Partie XI - La Vraie Langue Celtique de l’abbé Henri Boudet   La Carte de La Vraie Langue Celtique   Carte et psaume   
RENNES LE CHATEAU LA VRAIE LANGUE CELTIQUE BAINS CARTE TRIANGLE 3 4 5

A partir de trois points de la carte de La Vraie Langue Celtique, www.nonagones.info se propose de faire des liens avec le mystère de Rennes le Château.

Goundhill : Gound-Hill

"gound" est un mot du moyen anglais équivalent à "gown", robe ou toge.

Ce mot se trouve dans les documents concernant les colonies de Nouvelle-Angleterre (Elizabeth Brock Larkin, Arthur Edward Larkin, Jane Fletcher Fiske, Edward Larkin of Rhode Island: freeman of Newport 1655 and of Westerly 1664 : the first six generations, 2004 - books.google.fr, Le Cercle et la Croix des Prophètes : Les Prophètes et Rennes le Château : Celui qui ne souriait pas).

Dans le psaume CXXXIII (132 Vulgate), cette gracieuse idylle de l'amour fraternel, le mouvement lyrique est plus prononcé :

Voyez, qu'il est beau, qu'il est agréable que des frères vivent ainsi dans l'union ! Telle l'huile exquise qui de la tête d'Aaron descend jusqu'au bord de sa robe, telle la rosée de l'Hermon qui descend sur la montagne de Sion ! Car c'est là que l'Eternel envoie bénédiction et vie, pour l'éternité. Pour comprendre la beauté de ce psaume, qui se chantait sans doute dans les réjouissances publiques, il faut se représenter un peuple immense accourant à Jérusalem pour une solennité : la ville sainte et ses environs regorgent de monde, toutes les collines sont couvertes d'une foule en habits de fête, pittoresquement groupée par familles, la joie brille sur les visages.... C'est un tableau digne d'un grand peintre! Or ce grand peintre se nomme David; à ce spectacle il se sent pénétré d'une douce émotion, il respire comme un parfum de paix et d'allégresse qui lui rappelle l'huile sacrée embaumant le sanctuaire; puis, cette image en engendrant une autre, analogue, il compare cette multitude qui arrive de tous les points de l'horizon dans une même pensée de piété et d'amour, à une abondante rosée qui descend du ciel pour féconder la terre; il y voit un gage de bonheur et de prospérité pour son royaume (Le Chrétien évangélique, Volume 18, 1875 - books.google.fr).

"Ils ont partagé mes habits tiré au sort mon vêtement .Ps XXII Jean XIX." tel que l'on peut le voir devant la chapelle Saint Paul au chemin de croix de l'église Saint Sulpice de Paris. Il s'agit du psaume 21 (Vulgate) prophétie de la passion du Christ (Autour de Rennes le Château : Saint Sulpice, Aude et Grande Ourse).

L'arête de la colline porte le nom languedocien de Sarrat Plazént (colline aimable), et en même temps le nom celtique de Goundhill, dont Sarrat Plazént n'est que la traduction littérale – good (goud), bonne, douce.– hill, colline –. (VLC, p. 239)

La page 84 (239 - 155) parle du labyrinthe égyptien construit par le premier roi d'Egypte Mesraïm, second fils de Cham, lui-même fils de Noé, celui du déluge. Mesraïm est le nom d'une obédience franc-maçonne d'où sortira celle de Memphis avec Marconis (voir ci-dessous) (Autour de Rennes le Château : CEIL BEIL MCCXCII de l’Aude à l’Irlande).

Dans le psaume 84, les vertus sont personnifiées : «La Miséricorde et la Vérité se sont rencontrées, La Justice et la Paix se sont embrassées» (v. 11). Mais aussi au verset 12 : "la vérité germera, sortira de la terre", ce qui est à mettre en relation avec le golem, fait de glaise et animé par le mot "emeth" (voir ci-dessous).

La vérité personnifiée se retrouve sur la châsse de saint Servais à Maestricht.

La vérité armée et militante est celle de l'Ancien testament (Ps. XC, 5 ; Sagesse V, 18) qui porte chez saint Paul le glaive de la parole de Dieu et son armure (Éph. VI, 13-17; Hébr. IV, 12). Elle est au centre du drame dialectique qui se déroule entre les mystérieuses vertus du Ps. LXXXIV : Misericordia et veritas obviaverunt sibi, justifia et fax osculatae sunt. Veritas de terra orta est et justitia de caelo prospexit (11-12) (Philippe Verdier, Les staurothèques mosanes et leur iconographie du Jugement dernier (suite et fin). In: Cahiers de civilisation médiévale, 16e année (n°63), Juillet-septembre 1973 - www.persee.fr).

Jésus arrive enfin sur le Calvaire ; on le dépouille de nouveau de ses habits, on ôte la robe à celui qui revêt les lis de leur blancheur, à celui qui a la lumière pour vêtement, dit le prophète (Ps. 103 v. 2.). On ne craint pas d'exposer nu à des yeux barbares ce corps sacré, formé par le Saint-Esprit dans le sein d'une vierge; ce corps divin, dont la pureté des anges n'approche pas. D'impies soldats regardent ces vêtements, qu'ils partagent comme le prix de leur cruauté; et, avant que d'égorger l'agneau, ils lui ôtent sa toison, je veux dire sa robe qu'ils tirent au sort, et qu'ils s'approprient comme leur dépouille. C'est ainsi, ô mon Dieu ! que vous commencez l'oblation de votre sacrifice. C'est ainsi que, pour nous apprendre à nous détacher de toutes les choses terrestres, vous voulez être dépouillé de tout sur la terre. C'est ainsi que, par votre nudité, vous voulez expier la honteuse nudité où le péché nous a réduits, que vous voulez expier notre vanité et notre orgueil. Vous avez voulu être dépouillé, afin que nous puissions voir de nos yeux que votre corps entier n'est qu'une plaie, et qu'il n'y avait rien en vous qui ne souffrît pour notre amour. Le prophète avait prédit cette circonstance : Des hommes impies, dit David au nom du Messie (Ps. 21) se sont partagé entre eux mes vêtements, et ils ont jeté ma robe au sort. Par là, ils se sont mis en état de compter mes os (Joseph François du Clot de la Vorze, Explication historique, dogmatique et morale de toute la doctrine chrétienne et catholique contenue dans le Catéchisme de l'ancien diocèse de Genève (dressé par Monseigneur Jean-Pierre Bior), Tome 1, 1843 - books.google.fr).

Hounds

On retrouve le psaume 21 avec ses chiens :

Ps 21, 16 : "Car des chiens m'environnent, une bande de scélérats rôdent autour de moi, ils ont déchiqueté (plutôt que percé) mes mains et mes pieds".

Ainsi la passion n'est-elle pas seulement histoire passée, mais comme répétition générale de cette venue inopinée du Kyrios. Prenez garde qu'il n'arrive à l'improviste (13, 30) ; cette soudaineté n'est pas affaire de temps seulement, c'est aussi effet de surprise ; tous, au cours de la nuit, et du jour et des lendemains de la croix, ont été pris : que la communauté redouble d'attention, les choses ne se passent pas comme on le croyait, le Kyrios ne vient point comme on le pensait. Sans cesse méditée, la parabole reçoit des interprétations successives. Dans Matthieu, elle arrive après le dicton sur les jours de Noé (Mt 24), qui préfigurent l'avènement soudain du Fils de l'Homme (Michel Bouttier, Visages de l'Evangile, 1993 - books.google.fr).

Le déluge se reproduit au psaume 103.

La Coume das houns – hound (haound) chien de chasse, chien courant, – et la fontaine das houns, garants de cette assertion, sont situées au nord de l'Haum moor, fort près des deux roulers du cromleck de Rennes-les-Bains. (VLC, p. 298)

La page 298 correspond à la 143.

Du reste, si les baleines tombaient peut-être rarement sous leurs coups, il n'en était pas de même des marsouins, et cette chasse habituelle aux marsouins leur a valu le nom d'Occitani – hog-sea (hogsi), marsouin, – to hit, frapper, – hand, la main – hogsihithand. (VLC, p. 143)

Le marsouin est aussi appelé porc de mer.

M. Valmont de Bomare observe que le nom de chien marin (canis marina, aut galeus) se donne à beaucoup d'espece de poissons de mer, dont les plus forts sont mis au nombre des cétacés ; qu’en général le chien de mer est un méchant animal, l'ennemi de tous les autres poissons; que l’on comprend sous ce nom plusieurs poissons, d'ailleurs assez peu semblables entre eux, tels que l’aguillat, le cagnot, l'émisole, le lentillac, le mélandre, le reqquin (nommé en Latin lamia, en Grec kharkharias), le derbio, la bonite, la vache marine, le veau marin. Ce Naturaliste ajoute que le chien de mer des provençaux & des Languedociens est l’aguillar (Histoire naturelle de Pline traduite en françois par Poinsinet de Sivry, 1771 - books.google.fr).

Les Naturalistes ont donné le nom de Cochon De Mer, sus marinus, à plusieurs autres poissons qui ont beaucoup de graisse, ou le grognement du cochon de terre, on enfin qui ont la nageoire du dos decoupée & dressée comme les soies du cochon domestique. En comparant quelques-unes de ces descriptions, on y reconnoît le marsouin & l'aguillat des Provençaux : c'est une espece de chien de mer (Jacques Christophe Valmont de Bomare, Dictionnaire raisonné universel d'histoire naturelle, Tome 5, 1768 - books.google.fr).

Augustin mentionne à plusieurs reprises Hermès, Mercure égyptien et Trismégiste dans son oeuvre (Nouvelle histoire de la littérature latine, Volume 5, 1993 - books.google.fr).

Dans le chapitre II du Livre VIII des Confessions, les psaumes 143,5 (ou 103,32) et 28,5, la conversion de Victorinus est relatée (Augustin d’Hippone, Les Confessions, 2015 - books.google.fr, Les Confessions de S. Augustin, 1872 - books.google.fr).

Victorinus était initié aux mystères d'Anubis, dieu à tête de chien, comme le fut aussi parfois le Mercure romain (Le Cercle et la Croix des Prophètes : Les Prophètes et Rennes le Château : Le Fauteuil du diable, Layram ou Aram).

On peut retrouver une trace canine dans le psaume 103.

CATULUS, de canis, signifie proprement, le petit d'un chien, et est pris aussi pour les petits de tous les autres animaux terrestres à quatre pieds : dans l'Ecriture : Petit de quelque bête terrestre à quatre pieds que ce soit. De là vient, Catulus leonis ou ursae. Ps. 103. 22 : Catuli leonem rugientes ut rapiant : les petits des lions rugissent après leur proie, étant sortis de leur tanière (Charles Huré, Dictionnaire universel de philologie sacrée, Tome I, 1846 - books.google.fr).

Je crois que le chien-lion est encore plus rare à présent que le bichon. Il ne diffère du bichon qu'en ce que le poil est court sur le corps et sur la moitié de la queue, tandis qu'il est aussi long que celui du bichon sur la tête, sur le cou, sur les épaules, sur les quatre jambes et sur le bout de la queue. On a donné à ce chien le nom de chien-lion, parce que son poil long ressemble en quelque façon à la crinière du lion, et que la queue a un bouquet de poil à l'extrémité comme celle du même animal. L'origine du chien-lion paraît être la même que celle du bichon, en y supposant de plus le mélange d'un chien à poil ras (Georges Louis Leclerc comte de Buffon, Oeuvres complètes, avec les descriptions anatomiques de Daubenton, son collaborateur, Tome 17, Partie 2, 1824 - books.google.fr).

Avec le psaume 41, l'aspect christique des chiens est plus relevé, comme la suite de l'article le montrera.

In 1690, dutch emblematist Herman Hugo's book (Pia desideria emblematis, 1624) is englished by Edmund Arwaker, who naturally uses the same engraving for Ps. 42:1 as Quarles (though reversed), and whose accompanying verses follow much the same allegorical interpretation. Christ is the fountain, the deer is the soul, which longs for the "Springs that in the heavenly Canaan flow" (or, elsewhere, "the pure Waters of the Well of Life") but which is pierced by "an Infernal Dart" and pursued by the "quick-nos'd Hounds" of "Hell's great Nimrod." (Quarles's hounds are more explicitly allegorized as "a Pack of deep-mouth'd Lusts.") (Hannibal Hamlin, Psalm Culture and Early Modern English Literature, 2004 - books.google.fr).

Dans l'édition de Carrières de la Bible, utilisée par Boudet (cf. VLC, p. 38), si les chiens sont explicitement absents, le psaume CIII dit : "vous conduisez les fontaines (ailleurs "sources") dans les vallons, et vous faites couler les eaux entre les montagnes" (verset 10).

Cardou

Dans la liturgie syriaque, "chantée les jours fériaux, la qalta est composée d'un seul distique et d'une marmita ou d'un psaume. lundi: Elle flotte et passe, la demeure coupée de la forêt, les flots des eaux la poussent vers les montagnes de Qardu. Ces versets semblent faire allusion â l'arche de Noé, qui, selon la Psitta (Gen. 8,4: turay Qardû, au lieu de l'hébreu: hârê ' Arârât) se serait arrêtée aux montagnes de Qardû (le Kurdistan ?). Cf. aussi S. Ephrem Hymnes du Paradis I, 10" (Orientalia christiana analecta, Numéros 156 à 159, 1959 - books.google.fr).

L'histoire de Noé et de l'arche qu'il construisit sur l'ordre de Dieu est liée au Déluge. Le terme hébreu mabbûl, désignant le Déluge, est inusité ailleurs – sauf au Psaume 29 [28 Vulgate], 10. On explique ce terme par la racine nabal, “périr” ou “perdre la raison” (Proverbes 30, 32). L'invasion des eaux abouleversé l'univers, qui a “déraisonné” (Gilles Van Grasdorff, A la recherche de l'arche de Noé, 2014 - books.google.fr, La Vraie Langue Celtique de l’abbé Henri Boudet : Etudes particulières de psaumes: Psaumes 11 et 28 : tours rondes, langue d’Adam et langue de feu).

Noé est cité mais à la page 184 (155 + 29).

N'est-il pas juste de l'appeler la langue primitive, parlée par Noé, et transmise à ce patriarche par Adam qui l'avait reçue de Dieu, puisque les noms divins et les noms propres des premiers hommes ne s'interprètent avec une clarté réelle que par les termes pris dans cette langue ? (VLC, p. 184)

Le psaume 103 parle aussi du déluge.

« Tu as imposé (aux eaux) une limite à ne pas franchir ; elles ne reviendront plus couvrir la terre » (Ps 104 [103 Vulgate],9).

Les animaux sont sauvés du déluge puis inclus dans l'alliance passée avec Dieu. Il les nourrit par sa providence (Ps 84, 4). Ils se tournent vers lui (Ps 104, 21-29), montrent une attitude religieuse, différente de celle de l'homme, le supplient (Jb 38-41) ou le louent (Ps 148,10) (Éric Baratay, Des bêtes et des dieux, 2015 - books.google.fr).

Le triangle 3-4-5

On peut former un triangle rectangle 3-4-5 à partir du Cardou et de la Fontaine des Houns et un point situé un peu à l'est du sommet de 614 m du Goundhill. Le côté Hounds - Cardou passe par Bazel, Fangallots, Cap de l'Homme, Plat de la Coste ; côté Houns - Goundhill : ruisseau de Trinque Bouteille, Serbaïrou ; côté Cardou - Goundhill : Crossés, Montferrand, Artigues. Les médianes, depuis les Houns passent par Le Cercle ; depuis Cardou par le Roucats, la partie du terrain appelé Siala ; depuis Gounhill par Foucilhe, Rennes-les-Bains.

Une fois encore Boudet nous indiqua assez clairement la façon de tracer le dernier axe. Plusieurs l’avaient noté du reste, en lisant dans LVLC la description d’une étrange pierre sur le Bazel : «(p.230) Une de ces pierres mesure plus de huit mètres de longueur, sur deux de largeur et autant de hauteur : cette masse d'environ trente deux mètres cubes a été soulevée, inclinée dans une direction voulue (...)». Partant à nouveau du point du titre, le trait s’alignait ainsi sur ce «menir renversé», survolait le Cap de l’Homme, non sans croiser une marque rouge, puis mourait sur une source vers Lavaldieu (J. Lucain, RENNES CELTIQUE, Des Bases Elucidées ? III - www.portail-rennes-le-chateau.com).

Plutarque dit, dans son ouvrage «Isis et Osiris» (1er s., tome V, traité 23) que «les égyptiens se représentaient la Nature du Tout Universel comme le beau triangle... Ce triangle comporte la partie verticale comme ayant 3 longueurs, une partie de base de 4 longueurs et une hypoténuse de 5 longueurs... On pourrait comparer la ligne verticale à l'élément masculin, la ligne de base au féminin et l'hypoténuse à ce qui est né d'eux et se représenter comme origine Osiris, Isis comme Conception et Horus comme naissance (Jean M. Sadaka, Le nombre 3: Symboles, mythes et caractères, 2017 - books.google.fr).

Chez les Grecs, il est considéré comme le symbole du mariage. Platon le fait entrer dans la composition de son célèbre « nombre nuptial ». Parmi les propriétés énumérées par l'écrivain grec, il suffira de citer les suivantes : 3 est le premier nombre impair (l'unité n'étant pas alors considérée comme un nombre), 4 est le carré du premier nombre pair 2, 5 est la somme de 3 et de 2, le carré de 5 donne le nombre des lettres de l'alphabet égyptien et celui des années que vivait le bœuf Apis. On peut ajouter que l'aire de ce triangle est 6, nombre entier qui suit 5, et que le cube de cette aire est égal à la somme des cubes des côtés : 6 au cube = 3 au cube + 4 au cube + 5 au cube (Gaston Bachelard: l'homme du poème et du théorème, Centre de recherche sur l'image, le symbole et le mythe, 1986 - books.google.fr).

Les eaux fécondantes dans le psaume 103 (104) sont le signe du mariage du Ciel et de la terre. Le Goundhill se partage avec Bugarach et Sougraignes qui est associé à ce psaume (La Vraie Langue Celtique de l’abbé Henri Boudet : Etudes particulières de psaumes : Psaume 103 : Confirmation et Abraham).

Psaume 103

Comme cela est vu précédemment, le psaume 103 semble résumer les éléments constitutifs du triangle 3-4-5 de Rennes les Bains.

La ressemblance de la littérature hymnique égyptienne antique avec ce psaume 103 a été observée avant l'édition de La Vraie Langue Celtique (William Ricketts Cooper, The Myth of Ra (the Supreme Sun-god of Egypt): With Copious Citations from the Solar and Pantheistic Litanies, 1877 - books.google.fr).

L'un des textes les plus importants de la littérature atonienne est le grand hymne à Aton. [...] L'hymne se trouve dans sa tombe abandonnée d'Amarna. U. Bouriant (1849-1903) en a fort heureusement conservé le texte en 1883-4 avant que son tiers n'ait été détruit par d'anonymes vandales, en 1890. Traduit par Griffith, Maspero et Erman, présenté comme sujet de la dissertation de J.H. Breasted à l'université de Berlin, comparé par Arthur Weigall (1911) au Cantique du Soleili de Saint-François d'Assise et au psaume 104, il est vite devenu le centre de la pensée atonienne (Fawzia Assaad, Pharaons hérétiques: Hatshepsout, Akhenaton, Néfertiti, 2007 - books.google.fr).

Le lien entre ce psaume et le triangle 3-4-5 s'établit donc par l'Egypte.

Parmi les triplets pythagoriciens connus des Mésopotamiens, l'un a traversé les âges sous une forme surprenante. Le triplet le plus simple (3, 4, 5) est réapparu trois millénaires plus tard sous l'aspect... d'une corde. Au Moyen Âge, les maîtres d'œuvre des cathédrales se servaient en effet d'une corde aux dimensions du triplet pour tracer des angles droits. La corde possédait treize nœuds (de longueur 12 = 5 + 4 + 3). Grâce à cette propriété, il suffisait aux artisans de plier la corde convenablement pour dessiner un triangle rectangle : une corde à treize nœuds peut être pliée et tendue pour former un triangle rectangle. Depuis cette époque, la corde à treize porte le nom de triangle égyptien, car les maîtres d'œuvre faisaient remonter son utilisation à l'Égypte antique (nous n'en avons en réalité aucune preuve). La seule référence antique liant ce triplet pythagoricien aux Égyptiens se trouve dans le Traité d'Isis et d'Osiris de Plutarque (46-125) (Hervé Lehning, Toutes les mathématiques du monde, 2017 - books.google.fr).

La "stabilité" de la terre est la base, le siège, l'appui (firmamentum) de celle-ci, sur quoi elle demeure pour ne jamais s'en écarter. C'est pourquoi, élégamment, le cube représente, comme un symbole approprié, la Terre, lui qui repose immobile de par sa figure de quelque côté qu'il se tourne. Et cette même nature cubique, non seulement dans la nature de la Terre mais dans le cube lui-même, certains Hébraïsants l'ont trouvée dans le nom Hébreu de la Terre, erets, qui, puisqu'il est composé de deux Tsereijm, c'est-à-dire de deux ternaires (ternarii) de points, représente un cube à partir de deux triangles. Job appelle ces choses "fondements de la terre', à savoir centre ou milieu du monde comme l'interprète Basile en Isaïe 13; et en Job 9/6, Prov 8/29, Ps 118/90, ce sont les "colonnes de la terre", c'est-à-dire les parties inférieures qui semblent supporter la masse supérieure, bien que Jérôme interprète ainsi Is 13: «les fondements, non pas ceux que la terre a précipités (dejicere) par une masse profonde, mais la volonté et le pouvoir de Dieu par quoi toutes choses sont maintenues». Et que celles-là sont les colonnes de la terre, est ainsi interprété par Basile (Hexam., I), Ambroise (Hexam., I,6), Prosper d'Aquitaine à propos du Ps 103/5 ("tu poses la terre sur ses bases, inébranlable pour des siècles et des siècles") (Pierre-Noël Mayaud, Le conflit entre l'astronomie nouvelle et l'Écriture sainte aux XVIe et XVIIe siècles: un moment de l'histoire des idées autour de l'affaire Galilée, Tome 2, 2005 - books.google.fr).

Station X

On retrouve les trois chiffres sur les dés de la station X du chemin de croix de l'église Sainte Marie Madeleine de Rennes-le-Château.

Station X : Jésus est dépouillé de ses vêtements

Le chemin de croix de l'église sainte Marie-Madeleine de Rennes-Le-Château à fait couler beaucoup d'encre et de salive depuis de nombreuses années. Il est intéressant de remarquer qu'il est rétrogir. Ou si l'on préfère, il se déroule dans le sens opposé de ce que l'on rencontre habituellement dans les églises. A l'habitude le passage de la station I à la station II se fait dans le sens des aiguilles d'une montre ; dans le cas de l'église de Rennes-Le-Château son sens est dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (Cricri-FB, Ses travaux et ses constructions) (La Croix d’Huriel et Rennes le Château : Chemin et signe de croix).

Les trois soldats procèdent au tirage au sort de la sainte tunique au pied de la Croix.

«Léviathan que tu formas pour jouer avec lui» (Ps. 104:26) (Charles Mopsik, Bernard Maruani, Le Zohar, Tome 4, 1981 - books.google.fr).

On a aussi "pour se jouer de lui (en rire)" (léviathan) ou "pour que Léviathan joue dans la mer".

Le triangle 3-4-5 et le rite maçonnique de Memphis

Le mot Kab à la fois tel quel et comme abréviation de kabyle intervient la première fois à la page 103 de La Vraie Langue Celtique.

Les termes puniques sont certainement l'expression exacte des habitudes de ces peuples, et cette vérité se manifeste avec puissance dans le verbe ramper, en Kab. mour'edh. (VLC, p. 103) (La Vraie Langue Celtique de l’abbé Henri Boudet : Livre IV - Ps. 103).

L'Ordre maçonnique de Memphis se compose de quatre-vingt-dix degrés d'enseignement, divisés en trois séries et répartis en sept classes.

Dans la 7ème classe, le sublime philosophe de la vallée de Kab est le 86ème grade de l'ordre maçonnique de Memphis. Le 90ème est le sublime maître du grand oeuvre :

Ce degré est parfait, puisqu'en géométrie un angle droit est de quatre-vingt-dix degrés, et que l'angle droit d'un triangle rectangle est égal aux deux autres; or, les trois séries dont le rite de Memphis se compose symbolisent les trois côtés d'un triangle rectangle et renferment les connaissances des rites les plus universellement pratiqués. (Jacques Etienne Marconis, Le rameau d'or d'Éleusis: contenant l'Histoire abrégée de la Maçonnerie, 1862 - books.google.fr).

This degree refers to the Sublime Rose of the Valley of Kab. In particular, the priests of Memphis used to consecrate a Rose bush to Isis, who was called the Queen of Roses. Kab is the name of the sacred site of Memphis where the symbolic rose was found (Nicolas K. Laos, Freemasons, World Order, and Mind Wars: The Great Reality of Memphis-Misraim Masonry, 2016 - books.google.fr).

Le 90° degré de l'ordre maçonnique est parfait, puisqu'en géométrie un angle droit est de 90 degrés, et que l'angle droit d'un triangle rectangle est égal aux deux autres; or, les trois séries dont se compose le rite primitif, sont le symbole des trois côtés d'un triangle rectangle, et renferment toute la science maçonnique. Lorsque le néophyte est suffisamment préparé, a donné l'explication des fables allégoriques de l'antiquité, de la croix mystique des Izeds, de la sublime rose de la région de Kab, du palmier de la vallée d'Ody, de la chaine Libyque et de la couronne héraldique des Hiérophantes, on l'introduit dans le sanctuaire de Masziat. Le Ceryce lui fait connaître les mythes poétiques et religieux de l'antique Orient, la langue amounique (mystérieuse) lui explique les vedas sacrés et le feu vivant régénérateur, grande manifestation de la lumière; il le conduit ensuite à la porte du Parvis du temple et lui dit ) « frappe (il obéit, la porte s'ouvre,) marche avec le flambeau de la raison dans la recherche de la vertu, elle n'a pour objet que l'élévation et l'annoblissement de l'esprit humain (Jacques Étienne Marconis, La Panthéon Maçonnique, Instruction générale pour tous les rites, Première édition, 1860 - books.google.fr).

Marconis présentera plus tard plusieurs versions du rite en 1861 dans le Rameau d'or d'Eleusis. Les Marconis de Nègre sont de la même famille que Marie d'Ables par la branche du Clat.

"En 1838, c'est Marconis de Nègre, vénérable de la loge lyonnaise de Misraïm, "la bienveillance", qui créa le rite de Memphis en utilisant toutes les initiations qu'il avait lui-même réussi à capitaliser." (Gérard Galtier, Maçonnerie égyptienne, rose-croix et neo-chevalerie).

Selon Robert Ambelain, Jacques Etienne Marconis de Nègre et Samuel Honis auraient créé le rite de Memphis à Montauban en 1815 (reinedumidi.com).

Pressigny et la tunique du Christ

La page 258, appariée à la 103, semble confirmer cette interprétation en rapport avec le vêtement du Christ.

«Les ateliers du Grand-Pressigny présentent une assez grande variété d'instruments. On y voit des haches à tous les degrés de la mise en oeuvre, depuis l'ébauche la plus grossière jusqu'à l'arme parfaitement polie. On y voit aussi de longs éclats, ou des silex couteaux, enlevés d'un seul« coup avec une habileté surprenante.» (L'homme primitif, par M. Louis Figuier) (VLC, p. 258)

Hugues d’Amiens, théologien français, archevêque de Rouen en 1129, reçoit le Pape Innocent I à Rouen en 1131 en compagnie de Bernard de Clairvaux. Lié à Suger, il participe à la consécration en 1141 de l’abbatiale de Saint Denis. C’est autour des ces personnages qu’a lieu l’ostension de la sainte tunique 1156 et la rédaction du texte connu sous le nom de «Charte de 1156». Elle aurait appartenu à Jésus de Nazareth, qui l’aurait portée au moment de sa crucifixion. Elle est exposée au sein d’un magnifique reliquaire, et son reliquaire d’ostension peut également être observé. Les ostensions ont lieu tous les 50 ans, les dernières datent de 1934, 1984, et une ostension exceptionnelle s’est tenue en 2016. La Basilique Saint Denis renferme la relique. En 1864, la nouvelle église érigée par l’architecte Théodore Ballu est bénite le 21 juin 1864 et devenue basilique mineure en 1898 (www.argenteuil.fr).

Au mois de janvier dernier (1867), M. Guédon, cultivateur à Argenteuil (Seine-et-Oise), qui s'était chargé de débiter de grosses pierres qui existaient au niveau du sol dans un endroit au lieu dit le Désert, situé sur la commune d'Argenteuil, à l'extrémité du côté d'Epinay, et non loin de la Seine, rencontra au-dessous une grande quantité d'ossements humains. Ayant fouillé à l'emplacement des pierres, il y découvrit une moitié de hache polie, ainsi qu'un couteau en silex, que je soumets à l'examen de la Société. Ce couteau, de dix-huit centimètres de longueur, l'un des plus beaux qui existent, a été taillé dans une lame de silex qui, à l'origine, devait être de beaucoup plus longue. Il a été retaillé dans tout son pourtour, appointé aux deux bouts, et la bosse de clivage a été rabattue à la taille pour en diminuer la saillie. Le silex de ce couteau vient des ateliers de Pressigny, et avec les deux couteaux du musée d'Artillerie trouvés à Bercy et quelques autres objets recueillis aux environs de Paris, il témoigne une fois de plus des rapports de commerce des Parisii avec les produits de Pressigny (M. Leguay, Allée couverte d'Argenteuil, Bulletins de la Societe d'anthropologie de Paris, 1867 - books.google.fr).

Nous pouvons, à ce sujet, invoquer un passage fort intéressant du Mémoire de M. Leguay, sur les sépultures des Parisii, mémoire cité par M. Louis Figuier. (VLC, p. 261)

Ces explications de M. Leguay sont vraiment remarquables. (VLC, p. 263)

Les véritables stations, les cités, s'il est permis de désigner ainsi les principaux centres de population des Parisii, étaient répandues un peu partout, à Andresy, Argenteuil, Choisy-le-Roi, Spy, Maisons-Alfort, Meudon, La Varenne, etc., où les objets rencontrés occupent des surfaces si étendues qu'on ne peut avoir aucun doute à ce sujet (Comptes rendus de la société française de numismatique et d'archéologie: II, 1870 - books.google.fr).

A quelque époque que ce soit, à quelque degré de civilisation qu'il soit arrivé, il éprouve le besoin de « témoigner ses regrets ; et si aujourd'hui un peu d'argent suffit pour exprimer les nôtres, à ces époques éloignées chacun façonnait son offrande, taillait un silex, et le portait lui-même. (Louis Figuier, L'homme primitif) (VLC, p. 262)

Les trois chiffres des dés avec lesquels se joue la tunique du Christ se retrouvent dans les armes de la famille de Jean Molinet, anobli, émigrée en Espagne. Jean Molinet est l'un des derniers grands rhétoriqueurs qui s'est plu aux jeux de mots. Souvent, Molinet se joue de l'étymologie, vraie ou prétendue : l'abbaye d'Argenteuil se nomme ainsi parce qu’elle est pleine de femmes qui «ont loeil a largent» (La Croix d’Huriel et Rennes le Château : Chemin et signe de croix).

Le pneuma était pour certains néoplatoniciens la tunique de l'âme (La Croix d’Huriel et l’alchimie : Triple correspondance : chemin de croix, oeuvres alchimiques et voyage de l’âme).

Les trous du Golgotha

Les pèlerins de Terre sainte étaient désireux de voir, de toucher ce dont ils n’avaient jusque-là que des images : trou de la Sainte Croix, fissure des rochers, sang versé, mais aussi, à partir de la fin du XIVe siècle, emplacement des croix des deux larrons, «la réalité symbolique, l’imaginaire de la Passion prenant valeur historique» (p. 340). Les aspirations des fidèles encouragèrent l’«évocation plus précise, plus riche en détail sur les protagonistes du drame de la Passion» (p. 146), et les mesures prises et observations faites en Terre sainte «purent [aussi] imprégner le “réalisme”» des Crucifixions et des Calvaires du bas Moyen Âge (p. 340) (Esther Dehoux, Comptes rendus, Christiane Klapisch-Zuber, Le Voleur de paradis : le bon larron dans l’art et la société (XIVe-XVIe siècles), Paris, Alma éditeur, 2015, Revue historique 2016/2 (n° 678) - www.cairn.info).

Les quatre Evangiles ne précisent ni le nom des Larrons, ni l’emplacement de leurs croix. Mais l’Evangile de Nicodème au IVème siècle baptise le Bon et le Mauvais Larron Dysmas et Gestas, et les place respectivement à droite et à gauche du Christ, en position d’honneur et en position d’infamie. Il n’y aura que très peu d’exceptions à cette règle que le Bon Larron, en sa qualité de Saint, est toujours à la droite du Christ (Distinguer les larrons - artifexinopere.com).

L'emplacement des croix des deux larrons est indiqué par deux dalles noires circulaires placées à droite et à gauche du trou où fut plantée la Croix du Sauveur, à environ 2 mètres en arrière, au sud-est et au nord-est (Victor Guérin (1821-1891), Jérusalem, 1899 - gallica.bnf.fr).

Elles font avec celle du Sauveur un triangle, dont le grand angle regarde l'orient. Comme ce Divin Maître a dû voir du haut de sa croix les compagnons de son supplice, dont l'un était à sa droite et l'autre à sa gauche, il faut conclure qu'il occupait le sommet de cet angle ; il expira donc, la face tournée vers l'orient, et non vers l'occident, comme le disent plusieurs voyageurs, et en envisageant la déïcide Jérusalem, sur laquelle se portèrent ses regards mourants (Léon Gingras, L'Orient; ou, Voyage en Égypte: en Arabie, en Terre-Sainte, en Turquie et en Grèce, 1847 - books.google.fr).

Le bon larron fut placé du côté du midi, à la droite de Notre-Seigneur; ce qui lui a fait donner, en Orient, le nom de Less el— ye’min, le larron de la droite. La tradition nous apprend qu’il s'appelait Disma; on dit qu’il était Egyptien d’origine. Le bon larron représentait les Gentils, et le mauvais larron représentait les Juifs. On a dit que la croix du bon larron était à quatre pieds et demi de celle du Sauveur; celle du mauvais larron, à six pieds environ, à gauche de Notre-Seigneur, était séparée de lui par la fente du rocher, qui semblait indiquer la séparation qu’il y a entre Notre-Seigneur et le pécheur impénitent (Henri de Guinaumont, La Terre-Sainte: la Syrie, le Liban, Rhodes, Smyrne, Constantinople, la Grèce, les îles Ioniennes, Malte, l'Egypte et la Nubie, 1867 - books.google.fr).

4,5 pieds à droite, c'est 3 x 1.5 et 6 pieds à gauche c'est 4 x 1,5. Si le triangle du calvaire est rectancle au point Jésus (rien ne le dit mais on peut forcer), il est aussi 3-4-5 avec un facteur 1,5 (en pieds). Cela reproduit a peu près la configuration du triangle Houns (Jésus) - Cardou (Gestas) - Goundhill (Dismas).

Au XIVe siècle, les traits du visage du larron pénitent le lient, à l'image, à la beauté du Christ, reflet d'un idéal auquel il se doit de ressembler. Le mauvais larron s'affiche, quant à lui, comme le prototype de la laideur dont le regard doit se détourner (Véronique Dalmasso, Jérusalem et la mémoire de la Passion, 2009 - books.google.fr).

Pythagore semble même à ce point indissociable du «Y» qu'Hugues de Saint-Victor, traitant de tout autre 9 chose (de l'origine des différentes sciences), ne peut pourtant s empêcher à son tour d'en rappeler le sens allégorique : C'est ce meme Pythagore qui composa un Mathen tetrados, c'est-à-dire un livre de la science du Quadrivium, et qui découvrit que l'Y était à la ressemblance de la vie humaine. [...] Il s'agit là d'une des origines possibles de la représentation de la Crucifixion, où le Christ se tient les bras écartés sur un «T» glorieux, à côté du mauvais larron crucifié sur l'«Y» de son vice (Stéphane Geonget, Les "Y gregois" de Rabelais, Etudes Rabelaisiennes, Volume 49, 2011 - books.google.fr).

L'arête de la colline porte le nom languedocien de Sarrat Plazént (colline aimable), et en même temps le nom celtique de Goundhill, dont Sarrat Plazént n'est que la traduction littérale – good (goud), bonne, douce, – hill, colline –. Pourquoi les Celtes ont-ils nommé cette éminence Goundhill ? Certes, ce n'est point à cause de la beauté du site et de la fertilité du terrain, puisque le sol est couvert de bruyères dans toute la pente nord du Serbaïrou, tandis que la pente sud, très escarpée, n'offre à l'oeil qu'un maigre bois taillis, peu fait pour inspirer aux savants du Neimheid une dénomination aussi agréable que celle de Goundhill. (VLC, p. 239)

A l'ouverture du Cromleck, sur la rive droite de la Sals, apparaît une montagne appelée Cardou : vers le sommet, commencent à se dresser des pointes naturelles, connues dans le pays sous le nom de Roko fourkado. (VLC, p. 228)

Dans l'évangile dit de Jean au chapitre 19, "la liaison des vv. 16 et 17 suggère l'impression que Jésus est conduit au supplice par ses accusateurs juifs, comme dans Luc, 23,26, non par les soldats romains. Ceux-ci ne font leur apparition qu'au v.23; encore n'est-il pas spécifié qu'ils soient romains. D'après le IVe évangile Jésus porte lui-même sa croix jusqu'au lieu du supplice. Simon de Cyrène a disparu, soit parce que le Logos incarné ne saurait éprouver la faiblesse physique imputée à Jésus par les synoptiques à l'approche du supplice, soit, plus vraisemblablement, pour prévenir une fausse interprétation des docètes pour lesquels ce n'était pas le Christ qui avait été crucifié, mais Simon de Cyrène. [...] D'après Matthieu, 27, 35 et Marc, 15, 24, les soldats chargés de l'exécution se partagent les vêtements de Jésus ; d'après Luc, 23,34, il les tirent au sort. Le quatrième évangéliste concilie les deux témoignages en disant qu'ils firent quatre parts des vêtements de dessus et qu'ils tirèrent au sort la tunique, parce qu'elle était d'une seule pièce (19, 23-24). Il accorde de l'importance à ce double procédé de partage. C'est l'accomplissement d'une parole de l'Écriture. Une tunique d'une seule pièce, sans couture, était un vêtement de luxe. Josèphe (Ant. Jud., III, 7, 4) nous apprend que le souverain sacrificateur en était revêtu. Et Philon, reconnaissant dans le souverain sacrificateur le symbole du Logos, dit qu'il ne doit pas déchirer son vêtement, parce que le Logos est le lien et l'unité de toutes choses. Il n'est donc pas téméraire de supposer que la tunique sans couture a pour l'auteur alexandrin de l'évangile quelque signification mystérieuse" (Jean Réville, Le Quatrième Évangile: son origine et sa valeur historique, 1902 - books.google.fr).

Dans un paysage différent de celui de la Crucifixion (n° 16), les trois croix sont implantées de la même façon, en triangle et se détachant sur le ciel ; les croix des deux larrons sont vides, leurs corps ayant déjà été déposés, ce qui est contraire (Nicole Reynaud, Jean Fouquet: Les Heures d'Etienne Chevalier, 2006 - books.google.fr).

Jean Fouquet, Descente de Croix du Livre d'Heures d'Estienne Chevalier (XVème siècle) - La Vraie Langue Celtique de l’abbé Henri Boudet : Histoire d’âme : La Vraie Langue Celtique et le Zodiaque de la Vie de Palingène

Le pneuma grec a encore un sens matériel chez Aristote, les Stoïciens et Plotin ; elle acquiert une plus haute spiritualité avec Philon qui identifie logos, sophia et pneuma (Roland Maspétiol, Esprit objectif et sociologie hégélienne, 1983 - books.google.fr).

La tunique ayant été retirée pour la crucifixion n'apporte plus aucun élément (François Le Quéré, La sainte tunique d'Argenteuil: Histoire et examen de l'authentique tunique sans couture de Jésus-Christ, 2016 - books.google.fr).

En effet la croix-pneuma, à laquelle Christ-Âme est fixé, remplace et succède à la tunique/logos/pneuma (La Croix d’Huriel et l’alchimie : Triple correspondance : chemin de croix, oeuvres alchimiques et voyage de l’âme).

La disposition des croix en triangle 3-4-5 correspond aux chiffres apparus dans le jet des trois dés de la station X. La fixation de l'âme au pneuma est un mariage qui précède un second mariage des deux avec le corps dans l'incarnation (Tintin, Hergé et la Croix d’Huriel : Tournesol ou l’ange Raphaël : Le Trésor de Rackham le rouge).

L'Evangile arabe de l'Enfance, qui transforma le nom de Gestas en Titus, et celui de Dismas en Dumachus, nous apprend qu'ils exerçaient déjà leur coupable industrie lors de la fuite en Egypte. La Sainte Famille les ayant rencontrés dans le désert, Titus dit à Dumachus : - Laisse à ces gens le chemin libre pour qu'ils passent et que nos compagnons ne les remarquent pas. Comme Dumachus résiste, Titus ajoute : - Tiens, voici quarante drachmes, et il lui remet sa ceinture et son contenu (Pierre Saintyves, Deux mythes évangéliques: les douze apôtres et les 72 disciples, 1938 - books.google.fr).

On raconte aussi autrement que le bon larron Dismas était soit un malfaiteur ayant respecté la sainte famille soit l'enfant de de ceux-ci atteint de lèpre. La Vierge Marie l'aurait fait plonger dans l'eau où elle avait baigné Jésus. Il en serait sorti guéri, recevant la purification physique avant la purification de l'âme sur le Golgotha (L'Université catholique, Volume 38, 1901). C'est l'Evangile de Nicodème (chap. X) qui donne aux deux larrons ces noms de Dismas et de Gestas (Le Cercle et la Croix des Prophètes : Les Prophètes et le Sceau de Palaja : Paradis et Stella luti).

Les images animées

L'hermétisme semble avoir eu quelque popularité en Afrique romaine: en effet, presque tous les écrivains chrétiens, de Tertullien à Quodvultdeus, font état d'Hermès ou de ses écrits. Lactance connaissait l'original grec, dont il rendait le titre par Sermo perfectus. Augustin est le premier témoin de l'adaptation latine. Le cas qu'il en fait dans le De ciuitate dei (T. 2) a conduit à supposer que l'Asclepius était populaire en Afrique romaine et y connaissait une diffusion comparable à celle des œuvres d'Apulée. Il paraît certain, du moins, que la traduction en a été faite en Afrique, au IVe siècle. Les attributions de l'adaptation latine à Apulée, à Marius Victorinus, à Calcidius sont sans fondement.

Les frgg. gr. et coptes (Cod. VI de la bibliothèque découverte à Nag Hammadi) et le texte latin correspondant ont fait l'objet d'une édition synoptique avec comm., par les soins de Mahé, Hermès 1, p. 135-197; 2, 144-272. Sur l'existence de "cercles mystiques africains" dans lesquels on lisait des écrits d'Hermès, voir Carcopino, qui énumère aussi (291 sq.) les allusions à Hermès de Tertullien et des autres écrivains chrétiens de l'Afrique romaine, et qui analyse les traits caractéristiques de l'hermétisme d'Amobe (293-300). La transmission de l'Asclepius est celle des Philosophica d'Apulée. L'attribution de la traduction à Apulée est communément rejetée depuis J. Bernay, Ûber den unter Apuleius Werken stehenden hermetischen Dialog Asclepius, dans Id., Gesammelte Abhandlungen 1 , éd. H. Usener, Berlin 1885, 327-346. Scott 1, 79 a avancé le nom de Marius Victorinus; hypothèse rejetée par Nock, ainsi que la candidature éventuelle de Calcidius, dans l'introduction à l'Asclepius dans le Corpus hermeticum, 2, 277 sq. Réception: Wlosok, Laktanz 1960 : catalogue des citations et des mentions de la littérature hermétique chez Lactance. Les mentions de Quodvultdeus dépendent respectivement d'Aug. civ. 8, 26 et de Lact. inst. 4, 6, 4. (Reinhart Herzog, Peter Lebrecht Schmidt, Gérard Nauroy, Nouvelle histoire de la littérature latine, Volume 5, 1993 - books.google.fr).

L'Asclépius aurait été écrit en Égypte et qu'il y a dans ce pays une longue tradition concernant les statues des dieux, leur fabrication et leur animation. [...]

Des deux métaphores (Egypte temple du monde et temple du ciel) découlent deux faits: l'Égypte doit avoir des dieux, comme le ciel; et comme dans le ciel, l'ordre qui règne sur terre et en Égypte doit être immuable, ce que les rites assurent en se perpétuant d'une génération à l'autre. [...]

En Égypte, les statues animées existent grâce à une minorité, les prêtres «initiés» bs, c'est-à-dire « (quelqu'un) qui ouvre les portes du ciel pour voir ce qui s'y trouve » (inscription de l'"Atelier des Orfèvres" à Dendera). [...]

A l'époque de la rédaction des écrits hermétiques, l'innovation, avec les adjectif "kainos" et nom "kainotès", est mal perçue, notamment dans le domaine religieux, car elle ne s'enracine pas dans le terreau culturel des traditions et des autorités bien établies. [...]

Jamblique, sous le pseudonyme Abamon, dans sa Réponse d'Abamon VII 5 (257–259), critique les Hellènes qui ne conservent pas telles quelles les prières en raison de leur «innovation», "kainotomia", et de leur «témérité», "paranomia". [...]

Ceci va de pair avec la conviction que les ancêtres détiennent la vérité, idée qui remonte au Philèbe de Platon du côté grec mais qui est également un fondement de la culture égyptienne. Pour l'auteur hermétiste, l'art de fabriquer des statues animées étant aussi vieux que la religion, leurs destins sont liés. Critiquer le premier revient à critiquer la seconde et à être impie. Cet argument est lié à un second, celui de l'autorité. L'autorité, d'une personne ou d'un groupe, est régulièrement brandie comme un étendard pour affirmer la vérité de ce que l'on veut défendre. Dans l'Asclépius, Hermès place la fabrication des images animées sous l'autorité des Égyptiens (Anna Van den Kerchoven, La voie d’Hermès: Pratiques rituelles et traités hermétiques, 2012 - books.google.fr).

Golem

La page 258 contient aussi le mot "ébauche" (La Vraie Langue Celtique de l’abbé Henri Boudet : Livre V - Ps. 138).

Le Roucats, sur une médiane du triangle 3-4-5, est issu de "roughtcast" selon Boudet, mot signifiant ébauche et mis en relation avec le psaume 138 et le Golem, "image" animée (La Vraie Langue Celtique de l’abbé Henri Boudet : Livre V - Ps. 138).

The Talmudic use of the term golem to describe Adam's preanimated body stems from Psalm 139:16. There the Talmud holds that the psalmist David is quoting Adam in describing his own marvelous creation. [...] The literal Hebrew of Job 26:13 in Table 3-12 shows that Leviathan was made much the same way as Adam. In the KJV the passage states that God's hand had chullah, or “formed”, the fleeing serpent. However, chullah means much more than just “formed.” Chullah is a variant form of chuwl, which means “to twist” or “to turn.” Chullah implies a kneading and twisting, like a potter with clay. This word brings to mind the twisting and kneading creation of Adam's golem from the dust of the earth. The use of chullah in Job 26:13 implies that the serpent Leviathan underwent a creation as a golem similar to that of Adam. [...] There is more Biblical evidence establishing that Leviathan's creation is as a golem similar to that of Adam. The literal Hebrew of Table 3-15 shows that in Psalm 104:26 God yatsarat (had formed) Leviathan to become a derision in the sea. Yastsarat is the singular perfect tense form of the verb yatsar, which means to form through squeezing into shape, much as does a potter (Mark Biggs, The Case for Lilith, 2010 - books.google.fr).

Yetsira aurait à voir avec le INRI avec N inversé, qui se traduit par TS dans l'alphabet mantinéen d'où ITSRI.

Yitseriy, Jitseri, dans 1 Chroniques 25:11 « mon façonneur » un chef de l'un des choeurs du sanctuaire lévitique. Le mot Yetser est employé dans Genèse 2:8 « Puis l'Eternel Dieu planta un jardin en Eden, du côté de l'orient, et il y mit l'homme qu'il avait formé » (Jacques Sobieski, Le Potier Divin, 2012). Parfois noté Itsri (Jean-Frédéric Ostervald, La Sainte Bible, ou L'Ancien et le Nouveau Testament, 1836).

A mettre en rapport avec le démiurge formateur du monde sensible (Autour de Rennes le Château : Signol - Sigzol : la lettre de Mantinée).

Gershom Sholem a eu l'occasion d'attirer l'attention sur ces enseignements oraux qui accompagnaient l'étude du Sêfer Yetsirah à propos du rituel du golem pratiqué dans les cercles hassidiques d'Allemagne au XIIIe-XIVe siècle (Zur Kabbala und ihrer Symbolik, 1960) (Revue des études juives, Société des études juives (France), 1971 - books.google.fr).

Le plus ancien texte que l'on peut considérer comme kabbalistique est le Séfer Yétsira (« Livre de la création »). On ignore l'époque de sa rédaction, que certains situent entre le IIIe et le VIe siècle de notre ère. Il commence à se diffuser à partir du Xe siècle accompagné de commentaires d'inspiration purement philosophique (Saadia Gaon, Dunash ben Tamim). Le thème fondamental de cet opuscule de quelques pages est que le monde a été créé à partir des 22 lettres de l'alphabet hébraïque et de dix « nombres-abîmes » (sefirot bélima). La structure et certains thèmes centraux de la Kabbale s'y trouvent déjà : la puissance créatrice de l'alphabet, les dix sefirot dont l'origine est infinie, les « 32 sentiers merveilleux de sagesse », etc. Il est caractéristique que le premier ouvrage philosophique de Saadia Gaon soit un commentaire sur ce traité. Car celui-ci représente, précisément, une alternative radicale à la science physique, fondamentale dans le débat sur la création du monde. Point de nature éternelle, mais des lettres et des nombres ; point d'entités substantielles, mais de l'écriture ; au lieu de la matérialité épaisse des choses, un mondelivre. À partir des lettres et des « nombres-abîmes » (sefirot bélima), le Séfer Yétsira produit une sorte d'ontologie de la littéralité dans laquelle la langue touche directement au réel. Toute la structure de l'univers repose sur une morphologie primitive engendrée par les lettres : depuis les constellations célestes jusqu'aux organes du corps humain, la mesure du temps et le nombre des éléments matériels. Cette alternative à la physique a permis aux kabbalistes de nouer une relation, à la fois profonde, secrète et ambiguë, avec l'autre courant de la philosophie grecque : le pythagorisme et le platonisme (Eric Smilevitch, Histoire du judaïsme: « Que sais-je ? » n° 3940, 2012 - books.google.fr).

Les juifs d'Europe de l'est étaient réputés être en relation avec les bandes de malfaiteurs et la langue juive avec le jargon des voleurs allemands. Réputés aussi sorciers, ils pratiquaient la magie comme la création du golem (Will-Erich Peuckert dans Handwörtebuch des deutschen Aberglaubens, 1930) (Joanna Tokarska-Bakir, Les Légendes du sang: Une anthropologie du préjugé antisémite en Pologne (1600-2005), 2015 - books.google.fr).

Vérité et triangle

Chez Platon, il n'est plus question des souvenirs personnels des existences antérieures, mais d'une sorte de « mémoire impersonnelle », ensevelie dans chaque individu, la somme des souvenirs du temps où l'âme contemplait directement les Idées. Rien de personnel dans ces souvenirs ; autrement il y aurait mille manières de comprendre le triangle, ce qui est évidemment absurde. On ne se rappelle que les Idées, et les différences entre les individus sont dues uniquement à l'imperfection de leur anamnesis. C'est dans la doctrine platonicienne du Souvenir des réalités impersonnelles que l'on retrouve l'étonnant prolongement de la pensée archaïque. L'écart entre Platon et le monde primitif est trop évident pour qu'on doive y insister. Mais cet écart n'implique pas solution de continuité. Avec la doctrine platonicienne des Idées, la pensée philosophique grecque reprend et revalorise le mythe archaïque et universel d'un illud tempus fabuleux et plérômatique, que l'homme est tenu de se remémorer pour connaître la vérité et participer à l'Être. Le primitif, tout comme Platon dans sa théorie de l'anamnesis, n'accorde pas d'importance aux souvenirs personnels : seuls le mythe, l'Histoire exemplaire lui importent. On peut même dire que Platon est plus proche de la pensée traditionnelle que Pythagore. Ce dernier, avec ses souvenirs personnels de dix ou vingt existences antérieures, se situe plutôt dans la lignée des « élus », comme le Bouddha, les yogis ou les chamans. Pour Platon, c'est uniquement la pré-existence de l'âme dans l'Univers atemporel des Idées qui importe, et la vérité (aletheia) n'est que le souvenir de cette situation impersonnelle (Mircea Eliade, Le mythe du bon sauvage, Nouvelle Revue Francaise, Numéros 31 à 33, 1955 - books.google.fr).

Socrate se distingue radicalement des sophistes en ce qu'il croit que la recherche du vrai n'est pas une recherche vaine. Les valeurs sur lesquels porte son interrogation sont des essences dont il faut donner le logos, même si aucune définition ne pourra les cerner. L'essence d'une chose c'est ce qu'est une chose en elle-même indépendamment de ses attributs. Que le courage soit beau n'est pas l'essence du courage mais l'un de ses attributs éventuels. Dans Le Banquet, Socrate constate que les orateurs développent des discours attributifs, des discours sur les attributs ou les qualités de l'amour mais oublient son essence réelle. L'essence est l'unité d'une multiplicité de cas. L'essence du désir n'est pas tel ou tel désir. L'essence du courage n'est pas tel ou tel cas d'attitude courageuse. L'essence est ce qui fait le lien entre tous les cas qui participent d'elle. C'est la recherche de l'essence qui est au centre de dialectique, de l'art du dialogue socratique. C'est cette recherche qui est difficile, c'est-à-dire qui se heurte volontiers aux prétentions des faux savoirs. La principale modification que Platon fit subir à la démarche socratique est la suivante. Dans ses dialogues de maturité, Platon fit de l'essence un être réel, et même l'être vraiment réel, et la désigna par le terme de Forme ou d'Idée. Une Idée n'est pas du tout une réalité mentale pour Platon, une réalité qui n'existerait que pour autant que je la pense. Elle existe en elle-même indépendamment que je la pense ou non. Ainsi, un géomètre pensant l'Idée de triangle pense une réalité qui existe indépendamment de lui et qui a ses propriétés propres. La vérité mathématique, comme toute vérité, préexiste à sa découverte, c'est-à-dire existait avant qu'un esprit ne la pense. Elle existait par conséquent dans un monde intelligible, un monde des Idées, distinct du monde sensible, du monde des choses qui tombent sous les sens. Cela ne vaut pas seulement pour Idées mathématiques mais pour toutes les Idées, celles de la justice, du courage ou du beau comme en témoigne Le Banquet qui fait culminer l'initiation aux mystères de l'amour dans la vision intellectuelle de l'Idée du beau. Le monde intelligible est donc le monde des réalités absolues, tandis que le sensible est le lieu de la relativité, de l'approximation et de la contradiction. La beauté est une et absolue, mais les choses sensibles qui ont la qualité d'être belles sous un certain aspect et laides sous un autre, belles à cet instant et laides plus tard, plus belles que certaines choses, plus laides que d'autres. Il y a autant de distance entre la beauté d'une chose sensible belle et l'Idée du beau qu'entre le dessin d'un triangle et l'Idée de triangle. Tel est le sens de l'allégorie de la caverne dans la République: la tâche de la philosophie est de se détacher d'un faux savoir fondamental, celui qui identifie le réel au sensible et de convertir le regard de l'âme vers ce qui est vraiment : les Idées dont les choses sensibles portent l'empreinte. Platon établit donc une nouvelle façon de concevoir le logos : lorsque j'attribue un prédicat à un sujet (S est P), cela signifie que S (le sujet sensible) participe de la Forme de P ou de l'Idée de P (Éric Dufour, Julien Servois, L'amour Tout-en-fiches - Prépas scientifiques 2018-2019, 2018 - books.google.fr).

D'après le triangle rectangle pythagoricien dont les côtés sont 3, 4 et 5, et dont il est parlé au passage 546 c de la République, si l'on observe que le nombre 3 est celui des parties de l'Ame (livres II-IV), le nombre 4, celui des fonctions cognitives (livres V-VII) et le nombre 5, celui des cinq sortes de caractères propres aux différents régimes politiques (livres VIII-IX), on peut reconnaître que par là s'éclaire aussi bien la composition du dialogue que la dialectique interne qui préside à l'œuvre tout entière (R.S. Brumbaugh, Teachiong Plato's "Republic" IX, 1951) (Philosophie, Volume 7, Centre national de la recherche scientifique (France), 1953 - books.google.fr).

En considérant le cas particulier du triangle rectangle dont un côté vaut 3 et l'autre 4, Pythagore a retrouvé une relation dont nous avons vu qu'elle était déjà connue empiriquement des Égyptiens et des Mésopotamiens : 5 × 5 = 4 × 4 + 3 × 3. Cette relation, dans laquelle figurent les trois nombres successifs 3, 4 et 5, est de toute beauté. Elle confirme le sentiment de Thalès d'une implacable vérité mathématique, non dénuée de valeur esthétique et de sens moral (Jean Baudet, Histoire des mathématiques, 2014 - books.google.fr).

Gestation

Dans le triangle 3-4-5 dit d'Isis, il y a la notion de génération avec Horus (hypothénuse).

The word “unformed substance” (golem) is attested only here; it is probably to be derived from a root of a verb once meaning “to fold up (a garment).” Does the psalmist think of a fetus as “folded up” ? The Talmud compares the child with "folded wirting tablets" (Marten Stol, Embryology in Babylonia and the Bible, Imagining the Fetus: The Unborn in Myth, Religion, and Culture, 2009 - books.google.fr).

Le dieu Bès - www.timetrips.co.uk

Comme le soulignait M. Malaise, c'est à son rôle de protecteur des fœtus mort-nés ou des nourrissons prématurés que Bes doit de figurer sur les cippes, renvoyant non à un âge avancé, mais au temps indécis de la gestation (Annie Forgeau, Horus-fils-d'Isis: la jeunesse d'un dieu, 2010 - books.google.fr).

Bès assis tient le petit Horus sur ses genoux, dans la même attitude qu'une Isis lactans. Il est intéressant de noter que l'on a trouvé des images creuses de Bès ayant servi de cercueils à des foetus humains (G. Michailides, Bès aux divers aspects, Bulletin de l'Institut d'Égypte, Volume 45, 1963 - books.google.fr).

Bien que l'image spécifique de Bès se rencontre à partir du Nouvel Empire sur nombre d'objets domestiques (en particulier des lits, des chevets et des sièges) - elle apparaît pour la première fois, à Deir el-Bahari, sous la couche où Hatchepsout vient d'être mise au monde - et qu'elle ait probablement comme origine celle d'Aha, telle qu'elle apparaît sur les ivoires magiques du Moyen Empire, il faut attendre l'époque ptolémaïque pour que des inscriptions l'identifient nommément sur les abaques ou les architraves des mammisis. Avec d'assez nombreuses variantes de détail, le dieu, qui est le plus souvent représenté nu et de face, avec des mamelles pendantes, a l'aspect d'un gnome difforme aux demi fléchies laissant voir une longue queue animale dont il n'est pas toujours facile de dire si elle lui appartient en propre ou si c'est celle de la dépouille de félin qu'il porte parfois sur le dos ; proches à bien des égards de l'image d'un lion protecteur dressé sur ses pattes postérieures, connue, entre autres, par une statuette et par le décor d'un lit retrouvés dans la tombe de Toutânkhamon, il a un masque léonin plus ou moins grimaçant selon qu'il tire la langue ou non, des oreilles rondes, une barbe et une chevelure tenant de la crinière et, couronnant le tout, une coiffure de hautes plumes fichées dans un mortier (Jean Pierre Corteggiani, L'Égypte ancienne et ses dieux: dictionnaire illustré, 2007 - books.google.fr).

Dans l'Egypte antique, par exemple, le sculpteur est « celui qui fait vivre ».

La Kabbale hébraïque inscrit dans le prolongement de la création d'Adam par Yahvé, celle du Golem par l'homme. L'être créé imite son créateur en pétrissant dans l'argile rouge une statuette qu'il anime ensuite par la simple inscription du mot « vie » sur son front. À la différence d'Adam, le Golem ne possède pas la parole, car les hommes se révèlent incapables de la lui donner, ce qui confirme la parenté de l'« âme » accordée par Yahvé avec le « gosier », siège de la voix. Cette tradition atteste de ce que les plus anciens commentateurs de l'Ancien Testament voyaient en Yahvé une figure de potier. La religion judéo-chrétienne n'est pas seule à concevoir l'origine de l'homme comme un modelage de la terre. Dans le panthéon égyptien, c'est un dieu à tête de bélier, Khnoum, qui tient ce rôle. On trouve une belle illustration de son travail sur un monument élevé dans les années 1 400 av. J.-C. : le temple funéraire de la reine Hatshepsout, à Deir el Bahari. La fresque qui orne cet édifice vise à fonder le fonder le mythe d'une origine divine de la reine ; elle aurait été engendrée par Amon-Rê, dissimulé sous les traits du pharaon Thoutmosis 1er. Khnoum est représenté à son tour de potier. Il façonne la jeune fille de sa main, tout en lui parlant. Et ses paroles, magiques, viennent s'incorporer à l'argile, lui donner vie (Christian Chelebourg, Préface : la boue dans l'imaginaire, Imaginaires de la boue, 1996 - books.google.fr).

Le Ps. 104 est un hymne, unique en son genre, célébrant le partage par le Créateur de l'espace et du temps entre créatures animales et humaines (Albert de Pury, Homme et animal Dieu les créa: l'Ancien Testament et les animaux, 1993 - books.google.fr).

Le Ps. 104 [103 Vulgate] a déjà parlé aussi du vent comme monture ou messager de Dieu (v. 3-4) : au v. 30, il s'agit du souffle de Dieu qui est créateur (br') de tous les êtres animés (cf. v. 24 sq.); en fait, cette affirmation ne vient pas tant décrire l'acte créateur et vivificateur initial comme celui de Gen. 2/7 ou de Gen. 1/24-27, mais un acte recréateur et revivificateur comme celui d'Ez. 36-37 : le v. 29 qui précède a souligné que les êtres animés ne vivent à chaque instant que de la grâce de Dieu, et meurent quand Dieu rompt la relation, expirent (guv') quand Dieu leur retire "leur" ruach, et retournent à la poussière (Daniel Lys, Ruach, le souffle dans l'ancien testament, Études d'histoire et de philosophie religieuses, Volume 56, 1962 - books.google.fr).

Comme le golem privé de l'aleph de "emeth".

La gestation est aussi reliée au triangle épitrite.

Un triangle épitrite (4/3) étant composé, comme je l'ai dit, de 3, 4 et 5, si on additionne les [nombres qui chiffrent les] côtés, on obtient la somme de 12. Ensuite, si nous additionnons 4 à chacun des deux autres nombres, nous faisons apparaître avec l'un, le nombre 75, qui fait penser aux enfants qui viennent à terme à sept mois, et, avec l'autre, le nombre 9, qui fait penser aux enfants qui viennent à terme au bout de neuf mois. Chacun des deux calculs correspond à l'arrivée à terme d'un embryon humain, lequel naît d'un mélange de masculin et de féminin comme le montre la nature des nombres additionnés. Par ailleurs, si nous additionnons 3 et 5, qui sont tous deux masculins, nous faisons apparaître l'enfantement d'un embryon mal nourri et mort-né, un enfantement à huit mois (Arístides Quintilianus, La musique, traduit par François Duysinx, 1999 - books.google.fr).

Aristide Quintilien fut un musicographe grec, probablement du IIIe siècle apr. J.-C. Il a laissé un traité, De la musique (fin du IIIe s.), inséré par Marcus Meibom (vers 1630 - 1710/1711), érudit danois, dans sa collection des Antiquae musicae auctores septem (Amsterdam 1652). C'est le dernier ouvrage à traiter de l'harmonique à partir du pythagorisme (proportion 3:2 ou 4:3) (fr.wikipedia.org - Aristide Quintilien).

Le natarikon consiste à réunir les lettres initiales ou finales de plusieurs mots pour en former un seul, ou à considérer les lettres d'un seul mot comme autant de mots dont elles formeraient les initiales. Ainsi par exemple, les finales des mots bara elohim laasot (creavit Deus ut faceret, Genèse, II, 3 ), forment le mot emeth (vérité), ce qui indique que Dieu n'a créé le monde que pour que la vérité y règne. Les trois lettres du mot Adam forment les initiales des trois mots Adam, David, Messie, ce qui prouve que l'âme d'Adam, par la métempsycose, devait reparaître dans les corps de David et du Messie (La Cabale) (Dictionnaire de la conversation et de la lecture, Tome 4, 1860 - books.google.fr).

Si le mot "vérité n'apparaît pas explicitement dans le psaume 103, à rapprocher cependant de Genèse 1 et 2, c'est le cas à la page 103 de La Vraie Langue Celtique< :

Les termes puniques sont certainement l'expression exacte des habitudes de ces peuples, et cette vérité se manifeste avec puissance dans le verbe ramper, en Kab. mour'edh. (VLC, p. 103).

"ramper" est mise en rapport avec le monstre Leviathan du verset 26 du psaume 103 (La Vraie Langue Celtique de l’abbé Henri Boudet : Livre IV - Ps. 103).

Guématrie

Le mot emeth a pour valeur guématrique 1+40+400 = 441. C'est le carré de 21, guématrie de Ehieh ("je suis" : Et il dit : «Tu parleras ainsi aux enfants d'Israël : Ehieh (je suis) m'envoie vers vous » (Exode 3,13-14)).

441 est le carré du côté 21 du triangle rectangle 20, 21, 29 (Bernard Frénicle de Bessy, Méthode pour trouver la solution des problèmes par les exclusions, 1693 - books.google.fr).

Ehieh entre dans la composition du talisman de John Dee AEMETH.

Le Sceau de la vérité divine {Sigillum Dei Aemeth), pentacle de cire pure, et la Table sainte gravée des douze lettres en énochien, alphabet des anges à l'origine de toutes les langues et que les hommes parlaient avant la tour de Babel, furent fabriqués sur les indications précises d'Uriel. D'autres apparitions angéliques viendront parachever la transcription des arcanes magiques et de la langue matricielle anté-babélique sans grammaire ni syntaxe. Kelley et Dee, par ailleurs, se rendaient volontiers après minuit dans les cimetières anglais pour déranger les défunts avec force invocations et cercles magiques, ce qui les fit soupçonner de sorcellerie (de captation des esprits à des fins maléfiques). Les deux compères voyageront en Pologne et dans la Prague du Rabbi Loew (créateur du Golem au front marqué du mot Ameth, verité, comme le Sigillum) où ils seront reçus par le mystérieux Rodolphe II de Habsbourg (Hubert Haddad, Le nouveau nouveau magasin d'écriture, 2007 - books.google.fr).

Vérité et âme

Selon Platon, l'âme est distincte du corps, car c'est l'âme seule qui est capable de penser, tandis que le corps n'est qu'un instrument de sensation. Or, la sensation est profondément distincte de la pensée. La sensation est fugitive, obscure, variable, mobile. La pensée, au contraire, est éternelle, immortelle, toujours la même. L'objet de la pensée, c'est la vérité; la vérité est éternelle, et l'âme en communication avec la vérité montre par cela même qu'elle est de la même essence, qu'elle lui est parente, et par conséquent quelque chose d'éminemment supérieur au corps. Elle est semblable à ce qui est immortel, tandis que le corps est semblable à ce qui est mortel. Ainsi quand l'âme veut connaître la vérité, ce n'est pas par le moyen de la vue, de l'ouïe, ni des autres sens, c'est par le moyen de la pensée toute seule. Entraîné par la sensation, l'homme ne voit plus, ne comprend plus, il est entraîné dans une sorte de vertige ; il est semblable à un homme ivre; mais s'il réussit à s'affranchir du corps et à considérer les idées en elles-mêmes, alors seulement il connaît la vérité. Platon a même établi ce point célèbre et important de la philosophie, que la pensée a besoin, pour exister, d'un point central et un, et il montre que si toutes nos sensations ne venaient converger vers un point central, si ce qu'il y a de commun entre toutes nos sensations n'était pas connu par un sujet un, il ne pourrait y avoir de pensée. Ainsi l'existence de l'âme est démontrée par sa conformité avec la vérité éternelle et sa nécessaire unité (Paul Janet, De la distinction de l'âme et du corps. HGistorique de la question, Revue des cours litteraires de la France et de l'etranger litterature, philosophie, theologie, eloquence, 1864 - books.google.fr).

Le golem est une "masse informe" de glaise animée le plus souvent par le mot emeth (vie ou vérité) écrit sur un parchemin et glissé entre les dents du monstre ou marqué sur son front. Le retrait de la lettre "e" transforme le mot vérité en le mot mort ("meth"). Le mot emeth est fait de trois lettres : aleph, mem et tav (Juliette Vion-Dury, Pierre Brunel, Dictionnaire des mythes du fantastique, 2003 - books.google.fr).

Un commentaire talmudique indique que le mot vérité est le sceau de Dieu imprimé dans la créature humaine. Chez Juda le Pieux de Spire, mort en 1217, la parole est donnée au Golem car c'est lui qui commande à son créateur de retirer l'aleph de son front, geste qui le fait retomber en poussière (Pérel Wilgowicz, Vampirisme, séparation, création, Pardès, Numéro 31, 2001 - books.google.fr).

Il a la particularité d'être composé de la première, de la médiane et de la dernière lettre de l'alphabet hébreu, ce qui lui confère une éminente valeur symbolique (Note sur Adrien Le Tartier, médecin champenois, Travaux de Litterature, 2000 - books.google.fr).

La liaison de l'âme et de la vérité selon Platon ferait que l'apposition du mot vérité animerait la masse inerte du Golem.

Il semble que Platon, pour concevoir l'individualité physique élémentaire, ait appliqué une représentation pythagoricienne, perfectionnée par les récentes découvertes faites en stéréométrie par Théétète à la conception que les Physiologues ioniens présentaient de l'élément : le caractère indéfini de l'élément est devenu celui de l'espace ou réceptacle, "chôra" ; au contraire ce qu'il y avait de positif dans la substantialité matérielle de l'élément primitif unique est devenu forme géométrique, triangle élémentaire avec lequel Platon s'efforce de composer tous les tétraèdres réguliers pour expliquer la continuité de la transmutation des éléments ; un corpuscule d'eau contient autant de triangles que deux corpuscules d'air, plus un de feu, et un corpuscule d'air en contient autant que deux corpuscules de feu (Timée, 53c - 57c) ; il existe donc une certaine homogénéité de toute la matière, malgré sa division en corpuscules élémentaires, grâce à ce fait que les corpuscules élémentaires sont eux-mêmes composés de triangles ; seuls les corpuscules de terre résistent à cette décomposition établissant la continuité dans les transmutations ; de cette manière, le plus petit élément de matière élémentaire a déjà une forme ; la pure indétermination a été rejetée dans le dans le concept «bâtard, à peine croyable» de "chôra" (Timée, 52b). Mais il ne suffit pas des triangles élémentaires pour faire le cosmos : la pure nécessité ne peut, à partir des triangles élémentaires, engendrer que les corpuscules élémentaires des quatre éléments. Les polyèdres ne vont pas au-delà de la détermination des rapports fixes de grandeur et de petitesse (53c). Cette incapacité de la "chôra" et des triangles élémentaires à faire apparaître des individus organisés complets vient du fait que Platon n'a pas conservé la physis des Ioniens. C'est alors le démiurge qui intervient pour donner forme à l'ensemble formé par la "chôra" et les polyèdres et en faire un cosmos. Le démiurge crée ce qui dans l'individualité est organisation et structure d'ensemble, finalité, relation organique ; il crée l'âme du monde : l'âme du monde, qui est un mixte, est composée du "peras" qu'est l'essence indivisible et de l'"apeiron" qu'est l'essence divisible (35a). A ceci s'ajoutent encore le même et l'autre, qui n'entrent dans le mélange que par force, et restent principe d'indétermination (Gilbert Simondon, L'individuation à la lumière des notions de forme et d'information, 2005 - books.google.fr).

La conformité du monde sensible au monde intelligible s'explique par l'intervention du Démiurge identifié à la Raison (Noûs), qui met en forme le sensible en fixant les yeux sur les Formes. Pour constituer le monde le monde sensible, le Démiurge doit en outre utiliser un « matériau », dont il n'a pas totalement la maîtrise. Voilà pourquoi la Raison ne peut agir sur cette Nécessité que par la persuasion. Par ailleurs, le monde sensible fabriqué par le Démiurge est doué de mouvement. Aussi doit-il être doté d'une âme, qui explique non seulement les mouvements ordonnés des corps célestes, mais aussi tous les mouvements qui, dans le monde sublunaire, se manifestent de façon anarchique. Et le corps qu'anime cette âme présente l'aspect d'une sphère ; il est constitué de quatre éléments : feu, eau, air, terre assimilés à quatre polyèdres réguliers : tétraèdre, octaèdre, icosaèdre et cube, lesquels dérivent de deux types de triangles rectangles : scalène et isocèle (Encyclopédie philosophique universelle, Les notions philosophiques, Tome II, 1992 - books.google.fr).

Un triangle isocèle rectangle apparaîtrait sur la dalle verticale de la tombe de Marie de Nègre (Autour de Rennes le Château : Dalle verticale de Marie de Nègre : un triangle isocèle rectangle).

Adam et le Golgotha

Le Talmud appelle parfois Adam « golem » quand il veut faire allusion aux douze premières heures de sa vie : il s'agit là d'évoquer son corps encore dénué d'âme. Mais c'est surtout le Sefer Yesirah (le Livre de la Création) et l'exégèse ésotérique qui en fut faite qui développèrent l'idée du golem en relation avec les croyances concernant le pouvoir créatif du discours et des lettres de l'alphabet hébreu (Olivier Juilliard, Golem) (Dictionnaire du Judaïsme: (Les Dictionnaires d'Universalis), 2015 - books.google.fr).

Dans un texte midrashique on peut lire : "Nos maîtres, de mémoire bénie, ont appelé de la même façon l'émanation des essences [primordiales] et leur manifestation : "déracinement". Cela est rapporté dans Genèse Rabba (15:1) : "YHVH Dieu planta un jardin en Éden" (Gen. 2:8), correspond à : "Les arbres de YHVH se rassasient, les cèdres du Liban qu'il a plantés" (Ps. 104:16)".

"Les arbres de YHVH" (Ps. 104:16) font allusion dans le verset aux choses supérieures appelées de ce nom, qui sont pour les arbres terrestres leur vitalité, leur humidité, leur force germinative (Charles Mopsik, Les grands textes de la Cabale: les rites qui font Dieu : pratiques religieuses et efficacité théurgique dans la Cabale, des origines au milieu du XVIIIe siècle, 1993 - books.google.fr).

Il peut y avoir une dimension théurgique au mystère de Rennes le Château, telle la "réintégration des êtres" dans la mystagogie des Elus Cohens de Martinez de Pasqually, comme pourrait en témoigner la dénomination de "Fauteuil du diable" ou siège de Satan sur lequel doit trôner Adam réintégré au Paradis, selon l'apocryphe Vie d'Adam et Eve (Le Cercle et la Croix des Prophètes : Les Prophètes et Rennes le Château : Les Chartreux de la Loubatière et la réintégration).

Selon les légendes provençales, le « bois de la vie », qui est celui dont a été faite la Croix de la Crucifixion, serait celui de l'arbre du Bien et du Mal. Ainsi le même Bois aurait été cause de la chute et de la Rédemption d'Adam. Le problème de leur apparition et de sa date, ainsi que celui de leur origine est très complexe, et la bibliographie sur le sujet est fort abondante. On admet cependant que ces légendes sont apparues vers le XIIe siècle, en Provence, et les mythes qu'elles utilisent ont, sans doute, si ce n'est une certitude, une origine bogomile.

Rien dans la Turba Gallica, qui ne se trouve chez Béde le Vénérable et ne soit connu d'Alain de Lille. L'arbre de vie, c'est le Christ, c'est Adam avant la chute : ses fruits sont les fruits de l'immortalité que Dieu réserve aux élus, et c'est un don « caché » : cet arbre de vie est fait, comme Adam, de masculin et de féminin, comme Eve était contenue dans Adam, dès la création de celui-ci. Qu'il faille apprendre à le planter et à faire en sorte qu'il ne périsse pas cela ressort du fait que la vision en est donnée à ceux qui « ont vaincu le vieux serpent », et de la comparaison de Béde entre les saints et les autres arbres plantés dans le jardin paradisiaque. Cette dernière comparaison remonte aux premiers âges du christianisme, comme l'a montré J. Daniélou. « Ceux qui aiment Dieu véritablement deviennent un paradis de délices. Un arbre chargé de fruits à la sève vigoureuse grandit en eux et ils sont ornés des plus riches fruits. Car c'est le terrain où ont été plantés l'arbre de la connaissance et l'arbre de la vie [...] » lit-on dans l'Epître à Diognète (Paulette Duval, La pensée alchimique et le conte du graal, Champion, 1979, p. 241-242).

En ce qui concerne la tradition du tombeau d'Adam au Golgotha, on devrait distinguer les deux traditions qui se sont formées déjà avant la construction du Saint-Sépulcre. Selon la tradition la plus ancienne, dont témoignent Julius Africanus (vers 160-240) et Origène, le Golgotha est le lieu où «se trouve "le chef" de tous les hommes» comme dans la Caverne des Trésors. La deuxième tradition s'accorde avec «le lieu du crâne» du Nouveau Testament, et s'est développée avec la légende sur «le crâne d'Adam» attestée la première fois par pseudo-Basile (mort en 379). La deuxième tradition est également répandue chez les auteurs syriaques, comme le Lexique de Bar Bahlul l'indique. Toutefois le texte montre clairement comment elle s'appuie sur la Caverne et le Nouveau Testamcnt. «En syriaque (le lieu) s'appelle «Qarqaphtha» et en hébreu "Golgotha", car il (le mot) a fourni l'endroit élevé et rond comme "Qarqaphtha". Aussi est-ce là que le crâne d'Adam est enterré. Lorsque Noé est sorti de l'arche, il a divisé les os d'Adam. Et il donna à Sem, son fils, la tête d'Adam. Et il l'a enterrée dans cet endroit. C'est en ce (lieu) que la croix de notre Seigneur, le Messie, est fixée». (PS, col. 3762) (Su-Min Ri, Commentaire de la Caverne Des Trésors: Étude Sur L'histoire Du Texte Et de Ses Sources, 2000 - books.google.fr).

Les Pères de l'Eglise ont en effet souvent comparé le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal qui entraîne la mort à Jésus-Christ qui est le fruit sauveur suspendu à la croix-arbre de vie. Cette conception très fréquemment reprise au Moyen-Age est éloquemment illustrée par Masaccio. Et cet arbre de vie cruciforme planté sur le Golgotha, le lieu du crâne, est bel et bien issu du placenta. Il y a correspondance entre la tête et l'utérus car, replié sur lui-même comme un haricot le cerveau ressemble à un foetus dont le cordon ombilical serait la moelle épiniere. Il baigne dans un liquide et il est entouré de membranes, appelées, on ne peut mieux dire, la pie-mère et la dure-mère analogues à la membrane amniotique et au chorion (Mythologie française: bulletin de la Société de mythologie française, Numéros 181 à 184, 1996 - books.google.fr).

Il est vu que le Goundhill est appelé Sarraz Plazent qui pourrait avoir un rapport avec le placenta (Autour de Rennes le Château : Pentagone et Sceau de Palaja).

Voici trois vers que les "sorciers" prononcent dans le temps qu'on les applique à la gêne : Imparibus meritis tria pendent corpora ramis, Dismas et Gestas in medio est divina potestas, Dismas damnatur, Gestas ad astra levatur (Secrets merveilleux de la magie naturelle et cabalistique du petit Albert, 1722 - books.google.fr).

Il y a parfois inversion entre les noms des larrons et leur qualité, mais ici c'est peut-être le fait des "sorciers".

Reste que Gestas peut avoir un rapport étymologique avec gestation.

When the Ark landed on Mount Qardu and the water subsided, Noah found himself in this region under the stars, which we still inhabit (Paradise 1:10). He gazed up at those stars and wished himself in the Garden, which he knew was above the firmament. But how could the Tree of Life reach him in this place, after bending its branches down over the 'fence'? Only by following the paths of the Rivers of Paradise, down through the sea surrounding those cliffs (paralleled in Christ's gestation, baptism, and suffering), into the earth beneath the sea (his death and burial), and up into our world (his resurrection), from which it then shot back up (his ascension), like a vertical fountain-jet, to pierce the firmament and open a way back into Paradise (Ephrem, Madrase on Paradise) (Oriens Christianus, Volume 87, 2003 - books.google.fr).