Partie XIV - Le Serpent rouge   Le voyage de l’âme   Balance   
SERPENT ROUGE SCEAU DE PALAJA BALANCE

BALANCE

« Commencé dans les ténèbres, mon voyage ne pouvait s’achever qu’en Lumière. A la fenêtre de la maison ruinée, je contemplais à travers les arbres dépouillés par l’automne le sommet de la montagne. La croix de crète se détachait sous le soleil du midi, elle était la quatorzième et la plus grande de toutes avec ses 35 centimètres ! Me voici donc à mon tour cavalier sur le coursier divin chevauchant l’abîme. »

Selon le système de Yves Albert Dauge et de Charles Baudouin, les signes du zodiaque correspondent aux 12 livres de l'Enéide. La Balance correspond au dernier livre, comme semble l'indiquer "mon voyage ne pouvait s'achever qu'en lumière" (L’étoile hermétique : Alchimie et Astrologie).

Le lieu : Carla à Lagrasse

La Vraie Langue Celtique

L'origine de la BALANCE du Setpent rouge est peut-être à rechercher dans la Vraie Langue Celtique :

pp. 234-235 : La crête naturelle venant de Cugulhou, continue de se dessiner après avoir dépasser le Carlat. Les ménirs renversés sont nombreux sur les flancs de la montagne, et excitent par leur masse une surprise bien légitime. Sur la crête, s'étendant depuis le Carlat jusqu'au ruisseau de Trinque-Bouteille, on distingue facilement des traces évidentes du travail humain ; les Celtes ont employé leurs soins à rendre moins larges les solutions de continuité de cette crête naturelle. En face du point où se trouvent la station thermale et l'église paroissiale, la ligne courbe faite par l'assise de rochers porte le nom de Cap dé l'Hommé. Un ménir était conservé à cet endroit, et on y avait, dans le haut, sculpté en relief, une magnifique tête du Seigneur Jésus, le Sauveur de l'humanité. Cette sculpture qui à vu près de dix-huit siècles, a fait donner à cette partie du plateau le nom de Cap dé l'Hommé (la tête de l'Homme), de l'homme par excellence, filius hominis. Il est déplorable qu'on ait été obligé, au mois de décembre 1884, d'enlever cette belle sculpture de la place qu'elle occupait, pour la soustraire aux ravages produits par le pic d'un malheureux jeune homme, lequel était bien loin d'en soupçonner la signification et la valeur. (Cette tête sculptée du Sauveur est entre les mains de M. Cailhol, à Alet.) A gauche de ce ménir regardant la station thermale et son église paroissiale, on découvre sur les roches voisines des croix grecques profondément gravées par le ciseau et mesurant depuis vingt jusqu'à trente et trente-cinq centimètres. Ces croix, à branches égales et au nombre de cinq sur ce seul point, ont dû être gravées par ordre des premiers missionnaires chrétiens envoyés dans la contrée.

Il faut peut-être déplacer le Carlat vers Lagrasse, qui devient Carla, avec sa chapelle Notre Dame, mentionnée dans la chanson de geste Philomena.

1) L'étage le plus ancien, le Danien, se décompose en plusieurs couches de calcaires séparées par des couches de marnes. La barre rocheuse calcaire qui, dominant Lagrasse à l'Est, s'étend des environs du moulin d'Escourrou (le moulin le plus haut se trouvant près de l'ancien chemin menant de Lagrasse à Tournissan) jusqu'à la bordure Nord du pic de Villebersas, appartient à cet étage ainsi que d'autres couches qui lui sont parallèles et séparées d'elle par quelques mètres seulement de marnes. Toutes ces couches sont inclinées et plongent vers le Sud-Est, en direction de Tournissan. Le chemin qui, partant de la route se dirige vers le Col Rouch, les coupe toutes, on peut en compter une dizaine au moment où ce chemin cesse d'être bordé par les vignes et les chênes verts séculaires et commence à monter avant d'atteindre les roches rouges du Col Rouch [...]

2) L'étage du Montien est le plus facile à repérer. C'est celui qui est formé par une couche de marnes rouges. On les aperçoit à l'Est, entre Tournissan et Ribaute où elles forment un versant d'une soixantaine de mètres d'épaisseur, surmonté d'une mince couche calcaire (qui, lui, ne fait pas partie de cet étage). On les voit également dans le secteur du Col Rouch auquel elles ont donné le nom. Là, on peut voir que par endroits elles englobent une très mince couche de conglomérat (ressemblant à du béton). Ce conglomérat correspond à un dépôt torrentiel momentané. En le suivant attentivement, on se rendra compte du pendage. En le suivant attentivement, on se rendra compte du pendage. Ces marnes rouges sont également visibles dans la vallée du Sou quand on se dirige vers Carcassonne, sur la gauche du chemin avant la croix qui se trouve sur la crête du Carla (Eugène Bareil, Lagrasse, 1975 - books.google.fr).

Le cavalier sur le coursier divin chevauchant l'abîme peut indiquer le Saint Michel de Delacroix à la chapelle des Saints Anges mais correspondant à La Cassaigne, dans le secteur des Poissons. Saint Michel est fêté le 29 septembre, date située dans le signe de la Balance (Autour de Rennes le Château : Le Tombeau d’Anchise).

Mais Serviès-en-Val, associé à l'étoile Mizar (z Dzêta Ursae Majoris) est dans ce secteur de la Balance, ce qui fait que Rieux-en-Val pourrait être Alcor, le compagnon de Mizar (Autour de Rennes : Saint Sulpice, Aude et Grande Ourse).

La tradition raconte que Rieux a existé au temps de Charlemagne dont les armées ont peut être combattu les Sarrazins. Rieux appartint à l'Abbaye de Lagrasse jusqu'au début du XIIème siècle. L'ancien village très important était entouré de fortifications ; on y pénétrait par les deux portes principales qui ont existé jusqu'en 1759. Une haute tour carrée domine le village et faisait partie des fortifications. A voir : l'ancien pont dit Romain est une petite merveille d'architecture du 12ème siècle et un menhir surmonté d'une croix au nord-est de Rieux (www.lagrasse.com - Rieux-en-Val).

En 1260, Olivier de Termes possédait tout le Val de Daigne, à l'exception de Villar-en-Val, Pradelles-en-Val, Rieux-en-Val, et Montlaur, et qu'il vendit deux ans plus tard cette seigneurie au chapitre Saint-Nazaire de Carcassonne. A cette date, l'abbaye de Lagrasse semblait ne plus avoir de droits sur le val de Daigne (Gauthier Langlois, La formation de la seigneurie de Termes, Heresis, Numéro 17, Centre national d'études cathares (France), 1991 - books.google.fr).

Rieux a appartenu aux de Martin, de Vic, et Méric au XVIIIème siècle, de Calmès au XIXème.

Le nom d'Alcor viendrait de l’arabe al-qur, « le cavalier » du fait qu'elle semble chevaucher un des chevaux du chariot de la Grande Ourse. La plus ancienne notification de cette étoile vient de l'astronome persan Abd Al-Rahman Al Soufi dans son Livre des étoiles fixes établi en 964 à partir du catalogue de Ptolémée : « Au-dessus d'al-Anak (Mizar) est une petite étoile qui lui est contigüe, que les arabes nomment al-Suha (la petite négligée) et dans quelques dialectes al-Saïdak (l'étoile de confiance). Ptolémée n'en parle pas, et c'est celle dont on se sert pour essayer la portée de la vue. » Il est singulier que les anciens n'en aient pas dit un seul mot alors qu'elle est assez facilement visible à l'œil nu dans un ciel pur. Une tradition non vérifiée voudrait qu'elle ait servi à tester l'acuité visuelle des archers de Charles Quint et de Gengis Khan (fr.wikipedia.org - Alcor, 80 Ursae Majoris).

Alcor est la clé du mystère du roman « La Comtesse de Cagliostro » de Maurice Leblanc, son nom étant déduit de la phrase « Ad Lapidem Currebat Olim Regina » (« Vers la pierre courait autrefois la Reine »). En effet, l'emplacement de certaines abbayes du pays de Caux est censé reproduire au sol le tracé de la Grande Ourse, et Alcor indiquerait le lieu où serait enfoui un hypothétique trésor des rois de France (fr.wikipedia.org - Alcor, 80 Ursae Majoris, Arsène Lupin de Maurice Leblanc : Les axes d’Arsène Lupin).