jsus rencontre sa mre

Voici la servante du Seigneur qu'il me soit fait selon votre parole .Luc I.

Il y eut aussi le cas trange de Pierre Hue, saverdunois, vacher Montral dans l'Aude, qui, le 3 mai 1388, bien que fort g, dcida de partir pour Paris voir le roi de France, car saint Michel, saint Gabriel et saint Raphal lui en avaient intim l'ordre. Il prend la route des mendiants par Montpellier et Le Puy pour aller adjurer le roi de France de soulager la misre du peuple accabl par la guerre (Franois Baby, Histoire de Pamiers, 1981 - books.google.fr).

Mais comme cette chapelle est anciennement attribue saint Maurice, saint mort dans mles Alpes et trs vnr en Savoie il est loisible de mentionner cette rgion qui sera l'honneur aussi avec saint Franois de Sales qui a sa chapelle ici.

L'Ordre de l'Annonciade fut cr l'an 1301. par Am VI. dit le Verd , Comte de Savoye , selon Samuel Guichenon- en son Histoire de Savoye. Le colier est compos de roses d'or mailles de blanc & de rouge, Se jointes ensemble par un lacs de foye, dans lesquelles estoient entrelaces quatre lettres F E RT , qui signifient au dire de ct Autheur, frapez, entrez, rompez, tout, ou comme disent les autres, Fortituda ejus Rhodum tenait. Au bout du colier estoit une ovale millede blanc & de rouge ; & au delus l'image du Chevalier Saint Maurice Chef de la Lgion de Thebes. Mais Amede VII. l'an 1434 y ajouta quinze roses blanches & rouges attaches des Cordelires 3 & au lieu de l'image de Saint Maurice, il y mit la figure de l'Annonciation du mystre de l'Incarnation faite Nostre-Dame par l'Ange Gabriel (Gilles-Andr de La Roque de La Lontire, Trait de la noblesse, 1678 - books.google.fr).

Chapelle Saint Jean Baptiste de la Salle (anciennement Saint Roch)

Station V du chemin de croix de Saint Sulpice : Simon porte la croix derrire Jsus

Ce qui manque aux souffrances du Christ achevons le dans notre chair au bnfice de l'Eglise qui est son corps .St Paul Coloss. I.

Ce que les Justes de l'ancien Testament n'avaient fait qu'entrevoir dans les lumires de la foi, les Saints de la loi nouvelle le voyaient ralis dans la personne de notre divin Sauveur, et s'appliquaient le raliser dans leurs personnes.

Selon le beau langage de Saint Paul, la vie crucifie de Jsus devait se manifester dans leur chair mortelle. Ils avaient complter ce qui manquait la passion et aux douleurs de Jsus-Christ ; et selon la parole expresse du divin Matre, il fallait qu'ils souffrissent d'abord, et qu'ils entrassent ainsi dans sa gloire : Adimpleo ea quae desunt passionum Christi in carne mea (Coloss. i. 24.). Telle tait la raison suprieure qui amenait Saint Roch dans la route de son calvaire et de sa douloureuse passion. Pendant que son me sainte s'inclinait avec amour devant les volonts du ciel, acceptant avec bonheur la souffrance et la croix qui allaient le rendre plus conforme l'image de Jsus-Christ crucifi, la partie sensible de son humanit saisie par une fivre brlante, succombant sous le poids de ses douleurs, se livrait des gmissements, une plainte continuelle qui incommoda bientt les malades couchs autour de lui (Abb Recluz, Histoire de Saint Roch et de son culte, 1858 - books.google.fr).

Chapelle des mes du Purgatoire

Station VI du chemin de croix de Saint Sulpice : Jsus la splendeur de sa face

Voici mon fils bien-aim il a tout mon amour coutez-le .Mathieu XVII.

Mathieu XVII c'est surtout le passage relatant la Transfiguration au Mont Thabor. Prouille, qui se trouve sur la commune de Fanjeaux, a t fond par saint Dominique mort le jour de la Transfiguration.

Nanmoins, c'est une chose bien assure que la fte de la Transfiguration est beaucoup plus ancienne que ne disent ces auteurs, ainsi que l'on peut voir aux martyrologes latins, crits la main longtemps avant ce temps, au mnologe des Grecs, qui solennisent la fte de la Transfiguration de Notre-Seigneur, et en Valdebert, qui florissoit environ l'an 850, lequel crivit le martyrologe en vers, o il met la fte de la Transfiguration le 6 d'aot (Pedro de Ribadeneyra, Timolon Vassel de Fautereau, Les vies des saints et ftes de toute l'anne, Volume 8, 1857 - books.google.fr).

Chapelle des Saints Anges

Station VII du chemin de croix de Saint Sulpice : Jsus puis retombe

Retire moi de la boue que je n'y reste pas enfonc .Ps LXVIII.

David dcrit dans ce psaume LXVIII l'tat douloureux et affligeant auquel ses ennemis l'avaient rduit ; il implore le secours de Dieu, et lui demande pardon de ses pchs qui lui ont attir sa colre. Il lui reprsente que son humiliation peut tre un sujet de scandale. Enfin, il se confie en sa misricorde et en sa protection, et comme si sur-le-champ il eut t secouru, il le remercie, et lui en rend grces. Ce psaume, selon le commun sentiment des SS. Pres et des meilleurs interprtes, a t compos par David dans la vue de la passion de J. C, de l'tablissement de l'Eglise et de la rprobation des Juifs: ce qui est le vrai sens littral de ce psaume, selon que les saints aptres font eux-mmes expliqu en divers endroits.

9. parce que le zle de la gloire de votre maison m'a dvor; et que les outrages de ceux qui vous insultaient sont tombs sur moi. 14. Retirez-moi du milieu de cette boue, afin que je n'y demeure point enfonc: dlivrez-moi de ceux qui me hassent, et du fond des eaux (La Sainte Bible, J.Smith, 1821 - books.google.fr).

Hod associe Raphal et La Cassaigne signifie "gloire".

C'est seulement de Netzah, la Sefira de la Victoire, qu'mane l'entit qui, dit le thosophe, est la plus pure manifestation de la Divinit, selon son tre le plus intime. Cette manation, la huitime, s'appelle Hod. C'est la Gloire de Dieu. Pour OEtinger, la manifestation de la Gloire est la finalit de tout le Nouveau Testament (Gershom Gerhard Scholem, Kabbalistes chrtiens, Volume 5 de Cahiers de l'Hermtisme, 1979 - books.google.fr).

L'toile : Mrak

b Bta Ursae Majoris : Merak simple - "Mrak" = "les reins"

Toujours dans le psaume 68,25 : Fais qu' tous instants les reins leur manquent !

7. Les Anges ont vne ceinture d'or autour des reins, c'est le signe & la marque de chastet. Erunt sicut Angeli dei. Sainct Grgoire en son Homlie 13. sur les Evangiles : Lumbos praecingemus cum carnis luxurium per continentiam coarctamus. Quand aux Anges, ils ont vne ceinture d'or non seulement autour des reins, mais encore autour de la poictrine, car ils sont douez de la chastet de cceur, aussi bien que de celle de la chair (Nicolas Turlot, Le vray thrsor de la doctrine chrestienne, 1660 - books.google.fr).

Chapelle Saint Franois Xavier

Station VIII du chemin de croix de Saint Sulpice : Jsus parle aux femmes de Jrusalem

Ne pleurez pas sur moi pleurez plutt sur vous et sur vos enfants .Luc XXIII.

L'toile : Dubhe

a Alpha Ursae Majoris : Dubhe double - "Dubhe", le "nounours" des astronomes, car son nom signifie "ours" en arabe ou "guide". Le segment reliant Merak et Dubhe conduit en se porlongeant 5 fois vers l'toile polaire.

De l'ancien franais guis au nominatif, guion au rgime, et guion, guions, au pluriel ; issu du bas-latin guido, guidonis du francique witan ( montrer le chemin ) de la racine indoeuropenne *weid- ( savoir ? voir video en latin) (fr.wiktionary.org - Guide).

Saint Franois Xavier, guide assur dans le chemin de la vertu et de la perfection chrtienne (Pierre Giraud, Nouveau formulaire de prires ddi aux enfants de Marie, 1853 - books.google.fr).

Le chemin de la croix est le chemin oblig de toute vraie profession de foi chrtienne.

Ce qui est plus important pour nous, c'est de nous assurer que nous sommes sur le chemin qui conduit au paradis cleste dont nous parlent Luc 23: 43; 2 Cor. 12: 4; Apoc. 2:7 (Armand de Mestral, Commentaire sur la Gense, 1863 - books.google.fr).

De son vivant, il a ralis tout ce que l'Esprit d'Amour pouvait inspirer. Et sa mort est en continuit. Elle aussi accomplit l'Amour. Non seulement le fait, de renoncer sa vie est. une preuve d'amour, mais encore, sur sa croix, Jsus a la force de pardonner ses ennemis (Luc 23,34). Chemin faisant, il avait indiqu cette voie du pardon des ennemis comme la seule capable de gnrer la paix entre les hommes. Or, ce pardon qui pacifie, il le vit lui-mme (Yves Bernard, Je doute donc je crois: Approches, 2007 - books.google.fr).

Ici, nous sommes avertis d'un plus haut sacrement de l'Evangile : car, tandis que le chemin nous a t ouvert au monde supracleste et la compagnie des anges par la croix et le sang de Jsus-Christ, lorsqu'il toucha la mort, le voile du temple fut dchir, par lequel le saint des saints (que nous avons dit signifier le monde anglique) tait retranch des autres parties. Ce qui montrait manifestement qu'il tait donn l'homme accs au royaume de Dieu, du Dieu qui vole au-dessus des chrubins par cette entre mme, qui nous avait t barre au commencement par sa justice cause du pch du premier homme. Et qu'il suffise d'avoir autant parl des trois mondes (Giovanni Pico della Mirandola, Olivier Boulnois, Giuseppe Tognon, Oeuvres philosophiques, 1993 - books.google.fr).

Le dchirement du voile du temple est dans Luc 23,45.

L'Ours et Caudeval

Les Jassu avaient pris pour blason un ours accot une yeuse. Arnalt de Jassu et Guillerma de Atondo sont les aeuls paternels de saint Franois Xavier. Ils eurent six enfants dont deux garons, Jean et Pierre. L'an continua, la cour des rois de Navarre, les honorables fonctions de son pre. Reu docteur s dcrets dans la glorieuse mre des sciences , l'universit de Bologne, il devint en 1472 maestro de finanas la Chambre des comptes, puis en 1476 alcade de la Corte major, le parlement navarrais. En 1478, en rcompense de ses loyaux services, le roi Jean transforma la terre d'Ydocin, que le docteur tenait de sa mre, en bien noble de premire classe. Le jeune magistrat voyait donc grandir sa fortune. Son mariage, entre 1475 et 1480, lui apporta mieux encore : il pousa celle que Dieu destinait tre la mre d'un saint (Alexandre Brou, Saint Franois Xavier: 1506-1548, Volume 1, 1922 - books.google.fr).

En 1415, Jean dAulon pouse en premres noces Michelette des Ursins lune des filles du prvt de Paris Jean Juvnal des Ursins et de Michle de Vitry (tombeau Notre Dame de Paris), nice de Jean Jouvenet des Ursins, archevque et duc de Reims (qui sacrera Louis XI et de Guillaume des Ursins Chancelier de France. De cette union natront Mathieu (chevalier), Philippe (matre dhtel de Louis XI) et Jean (archiprtre). Veuf de sa premire union, Jean dAulon pouse en deuximes noces Hlne de Maulon le 23 septembre 1428, union de laquelle nat Ccile dAulon et qui lui apporte le domaine et chteau de Caudeval [contrat chez Matre Gouin notaire Mirepoix (monument historique)]. Il est alors seigneur dAulon, de Peyrefitte, Belesta, Mezerville et de Caudeval (fr.wikipedia.org - Jean d'Aulon).

Aulon est proche d'Aurignac en Haute-garonne.

Ursin tymologie latine : de ursinus, de l'ours. Ursin est le premier vque de Bourges, Berry, au IIIme sicle. Dans son Histoire des Francs, Grgoire de Tours raconte les circonstances de la fondation de l'glise de Bourges sans nommer Ursin.

Le Missel ou Pontifical, l'usage de Poitiers, fut excut, pour Jacques Juvnal, nomm administrateur de Poitiers le 5 novembre 1449, et qui mourut dans cette ville, le 12 mars i457. Les armoiries des Ursins, rpandues profusion dans les ornementations de chaque page, o l'on voit figurer, au milieu des feuillages et dcors, des ours, qui rappellent l'htel des Ursins, donn par la ville son Prvt des marchands, en rcompense de ses loyaux et courageux services, ont t recouvertes par celles de l'vque Raoul du Faou.

On attribue gnralement l'origine du nom des Ursins, ajout celui de Jean Jouvenel ou Juvnal, au don de l'htel des Ursins Paris ; cependant Jean Juvnal, l'historien de Charles VI, dit plusieurs fois que sa famille tait originaire de Rome et appartenait a la grande famille des Ursins (Ambroise Firmin-Didot, Missel de Jacques Juvnal des Ursins: cd a la ville de Paris, le 3 mai 1861, 1861 - books.google.fr).

Cest sous la protection de ce gentilhomme, qualifi du beau titre de plus honnte homme du royaume que le roi Charles VII plaa la Pucelle. En 1456, la demande de son beau-frre, Jouvenel des Ursins, archevque de Reims, il dposa au procs de rhabilitation.

Alors qu'il fut bless au talon devant Paris en 1429, Jeanne l'y fut la cuisse.

Jeanne d'Arc, qui a sa chapelle Saint Suplice o se place l'toile Phecda ("la cuisse") y tenta une offensive le 8 Septembre 1429 pour reprendre Paris aux Anglais. Mais elle eut la cuisse perce d'une flche alors qu'elle sondait le foss rempli deau pour le combler avec des fagots, la porte Saint Honor, qui se trouvait cette poque peu prs au croisement des rues Saint Honor et Royale actuelles.

Chapelle Saint Franois de Sales

Station IX du chemin de croix de Saint Sulpice : Jsus tombe pour la troisime fois

Hte toi de m'exaucer seigneur je suis bout de souffle .Ps CXLIII.

Selon la Vulgate il s'agit su psaume CXLII (142).

La chapelle est dcore de deux grandes toiles d'Alexandre Hesse (1850). Le premier de ces tableaux reprsente Saint Franois de Sales remettant Sainte Jeanne de Chantal, la Constitution de l'Ordre de la Visitation. Le deuxime, reprsente Saint Franois de Sales prchant dans le Chablais. Enfin dans cette chapelle existe une statue de Jean Ollier, portant l'inscription suivante : "Dans les dernires annes de sa vie Lyon, dcembre 1622, Saint Franois de Sales bnit avec bienveillance le jeune Jean Ollier et prdit sa mre que son enfant serait un dfenseur de l'Eglise" (Revue savoisienne, Volumes 78 81, Acadmie florimontane, Annecy, 1937 - books.google.fr).

Mais quant au souffle de Dieu, non-seulement il chauffe, ains il claire parfaitement, d'autant que l'esprit divin est une lumire infinie, duquel le souffle vital est appel inspiration, d'autant que par icelui cette suprme bont halne, et inspire en nous les dsirs et intentions de son cur (Franois de Sales, Trait de l'amour de Dieu, Livre VIII, chapitre X, Oeuvres compltes, Volume 3, 1861 - books.google.fr).

Il existe Alaigne un lieu-dit des Quatre Vents.

Le dpartement de lAude se trouve sous linfluence de trois vents: Le vent Marin qui provient de lEst et de la mer Mditerrane (le Golfe du Lyon), on lappelle aussi vent dAutan. Quand le Marin laisse sa place, le plus souvent cest en faveur du vent de Cers (parfois appel vent du Nord), vent qui provient de lOuest (bassin Midi Pyrnens, Atlantique). La Tramontane, vent froid, sec et violent, qui souffle de nord-ouest dans le Languedoc et le Roussillon. La tramontane sacclre en passant entre les Pyrnes et le sud du Massif central. Le Cers et le Marin sont des vents violents. Leur violence est inversement proportionnelle lloignement de leur source. Le Marin est sec lorsquil est dorigine continentale, il est humide, chaud et adoucissant quand il vient de la Mditerrane. Le vent marin chaud et humide se transforme en vent dAutan sur la zone ouest. En Lauragais on dit le vent dAutan. Soit il amne la pluie (on parle alors dAutan noir), soit il assche le sol (on parle alors dAutan blanc), ce dernier est craint lt au moment des moissons. Le Cers est frais et abaisse les tempratures, vent d'ouest / nord-ouest, souvent violent et gnralement sec mais qui, au contact de la Montagne Noire, est lorigine, principalement lautomne et au printemps, de prcipitations ocaniques. Il est beaucoup plus frquent que le Marin. Ces vents Cers et Marin alternent trs souvent et provoquent des changements rapides de tempratures. Ils soufflent souvent dans lAude, en moyenne, plus de 300 jours par an. Ils sengouffrent gnralement dans le grand couloir de plaines qui traverse le dpartement dOuest en Est et sont canaliss dans une direction unique, bien quils soient issus dorigines diffrentes (citaude.fr - Vents).

Le climat est peu favorable en raison de l'altitude (300 350 m vers Alaigne), et de l'exposition aux vents ocaniques qui abaissent la temprature moyenne de l't. L'influence du climat, de la vigueur des vignes et des rendements levs avait, avant 1939, fait bnficier les producteurs du canton d'Alaigne d'un degr minimum infrieur de 0,5 celui qui tait exig en gnral (Le Progrs agricole et viticole, Volume 176, 1976 - books.google.fr).

Ces vents sont compris sous la dnomination gnrale de cers, quelquefois de vents d'ouest. Quoique leur direction la plus ordinaire soit de Pouest-nord-ouest l'estsud-est, parce que c'est dans ce sens que la position du bassin les (lirige, ils varient cependant de l'un ou de l'autre ct. Le vent de cers , presque toujours froid et d'une violence extrme, sert modrer la chaleur en t , et entretenir la salubrit de l'air. ll a t dcrit par les anciens; Caton, Vitruve, Lucain, Pline, Aulugelle en font mention. Snque parle d'un temple qu'Auguste, durant son sjour dans les Gaules, fit lever au dieu Cars, sans doute Narbonne ou aux environs de cette ville. Il n'est pas moins favorable l'agriculture que salutaire l'homme. C'est au mois de janvier que. le cars commence s'emparer de l'horizon et souffler avec une continuit durable jusque vers le milieu du mois de mars. Il reparat, quoique rarement, la fin de mai et dans le mois de juin; son retour est priodique en juillet et en aot. Il se lve alors trois ou quatre heures aprs le soleil, souffle modrment toute la journe, se calme le soir, et assure le beau temps quelquefois pour plusieurs mois. En automne, il prolonge souvent la belle saison jusqu'en dcembre. Lorsqu'en hiver le temps est serein et le cers calme , il ne souffle sensiblement qu'au coucher du soleil et pendant une partie de la nuit; il cesse la pointe du jour, et donne une petite gele blanche. Dans toutes les saisons, lorsque le nord-ouest, qui est le vritable cars, descend vers l'ouest, l'ordre de l'atmosphre est interverti; il est rare qu'en t il n'en rsulte pas de violents orages, tandis que, si de l'ouest il se rapproche du nord, il annonce presque toujours le beau temps. Le vent de cers tire son nom, suivant les uns, d'un mot grec qui signifie tourbillon; suivant les autres, d'une tymologie celtique cyrch, qui est encore en usage parmi les Gallois, pour dire violence, imptuosit. Mais, quelque terrible qu'il se montre souvent, ses inconvnients, dans ce cas, ne sont pas comparables ceux du vent oppos, (l'ont la direction est par consquent entre l'est et le sud-est et mme le sud. On donne celui-ci le nom de vent d'autan, ou marin, parce qu'il souffle de la mer. La forme du bassin dont le rtrcissement augmente si fort la vitesse et la violence du vent de cars, produit le mme effet par rapport au vent marin. Il est faible Narbonne, o l'on commence le sentir; mais, renforc par sa marche, il souffle Carcassonne et Castelnaudary avec une telle imptuosit, qu'on peut dire, sans exagration, qu'il branle les maisons, enlve les toits, dracine les arbres. S'il vient d'Afrique, aprs avoir franchi la Mditerrane, il est chaud, lev, humide , et amne une grande quantit de nuages. Sa dure est alors communment de sept huit jours; ce n'est gure que le troisime jour qu'il donne de la pluie. S'il prend naissance une petite distance des ctes, ce qu'on remarque au mouvement des nuages sur la mer, au large, il apporte des pluies lgres ou des bruines, souvent charges d'une certaine quantit de sel marin. Mais lorsque, dans les grandes chaleurs, ce vent, dja faible, se calme presque tout--fait, c'est alors qu'il devient incommode, insupportable. L'atmosphre, charge de vapeurs tenaces, ne peut tre dplace par un souffle sans nergie, qui lui fait prouver tout au plus un lger balancement. L'humidit, runie l'extrme chaleur, excite avec rapidit la putrfaction ; les viandes se corrompent en peu d'heures. Quoique le thermomtre ne s'lve qu' 21, dans ces moments, l'air, sans ressort, sans lasticit, imprime un sentimflent de pesanteur et d'accablement sur les hommes et sur les animaux, et jettele corps dans un tat de relchement et de stupeur. Cette stagnation de l'atmosphre procure, en hiver, une humidit permanente; elle s'insinue dans les lieux les mieux ferms : le bois, la pierre, le marbre, le fer, tout en est imprgn; il semble que tout sue, tout transpire. Ce vent est ordinairement un indice de pluie; cependant il arrive, au printemps et quelquefois en automne , qu'il entretient assez long-temps le ciel serein. On observe alors que l'air est calme auprs de la terre, tandis que le vent souffle avec force une grande hauteur; on le nomme alors marin blanc; il est chaud, sans tre accablant; il hte la vgtation, et tant quil se soutient, la pluie est loigne. Tourne-t-il au sud-sud-est ? une chaleur suffoquante, un air lourd prend la place du marin blanc, engourdit, te l'apptit, et rappelle les terribles effets du sirocco , qui dcompose le fer et les autres mtaux, et auquel les anciens opposaient de doubles murailles dans leurs maisons. ' Si l'on sen rapportait l'influence que le marin exerce sur les personnes dlicates et sur. les trangers, si l'on calculait d'aprs le malaise quil cause tout le monde, on pourrait croire que ce vent est le plus dominant dans le dpartement de l'Aude. Une considration gnrale doit cependant faire prvaloir l'opinion contraire. Dans les lieux sans abri, loin de ces grandes masses dont la force rpulsive change de tant de manires la direction des vents, les arbres prennent, en croissant, une inclinaison marque vers le rhumb du marin. On a voulu attribuer ce phnomne la supriorit de force du vent de cers. Il a en effet plus d'intensit, sur-tout aprs le dbouch de Carcassonne. Des expriences faites avec soin prouvent que sa vitesse est dans un rapport presque double de celle de Yautan. Il arrive d'ailleurs en masses plus considrables, cause du plus grand vasement de Pouverture du bassin dans lequel il engouffre, et l'on doit conclure de son excdent de volume et de vitesse, quil est ncessairement le plus fort. Le vent dautan aurait pourtant lui-mme assez de force pour contraindre ou dterminer la crue des arbres dans sa direction oppose; mais comme le phnomne a lieu uniformment, on doit en attribuer la cause, moins la supriorit de force du vent de cers qu son action plus long-temps soutenue. On a remarqu , peut-tre dlune manire assez certaine, que celui des deux vents, de cers on dautan, qui concide avec Yquinoxe dautomne, dominera pendant l'hiver; et que celui qui souffle pendant l'quinoxe de printemps rgne gnralement pendant l't suivant. On croit aussi avoir suffisamment observ que, lorsque l'autan ou marin souffle de Fest-est-nord, il ne dure jamais moins de huit neuf jours, tandis qu'il n'en dure que deux ou trois, lorsqu'il vient de Pest-est-sud. Mais quoique les vents de cars et dautan semblent se partager latmosphre du dpartement de l'Aude; car sur 365 jours, des observations constantes ont dmontr que le premier souffle (terme moyen) 240 jours de l'anne, et le second 125; quoique tous les vents du nord et de l'ouest paraissent se confondre dans l'un et. dans l'autre, ceux de l'est et du. sud, on distingue pourtant quelquefois ces autres vents par la temprature qu'ils amnent. Ce n'est gure qu'en t que se fait sentir le vent de sud; on l'appelle vent d'Espagne. Le nord direct n'est pas plus frquent; il n'est stable que lorsque les neiges couvrent les montagnes. Des geles de 2 3 et un beau temps sont le rsultat de cette direction. Le nord-est, un peu moins rare, produit les geles blanches, la neige, les plus grands froids, les plus fortes chaleurs, l'extrme scheresse, et mme de longues pluies. L'hiver est ici le vritable rgne du nord-est. Le vent d'est, plus humide encore que le sud et le sud-est, se fait sentir aussi plus frquemment, et est d'ordinaire trs-pluvieux. Il souffle au printemps; l'humidit constante qui Paccompagne le rend malsain (Charles Joseph baron Trouve, Etats de Languedoc et departement de l'Aude, Volume 2, 1818 - books.google.fr).

Chapelle Saint Paul

Station X du chemin de croix de Saint Sulpice : Jsus dpouill de ses vtements

Ils ont partag mes habits tir au sort mon vtement .Ps XXII Jean XIX.

A Donazac il existe le hameau de Pech Salamou, c'est--dire Pech Salomon.

L'embarras qu'on prouve frquemment prendre une dtermination entre deux partis galement avantageux ou embarrassants, a donn lieu, chez les peuples de l'Inde, a un usage au moins trange qui leur vient des Hbreux ; car on trouve dans les Proverbes de Salomon (chap. XVIII, v. 18) une maxime qui semble prescrire cette coutume, ou qui, du moins, en constate l'existence. Cette maxime est ainsi conue:

Le sort (le tirage au sort) fait cesser toute discussion et toute querelle. (Pierre Alexandre Gratet Duplessis, La Fleur des proverbes franais, 1853 - books.google.fr).

Mais la manire de tirer le fort chez les Juifs, n'est pas marque fort distinctement dans l'Ecriture ; & nous n'en voyons qu'une forte exprime dans Salomon. On jettoit les forts (apparemment des billets) dans le pan d'une robe, d'o, aprs les avoir bien mls, on les tiroit pour la dcision (Denis Diderot, Jean Le Rond d' Alembert, Encyclopdie Ou Dictionnaire Raisonn Des Sciences, Des Arts Et Des Mtiers: Sen - Tch, Volume 15, 1765 - books.google.fr).

L'usage de la haute antiquit, manquant partout de lieux et de meubles ferms, tait de mettre dans le sein, sous la robe, les objets prcieux ou chers, les ds, ou les sorts, comme dit le Livre des Proverbes : Les ds du sort se jettent dans un pan de la robe (chap. XVI, v. 33) (L.-F. Baour-Lormian, Le Livre de Job traduit en vers franais, 1847 - books.google.fr).

Au Moyen Age, les artistes remplacent gnralement Judas par saint Paul. Plus tard, vers le XVe sicle, ils donnent plus souvent la prfrence Mathias, le nouvel aptre tir au sort ou dsign par le Saint-Esprit aprs le forfait de Judas et la crucifixion de Jsus. Soit l'un, soit l'autre. Trs rarement l'un et l'autre comme Montcherand (Vaud) (Revue historique vaudoise, Volumes 93 95, 1985 - books.google.fr).

Mathias a t lu, ou plutt tir au sort, par l'assemble des Aptres et des chrtiens pour remplacer Judas (Actes. 1,15-26), tandis que saint Paul a t appel par la voix du Seigneur sur le chemin de Damas.

Et saint Paul, encore, qui nous invite, dans le sacrement du baptme, revtir le Christ ? C'est la tunique nouvelle dont parle la Fiance du Cantique (V, 3), celle dont l'Aptre dsire tre revtu par-dessus (II Cor., V, 4) ?.

C'est ce trousseau reconstitu du Fils de l'Homme que les bourreaux ont tir au sort (pourim) sous la croix et qu'ils ont dispers aux quatre coins du monde. Le vtement ne suffit pas, il y a la couronne, celle que l'poux promet l'pouse dans le Cantique de partager, celle qui ombrage le front du Grand Prtre et qui se compose d'une lame d'or pur sur laquelle sont gravs ineffaablement les mots : SAINT A DIEU (Paul Claudel, Les aventures de Sophie - Un pote regarde la croix, Oeuvres compltes, Tome XIX - books.google.fr).

Chapelle Saint Vincent de Paul

Station XI du chemin de croix de Saint Sulpice : Jsus clou la croix

Mon pre pardonnez leur ils ne savent ce qu'ils font Luc XXIII

Station XII du chemin de croix de Saint Sulpice : Jsus meurt sur la croix

Voil ton fils voil ta mre + J'ai soif + tout est consomm puis inclinant la tte il rendit l'esprit Jean XIX

Chapelle du Sacr Coeur

Station XIII du chemin de croix de Saint Sulpice : Jsus dtach de la croix

Ils tourneront leur regard vers celui qu'ils ont transperc Zacharie XII.Jean XIX

Station XIV du chemin de croix de Saint Sulpice : Jsus enseveli pour ressusciter

Nous avons t ensevelis avec lui par le baptme ainsi vous aussi regardez vous comme morts au pch mais vivant pour Dieu dans le Christ Jsus .St Paul Rom. VI.

On a vu que ces deux chapelles taient concentr en Notre Dame de Marceille.

Le sanctuaire est gard par les enfants de Saint Vincent de Paul, le saint dont le coeur appartenait aux orphelins et aux malheureux, et sous la direction de ces pieux et savants missionnaires, dignes hritiers des vertus et de la charit de leur bienheureux fondateur, le temple privilgi a vu une foule, plus considrable que jamais, s'agenouiller et prier dans l'enceinte sacre (Henri Boudet, La vrai langue sacre, p. 277).

Le point commun de ces quatre stations du chemin de croix est Joseph d'Arimathie.

VENIT (JOSEPH AB ARIMATHAEA), ET TULIT CORPUS JESU "Joseph d'Arimathie vint et prit le corps de Jsus" (Joan, XIX. 38.)

Les premiers qui honorrent le sacr Cur de Jsus aprs sa mort, furent les saints runis aux pieds de la croix, et ceux qui vinrent prendre son corps pour le mettre dans le spulcre. Joseph d'Arimathie, disciple de Jsus, mais disciple secret par crainte des Juifs, oublia toute sa prudence et se dclara hautement; Nicodme, ce docteur qui tait venu trouver Notre-Seigneur pendant la nuit, accourut au Calvaire avec des parfums d'alos et de myrrhe; quelques saintes femmes se joignirent la Vierge Marie, saint Jean et Madeleine, et le corps de la victime immole pour le salut du monde, fut dtach de l'arbre o on l'avait sacrifie. Comme alors Nicodme, la vue de ces plaies adorables, comprit le mystre de la rdemption,tqui avait tant choqu son esprit! Que la prudence parut honteuse Joseph d'Arimathie contemplant ces blessures, qui exprimaient en sanglants caractres la divine folie de la croix ! Marie, tenant sur ses genoux le corps inanim de son fils, les lvres appliques sur le Cur dchir de Jsus, aurait voulu, si Dieu l'et permis, y exhaler son me, que rien ne retenait plus sur la terre, et qui tait submerge dans la douleur.

Auprs d'elle, Marie-Madeleine, purifie, convertie par la charit de Jsus et par une parole que son Cur avait dicte, refusait toute consolation, parce que le Cur de Jsus tait devenu immobile, et que son Seigneur n'tait plus. Et saint Jean, le fidle serviteur de la Vierge Marie, qu'il n'avait pas quitte durant la passion, regardait cette triste scne dont il devait crire l'histoire, agenouill et la tte appuye pour la seconde fois sur la poitrine de son Matre, cherchant, pour consoler la mre qui venait de lui tre donne, les douces paroles que le Cur de Jsus lui avait enseignes pendant la Cne. Jamais douleur plus vive n'avait t ressentie sur la terre depuis que le sacrifice de la croix tait consomm. Mais jamais non plus nuit pareille celle-l n'avait envelopp la cime du Calvaire. Quelle nuit que celle o le Soleil de justice lui-mme semble s'tre obscurci pour toujours! Quelle victoire des tnbres sur la lumire! Ne semble-t-il pas que la mort soit matresse absolue de sa victime? Qui rendra l'clat du regard ces yeux teints, la force ces mains amaigries, la vie ce Cur glac, toujours uni sans doute au Verbe ternel, mais qui, depuis que l'me est descendue aux enfers, ne parle plus que par la voix de sa blessure? Est-ce qu'il se ranimera un jour? Oui, il se ranimera, et pendant que tous se taisent et pleurent autour d'elle, Marie. , dont la douleur est grande comme la mer (1), mais dont l'esprance est plus grande que la douleur, Marie attend fermement que la parole de son fils s'accomplisse, et toute la foi de Pglise naissante repose dans son Cur, le plus fidle de tous ceux qui vivent pour Dieu sur la terre, depuis que Jsus a livr le sien la mort.

Approchons - nous aussi du corps de NotreSeigneur, demandons la Vierge Marie qu'elle nous laisse coller nos lvres la plaie du ct. Lavons de nos larmes, essuyons avec nos cheveux tant de plaies qui le dfigurent. Il y a place pour les plus grands pcheurs ct de Marie-Madeleine, et pour les plus grands saints ct de saint Jean. Si nous sommes dpourvus de vertus et de mrites, si nous n'avons point d'alos et de myrrhe pour ensevelir le corps de Notre'-Seigneur, prions la Vierge Marie de suppler notre pauvret.

Ses mains sont pleines de grces, et sur qui les versera-1-elle avec plus d'abondance que sur les mes qui ne dsirent devenir plus riches que pour honorer davantage le corps inanim et le sacr Cur de son Fils ? (Franois Chesnel, Peties mditations sur le Sacr-Coeur de Jsus, 1857 - books.google.fr).

C'est depuis Robert de Boron que la lgende de Joseph d'Arimathie recueillant le sang du Christ de la blessure dfaite par Longin a commenc.

Zacharie 12 parle des familles de David, Lvi, Nathan et Schime.

Mordechai est appel "Ish Yehudi et Ish Yemini". Lequel tait-il? Etait-il un "Ish Yehudi", de la tribu de Yehouda, ou tait-il un "Ish Yemini", de la tribu Benjamite ? Sa ligne relle tait de la tribu de Benjamin. Qu'est-ce donc fait de lui un "Ish Yehudi"? L'anctre de Mardoche tait Schime ben Gera qui soutenait la rvolte d'Absalon. Il est celui qui a maudit le Roi David. Si le roi David l'avait tu pour son acte de rbellion, Shimei n'aurait pas un fils travers lequel Mordechai serait finalement n. Par consquent, Mordechai doit sa vie au roi David, de la tribu de Juda (www.thefoundationstone.org - Schime et Pourim).

Le livre d'Esther relate comment les Juifs furent sauvs de l'extermination programme par le vizir Aman le Mde, grce leur compatriote Esther, nice de Mardoche. leve la dignit de reine par le roi Assurus, elle obtient la disgrce d'Aman qui est excut, tandis que Mardoche devient ministre.

Dans la Bible de Rod (Manuscrit de Catalogne, 2eme tiers et 2eme moiti du XIme sicle), Mardoche est reprsent cheval, triomphant, et Aman pendu au gibet (Anna Caiozzo, Nathalie Ernoult, Femmes mdiatrices et ambivalentes: Mythes et imaginaires, 2012 - books.google.fr).

Zacharie 12 fait frapper par Dieu les chevaux de toutes les nations, qui agressent Isral (ccit, faiblesse). Cet pisode perse est commmor par la fte de Pourim ("des sorts") car Aman dcida du jour de l'excution des juifs de Perse par un coup de ds (Station X).

Les autres toiles

Megrez : Montclar

d Delta Ursae Majoris : Megrez 1 compagnon - "Mgrez" = "la racine de la queue".

Au centre du Ploponse et de l'Arcadie, au sommet du mont Lyce, existait l'autel de Zeus Lycaios, dieu de la lumire matutinale dont le nom drive de luk, lever du jour, ce qui en fait l'quivalent absolu de Lug. Cet autel tait prcd du ct de l'orient par deux colonnes sur lesquelles taient gravs deux aigles dors (Hommages Albert Grenier, Collection Latomus, Volume 1, 1962 - books.google.fr).

L'ancien mot grec luk, d'o le mot de Lyce est driv, signifie lumire du matin, lumire blanche, lumire de l'aube. C'est de cette racine que parol tre venu l'adjectif leukos, qui signifie blanc. Le mont Lyce toit par consquent le mont de la lumire du matin, de la lumire de l'aube. On fappeloit aussi le mont Olympe et le mont sacr, cause du culte fond par Lycaon. C'est de ce mot grec luk , que sont venus le mot latin lux, et dans notre langue le verbe luire et tous ses drivs (Toussaint Bernard mric-David, Jupiter : recherches sur ce dieu, sur son culte, et sur les monuments qui le reprsentent, 1833 - books.google.fr).

"Celle de la naissance de la queue est al-haun, algiaun; autrement al'haur ou alhawer, le blanc de l'oeil et le peuplier blanc" comme le dit Dupuis.

Callisto tait fille de Lycaon (le loup) roi d'Arcadie fils de Plasgos. Un jour qu'elle se rendait la chasse avec la desse Artmis elle fut viole par Zeus, qui avait pris l'apparence d'Artmis, sans que cette dernire ne s'en rende compte. Quelques jours plus tard, alors qu'elle prenait un bain, son secret fut dcouvert par Artmis qui, furieuse transforma alors sa nymphe en ourse. L'ourse mit au monde Arcas. L'ourse et son petit furent pris en chasse dans les montagnes par des chevriers et remis aprs capture Lycaon. Le temps passa, puis un jour, l'ourse voulut pntrer dans le sanctuaire inviolable de Zeus (sur le mont Lycaios) et son propre fils Arcas aid des Arcadiens tait sur le point de l'excuter, pour avoir enfreint la loi, lorsque Zeus l'enleva ses poursuivants et la plaa parmi les constellations en lui donnant le nom d'Ourse. Cette version de Hsiode fut crite par Eratosthne.

Monclar est un "mot clair" un mont lumineux comme le Mont Lyce.

Alioth : Villefloure

e Epsilon Ursae Majoris : Alioth variable - "Alioth" (al-'ayyq) = "la queue grasse". On appelle aussi cette toile "le cheval noir", noir dans la nuit tache d'encre, attach au timon du char. Comme le pensait Alphonse Daudet : "Le char des mes" ?

Si l'on peut avoir du mal trouver une queue dans une glise, peut-tre qu'un cheval noir, qui a des rsonances apocalyptiques, a plus de chance de s'y cacher.

A l'entre du choeur, on peut admirer droite une mouvante Vierge de douleurs, gauche un Christ la colonne et, tout autour, adosss aux piliers, huit des douze aptres ( gauche saint Pierre, saint Jean l'Evangliste, saint Jacques le Majeur et saint Barthlemy, droite saint Paul, saint Jacques le Mineur, saint Andr et saint Matthieu. Toutes ces statues sont d'Edme Bouchardon (1698-1762). Elles lui avaient t commandes par Languet de Gergy en 1734. Le got du naturel dans l'art remplaait alors la tendance prcdente la grandiloquence. Leur style manifeste aussi l?influence du sjour de neuf annes que le sculpteur venait de faire Rome.

Examinons en dtail le pome sublime crit par le pinceau de Raphal sur les murailles du Vatican.

Saint Lon Devant Attila. Battu par les Franks la bataille de Chlons, le roi des Huns se rejette sur l'Italie, en disant que partout o son cheval foule la terre, la vgtation mme doit disparatre. Qui arrtera le flau de Dieu? Ce sera le vicaire du Christ. Saint Lon-le-Grand, digne du nom que lui donnrent ses contemporains, s'avance la rencontre du roi barbare jusque sur les bords du Mincio, entre Mantoue et Peschiera. Attila presse les flancs d'un fougueux cheval noir, marqu de taches blanches; le Pape, mont sur un paisible coursier blanc, est prcd de son crocifero et de son mazziere, comme s'il faisait une pacifique procession. Que se passa-t-il dans cette trange entrevue ? Attila raconta plus tard, dit son historien, qu'il avait aperu aux cts de Lon deux hommes arms d'pes flamboyantes, qui le menacrent de le tuer s'il n'obissait pas la voix du Pontife. C'taient les saints aptres Pierre et Paul. Telle est la scne que Raphal a retrace (Edmond Lafond, Rome : lettres d'un plerin, 1856 - books.google.fr).

Selon la Chetardye, cur de Saint Sulpice prsent plus haut, le cheval noir correspond bien l'ge des grandes invasions barbares.

Aux Chapitres VI. VII. VIII. IX. X. XI. il prtend que les sept sceaux qui sont ouverts, marquent les sept ges de l'Eglife. Le premier ge est figur par la grle mle de sang & de feu. C'est le tems des Martyrs, qui dura depuis le commencement de l'Eglife jusqu' Constantin. Le second sceau marqu par un cavalier ayant un glaive la main , & qui met tout lc monde en guerre, & en dissension, dfigne les hrsies, qui ont succd aux perscutions. Le troisime sceau, & la troisime trompette, qui nous reprsentent un cavalier mont sur un cheval noir, & suivi de la famine; marque le troisime ge de l'Eglife, o les nations barbares quittent leurs demeures, attaquent l'Empire Romain, & en ravagent les Provinces.

Le quatrime sceau, ou la quatrime trompette, font parotre un homme comme mort, mont lur un cheval ple, suivi de l'enfer, qui porte dans les quatre parties du monde la guerre, la peste, & la famine; c'est le quatrime ge de l'Eglife , qui renferme le Mahomtifme, &le schisme de l'Eglife Grecque. A l'ouverture du cinquime sceau, & au son de la cinquime trompette, une toile du Ciel tombe; c'est le symbole de la chute & de l'apostasie de Luther,Prtre & Religieux, dont la rvolte contre l'Eglife est suivie d u:ie infinit de guerres, d'hrsies, & de malheurs. La sixime trompette sonne, &une infinit d'ennemis dsolent l'univers, 8c font prir la troisime partie des hommes. L'Auteur n'entreprend point d'expliquer cette prophtie, parce qu'il la croit future, & regardant le sixime ge de l'Eglife , pendant lequel au Chapitre VII. l'Anae dcouvre saint Jean la conversion des Juifs. Au Chapitre X. un Ange lui annonce la fin du monde; & au Chapitre XI. la venue d'Hnoch, & d'Elie, & le rgne de l'Ante-Christ, qui fait mourir ces deux Prophtes. Enfin le dernier sceau s'ouvre. & la septime trompette retentit; & voil le Jugement dernier,& Jesus-Christ qui descend du Ciel, accompagn des Anges, & des Saints, Chap. XI. 15. & suiv. (Augustin Calmet, Commentaire litteral sur tous les livres de l'ancien et du nouveau Testament, Volume 8, 1726 - books.google.fr).

Gide aimait avec ferveur le Christ, et il hassait saint Paul. Il m'a donc aid reconnatre saint Paul dans le troisime cavalier, montant un cheval noir, et profrant des anathmes contre l'huile et le vin (Albert Maillet, Les deux tmoins de l'Apocalypse, 1961 - books.google.fr).

Une version plus orthodoxe prend en considration l'pisode de la conversion de saint Paul.

Dans le livre d'Heures d'Etienne Chevalier, "un nimbe se forme autour de la tte de Paul, encore prostr sur son cheval noir tandis que le trouble saisit les cavaliers qui l'accompagnent. Paul va devenir, aprs Jsus, la plus grande figure du christianisme, prchant l'Evangile pendant un quart de sicle, de l'Asie Mineure la Grce et Rome. Citoyen romain, il sera dcapit le jour mme o Pierre y sera, lui, crucifi un esclave. Sous l'image principale, un atlante et quatre femmes sauvages portent l'initiale du texte et les armes d'Etienne Chevalier (Fanny Fa-Sallois, Le trsor des Heures, 2002 - books.google.fr).

Cette scne est reprise par Drlling en 1850 dans la chapelle du saint dans l'glise Saint Sulpice de Paris : Saint Paul frapp de ccit sur le chemin de Damas ; Saint Paul annonant le vrai Dieu devant l'Aropage.

Comment relier Villefloure (/ours) l'Ours ?

Le Charbonnier est un conte pyrnens. Conteur : Cline Brau. Enquteurs : D. Fabre et J. Lacroix. Lieu d'enqute : Villefloure (conte entendu par C. Brau sur le plateau de La Camp) (Jacques Lacroix, Rcits & contes populaires du Languedoc, Volume 2, 1978 - books.google.fr).

Au hros, asocial valoris, sopposera lasocial dvaloris dont lethnotype est le charbonnier. Travailleurs marginaux, les charbonniers le sont doublement: dabord, ils vivent isols, soit solitaires, soit en petits groupes dhomrnes exclusivement: "une cola de carbonirs", une quipe de charbonniers (cest sans doute pour cela que le conte insinue leur homosexualit et leurs pratiques de sodomie); ensuite, ils travaillent en permanence dans la fort et y vivent dans des cabanes, par opposition aux "gens du finage" qui travaillent en des terrains dfrichs et cultivs et vivent dans des maisons, "ostals", au sein de villages, De leur position structurale dcoule leur fonction dans le conte : ce sont des obstacles pour le hros, moins quils ne deviennent hros eux-mmes (dans le conte, leur position structurale face aux animaux de la fort transforme la dvalorisation de leur asocialit en valorisation). Cette ncessit de louverture apparat avec force lorsque lon considre l'enjeu de la porte dentre des habitations mises en scne dans les contes : si la porte est toujours ferme, l'habitation devient prison, ft-elle demeure princire, et, en cela, elle est monstrueuse. Au travers de cet enjeu de lhospitalit et de l'enfermement, dont la porte (ou ce qui en tient lieu) est le pivot spatial, cest encore du corps dont il est question, et de ses exigences, pour quune forme de vie sociale soit produite.

Lhospitalit, dans les rcits, obit une logique "ritualise" : celui qui demande entrer voque un fait, un vnement devant lequel il est impuissant. Ce fait concerne toujours lintgrit de son entit corporelle ; cest une question de vie ou de mort. Devant une telle urgence et une telle gravite, celui qui la demande est adresse se trouve dans "lobligation" de rpondre favorablement, cest-dire douvrir sa porte.

Scnario du conte La coa me trembla de la fred" (ma queue trmble de froid), "Podi pas demorar defora" (je ne peux pas rester dehors), "Daissar me dintrar" (laisser-moi entrer), "Podi pas viure" (je ne peux pas vivre"), "Me cal rescalfar anueit" (il faut que je me rchauffe cette nuit)

Lhte(sse) peut tre embarrass(e) de cette prsence gnante. Les animaux demandeurs duc onte en ont bien l'intuition, qui promettent de se faire "petits", de donner, la limite, lillusion de leur absence pour que les dplacements internes et la vie intime de celui qui les accueille nen soient pas affects. Lespace de cette quasi illusion, cest le recoin, "le recanton", ce lieu o tout mouvement est impossible, o lon range certains objets ds quon sen est servi, ce lieu o lon se fait oublier, o la prsence trangre nest ni obsdante, ni envahissante. Ainsi lobligation pour lhte de laisser entrer correspond en rciprocit la ncessit de la discrtion de celui qui est reu : sa place est dans le coin.

Laisser entrer, cest donner la possibilit daccderau feu, de se rchauffer : tel est lessentiel de lhospitalit. Donner au demandeur la possibilit davoir chaud, cest lui permettre de vivre. Un corps vivant ncessite une certaine chaleur, condition sine qua non pour quil amorce les mouvements ncessaires la recherche et la prparation de la nourriture.

Si chaleureux que soit l'accueil, il a sa contrepartie dangereuse : le corps corps de toute relation, aussi amicale soit-elle, est toujours ambivalente. Sil apporte le bienfait de la chaleur, le feu comporte aussi le risque de brlure. Et le corps bless va hurler de souffrance... Peu importe que la blessure soit relle ou symbolique : le conte joue de l'ambiguit puisque le morceau de fer trs chaud enfonc dans le derrire de lours peut tre tout aussi bien un moment plus tard le doigt du Charbonnier ! Cette blessure double (au corps et l'hospitalit) nest tolrable qu lendroit de lours, qui reprsente pour tous les Pyrnens une image humaine inverse laquelle il ne faut surtout pas sidentifier et dans le cadre de la factie, c'est--dire au cours de ces moments rituels o lon se moque de tous les excs. Surtout elle est tolrable parce que celui qui a demand entrer na pas su tenir sa place : il a pris trop daisance. Ce faisant, il a fait violence son hte qui l'agresse son tour et le blesse : cest un juste retour des choses qui na rien de mortel ; le demandeur devra quter ailleurs gte et couvert (marcel.drulhe.online.fr - Marcel Drulhe, Lespace imaginairedans le conte - Analyse dun corpus decontes merveilleux occitans, Ethnologie franaise, 1979, 1X, 4).

Comment relier Villefloure saint Pierre. D'une manire assez indirecte, il existe un lieu-dit Gourgounet Villefloure qui est appel Gourgonet ou Gorgonet (Gorgoneto) chez Mahul, appartenant aux vques de Carcassonne puis divers propritaires dont les Siran de Cavanac.

En novembre 1497, Guichard d'Aubusson, vque de Carcassonne, donne Gourgonnet au Chapitre de Carcassonne, la charge d'une messe quotidienne l'autel de Saint Barthlemy de l'Eglise cathdrale, et d'une grand messe en l'honneur de la Vierge, le premier samedi de chaque mois et le jour de son anniversaire (Alphonse Jacques Mahul, Cartulaire et archives des communes de l'ancien diocse et de l'arrondissement administratif de Carcassonne, 1867 - books.google.fr).

Mme dans les textes grecs Pierre partage avec Jsus Christ le titre de petra, la pierre, alors que Barthlemy n'est que lithos, une pierre. La pierre de la vie (Jsus-Christ) a montr en toi, Barthlemy, une Trs-prcieuse pierre avec laquelle il btit son glise (Cesare Quarenghi, La primaut de Saint Pierre: prouve par les titres que lui donne l'glise russe, 1867 - books.google.fr).

Saint Pierre est, avec saint Paul et saint Gorgon, patron de l'abbaye de Gorze. Le corps de S. Gorgon fut apport Rome, dpos sur la voie Latine, et de l le pape Grgoire IV transfra les reliques de Gorgon la basilique saint Pierre. En 1185, l'Evque Bertram, la prire du mme Prvt Willelme, unit la Cure de S. Gorgon la Collgiale de S. Pierre, & lui accorda les oblations, les dmes & tout ce qui en dpendoit, except ce qu'on seroit convenu de donner au Vicaire qui y seroit mis, & dont l'lection dpendroit entirement du Prvt, de mme que celle du Matriculaire, sans que le Vicaire puisse, en aucune faon, prendre la qualit de Cur (Jean Franois, Histoire de Metz, 1769 - books.google.fr).

Mizar : Servis-en-Val et le psaume 41

z Dzta Ursae Majoris : Mizar Quadruple + Alcor

Mizar est une toile double apparente entre Alioth et Alkad. Son nom, qui signifie le Tablier , lui fut donn par Joseph Julius Scaliger (1540 - 1609) au XVIe sicle.Le couple principal est spar de 14.4". C'est la 2e toile partir du boutdu manche de la casserole. Son compagnon Alcor est environ 12' (environ 1/3 du disque lunaire). Le couple d'toilesle plus clbre, est visible l'oeil nu, plus ou moins facilement. Les peuples de l'Antiquit se servaient dj de cecouple mythique pour tester leur acuit visuelle, comme lefont les amateurs aujourd'hui. Mizar et Alcor sont en effetfaciles distinguer l'oeil nu, sous un ciel clair de campagne.Observes aux jumelles, elles forment un trs joli couple.Pourtant les deux soeurs clestes sont loignes l'une del'autre de prs de trois annes-lumire ! Contrairement aux vraies toiles doubles, elles ne sont pas lies physiquement par la gravitation,mme si elles cheminent de concert dans la Galaxie.Les deux composantes de Mizar, Mizar A et Mizar B, sont elles-mmes des toiles doublesspectroscopiques. C'est Riccioli, en 1650, qui parvint la ddoubler en deux composantes, spares de 14,5 ". Elle fut ainsi la premire toile double identifie. Mais c'est, en fait, une toile multiple, et Pickering, en 1889, y a dcel la premire binaire spectroscopique. Les indiens d'Amrique ont surnomm Mizar et Alcor, le cheval et le cavalier (www.astrosurf.com - Grande Ourse).

C'est en tudiant d'anciennes tables astronomiques, que le grand rudit italien du seizime sicle Joseph Scaliger dcouvrit que les deux toiles de la Grande Ourse avaient le nom de Miraqq. Croyant sans doute que Miraqq et Mizar taient deux noms interchangeables comme pour Epsillon du Bouvier et Bta d'Andromene pouvait le faire croire, pour les diffrencier il a pour Epsillon remplac le nom de Miraqq par Mizar, rectification qui substitue une appellation rronne, par une autre qui l'est tout autant. Le nom exact de cette toile et 'Anaq-al-Banat, qui veut dire la Chevrette des Filles ou le Collier des Filles, la Grande Ourse tant considre chez les Smites depuis quarante sicles comme la civire d'un cortge mortuaire prcd de pleureuses (ezenlair.astrosurf.com - Noms arabes).

Au reste, les LXX mettent Etham, comme est nomme la seconde station des Hbreux, et non Ethan, comme il y a dans notre Vulgate et dans l'hbreu. Mais ce qui disculpe notre version de toute erreur, c'est qu'en mettant Ethan, qui est le mot du texte, elle laisse aux interprtes toute libert de l'expliquer selon qu'ils le jugent propos. C'est comme quand elle met la tte du psaume 52, pro Maileth, et comme d'autres interprles mettent dans le psaume 41, monte Mizar, pour monte modico. On citerait cent exemples semblables, o les noms propres sont conserves par les commentateurs, soit qu'ils n'en sussent pas la signification, soit que parle laps de temps on ait perdu celle de ces noms, fort connus quand ils crivaient.

8. Quand mon me s'est tourne vers moi-mme, elle a t trouble : c'est pour cela (Seigneur) que je me souviendrai de vous, tandis que j'habite la terre voisine du Jourdain et des montagnes d'Hermon, tandis que je suis rduit ne voir encore qu'une petite montagne (Migne, Scripturae Sacrae Cursus completus, Tome 15, 1839 - books.google.fr).

Alcor

Li au psaume 41 et Servis-en-Val, l'toile Mizar est accompagne d'Alcor qui signifie en arabe "cavalier". En effet on s'attendrait de trouver un cavalier dans les reprsentations du psaume 41, mais on a que les chiens qui eux sont suivi de cavalier au psaume 90, dans le Psautier d'Utrecht, du IXme sicle. La chasse au cerf se trouve dans d'autres psautiers carolingiens.

Les Arabes appellent aussi Alcor Al-Souha l'Oubli , le Nglig , et galement Al-Khawwar, le Faible .

"Hounds pursue a stag in the illustration accompanying Psalm 42 (Psalm 41, fol 24v), and in the vignette for Psalm 90 (Psalm 91, fol 53v) a horseman and hounds chase a stag (Van der Horst & Engelbert 1984, 81)" (Suzy Dufrene, Les illustrations du Psautier d'Utrecht: sources et apport carolingien, 1978 - books.google.fr, Proceedings of the Society of Antiquaries of Scotland, Volume 126, Society of Antiquaries of Scotland, 1996 - books.google.fr).

Alkad : Fabrezan/Comigne/Douzens

Eta Ursae Majoris : Alkad simple

Alkad vient du (trs long) nom suivant : Al-Qa'id al-Banat al-Na'sh le Chef des Filles du Brancard , et Mizar s'appelle Al-'Anaq al-Bnat les Cous des Filles . En plus de son nom "officiel", comme la troisime toile, Alkad, est un peu plus loin des autres, les Arabes l'appelaient familirement la Boiteuse .

"Alkad" = "la matresse" des pleureuses clt la marche. Toutes se lamentent, inconsolables, comme autrefois Job, lorsqu'il dcouvrit dans ce coin de ciel ce "brancard", avanc pour le conduire la fosse.

Dans le roman de Dostoevki Les Dmons, nous constatons donc qu'un certain nombre d'lments narratifs constitutifs du personnage de la Boiteuse renvoient au folklore ; dans de nombreux cas, ils peuvent tre galement mis en relation avec la mythologie animiste prchrtienne telle qu'elle a pu s'exprimer dans les sectes populaires avec leur syncrtisme d'lments paens et chrtiens, celles des xlysty et des skopcy notamment. A ces sectes, il est fait allusion dans le texte, directement ou indirectement.

On sait que, lors des crmonies des xlysty, le Christ, la Vierge, les prophtes s'incarnaient momentanment en tel ou tel des fidles. Caractristique de la secte, l'assimilation de la Vierge la divinit primordiale, la Grande Mre, la Terre Humide. Cette ide que dveloppe Marija Timofeevna lui a t exprime au monastre par une vieille femme qui y faisait pnitence pour avoir prophtis .(sans doute dans un contexte sectaire). La Boiteuse exprime son dsir de s'abmer contre la terre et de la mouiller de ses larmes en des termes proches de l'une des principales prires des xlysty.

Dans son article Le mythe fondamental du roman les Dmons , V. Ivanov assimile la Boiteuse la Fminit ternelle qui est aussi l'Ame de la Russie, la Vierge tourmente par les dmons ; cette figure s'associe la Terre-Mre par le biais des rapprochements littraires. En effet, la Gretchen de Goethe ( laquelle Ivanov identifie Marija Timofeevna) devient Hlne et la Terre-Mre dans la deuxime partie de la tragdie. L'influence du Faust de Goethe sur Dostoevskij est bien connue.

Dans le premier logis des Lebjadkin, l'eau est omniprsente (humidit, chiffon mouill, flaque d'eau o trane un vieux soulier). L'vocation du paysage proche du monastre avec la vision d'un lac domin par une montagne et o s'enfonce le soleil couchant relate une sorte d'exprience mystique o, dans le culte de la terre, se fondent les lments constitutifs du cosmos. Certains thologiens orthodoxes voient en la Vierge le lieu o s'unissent terre et ciels . Lorsque les flammes auront dvor la maison des Lebjadkin, on retrouvera intact le revtement de l'icne de la Vierge.

De faon plus vidente encore, la maternit sans mari de Marija Timofeevna l'associe aux mythes de la Vierge-Mre. Peut-tre, de faon plus concrte, rappelle-t-elle les naissances qui survenaient la suite des rites de communion sexuelle que pratiquaient certaines communauts sectaires. La femme devenait alors une bogorodica (www.persee.fr - Marianne Gourg, Autour du personnage de la Boiteuse (les Dmons) In: Revue des tudes slaves, Tome 60, fascicule 1, 1988).

La Grande Ourse est une charrette dont les roues sont d'ingale hauteur : on l'appelle la charrette boiteuse (Bretagne).

Je doit signaler la prsence du "Lauburu" dans l'Aude gnralement sculpt sur le linteau de la porte d'entre. On en trouve un Bages, quatre Fabrezan et d'autres villages. Tout comme la patte d'oie, j'en dduit que la Lauburu est commun d'un bout l'autre des Pyrnes (magie.alliance-magique.com - Albert, Le svastika).

Le swastika est troitement reli l'toile polaire situe au centre mme de notre univers, seul point qui reste immuable pendant que toute la vote cleste tourne autour de lui. Les quatre bras du swastika reprsentent aussi les quatre positions (diriges vers les quatre points cardinaux clestes) de la constellation de la Grande Ourse, laquelle, en effet, tourne constamment autour de la polaire (symbolos-fg.com - Francisco Ariza, Aspects symboliques de quelques rituels maonniques opratifs).

Le svastika dextrogyre est la reprsentation symbolique du mouvement giratoire annuel de la Grande Ourse. Il nest dailleurs pas anodin que les Gallois nomment cerbyd Arth, chariot dArthur , les constellations symbolisme polaire de la Grande et de la Petite Ourse. A rapprocher de ltymologie dAndarta, la grande ourse voconce, desse de la guerre (euro-synergies.hautetfort.com - Jean-Franois Delfini, Grande Provence, t 2011).

One of the first to be noticed and named, as it is now the most easily recognized and most widely known, is the Great Bear, which attracts all the more attention that it is one of those that never sets, being at a less distance from the pole than the latter is from the horizon. Every one knows the seven brilliant stars that form this constellation. The four in the rectangle and the three in a curved line at once call to mind the form of a chariot, especially one of antique build. It is this resemblance, no doubt, that has obtained for the constellation the name of "the Chariot" that it bears among many people. Among the ancient Gauls it was "Arthur's Chariot". (John Frederick Blake, Camille Flammarion, Astronomical myths: based on Flammarion's "History of the heavens", 1877 - books.google.fr).

Le chariot d'Arthur ne se couche jamais, ce qui permet de dire qu'Arthur veille le jour et la nuit.