Partie XVI - Darmstadt   La piste Darmstadtienne   Darmstadt, Wotan et Uranus (CEIL)   
DARMSTADT URANUS 1781 CEIL ODENWALD BEIL

www.nonagones.info se propose de considérer les liens entre Darmstadt et la planète Uranus, découverte en 1781, année de la mort de Marie de Nègre.

Wotan et l'Odenwald

L'historien Johann Georg von Eckhart (aussi Johann Georg Eccard) (Duingen, Saxe, 1664 - Würzburg, Bavière, 1730) donne comme une éventualité l'origine du nom de la forêt d'Odenwald, située près de Darmstadt, dans celui du dieu Wotan en vieux haut-allemand/Wodan en saxon/Woden en vieil anglais, l'Odin germanique (De Origine Germanorum : Eorumque vetustissimis coloniis, migrationibus ac rebus gestis. Goettingae: Schmidh, 1750) (de.wikipedia.org - Johann Georg von Eckhart, Index geographicus Europaeus, 1768 - books.google.fr).

Würzbourg, village, dont une partie est allodiale, & l'autre fief de Hesse-Darmstadt. Cette dernière partie est possédée par les comtes d'Ingelheim. Cet endroit verse ses contributions dans la caisse du canton de l'Odenwald. Wurtzburg deviendra bavaroise en 1814 (M. Büsching, Géographie universelle contenant l'Empire d'Allemagne, quatrieme partie, savoir: les Cercles de Baviere, de Franconie, & de celui de la Haute-Saxe, les Electorats de Saxe & de Brandebourg, Tome 9, 1776 - books.google.fr, fr.wikipedia.org - Wurtzbourg).

L'hypothèse est reprise par Wilhelmine Christiane von Chézy, née Von Klenck (Helmina von Chézy, Gemälde von Heidelberg, Mannheim, Schwetzingen, dem Odenwalde und Neckarthale, 1816 - books.google.fr).

L'Odenwald est liée à la Chanson des Nibelungen et à Siegfried. Lors d'une chasse qui le conduit de Worms, la ville des Burgondes, dans l'Odenwald, il est assassiné par Hagen von Tronje, sans qu'aucun lieu précis ne soit cité (fr.wikipedia.org - Odenwald).

Franckenstein, situé au centre du Landgraviat de Darmstadt, & près de l'Odenwald, est le patrimoine des Barons de ce nom.

Revenons aux thèses de Dumézil : 1) la souveraineté politique aurait deux pôles, l'Empereur terrible et magicien, opérant par capture, liens, nœuds et filets le Roi prêtre et juriste, procédant par traités, pactes, contrats (c'est le couple Varuna-Mitra, Oddhin-Tyr, Wotan-Tiwaz, Ouranos-Zeus, Romulus-Numa...) ; 2) une fonction de guerre est extérieure à la souveraineté politique, et se distingue d'un pôle autant que de l'autre (c'est Indra, ou Thor, ou Tullus Hostilius) (Gilles Deleuze, Félix Guattari, Mille plateaux: Capitalisme et schizophrénie, 2, 1980 - books.google.fr).

En germanique commun, le nom du dieu était Wothanaz. Ce terme est apparenté au verbe wehen (souffler), au substantif Wut (fureur, rage), woede en néerlandais, au vieil anglais wothbora (poète, oracle), et de manière plus lointaine, au latin vates (poète, devin, oracle). Il est devenu Wotan ou Woden en Allemagne et Odin (Odinn) en Scandinavie. Le mercredi (dédié au dieu romain Mercure) qui devient wednesday en anglais ou winsday en frison septentrional (langue germanique proche de l’anglais), onsdag en danois, norvégien et suédois et woensdag en néerlandais, noms tous dérivés de Wotan, lui était dédié. Ce jour-là, on lui offrait des sacrifices sur les rochers, près des sources ou dans des arbres. Wotan accomplissait de multiples fonctions. Pour les Allemands Wotan était avant tout le chasseur nocturne. Il se déplaçait avec ses chiens et ses guerriers fantômes. Il poursuivait des animaux, tels que des sangliers ou des cerfs, ou bien une femme qu’il attachait à sa selle après l’avoir capturée. Elle était la «fiancée du vent». Durant les nuits d’orage, on croyait entendre le fracas de Wotan, de ses compagnons et de leurs chiens, lancés au grand galop. Il était indissociable de l’orage et de la tempête. La lance qu’il tenait pouvait symboliser la foudre. On le représentait souvent avec un chapeau à larges bords enfoncé sur la tête et un manteau flottant. Il ne semble pas avoir été borgne, contrairement à sa version scandinave Odin. Quand il ne déclenchait pas le tonnerre ou la tempête, il se reposait dans une montagne. Wotan était le souverain des dieux imposant le respect des lois. On l'appelait «dieu des pendus», parce qu'il fit pendre les hors-la-loi à des arbres. Mais la souveraineté, qu'il exerçait, était surtout guerrière. Chef des guerriers et des combats, il assurait la victoire aux armées. Certains chasseurs allemands sortaient durant les nuits obscures, leur corps et leurs boucliers peints en noir pour ressembler à des fantômes et susciter la terreur, d’où les légendes de guerriers fantômes qui sortaient la nuit du royaume des morts, décrits par Tacite dans son histoire de la Germanie antique. Wotan était leur maître. Par ailleurs, il excellait dans l’art poétique et il était vénéré comme dieu de la magie. Wotan amenait la pluie et il stimulait la croissance des plantes et des troupeaux. On croyait que les champs sur lesquels la Chasse sauvage était passée étaient très fertiles. Selon un proverbe, «le blé dépérit sans le vent», c’est-à-dire sans Wotan. Lors des récoltes, les paysans l’invoquaient. Par ailleurs, selon une ancienne bénédiction, il protégeait le bétail quand celui-ci allait dans les pâturages ou à l’abreuvoir. On l’invoquait aussi durant les mariages, plus exactement lors d’une course à pieds à laquelle les fiancés et les invités se livraient : il accordait son aide aux concurrents en tant que dieu le plus rapide. Lui-même conquérait sa fiancée après l’avoir poursuivie. Infatigable voyageur, il était le protecteur de tous les voyageurs et particulier des commerçants. Il accordait donc la richesse. Les Romains l’ont par conséquent assimilé à leur dieu Mercure (agora.qc.ca - Odin/Wotan).

Le Dieu céleste à tendance prédominante existe principalement chez les peuples indo-européens et ce n'est pas la moindre des similitudes que l'on signale entre les religions aryennes et turco-mongoles : Zeus pater a les caractéristiques d'un dieu du ciel, mais il succède à Ouranos dont la personnalité céleste est encore plus marquée, correspondant du Varuna indien. M. Dumézil a situé à nouveau (après Oldenberg et contre Lommel) Ahura Mazda sur le même niveau. Les caractéristiques ouraniennes d'Ahura Mazda nous intéressent en vertu du fort peuplement iranien de l'Asie centrale. Hérodote nous apprenait déjà que les Perses anciens adoraient la voûte céleste. Chez les Germains, Odhin (Wotan) a de nombreuses caractéristiques du Dieu céleste (Jean-Paul Roux, Tängri. Essai sur le Ciel-Dieu des peuples altaïques (deuxième article). In: Revue de l'histoire des religions, tome 149, n°2, 1956 - www.persee.fr).

Thème répandu dans une large partie de l'Europe, depuis la Scandinavie jusqu'à l'Espagne et la Corse, la Chasse Sauvage, Grande Chasse ou Mesnie Hellequin est connue sous une foule de noms et a suscité la rédaction de bibliothèques entières. Les origines nordiques de ce mythe font très nettement intervenir Odin (Wodan pour les Germains), mais le thème de la chasse fantastique a été véhiculé en Europe par les invasions germaniques et Scandinaves et a subi selon les régions des avatars qui sont en rapport avec des éléments locaux, ou encore ayant quelque chose à voir avec la christianisation (Albert Moxhet, Ardenne et Bretagne: les soeurs lointaines, 1989 - books.google.fr).

Friedrich Wilhelm Heine (1845-1921), Wodan's wilde Jagd, in Wilhelm Wägner, Nordisch-germanische Götter und Helden (1882) - fr.wikipedia.org

Odin avait des guerriers-fauves, les berserkir (chemises d’ours) ou ulfhednar (pelisses de loups). Ils se battaient sans armure, protégés par leurs seuls boucliers, mais avec une rage de chien ou de loup, une fureur divine qui les rendait invincibles. Cette fureur, odr, renvoie directement au nom d’Odin. Il semble raisonnable de rapprocher ces guerriers-fauves des guerriers fantômes, identiques aux esprits de la tempête, accompagnant Wotan durant sa Chasse sauvage, ainsi des Harii (en norrois herlar), les guerriers-fantômes décrits par Tacite (agora.qc.ca - Odin/Wotan).

For Frigg comes from frigen, a Low-German word connected with freien in High-German, and meaning to woo, to marry, thus pointing to the character of the goddess. The old Germanic races, therefore, knew Frea alone as Queen of Heaven, and she and her husband Wodan together ruled over the world. The name Frigga or Frick was also used for her, for in Hesse, and especially in Darmstadt, people used to say fifty years ago of any fat old woman : "Sie ist so dick wie die alte Frick." (She is as thick [fat] as Old Frick) (Wilhelm Wägner (1800-1886), Frigg and her maidens, Asgard and the Gods, The Tales and Traditions of Our Northern Ancestors, traduit par M. W. Macdowall, (1880), 1917 - archive.org, levigilant.com).

Dans la Tétralogie de l'Anneau du Nibelung de Richard Wagner, Fricka est l'épouse de Wotan, le roi des dieux. Fricka est la déesse de la famille et du foyer, Freia, sa sœur, est la déesse de la beauté et de la jeunesse. Fricka est la Junon germanique, type de l'épouse Querelleuse (cf. Wagner et sa première femme, Minna Planner), qui préside à la sèche domination des traités et s'oppose à une fidélité fondée sur la nature et l'amour (Paul Claudel, Michel Malicet, Richard Wagner, 1970 - books.google.fr, Giorgio Pressburger, Histoire humaine et inhumaine, 2015 - books.google.fr).

La planète Uranus

La planète Uranus avait échappé par sa petitesse aux anciens observateurs. Flamsteed, à la fin de l'avant-dernier siècle (1690), Mayer (1756) et Le Monnier (1764 et 1769), dans le dernier, l'avaient déjà observée comme une petite étoile; mais ce n'est qu'en 1781 (13 mars) que William Herschel, avec sa soeur Caroline qui a sa rue à Darmstadt, a reconnu son mouvement, et bientôt après, en suivant cet astre avec soin, on s'est assuré qu'il est une vraie planète. Comme Mars, Jupiter et Saturne, Uranus se meut d'occident en orient autour de la Terre. La durée de sa révolution sidérale est d'environ 30689 jours; son mouvement, qui a lieu à fort peu près dans le plan de l'écliptique, commence à être rétrograde lorsque, avant l'opposition, la planète est à 115° de distance du Soleil; il finit de l'être quand, après l'opposition, la planète, en se rapprochant du Soleil, n'en est plus éloignée que de 115°. La durée de sa rétrogradation est à peu près de 151 jours, et l'arc de rétrogradation est de 4°.

La sonde Voyager 2 est arrivé près d'Uranus en 1986 (Pierre-Simon Laplace, Oeuvres complètes de Laplace, 1835 - books.google.fr, Eugene F. Milone, William J.F. Wilson, Solar System Astrophysics: Planetary Atmospheres and the Outer Solar System, 2014 - books.google.fr).

Johann Elert Bode (Hambourg, 1747 – Berlin, 1826) est un astronome allemand connu pour avoir reformulé et popularisé la loi de Titius-Bode et calculé l'orbite d'Uranus, dont il a également suggéré le nom (fr.wikipedia.org - Johann Elert Bode).

Uranus fut tout d'abord appelée la planète Herschel, du nom de son découvreur qui, lui, a proposé de la nommer « astre de George », du nom du roi George III d'Angleterre. Johann Bode a suggéré le nom d'Uranus, père de Saturne. Il y eut de nombreuses discussions avant l'adoption définitive de son nom. Les Français ne souhaitaient pas rendre hommage au roi d'Angleterre. Au XIXe siècle, Le Verrier appelait Uranus la planète Herschel, souhaitant que Neptune fût appelée la planète Le Verrier ! (André Brahic, De feu et de glace: Planètes ardentes, 2010 - books.google.fr).

Le Centre européen des opérations spatiales (en anglais : European Space Operations Centre : ESOC), situé à Darmstadt en Allemagne, est chargé du suivi de toutes les sondes spatiales qui sont sous le contrôle total de l'Agence spatiale européenne (ESA). Le Centre a pris de plus en plus d'importance depuis l'an 2000, avec l'augmentation du nombre de missions spatiales européennes. Pendant le déroulement des missions, l'ESOC propose des corrections de trajectoires ; il surveille également les trajectoires de milliers de débris de véhicules spatiaux orbitant autour de la Terre, et permet de prévoir les dangers de collisions.

Avec la création en 1962 du Conseil européen de recherches spatiales (ESRO), qui deviendra avec l'European Launcher Development Organisation (ELDO) l'Agence spatiale européenne (ESA), il a rapidement été nécessaire d'établir un centre de contrôle, ce qui fut fait à l'automne 1963 avec la création du European Space Data Centre (ESDAC). C'est avec le traité ESOC signé entre l'ESRO et la République Fédérale d'Allemagne que l'ESDAC est renommé en European Space Operations Centre (ESOC) et est déplacé de Noordwijk dans les Pays-Bas à Darmstadt en Allemagne. Le nouveau centre est inauguré le 8 septembre 1967 par Gerhard Stoltenberg, alors ministre de la recherche de la République Fédérale d'Allemagne.

Depuis sa première mission en 1968, l'ESOC a assuré le contrôle plus ou moins total de plusieurs dizaines de missions. Au milieu des années 1980, l'ESOC contrôle la première mission en espace lointain de l'Europe, Giotto, qui étudie la Comète de Halley. L'ESOC est depuis devenu le centre du réseau de contrôle européen, vers lequel sont acheminées les données collectées par les multiples antennes paraboliques du European Space Tracking (ESTRACK) réparties dans plusieurs pays tout autour du globe (fr.wikipedia.org - Centre européen d'opérations spatiales).

Logo used in a mission proposal is a combination of the astronomical symbols for the planet Uranus and Neptune - wikivisually.com

Le projet Uranus Pathfinder

The Uranus orbiter and probe, also known as Uranus Pathfinder by the European Space Agency, is a concept study by NASA and ESA on a mission to the planet Uranus. The mission would be a follow-up to Voyager 2's flyby in 1986. Two possibilities for transfer to Uranus have been considered: one, using an Atlas V 551 to launch the spacecraft into a trajectory that will make use of multiple gravity assists from Venus, Earth, and Jupiter, and the other using the Space Launch System to launch the spacecraft directly towards Uranus.

The Uranus orbiter and probe was evaluated in 2010 by the Applied Physics Laboratory, recommended to NASA in 2011 by its Planetary Science Decadal Survey 2013–2022, as well as evaluated in 2011 and proposed in 2015 to the ESA as the ODINUS mission, which includes an identical twin spacecraft to orbit Neptune. A mission study was conducted which also considered a Neptune orbiter, however, for feasibility reasons Neptune was dropped in favor of Uranus. Two white papers on Uranus exploration were also submitted to the Decadal Survey. The survey listed the Uranus orbiter and probe as the third priority for a Flagship mission class after the MAX-C rover and the Jupiter Europa Orbiter. Both of these missions have since been transformed into other, similar missions, once again leaving the Uranus orbiter as the third priority after the Mars 2020 rover and Europa Multiple-Flyby Mission.

ESA Mission Control at ESOC in Darmstadt, Germany - wikivisually.com

C'est un nouvel échec pour l'Europe. Elle a voulu prouver qu'elle savait faire atterrir un engin, en l'occurrence l'atterrisseur Schiaparelli, sur Mars et le faire fonctionner ensuite. C'est raté. C'est le deuxième échec après celui de 2003 quand le mini-atterrisseur Beagle 2 à bord de Mars Express, de conception britannique, a atterri mais n'a jamais donné signe de vie. Pour autant, la mission ExoMars reste un demi-succès médiatique pour l'ESA (Agence spatiale européenne) avec la mise en orbite nominale de la sonde, TGO (Trace Gaz Orbiteur) autour de Mars. Pour les scientifiques, la sonde TGO était beaucoup plus importante que l'atterrisseur. Et si vous avez aimé la saga Rosetta, vous allez adorer la belle histoire d'ExoMars, fruit d'une coopération entre l'Europe et la Russie, malgré la perte de Schiaparelli. Pilotée par l'ESA (Agence spatiale européenne), la mission ExoMars, qui se compose d'une sonde, TGO et d'un atterrisseur EDM (Entry Descent and Landing) appelé Schiaparelli, qui s'est réveillé vers 15h55 le 20 octobre 2016, est dédiée entièrement à la recherche de la vie passée ou présente sur Mars. Simultanément à la tentative ratée d'atterrissage d'EDM, la sonde scientifique s'est mise en orbite autour de Mars. Une manœuvre délicate réussie, qui a nécessité une grande précision. Ce qui à la fois a soulagé et rempli les équipes de l'ESA à Darmstadt en Allemagne. Les deux opérations ont été contrôlées depuis le Centre européen d'opérations spatiales (ESOC) de l'ESA (Michel Cabirol, Mars : atterrissage encore raté pour l'Europe, 20-10-2017 - www.latribune.fr).

Aux alentours de 12h40 (heure de l'espace !) ce vendredi 30 septembre 2016, Rosetta s'est volontairement crashée sur la comète Tchouri, signant la fin d’une odyssée spatiale de plus de douze ans. Au cours de sa chute, la sonde spatiale a mobilisé ses dernières forces pour recueillir un maximum de données et d'images. Il faudra maintenant des années pour les étudier. Pour mener à bien ce crash, la sonde Rosetta était pilotée à distance depuis le Centre européen d’opérations spatiales (ESOC), à Darmstadt en Allemagne (www.lci.fr).

Dalle de Coume Sourde

Le "CEIL" de la dalle de Coume Sourde renverrait à Uranus, comme version irlandaise du Caelus (Ciel) synomyme du nom du père de Saturne. Le "codage" irlandais se retrouve dans la dalle verticale de Marie de Nègre. La planète Uranus est découverte l'année de la mort de Marie de Nègre. Son nom actuel ne lui a été donné que plus tard.

Dans la version irlandaise de l'Histoire britannique de Nennius on trouve la généalogie suivante :

Now Britus was the son of Silvius, son of Ascan, son of Aenias, son of Anacis, son of Caipen, son of Essarc (These two generations, inserted between Anchises and Tros in all the Irish copies, do not occur in the Latin. Essarc, is evidently Assarracus), son of Tros, son of Airic, son of Idus, son of Dardain, son of Jove, son of Sardain, son of Ceil, son of Polloir, son of Zororastres, son of Mesraim, son of Cam (filii maledicti ridentis patrem), son of Noe (In the remainder of the genealogy from Tros to Noah, the Irish copies differ from each other and from the Latin. They agree, however, in tracing the pedigree to Cham or Ham, and not to Japhet, as in the Latin copie) (The Irish Version of the "Historia Britonum". Edited with a Translation and Notes by James Henthorn Todd. The Introduction and Additional Notes by Algernon Herbert, 1848 - books.google.fr) (Darmstadt : La piste Darmstadtienne : Ossian et la dalle de Coume Sourde, (Autour de Rennes le Château : Dalle verticale de Marie de Nègre : un triangle isocèle rectangle, William Betham, On the affinity of the Hiberno-Celtic and Phenician Languages, The Transactions of the Royal Irish Academy, Volume 17, 1836 - books.google.fr).

Etienne Fourmont selon Sanchoniathon, d'après Eusèbe ou Philon de Byblos, donne Acmon comme père d'Urane (Uranus, Ouranos), appelé aussi Elion (Altissimus, le très haut) et Hypsistos (on connaît par ailleurs un Zeus-Hyspsitos).

Etienne Fourmont met en correspondance Abraham et Kronos, leurs pères Tharé et Ouranos, ainsi qu'Agar avec Métis et/ou Minerve, qui est l'égyptienne Neit dont le siège principale était la ville du delta du Nil Saïs. Métis, selon l'auteur, est la femme de Kronos et non Zeus. Hagar (de l'hébreu "penser") aurait reçu la seigneurie de Saïs de son mari. Minerve/Pallas est vénérée à Thèbes et chez les Béotiens sous le nom phénicien de Ogga/Onka.

Autrement, parlant de Jupiter comme père de Minerve, Fourmont rappelle que c'est Uranus qui avertit Jupiter que ses enfants lui ôteraient l'empire. c'est pourquoi Jupiter dévora Minerve, à demi formée dans le sein de sa mère Métis, qui grossit dans le cerveau de son père. Un coup de hache par Vulcain l'en délivra (Étienne Fourmont, Réflexions critiques sur les histoires des anciens peuples, chaldéens, hébreux, phéniciens, égyptiens, grecs etc...jusqu'au tems de Cyrus, Tome I, 1747 - books.google.fr).

Étienne Fourmont, né à Herblay près d'Argenteuil le 23 juin 1683 et mort à Paris le 8 décembre 1745, est un orientaliste français (fr.wikipedia.org - Etienne Fourmont).

"beil" en allemand signife "hache".

M. de Gébelin prenoit le Bel des Chaldéens pour le Dieu Suprême ; ce qu'il confirme par des inscriptions trouvées à Tcive, à deux ou trois journées de Palmyre, & par lesquelles on voit, dit-il, que le célèbre Bel des Chaldéens étoit la même divinité qu'Iou, le Dieu suprême. L'abbé Batteux se contente de dire que les Chaldéens se représentoient Dieu sous l'image d'un feu infiniment pur, & qu'ils lui en donnèrent le nom Ur, Our. Dans son premier Mémoire sur le Principe actif, il nomme trois auteurs anciens comme citant un oracle de Zoroastre, qui porte que les Chaldéens sont les seuls qui ont eu la sagesse en partage, rendant un culte pur au Dieu qui est le roi éternel. La remarque que l'auteur du Monde Primitif fait au sujet des inscriptions trouvées près de Palmyre, regarde le Baal des Phéniciens, comme le Bel des Chaldéens : ce savant joint l'un avec l'autre. D'ailleurs, il dit qu'Élion dans la Théogonie de Sanchoniaton, est le Dieu Suprême, & que c'est par cette raison que Philon de Byblos a paraphrasé ce mot par Hypsistos ou le Très-Haut. Il ajoute que la femme donnée par Sanchoniaton à Élion, est la création (Parallele des religions, Tome II, 1792 - books.google.fr).

Acmon père d'Uranus, est aussi Hypsistos ou Elion, dieu suprême comme Bel. Représenté par le feu, il est comparable à l'Empyrée (John Bell, Bell's New Pantheon, 1790 - books.google.fr, Darmstadt : La piste Darmstadtienne : Ossian et la dalle de Coume Sourde).

Saïs était à l'emplacement de l'actuelle Ssa al Hadjar ou Ssâ el Haggar (Carl Sebastian Seiferling, Commentatio de Geographia Africae Herodotea, 1844 - books.google.fr).

Agar est en en hébreu Hagar, en arabe Hajar – qui a migré. La lettre J se prononce GUE en Égypte (fr.wikipedia.org - Agar (Bible)).

La seule référence au père d'Abraham se trouve à la page 56 de La Vraie Langue Celtique. Agar se trouve aux pages 62 et 63.

Heaven Heaven (Heb. shamayîm; Gk. ouranos) has two distinct but related meanings in the OT. It may mean “the sky” in certain contexts. But it also denotes the dwelling place of God and the angels. [...] God is exalted "above" the heavens (Ps 57:11) (Anthony C. Thiselton, The Thiselton Companion to Christian Theology, 2015 - books.google.fr).

In ancient Hebrew cosmology, ouranos was the cosmic sphere located directly above the earth, which was located at the lower end of the cosmos. This sphere included the atmosphere (sky; Gn 1:8,20; Dt 11:17; Mt 6:26; 8:20), the universe, as the place above the earth where the stars are located (heavens, space, celestial sky; Gn 1:1; Dt 4:32; Ps 19:1; Mt 24:29 = Lk 21:26; Eph 4:10), and God's transcendent dwelling-place, located at the upper end of this cosmic sphere (heaven; Ps 2:4; Mt 5:34; 6:9; Rv 4:2). From this highest level, God would dispense His acts of salvation and judgment (Ps 57:3; 78:24; Rv 3:12; 14:13; 18:1; 20:1; 21:2). By NT times, some Jewish groups had expanded this basic three-level cosmology to include more levels, and it is possible that Paul (2 Co 12:2; Eph 4: 10) and the author of Hebrews (4:14) believed in such a multi-tiered heavenly sphere (HCSB Experiencing the Word New Testament, Holman Bible Staff, 2008 - books.google.fr).

Ps 56,3-4 : J'appelle vers Dieu le Très-Haut, le Dieu qui a tout fait pour moi ; que des cieux il envoie et me sauve, qu'il confonde celui qui me harcèle, que Dieu envoie son amour et sa vérité.

Ps 56,11-12 : grand jusqu'aux cieux ton amour, jusqu'aux nues, ta vérité, Ô Dieu, élève-toi sur les cieux...

Le désert apparaît autant dans le psaume 62 que dans la page 62 où l'égyptienne Agar exilée par Sarah se rend en Egypte par le désert. Elle retournera sur ses pas sous l'injonction d'un ange.

Il y a aussi la soif: David disait qu'il avait une soif ardente du Dieu vivant (Ps. 41, v. 3). Cette soif est égale à la faim et fait le même effet dans l'âme : c'est une ardeur vive et insupportable. C'est pourquoi le même David, qui avait éprouvé cette soif du Dieu vivant, voulant décrire un chemin affreux, qui est celui du désert de l'âme, l'appelle désert sans chemin et sans eau (Ps. 62, v. 3) (Jeanne-Marie Guyon, Le purgatoire (1712), 1998 - books.google.fr).

Dans la tradition musulmane, Ibrahim emmena Agar et son fils dans une région appelée Paran-aram (en arabe: Faran). Abraham laissa Agar et Ismaël sous un arbre qui leur fournirait de l'eau. Agar, apprenant que Dieu avait commandé à Abraham de la laisser dans le désert de Paran, respecta sa décision. Cependant, bientôt, Agar viendra à manquer d'eau, et Ismaël, qui était encore bébé, commença à agoniser. Agar, selon la tradition islamique, fut prise de panique et erra dans le désert afin de trouver de l'eau. Elle escalada les deux montagnes voisines à plusieurs reprises dans le but de rechercher une personne susceptible de l'aider, ou d'apercevoir une caravane. Après qu'elle eut effectué ce parcours sept fois, une source miraculeuse, dont l'eau jaillit abondamment de la terre, apparut aux pieds de son bébé. Cette source, qui fut appelée le puits de Zamzam, est située à quelques mètres de la Kaaba dans la grande mosquée de la Mecque. L'histoire d'Agar se développa en un rituel musulman lors du pèlerinage à la Mecque et est plus connue sous le nom de sa'î (de l'arabe "course", "effort", "recherche"). Durant les deux pèlerinages musulmans (le hajj et la `oumra), les pèlerins se doivent de marcher entre les deux collines sept fois en mémoire du périple d'Agar, lorsqu'elle tenta de trouver l'eau pour son fils en courant entre les deux collines Safâ et Marwah à de multiples reprises. On trouve aussi dans l'encyclopédie Lisân al-Arab que l'une des plus vieilles tribus arabes porte le nom de Banou Hâjar, dont les descendants existent encore de nos jours (fr.wikipedia.org - Agar (Bible)).

En annonçant la naissance d'Ismaël, l'ange du Seigneur avait dit à Agar : « Ce sera un homme fier et sauvage : il lèvera la main contre tous et tous lèveront la main contre lui ; et il dressera ses tentes vis-à-vis de tous ses frères. » (Gen. c. XVI. 12.) C'est la peinture fidèle du caractère des Arabes, descendans d'Ismaël. D'une nature fougueuse et ardente, aimant avec passion la liberté et l'indépendance, ils ont toujours recherché le pillage et les aventures. (VLC, p. 63)

L'Atlantide

Les années 1780–1820 sont un moment clef dans l'historiographie des origines. Le récit traditionnel fondé sur le texte de la Genèse, a été mis à mal, notamment du fait des travaux sur la chronologie universelle qui, en dépit des efforts méritoires de Newton pour comprimer les dynasties égyptiennes et les temps héroïques de la Grèce, ont fait voler en éclats les chronologies bibliques. Cette histoire des origines était proche, à échelle humaine, la Création remontant à 4004, au plus 5200 ans av. J.-C. [...] Au XIXe siècle, l'histoire des origines doit rompre avec la lecture littérale du récit des six jours de la Création. Il fallut dissocier l'âge de la Terre, celui de l'apparition de la vie, celui enfin de de l'apparition de l'homme. Georges-Louis Leclerc de Buffon, dès les années 1770, avait estimé, en extrapolant ses expériences sur le refroidissement des sphères, à plus de 70 000 ans l'âge de la terre, et, plus vraisemblablement à un million d'années, pour le moins. Benoît Maillet, dans Telliamed (1755), avait supposé à la Terre un âge de deux milliards d'années ; Jean-Baptiste de Lamarck repoussa cet âge à quatre milliards sur la base de la rotation des océans. La question des fossiles, envisagés dans le contexte des stratifications géologiques par Stevin à la fin du XVIIe siècle, reprise par Georges Cuvier dans les Révolutions de la surface du globe (1825), recula l'âge de l'apparition de la vie. Enfin pour l'homme, dont les premiers outils, retrouvés dans les dépôts géologiques, furent étudiés par Boucher de Perthes (Antiquités celtiques et antédiluviennes, 1846–1863), il fallut concevoir un nouvel âge, dit « préhistoire ». [...]

Les études sur l'histoire des origines distinguent l'origine de l'histoire de celle des peuples. Il ne s'agit plus seulement de faire remonter au plus haut l'antiquité de sa nation pour assurer son rang et sa prééminence.6 Au delà de l'origine des peuples, l'objectif est d'atteindre le peuple originel, instituteur du genre humain : non pas le peuple hébreu de la Bible, mais l'Ancêtre dont le peuple hébreu ne fut qu'un rameau tardif. [...] Signe des préoccupations des esprits, les ouvrages sur les origines se multiplient en France. Les années 1760 ont été marquées par une virulente offensive des athées. La suppression de la Compagnie de Jésus (1763), qui intervint dans un climat d'intolérance et de fanatisme religieux, sembla prédisposer les esprits las des incessantes polémiques à accueillir favorablement les ouvrages qui dénonçaient ces maux. Le baron d'Holbach (1723–1789) en profita pour livrer au public des traductions remaniées ainsi que toute une série d'ouvrages personnels. [...]

Charles-François Dupuis (1742–1809), licencié enthéologie, avocat et franc-maçon, s'est aventuré dans le domaine des sciences et initié à l'astronomie auprès du maître Jérôme Lalande.13 En 1778, il acquiert la conviction que les divinités de la fable ne sont autre chose que des constellations, que les noms des dieux sont identiques à ceux des astres et que leurs aventures ne sont qu'une expression allégorique du cours des astres. Il ne s'agissait pas, à l'instar l'abbé Pluche, de considérer la contemplation des astres et du ciel comme l'une des sources de l'idolâtrie; ni de montrer comment le monothéisme, hérité de Noé, avait longtemps conservé sa pureté, avant que Ménès ne perfectionne l'usage du zodiaque en adaptant les symboles et le calendrier au cas très particulier des travaux agricoles en Egypte et que les Grecs achèvent de rendre méconnaissables les figures mythologiques venues d'Egypte. Dupuis développe son système en 1781, dans son Mémoire sur l'origine des constellations et sur l'explication de la fable par l'astronomie. Bien que réfutées par Jean-Sylvain Bailly, ses hypothèses sont remarquées par Frédéric le Grand qui lui propose la chaire de littérature au Collège de Berlin. La mort du roi, en 1786, contrariant ce projet, il dut se contenter de la chaire d'éloquence latine du Collège de France en 1787 et d'un siège à l'Académie des inscriptions et belles lettres en 1788. Député à la Convention puis membre du conseil des Cinq Cents, membre de l'Institut, classe des Beaux-arts et Littérature, section Antiquités et Monuments, en 1795, la Révolution lui offre l'occasion de radicaliser ses analyses dans les trois volumes de L'Origine de tous les cultes ou Religion universelle (an III), ouvrage considéré comme un bréviaire de l'athéisme. [...]

Gébelin répond aux attentes d'un public que l'athéisme rebute. Fils d'un ministre protestant, Antoine Court avait quitté Lausanne en 1763 pour Paris afin d'y défendre la cause de ses coreligionnaires. Censeur royal, il s'y adonna à l'érudition et à l'étude du monde primitif pour faire triompher ses principes de tolérance religieuse. Gébelin est protestant, physiocrate et maçon : l'apologie de la tolérance, l'appel à la fraternité, la foi en l'homme et en la raison sont les clefs de son succès. Somme d'idées et d'hypothèses disparates, voire hétérogènes, dont l'allégorie fonde apparemment la cohérence, le Monde primitif est une tentative de reconstruction de l'unité originelle du monde, des origines au monde moderne qui, pour Gébelin, obéit aux mêmes principes (Chantal Grell, L'histoire des origines en France 1780-1820, Sattelzeit: Historiographiegeschichtliche Revisionen, 2016 - books.google.fr).

Paul Couissin, agrégé de lettres et professeur à la faculté d'Aix-en-Provence, va se mêler au débat et construire l'opposition entre vraie et fausse science qui finira par résumer tout le débat. Il publie dans le Mercure de France à la même époque que Paul Le Cour. [...] Pierre Termier établit un lien entre les ponts intercontinentaux et le texte de Platon. Paul Couissin, quant à lui, distingue les ponts intercontinentaux, dont il ne conteste pas l'existence, et l'Atlantide, un mythe. « Admettons par hypothèse l'existence, jusqu'à l'aurore du quaternaire, de ce continent atlantique. Le problème est-il résolu ? En aucune façon. Il reste, en effet, à prouver que ce continent est bien l'Atlantide de Platon » (Couissin 1927a : 47). Or, entre les dates données par Platon et celles des géologues, les choses ne collent pas : « Entre les dix mille ans de Platon et les cent mille ans des géologues se creuse donc un fossé de neuf cents siècles qu'aucune subtilité ne saurait combler et sur lequel les fidèles de l'Atlantide se gardent bien d'insister » (ibid. : 48) (Claudie Voisenat, Imaginaires archéologiques, 2015 - books.google.fr).

Ce qui intéresse les auteurs iconoclastes, c'est en partie la date où se situe la guerre entre Athènes et l'Atlantide, 9000 ans avant le temps du dialogue du Critias, date qui remet en cause la chronologie biblique se limitant aux quelques 4000 ou 5000 ans avant J.-C.

Le Timée reprend dans son préambule l'entretien de la veille sur la cité idéale, en présence des mêmes personnages afin de mettre cette cité en mouvement, de lui redonner vie. À son tour, l'entretien du Timée, celui qui concerne l'Atlantide est repris dans le Critias dont le second récit vient redoubler le premier. Le narrateur des deux dialogues, Critias le Jeune, se contente de répéter le récit qu'il a entendu autrefois de Critias l'Ancien. Quant aux deux cités en présence, Athènes et Atlantis, elles sont l'image inversée l'une de l'autre par leur généalogie, leur topographie, comme l'ancienne Athènes est l'image inversée de l'Athènes de Solon, 9000 ans plus tard dans la même chôra et l'Athènes de Solon, à son tour, l'image révolue de l'Athènes contemporaine de Critias qui rapporte ce récit à Socrate, Timée et Hermocrate (Christine Pérez, La perception de l'insularité dans les mondes méditerranéen ancien et archipélagique polynésien d'avant la découverte missionnaire, 2005 - books.google.fr).

Rappelons d'abord qu'il y a neuf mille ans qu'il s'éleva une guerre générale entre les peuples qui habitent au delà des Colonnes d'Hercule et ceux qui habitent en deçà : c'est cette lutte qu'il faut vous raconter maintenant. Parmi ces peuples, les uns étaient dirigés par notre république, qui, suivant la tradition, acheva seule la guerre ; les autres étaient commandés par les rois de l'Atlantide, celle îte que nous avons dit avoir été autrefois plus grande que la Libye et l'Asie, et qui maintenant, submergée par les tremblements, ne présente plus sur toute celle mer qu'un limon impraticable aux navigateurs d'ici, de manière qu'ils sont arrêtés et ne la traversent plus (Critias, Oeuvres de Platon, traduit par Louis Aimé Martin, 1845 - books.google.fr).

Les affabulations du chroniqueur espagnol Pedro Sarmiento de Gamboa (Segunda Parte de la Historia general llamada yndica, 1572) imprégnèrent, en effet, l'imaginaire occidental de l'hypothèse quelque peu fantastique d'un ancien territoire intermédiaire ayant jadis relié des aires géographiques, ethniques et culturelles différentes. Cette fiction spéculative changea de place, au XVIIIe siècle, notamment, où l'on préféra parfois la situer sur les hauts plateaux de l'Asie ou dans la zone subpolaire. Avatars des îles, les montagnes assumèrent, à la manière du pont atlantique, la fonction d'un haut lieu ancestral de diffusion humaine et culturelle. On s'en aperçoit, tout particulièrement, dans deux textes publiés en France à la même date (1779), l'un par Jean-Sylvain Bailly - Lettres sur l'Atlantide et sur l'ancienne histoire de l'Asie -, l'autre par Jean- Baptiste Delisle de Sales, dont l'Histoire des Atlantes inaugure l'immense Histoire nouvelle de tous les peuples du monde. [...] La connaissance accrue des mythologies nordiques, orientales, précolombiennes, la découverte de civilisations mystérieuses (les Guanches des Canaries), enfin l'émergence de sciences neuves comme la paléontologie et la géologie ne pouvaient que favoriser une approche historique et naturaliste du mythe de Platon. Bien représentée au siècle des Lumières, celle-ci eut pour caractéristique majeure de convertir la légendaire barbarie atlante en une supériorité technique, morale et intellectuelle qu'auraient dégradée diverses calamités naturelles, et non plus la passion des conquêtes comme c'est le cas chez Platon. Dépouillés de leur sauvage hybris, délivrés de la malédiction divine, les Atlantes incarnèrent le souvenir idéalisé d'un âge d'or de la raison et du progrès. Selon la théorie énoncée par Delisle de Sales : Un peuple né dévastateur ne saurait être le peuple primitif; l'aîné de la grande famille des hommes a dû vivre tranquille au milieu des domaines qu'il tenait de la nature. Ce pacifisme aux accents rousseauistes s'accompagnant de l'ambition, formulée par Bailly, de rassembler toutes les branches du savoir en un «système général dont un seul peuple a pu être l'auteur», la redécouverte de l'Atlantide répondait véritablement aux aspirations et à l'idéologie progressiste des Lumières. [...] Dans ses avatars philosophiques de l'époque classique, la fable des origines comportait déjà une matière narrative, «romanesque» avant la lettre. Elle véhiculait des thèmes cosmologiques, ethnologiques, politiques, symboliques, dont la mise en œuvre la plus impressionnante sera plus tard l'ouvrage qu'Ignatius Donnelly publia à New York en 1882 : Atlantis : The Antediluvian World. À mi-chemin entre la science et la fiction, ce livre, œuvre d'un visionnaire quelque peu délirant, est un jalon important dans l'étude comparatiste que nous menons ici en prenant appui sur un corpus littéraire paru des deux côtés de l'océan Atlantique (Chantal Foucrier, Le mythe littéraire de l'Atlantide, 1800-1939: l'origine et la fin, 2004 - books.google.fr).

On retrouve Donnelly aux psaumes 44 et 45 et pages associées dans La Vraie Langue Celtique, au sujet de Shakespeare (La Vraie Langue Celtique de l’abbé Henri Boudet : Livre II - Ps. 44).

Beil et Uranus

Suivant Strabon, le premier nom connu dans les annales du monde est Acmon qui descendit du Caucase pour peupler les rives du Thermodon. [Selon Phurnutius, Hesychius et Simmius de Rhodes son scholiaste] Acmon était le père d'Ouranos, dont le fils aîné fut Saturne, et Fabre d'Olivet rattache ainsi l'histoire de l'Atlantide aux généalogies divines. Comme Delisle de Sales, il refuse la glose allégorique de Gébelin, pour qui l'histoire des dieux était une allégorie de l'agriculture. Entre Gébelin, Bailly et Delisle de Sales, la contribution personnelle de Fabre d'Olivet se glisse dans les Lettres à Sophie sous la forme d'un récit galant extrait d'un manuscrit antique qui relate les amours d'Adim et d'Evehna, « histoire anté-diluvienne» (Chantal Grell, L'histoire des origines en France 1780-1820, Sattelzeit: Historiographiegeschichtliche Revisionen, 2016 - books.google.fr, John Bell, Bell's New Pantheon, 1790 - books.google.fr, Autour de Rennes le Château : Messie, Messias, Autour de Rennes le Château : Superposition de dalles et Saint Sulpice).

Suivant la doctrine Orphique, un Dieu souverain, mystérieux et inconnu (Uranus) avait existé de toute éternité; contenant en lui les principes de toutes choses, destinées à en émaner ou à en découler. Aussi long-temps que ces principes restèrent enfermés dans l'Etre premier, le temps (Kronos) n'exista pas; car il n'exisla que quand il fut possible d'en mesurer la durée, et cela ne fut possible que quand l'Etre premier , en se mouvant, fit émaner les autres êtres de son sein. Par ce mouvement, l'Etre premier se distingua d'abord luimême de la matière-principe des autres êtres qu'il contenait en lui. Lui-même, il fut l'éther ou le feu éthéré (Zeus), principe actif de l'univers, intelligent et lumineux par lui-même : (intelligent par lui-même, c'est-à-dire enfantant de lui-même Athéné ou la sagesse) la matière fut le chaos ou le principe passif: inintelligent et ténébreux par sa nature. Le principe actif, en se mouvant du mouvement de rotation qui lui est propre, au sein du chaos, fit prendre à celui-ci la forme d'un œuf; et quand l'œuf fut formé, il s'en dégagea en le brisant. Mais il y laissa une émanation de lui-même, principe de chaleur et de lumière (âme du monde), destiné à former le monde, suivant les lois de la sagesse et la marche du temps. Le monde entier n'était alors qu'une masse humide et limoneuse. Cette masse, quand l'œuf fut brisé, se divisa en deux parties, dont l'une, plus légère, s'éleva dans les régions supérieures, où elle devint le ciel : l'autre, plus lourde, tomba dans les régions inférieures où elle devint la terre. L'une et l'autre étaient enveloppées dans une nuit épaisse et inertes. Mais l'action du principe de chaleur et de lumière, les pénétrant en tous sens, les rendit visibles et animées. Par cette action et leur influence réciproques de l'une sur l'autre, furent formés tous les êtres du monde que nous habitons; et tous les autres mondes que nous voyons ou que nous ne voyons pas. Car toutes les étoiles sont autant de mondes. Mais un jour, le principe de lumière et de chaleur exerçant une action trop puissante, tous ces mondes périront par le feu et rentreront dans le chaos et le sein de Dieu, pour en sortir de nouveau, suivant les mêmes lois (Adolphe-Félix Gatien-Arnoult, Éléments généraux de l'histoire comparée de la philosophie, de la littérature et des événements publics depuis les temps les plus reculés jusqu'à nous, 1841 - books.google.fr).

Seathrun Ceitinn (mort en 1644, appelé en anglais Geoffrey Keating), dit que la fête de Beltaine est une célébration du dieu "Beil" et du feu (Foras Feasa ar Eirinn, Ch.39; Translation/Edition: "The general history of Ireland, Collected by the learned Jeoffrey Keating, D.D. Faithfully translated from the original Irish language, with many curious amendments taken from the Psalters of Tara and Cashel, and other authentic Records" by Dermod O’Connor. Dublin, 1723).

A god called "Beil" and druids galore ! His attitude towards fire-ceremonies and druid-savvy opinions were probably shared by a strong Irish contingent of contemporary Roman Catholic and Scots scholars exiled on the continent during the 16th and 17th centuries. [...] These ideas would certainly have been known to the continental expatriate Jesuit historian Michael Alford (Michael Griffiths d.1652) who appears to have been the first to have commented on the possible connection between the names Belinus and Baal in his Latin book Annales Ecclesiae Britannicae (finished in the 1650s, but published posthumously at Liege in 1663). Alford and Keating were both influenced by William Camden’s former use of formal history to assert national identity in a style less conjectural that Boece and his English counterpart and plagiarist, Raphael Hollinshead (Beltane: not a "fire festival", 2015 - atlanticreligion.com).

1292 : entre Hesse et Ecosse

Lors de la guerre de Sept Ans, la bataille de Prague voit, le 6 mai 1757, la victoire des Prussiens commandés par Frédéric II sur les Autrichiens de Charles-Alexandre de Lorraine. Le général autrichien Maximilian Ulysses Browne y est mortellement blessé, de même que le feld-maréchal prussien Curt Christophe de Schwerin. Cette victoire prussienne est suivie par le siège de Prague (mai-juin 1757) mais Frédéric II, battu à la bataille de Kolin le 18 juin, doit se retirer et ne peut s'emparer de Prague (fr.wikipedia.org - Bataille de Prague).

Le Corps d'Armée Prussienne sur les hauteurs de Prague, est sous le Commandement du Maréchal Keith, du Prince de Prusse, du Prince Ferdinand, du Prince d'Anhalt - Dessau & du Prince Héréditaire de Hesse-Darmstadt (Journal historique et littéraire, chez François Cavelier, 1757 - books.google.fr).

Le Maréchal Keith est James (Jacob) Keith.

James Francis Edward Keith (11 June 1696 – 14 October 1758) was a Scottish soldier and Prussian field marshal. As a Jacobite he took part in a failed attempt to restore the Stuart Monarchy to Britain, before joining the Spanish and Russian armies. He ultimately served in the Prussian army under Frederick the Great where he distinguished himself. He died during the Seven Years' War at the Battle of Hochkirk (en.wikipedia.org - James Francis Edward Keith).

Macpherson, traducteur, et, en fait, en partie auteur des poèmes d'Ossian écrira un poème "Sur la mort du Maréchal Keith" (James Macpherson, The poems of Ossian: &c, Volume 2, 1805 - books.google.fr, Darmstadt : La piste Darmstadtienne : Ossian et la dalle de Coume Sourde).

Frédéric donna pour successeur à Le Chambrier, le « Lord Maréchal d'Ecosse », Georges Keith, grand seigneur d'une rare distinction, lettré délicat, esprit élevé, aimable et tolérant, fort épris de la culture française qu'il encourageait par ses relations amicales avec l'élite de nos écrivains, et chaud partisan des Stuart dont il avait embrassé définitivement la cause. C'était un peu pour ce motif qu'il avait été envoyé à la Cour de Versailles par Frédéric, enchanté de jouer ce bon tour à son oncle George II : oncles d'Angleterre et neveux de Prusse sont rarement d'accord ; mais c'était surtout parce qu'un tel choix rehaussait d'un nouveau prestige la monarchie prussienne. « Milord Maréchal » n'avait accepté cependant ce poste — le premier de tous — qu'à son corps défendant : il était âgé, malade, infirme et suppliait sans cesse le roi de le relever de ses fonctions. Aussi, dans l'éventualité d'une démission qu'il sentait prochaine, Frédéric avait-il adjoint, comme secrétaire, àmilord Maréchal, un jeune diplomate qu'il entendait former à son école et à ses vues; car il n'eût jamais osé suggérer à George Keith l'idée d'une correspondance analogue à celle qu'il avait exigée du baron Le Chambrier. L'élu — nous devrions dire le souffre-douleur — de Frédéric avait vingt-quatre ans à peine. Il appartenait à une famille aristocratique de la Frise qui comptait, parmi ses membres, nombre d'officiers supérieurs et d'hommes d'État. Lui se nommait Dodo Henri de Knyphausen; et malgré que le père, ministre du roi-sergent, eût été brutalement révoqué par ce prince, le fils avait trouvé grâce devant Frédéric. Il ne se doutait guère, il est vrai, du sort qui l'attendait en France (La Nouvelle revue, 1917 - books.google.fr).

George Keith, 10e comte Marischal (1692/93 – 28 mai 1778), fut un officier d'armée écossais. Il était surnommé Earl Marischal parce que le titre de comte-maréchal d'Écosse était héréditaire dans sa famille, en tant que chefs du clan Keith qui était de religion protestante. Il servit d'abord avec distinction sous Marlborough, et refusa après la mort de la reine Anne en 1715, de reconnaître pour roi George Ier, et voulut faire proclamer le Prétendant, fils de Jacques II. Il s'expatria après la fuite de ce prince et fut condamné à mort par le Parlement. Il alla prendre du service à l'étranger, et finit par se fixer en Prusse, où il devint l'ami de Frédéric II. Il fut nommé par ce dernier, gouverneur de la principauté de Neuchâtel entre 1754-1768. D'Alembert dit de lui : « Milord Maréchal aimait à conter, mais ne contait jamais qu'à propos, avec simplicité, quoique avec finesse, et surtout avec ce bon goût qui écarte les détails inutiles. » Keith devint le protecteur de Jean-Jacques Rousseau lorsque celui-ci se réfugia à Motier dans le canton de Neuchâtel (fr.wikipedia.org - George Keith).

En arrivant à Motiers, j'avois écrit à milord Keith, maréchal d'Écosse, gouverneur de Neuchâtel, pour lui donner avis de ma retraite dans les états de sa majesté, et pour lui demander sa protection. Il me répondit avec la générosité qu'on lui connaît, et que j'attendais de lui. Il m'invita à l'aller voir. J'y fus avec M. Martinet, châtelain du Val-de-Travers, qui était eu grande faveur auprès de Son Excellence (Oeuvres complètes de J.J. Rousseau: Les confessions (suite et fin) (1782-1789). - Rousseau juge de Jean-Jacques. Les rêveries, Tome 9, 1873 - books.google.fr).

On retrouve Travers dans (Arsène Lupin de Maurice Leblanc : Les axes d’Arsène Lupin : Lupin et l’axe du 19 juillet, La Vraie Langue Celtique de l’abbé Henri Boudet : Le Zodiaque de La Vraie Langue Celtique : Balance - 23 septembre - Travers).

La famille Chambrier, influente à Neuchâtel, compte parmi ses membres Alice de Chambrier, jeune écrivain morte à 21 ans, auteur d'un poème consacré à l'Atlantide (Darmstadt : La piste Darmstadtienne : Darmstadt et l’Atlantide).

The origin of the Keiths, as derived by the Scotish genealogists, is altogether fictitious. Their real progenitor, and the first of the race, who settled, in Scotland, was Hervei, the son of Warm, who attached himself to David I. He obtained, from his munificent protector, a donation of one of the manors, which are called Keith, in East Lothian. He did not, perhaps, survive David I. And, he was succeeded by his son Hervei, who assumed the surname of Keith; and under Malcolm IV., and William, held the office of Mareschal of the King. He had a long contest with the monks of Kelso, about the church of Keith, which was finally settled, by Joceline, the bishop of Glasgow, and Ofbert, the Abbot of Paisley. Hervei died, a short time, before the year 1196. He had a son, Malcolm, who witnessed several charters of William, at the end of the twelfth century; but died before his father Hervei. Malcolm left two sons, Philip, who succeeded, as heir to his grandfather, Hervei and David, who, as he held the office of Mareschal, conjointly, with his brother Philip, assumed the surname of Mareschal. Philip, by marrying the grand-daughter of Symon Fraser, acquired the other manor of Keith; and thereby consolidated the two manors of Keith-Hervei, and of Keith-Symon. Philip died before the year 1230; and was succeeded by his son Hervei, while his uncle David continued his associate, in the office of Mareschal. Mareschal. This association of two persons of the same family, in the same office, which seems to have been an anomaly, gave rise, as we shall see, to future disputes. Hervei, the son of Philip, and the great grandson of Symon, Fraser, confirmed to the monks of Kelso the church ot Keith, with its pertinents, and some rights, in Keith-Symon, the donation of his great grandfather. Hervei died soon after the year 1242, certainly before the year 1250; when his son John, Mareschallus, de Keth was in possession both of his estate, and office. John lived, and died, though with little notice, under Alexander III. By whatever wife, John de Keth left two sons; William, who became his heir; and Adam, who was rector cf the church of Keth Mareschal. William de Keth appears not in history, and little in the chartulaties. A cloud seems to obscure this family, throughout the busy, and important reign of Alexander III. At the eventful demise of this lamented prince, not one of this family appears among the magnates Scotia. William de Keth is said to have married Barbara, a daughter of Adam de Seton, the ancestor of the Earl of Winton. This lady, who was of a gallant race, seems to have infused a new spirit into the blood of the Keiths: By William, her husband, who died, before the year 1290, she produced Robert de Keth; Richard de Keth; and Philip de Keth, who became rector of Biggar, in Lanerkshire. Robert de Keth first appears, in 1294, under John Baliol, from whom he obtained a confirmation of the lands of his family. Robert de Keth seems to have been admirably qualified, for the bloody, and changeful Scenes of that age: As a statesman, he was supple; as a soldier, strenuous; and in his old age, with his sword in his hand, he died at the battle of Duplin, in 1332. He was the second founder of his family, which he planted, in the northern shires, under Robert Bruce. It is now time, to advert to the second branch of this stock, which early adopted the surname of Marshal, from the office. David, who, as we have seen, was the second son of Malcolm de Kcih, was associated with his elder brother Philip, and with his nephew Hervei, in the office of Mareschal of Scotland. He lived long; yet, he must have died, before the year 1240. He left a son, who is involved in the same cloud, which obscure the Keiths, under Alexander III. He appears, however, to have attended that King to Inverness, in 1271. He probably died soon after. He certainly does not appear among the magnates Scotia, who engaged, in 1284, to maintain the right of the princess Margaret, to the crown. But, David, le Marcshal, appeared a nong the barons, in the numerous Parliament, at Brigham, in March 1290. After Edward I had overpowered Baliol, and acquired the direct sovereignty of Scotland, in 1296, David, the Mareschal, presented a petition to the King, in parliament, stating his right to this office, from his ancestors, by descent; and praying, that no person might be preferred to him, without t'le judgement of his peers. His claim was probably allowed. When David died is uncertain: But, his son Richard, fighting against the English, in 1296, was taken prisoner, and carried into England. Yet, this family, taking part against Bruce, appears to have been involved in forfeiture, and ruin, during the succession war (George Chalmers, Caledonia, Or an Account, Historical and Topographic, of North Britain, from the Most Ancient to the Present Times: With a Dictionary of Places, Chorographical and Philological, Volume 1, 1807 - books.google.fr).

This family derive their origin and descent from the Chatti or Catti, now Hesse, a tribe of the Germans, who dwelt in what is now called Hesse-Cassel, and whose name (which may have been taken from the animal sacred to Freya) is preserved in Katzenellebogen, q. v., Katzenfurt, Katzhausen, Katzenbuchel, Katzenberg, etc., in Germany. About B. C. 100, a part of this tribe descended the Rhine, and settled in Batavia or Holland, where the name is also maintained in Katwijk aan Zee, Katwijk aan den Rhijn, Kattendrecht, Kattenbroek, Katswoude, etc. During the reign of Corbred II., King of Scotland, circa A.D. 76, a part of these Catti emigrated to Britain; some of whom, called by Fordun "Catti Meliboci", were driven to the northern parts of Scotland, and landed in that part called Kateness, or Caithness; i. e., Catt's promontory. The Celtic name for that district is "Catt taobh," Cant's side; and the inhabitants are styled "Cattich," or "Cattegh." Caithness is also called " Gall taobh," Strangers' side, way, or shore. The first of the tribe named by the Senachies is Gilli Chattan Moir, chief of the Catti, temp. King Alpine (A.D. 831-834), from whom descended the Kethi, Keychts, Keths, or Keiths; and also the MacPhersons, Macintoshes, Sutherlands, etc., known under the general name of the Clan Chattan. The ancient Celtic title of the Earls of Sutherland is "Morf hear chat," Lord Cat; literally, Great-man Cat. Robert, chief of the tribe, was, it is said, created Hereditary Grand Marshal of Scotland by King Malcolm II., A.D. 1010, and had lands granted to him in the south, which he called after his own name. From him descended Herveus de Keth, who in authentic documents, made between the years 1164 and 1178, is styled "Marescallus Regis Scotiae," and also "Great Marischal." His descendant, Sir William Keith, Great Marischal, was created Earl Marischal in 1458 (Bernard Homer Dixon, Surnames, John Wilson and Son, 1857 - books.google.fr).

Le pays étoit habité ci-devant par les Cattes, gouvernés par leur propre prince, & dont descendent les Hessois d'aujourd'hui : car Catti, Chattì, Chatsi, Jassi, Jessi sont des noms synonimes, qui désignent le même peuple. Dès l'an 902, environ fous le regne de Louis-l'enfant, les comtes de Hesse, Conrad l'aîné, Gebhard, Everard & Conrad le jeune, parurent dans des guerres civiles. Ce dernier, devenu roi de Germanie, accorda un asile aux princes Charles & Louis, proches parents de son épouse Gisele, & fils du malheureux duc Charles de Lorraine, exclu du trône de France après la mort de Louis V; le roi Conrad II, créa le cadet d'entr'eux, surnommé le Barbu, premier comte de Thuringe, & son fils aîné, Louis II, est la souche de tous les landgraves de ce nom, comme son puîné nommé Berenger de Sangerhausen, est devenu, par son fils Conrad, celle de tous les comtes de Hohenstein. II paroît que ces mêmes Louis le Barbu & Louis II avoient déjà quelques terres en Hesse ; mais ce ne sut que Louis III, leur successeur, qui obtint la possession du pays entier par son mariage avec Edwige, fille & héritiere du comte Gison de Gudensberg. Le landgrave Henri Raspe, son arriere petit-fils, étant mort fans enfans en 1249, laissa pour héritiere une fille de Louis-le-Saint, son frere aîné, nommée Sophie, qui se titroit de landgrave de Thuringe, & qui ayant épousé Henri V, duc de Brabant, eut pour fils Henri I, surnommé l'ensant, qui prit la qualité de landgrave de Thuringe, seigneur de Hesse; l'empereur Adolphe de Nassau le fit en 1292 prince du St. empire, en même temps qu'il érigea la Hesse en principauté, titre qui dès-lors s'est insensiblement changé en celui du landgraviat (Jean Baptiste Robinet, Dictionnaire universel des sciences morale, économique, politique et diplomatique; ou Bibliotheque de l'homme-d'état et du citoyen, 1782 - books.google.fr).