Partie XI - La Vraie Langue Celtique de l’abbé Henri Boudet   Etudes particulières de psaumes   Psaumes 11 et 28 : tours rondes, langue d’Adam et langue de feu   
LA VRAIE LANGUE CELTIQUE BOUDET PSAUMES 11 28 TOURS CERCLES RONDES BAPTEME DEUX LANGUES ADAM BABEL FEU SAINT ESPRIT EAU

Les tours rondes irlandaise sont mentionnées aux page 166 et 183, appariées respectiverment aux 11 et 28 et aux psaumes de même numérotation. Tours surtout rondes d'abord, en rapprot avec la figure ou un parcours circulaires.

Psaume 11 : deux coeurs, deux langues, et cercles

...Mais la partie la plus intéressante de son étude était celle qui constatait l'identité du Maori et de l'Anglais, en ne tenant pas compte des mots Anglo-Maori, mots fabriqués mots fabriqués des deux langues, depuis la conquête du pays par l'Angleterre. » (The advocate, 5 sept. 1885, journal de Melbourne, Australie) (VLC, p. 11)

C'est ainsi que Marot, dans sa version française du psaume 12, qui oppose les flatteries humaines trahissant un cœur double à la « parolle nette et trespure » de la voix divine, réintroduit subrepticement dans le texte sacré une ultime actualisation, cette fois simplement allusive, de ce mythe personnel, celui des oisillons et de l'oiseleur : Pour l'affligé, pour les petits, qui crient, Dit le Seigneur, ores me leveray : Loing les mettray des langues, qui varient, Et de leurs laqs chascun d'eulx sauveray (II, p. 586) (Olivier Millet, L'oiseleur-tentateur et la voix du poète : Figures de la séduction chez Clément Marot, Littérature et séduction, 1997 - books.google.fr, Les oeuvres de Mr Eustache Le Noble, Volume 18, 1718 - books.google.fr).

Les fameuses tours rondes d'Irlande sont aussi « des monuments gaëliques, d'un caratère religieux, comme « l'atteste bien leur nom traditionnel, Feid-Neimheidh. » [...] Les termes ménir, dolmen, cromleck, se rapportent encore à ce fait important, qui consistait pour les Druides, à distribuer au peuple Celte, d'abord la science religieuse, essentielle à la vie morale, et en second lieu, le blé et le pain, essentiels à la vie matérielle. (VLC, p. 166) (La Vraie Langue Celtique de l’abbé Henri Boudet : Livre I - Ps. 11).

Ps. 11, 9 "Les impies marchent dans un cercle ; selon ta grandeur tu as multiplié les enfants des hommes" tel est traduit ce verset dans le Commentaire du psaume 11 par Thomas d'Aquin.

Psaume 28 : deux langues et cercles

...il faudrait donc dans la langue anglo-saxonne, que nous appellerons désormais la langue celtique, une grande ressemblance avec l'hébreu, et dans les termes monosyllabiques des deux langues, une certaine conformité, au moins pour une grande partie des mots qui composent les noms propres, sinon pour la totalité de la langue. (VLC, p. 28)

C'est avec l'hébreu que le vocabulaire de l'ugaritique présente le plus de points communs. Comme les documents ugaritiques sont les plus anciens, leur vocabulaire est précieux : il précise souvent le sens d'un terme ou d'une expression hébraïque restée obscure. En fait, les deux langues s'éclairent réciproquement. Un exemple : le mot derekh, «chemin», avec le sens de «puissance», retrouve une signification perdue qui rend plus compréhensibles certains textes de l'Ancien Testament. L'exemple du Psaume 29 montre d'ailleurs comment la littérature biblique a pu ici ou là rééditer ou adapter des textes ugaritiques. La littérature sapientale, au lieu de venir directement d'Egypte, s'est peut-être transmise d'Egypte à Israël par l'intermédiaire d'Ugarit (Maurice Carrez, Les Langues de la Bible: Du papyrus aux Bibles imprimées, 1983 - books.google.fr).

Le syriaque est une langue sémitique du Proche-Orient, appartenant au groupe des langues araméennes. L'araméen [à l'origine Armaya, puis Aramaya ou Oromoyo]) existe au moins depuis le XIIe siècle av. J.-C. et a évolué au cours des siècles. Le syriaque représente si l'on veut un « dialecte » de l'araméen (celui de la région d'Édesse) qui s'est constitué comme langue écrite au début de l'ère chrétienne.

L'araméen est un groupe de langues chamito-sémitiques (appelées également langues afro-asiatiques) Son nom vient d'Aram2, une ancienne région du centre de la Syrie. Dans cette famille, l'araméen appartient à la branche sémitique. Plus précisément, il constitue une partie de la sous-famille sémitique occidentale septentrionale, qui comprend également les langues cananéennes telles que l'hébreu et l'ougaritique. L'alphabet araméen a été largement adopté pour les autres langues et est l'ancêtre des alphabets hébreu et arabe, ainsi que de l'alphabet Kharoshthi dans le nord-ouest de l'Inde, et peut-être l'alphabet Brahmi.

Une des plus anciennes versions connues du Nouveau Testament est écrite en syriaque (Bible dite peshittô ou peshitta, toujours en usage dans certaines Églises orientales). Elle a été traduite à partir de la version grecque écrite en koinè, la plus ancienne qui soit connue. Une controverse existe à propos de la langue originale du Nouveau Testament. Une partie des spécialistes pensent que la version grecque du Nouveau Testament provient de la traduction de textes syriaques/araméens antérieurs. La majorité des spécialistes pensent que la première version écrite du Nouveau Testament a directement été rédigée en grec. À noter que, même dans la version grecque, il existe des phrases araméennes éparpillées dans le texte, particulièrement des phrases prononcées par Jésus et conservées dans la version originale pour des raisons religieuses. Il est cependant certain que Jésus a prêché dans la langue du peuple qui était l'araméen. Avec l'hébreu, le grec et le latin, le syriaque et l'araméen sont une des langues majeures du christianisme (fr.wikipedia.org - Araméen).

Le psautier syriaque de la Peshitta comporte 155 psaumes, le double de ce nombre égale le nombre de pages de La Vraie Langue Celtique.

La connaissance de la langue syriaque fut une autre ressource importante, qui contribua à une meilleure compréhension de la Septante. La connaissance de cette langue permettait non seulement de confronter la Bible grecque avec la traduction syriaque, mais aussi de reconnaître la parenté existant entre le syriaque et l'hébreu. Ainsi, chez Théodore de Mopsueste, nous lisons (Comm. Ps 28:8) : "caddis signifie en syriaque ou en hébreu le sacré. <...> Cette expression est restée dans sa forme syriaque ou hébraïque aussi dans les livres grecs, comme Adonai et Sabaoth et d'autres termes semblables."

La référence au syriaque se trouve déjà chez Diodore de Tarse dans son commentaire sur ce même verset du Psautier, où Théodore l'a peut-être puisée. Cependant, Diodore se limite à constater la correspondance entre le "Kaddes" de la Septante et le "Kaddeis" syriaque, il ne fait pas référence à d'autres mots apparentés.

La reconnaissance de l'affinité des deux langues (barbares, de plus) est, pour l'Antiquité, une chose rare : pour ne citer qu'un contre-exemple, Saint-Augustin avait la connaissance de la langue punique, elle aussi apparentée à l'hébreu, néanmoins, il abordait la Bible uniquement à travers des traductions et n'avait pas l'habitude d'introduire le punique dans son exégèse. Dans ce contexte, la conscience de la proximité linguistique du syriaque et de l'hébreu était un accomplissement exégétique méritant toute notre attention. C'est même cette conscience qui a permis peut-être à nos auteurs de percevoir derrière les particularités du texte biblique grec les vestiges d'une autre langue (Alexis Léonas, Recherches sur le langage de la Septante, traduit par Othmar Keel, 2005 - books.google.fr).

Charles T. Brooks was born at Salem, Mass., June 20, 1813. At Harvard, which he entered in 1828, a sensitive and studious youth, he obtained his introduction, through Dr. Follen, to the world of German poetry and prose, with which his literary labors have been since so prominently identified. Schiller's song of Mary Stuart on a temporary release from captivity, was one of the earliest, as it has been one of the latest poems which he has attempted. The subject of his valedictory at Cambridge was, "The Lovo of Truth, a Practical Principle." Three years afterwards, on completing his studies at the Theological school, he read a dissertation on "the old Syriac version of the New Testament," and shortly after, on taking his second degree at the University, delivered an oration on "Decision of character, as demanded in our day and country." He began his career as a preacher at Nahant, in the summer of 1835. After officiating in different parts of New England, chiefly in Bangor, Augusta, and Windsor, Vt., he was settled in Newport, Rhode Island, in January, 1837, where he lias since continued in charge of the congregation worshipping in the church in which Charming held the dedication service in 1836.

In 1851, Mr. Brooks published at Newport a pamphlet, The Controversy touching the Old Stone Mill, in the town of Newport, Rhode Island, with Remarks Introductory and Conclusive: a pleasant dissection of the subject, calculated to set entirely at rest any pretensions of the Northman to an antiquarian property in that curious though sufficiently simple structure. (Cyclopaedia of American literature, by E. A. and G. L. Duyckinck, Volume 2, 1866 - books.google.fr).

Ezra Stiles, D. D. and LL. D. was born at North-Haven, in Connecticut, December 10, 1727. He was educated at Yale College, Where he received the degree of A. B. in the year 1746. He was ordained to the work of the Gospel ministry, and installed Pastor of a Church at Newport, Rhode-Island, in 1755; and was chosen President of the College at which he had received his education in 1777; in which important office he continued till his death, in 1795. Dr. Stiles was one of the most learned men that our country ever produced. He had a great amount of general knowledge, but he was particularly attached to Oriental literature. Besides an acquaintance with the Hebrew language more than commonly extensive and profound, very few on this side of the Atlantic ever made so great progress in the knowledge of the Arabic, Chaldaic, Syriac, and Samaritan dialects; and on the Persic and Coptic he had bestowed some attention. He corresponded with learned Rabhis in the Hebrew language, and revived the study of it in the College over which he presided. For upwards of thirty years he held a distinguished place among the active friends and promoters of literature in the United States. David Humphreys was a close friend of Stiles (Samuel Miller, A Brief Retrospect of the Eighteenth Century: Part First; in Two Volumes: Containing a Sketch of the Revolutions and Improvements in Science, Arts, and Literature During that Period, Volume 2, 1803 - books.google.fr).

La tour de Newport (Rhode Island) est mise en rapport avec John Dee, le magicien de la reine Elisabeth Ière (Le Cercle et la Croix des Prophètes : Les Prophètes et Rennes le Château : Celui qui ne souriait pas).

Avec quel soin jaloux les membres savants du Neimheid n'ont-ils point veillé à graver exactement la profession d'une tribu dans le nom qu'elle portait ! Après l'explication des dénominations prises dans l'est et le centre de la Gaule, où le langage gaëlique aurait dû dominer, ne semble-t-il pas juste d'avancer que la langue celtique employée par l'Académie Gauloise était une, et que les différences dialectiques existaient seulement dans le langage populaire ? (VLC, p. 183)

Comme il est dit à la page 25, "Neimheidh n'est point le nom d'un chef gaulois; il signifie celui qui est à la tête, commande, conduit et donne les dénominations, – to name (néme), nommer, – to head (hèd), être à la tête, conduire...". Donner un nom, c'est, à partir d'un sacrement chrétien, baptiser.

On connaît quelques baptistères carrés, hexagones, en forme de croix grecque, mais les plans les plus anciens et les plus usités sont la rotonde et l'octogone. Quelques antiquaires ont pensé que la forme ronde des baptistères a été empruntée aux petits temples circulaires de l'antiquité païenne, parmi lesquels on peut citer le Panthéon de Rome, le temple de Portumne à Ostie, celui d'Apollon à à Autun et la plupart de ceux consacrés à Vesta. Nous croyons que les chrétiens du IVe siècle et des époques suivantes n'ont pas choisi là leur type, mais qu'ils l'ont pris dans l'église circulaire de YAnastasis, bâtie par Constantin sur le tombeau du Christ, basilique qui devint le modèle inspirateur d'une classe nombreuse de monuments religieux, en Occident ' comme en Orient*, type'que les Templiers surtout Devaient un jour adopter. Il était naturel d'ailleurs que les premiers baptistères imitassent la forme de celui de Constantin qui, par son antiquité et par sa splendeur occupait le premier rang. En Grèce, le baptistère qu'on nomme "phialè" ou "pigè", est toujours un petit monument circulaire percé de 6, 8, 10 ou 12 arcades, supportant une coupole qui abrite le bassin de marbre, où les eaux sont amenées par un conduit de métal. Nous ne croyons pas que dans l'origine, on ait attaché quelque idée symbolique à cette forme circulaire, en la comparant à l'univers (orbis), auquel le baptême doit être annoncé comme la bonne nouvelle de ce monde. C'est seulement au XIII" siècle, que Sicardi, évêque de Crémone °, dans un langage fort subtil, considère cette forme circulaire, comme exprimant l'expansion de l'Église dans l'univers et comme un encouragement à tendre du cercle de ce monde à celui de la couronne éternelle. La forme octogonale, usitée dès l'origine des baptistères et qui prévalut bientôt, surtout en Grèce et en Orient, nous paraît avoir eu son type matériel dans les grandes salles de bain polygonales de l'antiquité et non pas dans quelques monuments exceptionnels, comme la tour des vents à Athènes et le temple de Jupiter à Spalatro. Mais les chrétiens ont dû attacher à cette forme une signification mystique; car, dès le IVe siècle, le nombre 8 était considéré comme sacré. « La première création, dit S. Ambroise, s'étant accomplie en sept jours, le nombre 8 est le symbole d'une création nouvelle ou de la régénération. » D'après S. Augustin, c'est le nombre mystérieux de la résurrection qui s'est opérée uu dimanche, par conséquent au jour qui, pour le culte et le repos hebdomadaire, a été substitué ausabbat, c'est-à-dire au septième jour de la semaine. Un anonyme du IVe siècle 7 nous dit que, par la grâce des sept dons du Saint-Esprit, nous arrivons à mériter les huit béatitudes. Rien n'était donc plus convenable que la forme octogonale pour les temples spéciaux où s'accomplissait le mystère de la régénération, dans des rites qui figuraient la résurrection du Sauveur, où l'on recevait, par la confirmation, la plénitude des dons du Saint-Esprit et les grâces qui sont le principe des béatitudes; c'est pour cela que S. Charles Borromée recommande de choisir, la forme octogone pour la construction des nouveaux baptistères (Revue de l'art chrétien, Volume 21 ;Volume 24, Société de Saint-Jean, 1877 - books.google.fr).

Le baptistère constantinien du St Sépulcre, que l'Itinéraire de Bordeaux place derrière le martyrium, doit être au N de l'Anastasis, près d'une grande citerne dont la voûte est ornée d'une croix inscrite dans un cercle de feuilles de lierre, accompagnée de la citation en grec du 3e verset du psaume 28 - certainement en rapport avec la liturgie du baptême (Bulletin analytique d'histoire romaine, 1974 - books.google.fr).

Le baptistère de Lednica se rapproche surtout des bâtiments cruciformes avec déambulatoire joint au cercle ou au carré, et avant tout de ceux qui ont quatre piliers déterminant la travée carrée dans le plan de la partie centrale. Il semble que la composition de l'espace, telle qu'on la trouve à l'église Saint-Martin de Linz ou dans la chapelle Saint-Satyre de Milan, a pu inspirer la conception architectonique du baptistère de Lednica. Pour terminer cette analyse il faut constater que, dans l'aire de l'architecture centrée du premier millénaire connue aujourd'hui, il n'existe pas de bâtiment susceptible d'être considéré comme le plus proche prototype du baptistère de Lednica. C'est une réalisation très personnelle qui unit de nombreux éléments formels joints à un grand sens de l'harmonie, de la proportion et de la composition. Grâce à cela, nous n'avons pas affaire ici à un éclectisme spécifique, mais à la création d'une œuvre originale. La croix jointe au cercle dans le plan du baptistère et des piscines évoque le lien idéologique entre cette disposition et la fonction du bâtiment. Notre constatation est confirmée par l'analyse des textes des Pères de l'Église. Depuis saint Paul Apôtre la croix est associée à l'initiation chrétienne et un lien symbolique étroit est créé entre le baptême et la croix en tant que signe de la mort et de la victoire du Christ. Pour Cyrille de Jérusalem, la piscine invite à imiter la mort du Christ sur la croix, et pour saint Jean Chrysostome, simplement, le baptême est la croix. Saint Ambroise constate aussi Fons quasi sepultura est et Mors ergo est, sed non in mortis corporalis viritate, sed in similitutine ; cum enim mergis; mortis suspicis et sepulturae similitudinem : crucis illius accipis sacramentum. Parmi les bâtiments groupés autour de la basilique du Saint-Sépulcre de Jérusalem, il y a une piscine en pierre, carrée à l'extérieur, quadrifoliée à l'intérieur. On la considère comme le vestige du baptistère qui, autrefois, était situé près du palais épiscopal, élevé à côté de l'Anastasis. Dans le voisinage de ce baptistère, une citerne est conservée, dont l'orifice était couvert d'une plaque, décorée 'un relief en forme de croix inscrite dans un cercle. Entre ses branches on voit une citation du Psaume 28, « La voix du Seigneur au-dessus des eaux » (Cahiers de civilisation médiévale: Xe-XIIe siècles, Numéros 161 à 164, 1998 - books.google.fr).

Le baptême fait passer le nouveau baptisé d'un cercle plus éloigné de Dieu à un cercle concentrique plus près de lui (Elyse Dupras, Diables et saints: rôle des diables dans les mystères hagiographiques français, 2006 - books.google.fr).

Si l'on veut trouver une image relativement satisfaisante, on décrira l'Église comme un cercle ou une série de cercles concentriques : le cercle le plus large est celui des fidèles, puis vient celui des ministres, celui des prêtres avec l'évêque au centre. Aussi faut-il, avant de traiter du presbyterium en lui- même, tirer quelques conclusions de notre étude concernant le peuple chrétien et, par la suite, la hiérarchie. Au sujet du peuple chrétien, on note au II1e siècle une conception théologique profonde. Les fidèles sont par le baptême membres à part entière du corps du Christ. Ils participent à son sacerdoce. Ils sont donc membres d'un corps sacerdotal. Mais, suivant la pensée d'Origène, comme un corps a des membres avec des fonctions spécifiques, ainsi dans l'Église il y a des membres qualifiés par le sacrement de l'ordre pour certaines actions (Albano Vilela, La condition collégiale des prêtres au IIIe siècle, 1971 - books.google.fr).

On rencontre des exemples de deux frères dont les noms appartenaient aux deux langues ; quelquefois un même personnage avait deux noms, dont l'un était germanique et l'autre latin. Francs et Gaulois vivaient ensemble; les familles s'unissaient et se confondaient. Au bout de deux ou (rois générations, il était devenu fort difficile de les discerner les uns des autres (Fustel de Coulanges, Histoire des institutions politiques de l'ancienne France, Tome 1, 1875 - books.google.fr).

M. George Petrie semble avoir enfin résolu le problème des Tours Rondes (Ecclesiastical Architecture of Ireland, anterior to the anglo norman invasion, comprising an essay on the origin and use of the round towers, 1845). Le titre même de cet ouvrage annonce l’opinion de l’auteur : les Tours Rondes sont d’origine ecclésiastique, d’une date qui exclut jusqu’à la supposition qu’elles aient pu être des édifices païens dont les chrétiens d’Irlande se seraient emparés pour l’usage de leur culte. Les investigations érudites de M. G. Petrie sont vraiment prodigieuses: tout ce qu’il a trouvé, en cherchant l’origine des Tours Rondes, fait de son livre un vrai trésor d’archéologie irlandaise. Les évidences négatives ne sont pas moins curieuses que les évidences positives. M. Petrie prouve que lorsque Giraldus Cambrensis parlait de turres ecclesiasticæ, arctæ atque rotundæ, il indiquait les clocteachs, mot irlandais qu’on a vainement voulu défigurer ou détourner de son vrai sens, qui ne s’applique qu’aux Tours Rondes, élancées et cylindriques, et dont l’étymologie est cloic teach, «clocher, beffroi, maison à cloche,» soit que les clocteachs continssent une cloche, soit que le mot cloc n’exprimât qu’une des parties de l’instrument primitif, cloche ou non (cloighteach, claicthough). [...] Les Tours Rondes ont quelquefois servi de phares ou de lanternes : on en voit la preuve dans certaines Vies des saints, et M. G. Petrie cite un phare de construction irlandaise, qui était contigu au monastère de Luxeuil en Bourgogne (Amédée Pichot, L'Irlande et le pays de Galles: esquisses de voyages, d'économie politique, d'histoire, de biographie, de littérature, Tome 1, 1850 - books.google.fr).

Le pontife bénit ensuite l'eau mêlée de sel dont il doit se servir pour laver la cloche. C'est à cause de ce cérémonial qu'on donne vulgairement le nom de Baptême à la Bénédiction des Cloches, et, sous le rapport grammatical, ce nom lui est justement appliqué, car baptiser est une expression formée du grec qui signifie laver. Toutefois, l'Eglise a dû ne pas l'employer pour ne pas confondre le sacrement de la régénération avec la simple Bénédiction d'une cloche. On chante pendant ce Baptême ou lotion, les Psaumes 143, 146, 148, 149, 150. Puis le célébrant fait sur la cloche une onction de l'huile des infirmes, en récitant une longue Oraison. On y prie le Saint-Esprit de sanctifier ce vase, hoc vasculum, afin que le son qu'il rendra rappelle aux fidèles les sentiments d'espérance et de foi, éloigne les tempêtes et les tonnerres, mette en fuite les ennemis de la croix dont la figure est représentée sur cette cloche. On chante le Psaume 28, qui est très-judicieusement choisi pour cette cérémonie, car le prophète y célèbre en termes magnifiques, la puissance de la voix divine (Origines et Raison de la Liturgie Catholique en Forme de Dictionnaire, ou Notions Historiques et Descriptives (etc.), Tome 8 : Liturgie, 1844 - books.google.fr).

Tour, édifice très-élevé, servant à la fortification des villes et des châteaux, tourre languedocien, tourre provençal, turris lattin, tor, torré langue romane, torra catalan, torre espagnol, torre portugais, torre italien, tour bas-breton, tur irlandais, dorrea basque, vorre wolof, thurm allemand, tower ou tor anglais, toren hollandais, torn suédois, taarn danois tuna sorabe, turen Stirie, turen Carniole, turan Dalmatie, turm Lusace, torony hongrois, touraat persan, tur syriaque, zur hébreu, tor forteresse, hébreu, toren élevé, hébreu, thour faire sentinelle, hébreu, tirah citadelle, place forte, hébreu (Jacques Azaïs, Auguste Duran, Dieu, l'homme et la parole; ou, La langue primitive, 1853 - books.google.fr).

Considérez que ces deux baptesmes, qui, pourtant n'en font qu'vn parfais & accompli, expriment parfaitement les propriétés personnelles de ceux qui les donnent. Le Fils de Dieu a institué son baptesme dans l'eau, parce qu'il est tout sagesse, dont l'eau est le symbole; & le Saint Esprit a établi le sien dans le feu, parecqu'il est tout amour, dont le feu est la plus excellente image. C'est pourquoy quand nous recevons le baptesme d'eau, nous sommes revêtus de Jésus Christ, comme parle Saint Paul, quand il dit (Galates 3.27) : Vous tous qui estes baptisez en Jésus Christ, vous estes revêtus de Jésus, & quand nous recevons le baptesme de feu, nous sommes revêtus du Saint Esprit, comme témoigne le Fils de Dieu, qui dit à ses Apostres (Luc 24.49) : Demeurez en repos jusques a ce que vous soyez revetus de la vertu du ciel. Qu'il est véritable, ô mon ame, que les domestiques de la femme forte, c'est-à-dire de l'Eglise, sont revêtus de deux habits, dont l'vn est Jésus, & l'autre le Saint Esprit ! Voyez donc combien vous estes honorée, & souffrez plûtost mille morts, que de salir de la moindre tache des habits si précieux: car il est dit a la verite, que le corps est plus que l'habit; mais ici yos habits valent infiniment plus que vous (Matth. 6.25)

Ils virent paroistre des langues partagées comme des flammes de feu; & il s'assit sur chacun d'eux, & tous furent remplis du Saint Esprit. (Actes des Apôtres)

Considérez & admirez tout ensemble la façon de parler de l'Ecriture: elle dit en pluriel, qu'il y avoit plusieurs langues, & néanmoins comme s'il n'y en eût eu qu'vne seule, elle ajoûte en singulier, qu'elle se reposa sur les Apostres. O mystère, & mystère d'vnion: C'est sans doute pour montrer l'unité de l'esprit, dont l'Eglise est animée, & qui est comme, son ame & fa forme : car il y a deux tours mystérieuses sur la terre; celle de Babel, qui est le monde, où íl n'y a qu'vne seule langue, qui est la langue d'Adam, mais qui se divise & se multiplie jusques à la confusion ; & celle de David, qui est l'Eglise, où il y a plusieurs peuples, & plusieurs langues, mais qui n'en font qu'vne seule, qui est la langue du Saint Esprit; cette langue de feu, qui fait fondre tous les cœurs, tous les esprits, & toutes les langues, pour n'en faire qu'vn cœur, qu'vn esprit, & qu'vne langue. O Dieu, que je n'aye point d'autre langue que cette langue commune, afin que toutes mes paroles soient des paroles d'amour & de feu (Claude Martin, Méditations Chrétiennes pour les Dimanches, les Fériés et les principales Fêtes de l'année par un religieux Bénédictin, 1669 - books.google.fr).

Y a-t-il une convenance naturelle du sensible au signifié ? Dans ce cas-là, il y aurait une langue naturelle ou langue d'Adam. Mais Duns Scot refuse de s'attarder sur cette hypothèse : la rêverie sur l'hébreu comme langue parfaite et transparente au monde ne mène à rien, car Adam n'a pas eu la connaissance parfaite des animaux qu'il nommait. Il préfère souligner que les signes concrets institués par l'homme n'ont qu'une convenance ad placitum : ils sont arbitraires. Certes, les sacrements ne sont pas seulement conventionnels, ils ont une correspondance symbolique avec ce qu'ils signifient ; dans les rites sacramentels, les éléments signifiants ont un certain rapport naturel, une aptitudo ou une ressemblance au signifié : dans le baptême, l'ablution de l'eau ressemble naturellement à la purification des corps, mais elle signifie par institution la purification de l'âme. Le symbole comporte donc un double aspect, de ressemblance et de signification, de nature et de convention. Mais c'est la convention qui confère la signification : même si le signe a une ressemblance naturelle, celle-ci est reprise par une convention de l'instituteur. La ressemblance peut corriger l'arbitraire du signe et faire de lui un symbole, elle n'en relève pas moins du domaine de l'institution et de la convention. La convention étend la portée du signe au-delà de sa ressemblance naturelle, et lui permet d'avoir une extension transcendantale, non réduite à ce qu'il signifie naturellement – le sensible (Olivier Boulnois, Être et représentation: Une généalogie de la métaphysique moderne à l'époque de Duns Scot (XIIIe-XIVe siècles), 1999 - books.google.fr).

Dans la Caverne des Trésors, en syriaque Kthava d-m'arrath gazzé, dont le titre original est Livre de l'ordre de succession des générations, écrit en langue syriaque de l'Antiquité tardive au ou du VIe siècle, la langue d'Adam est le syriaque (24.10-11). Cette opinion qui s'accorde avec l'enseignement babylonien des Juifs depuis Rav (b f 247), montre déjà un jugement partial en faveur du monde araméen.

La Caverne des Trésors est un recueil de traditions exégétiques, légendaires et apologétiques, compilees suivant l'ordre des chroniques bibliques et conçue comme une version de l'Histoire sainte allant de la creation du monde à la Pentecôte. On possède dix-neuf manuscrits syriaques, qui présentent les deux recensions (orientales et occidentale) de la Caverne des Trésors. Différentes autres versions sont notamment arabe, éthiopienne, karshunie, géorgienne et copte (Andreas Su-Min Ri, Commentaire de la Caverne Des Trésors: Étude Sur L'histoire Du Texte Et de Ses Sources, 2000 - books.google.fr).

Le Baptême est la « fête des Lumières » et que le feu de la divinité est descendu corporellement dans le Jourdain lors du Baptême du Christ. [...] Au feu descendu dans l'eau du Jourdain répond la rosée répandue au milieu de la fournaise (Livre de Daniel). Le symbolisme baptismal de l'épisode des Jeunes Hébreux - est connu, que souligne la liturgie, qu'il s'agisse du samedi saint - le passage de Daniel est lu dans le cadre de la préparation des candidats au baptême - ou du 6 janvier, où l'association entre les deux épisodes est explicite (Catherine Jolivet-Lévy, Images et espace cultuel à Byzance, Le sacré et son inscription dans l'espace à Byzance et en Occident: études comparées, 2001 - books.google.fr).

Le feu est aussi présent dans le psaume 28 :

Basile de Césarée, après une allusion à l'épisode du Buisson Ardent, distingue l'éclat du feu de son ardeur brûlante en s'appuyant sur le Psaume 28 (29), 7 « la voix du Seigneur qui du feu sépare la flamme » : « Au sens spirituel le feu est également double... De là vient aussi que dans la rétribution due aux actes de notre vie, une sentence mystérieuse nous avertit que doivent être divisées les propriétés naturelles du feu, la lumière s'en détachera pour la jouissance des justes, la brûlure douloureuse pour ceux qui ont mérité un châtiment » (Homélies sur l'Hexaéméron VI) (Annick Lallemand, L'eau et le feu chez Grégoire de Nysse, L'eau et le feu dans les religions antiques: actes du premier colloque international d'histoire des religions organisé par l'Ecole doctorale Les mondes de l'antiquité, Paris, 18-20 mai 1995, 2004 - books.google.fr).

La fontaine de Jupiter a Dodone, dit Pline (Histoire naturelle, Livre II, 106), est froide et comme glacée; qu'on y plonge un flambeau allumé, il s'éteint ; qu'on approche le flambeau éteint, il se rallume (Le culte des eaux, Procès-verbaux et mémoires, 1864 - books.google.fr, Autour de Rennes le Château : Valmigère LIXLIXL : saint Louis).