Partie XV - Le Cercle et la Croix des Prophètes   Lourdes et la Croix des Prophètes   Alignement   
LE CERCLE ET LA CROIX DES PROPHETES RENNES LE CHATEAU LOURDES

Lourdes se trouve placée sur l'axe transversale de la Croix d'Huriel transposée au niveau du Cercle des Prophètes de centre les Patiassés.

Sur le chemin on trouve Sainte Colombre sur l'Hers, sur le montant vertical de la Croix d'Huriel au-delà de La Cassaigne, avec sa vierge noire vénérée par les Gitans, et La Bastide de Sérou avec une autre vierge noire (Jean Pierre Bayard, Déesses mères et Vierges noires, Editions du Rocher, 2001, pp. 153 et 149).

La région de Tarbes apparaît dans La Vraie Langue Celtique à la page 144 (ligne du bas) et est développée à la 145 (Les Prophètes et le Sceau de Palaja : Des psaumes et l’inverse du Cercle des Prophètes).

Les 50 chiens de la page 145 rappellent ceux d'Actéon, au nombre des jours caniculaires grecs, qui le dévorèrent après qu'Artémis l'eut métamorphosé en cerf pour sa punition.

Actéon est lié au mont Pélion cité par Boudet avec les monts Ossa et Olympe à la page 239 (Autour de Rennes le Château : Gisors et Auxerre : 31 juillet et 20 septembre).

Le psaume 145 et Louis Godet

Louis Godet appartenait à la famille noble des vicomtes de Vadenay. de Soudé, de Gueux dont la Revue a publié la généalogie détaillée. Il était fils de Philibert Godet, seigneur de Thillois et de Bonaventure L'Hoste. fille du seigneur de Recy; il naquit à Châlons en 1588. Un de ses frères alla guerroyer à Venise où il fut tué ; un autre fut chanoine-trésorier de l'abbaye de Saint-Memmie. Quant à lui, il passa toute sa vie à Châlons, occupé dès son enfance à rimer, à en juger par le bagage poétique dont il pouvait se parer dès l'âge de vingt ans. Très-bien vu, ensemble du duc de Nevers, gouverneur général de la province il était apparenté avec toutes les familles notables du pays. Un pareil entourage lui procure évidemment de faciles succès; il se crut fort grand poète, capable de faire oublier les lauriers de Bonsard. Son orgueil d'ailleurs est naïf et il place très modestement en tête de son principal ouvrage des pièces de vers exagérément élogieuses pour lui. Le poème a pour titre — au moins original -. Le Sacré Hêlicon ou le dévot logis de la Muse dévote, avec cette épigraphe : a Sapiens sua sorte Gaudet. » Il est dédié au duc de Nevers et comprend une foule de morceaux au moins curieux à à lire : dix-huit sonnets. des psaumes paraphrasés, les commandements de Dieu mis également en sonnets, des odes, nombre de pièces diverses dont nous le loisir de reproduire quelques passages. Catholique ardent et royaliste dévoué, Louis Godet ne manque aucune occasion d'affirmer sa foi et sa conviction. Le volume parut à Châlons chez Guyot en 1608, il se termine, par un poème en 1500 vers sur la Patience affligée. Louis Godet épousa le 5 mai 1617 Françoise Billet, fille du seigneur de Fagnières, receveur général des décimes en Champagne. Nous connaissons encore de lui : Les réjouissances de la France et les vœux de François au sacre de Louis XIII, plaquette de seize pages, Reims, Foigny, 1610. — La coutume de Châlons, commentée de la façon la plus humouristique en prose et en vers, parue chez Nobily à Châlons en 1615. — Enfin un discours en prose: L'apologie des jeunes avocats avec la recommandation de la Poèsie et de la nouvelle jurisprudence (in-8, Châlons, Grilfard, 1613). Louis Godet était un original, nous ne dirons pas qu'il fut un poète sérieux, mais il faut cependant lui reconnaître de la verve, de l'imagination et parfois un véritable souffle poétique. A ce titre le "Chalonnais champenois" comme il se nomme lui-même. méritait au moins une mention dans la Revue. Il devint en 1625 lieutenant criminel au bailliage d'Epernay, charge dans laquelle lui succéda son fils (Nouvelle revue de Champagne et de Brie, 1881 - books.google.fr).

Godet, écuyer, seigneur de Thilloy ou Thillois, poète et légiste, fut lui-même attaché au Service de Charles de Gonzague & de Cléves, fils de Louis, & il en fut favorisé. C'est à lui qu'il adresse son Sacré Hélicon, qui contient une Paraphrase du Ps. 94, 18 Sonnets sur la Vanité du Monde, les regrets d'un Courtisan, imités du Ps. 145; la Magdelene ou le Miroir de la Pénitence ; des Méditations sur les sept Pseaumes de la Pénitence & sur les Mystères de Notre Rédemption ; des Paraphrases de divers endroits de Job, de plusieurs Oraisons à la Sainte Vierge, & des Commandemens de Dieu; 14 Sonnets sur la chaste Susanne ; & des Odes à la louange de plusieurs Saints, & à celle d'Henri IV, Au Roy, cantique à l'imitation du Psaume XCI, Anagramme sur le nom du Roy : de bon Roi bon heur (Claude-Pierre Goujet, Bibliothèque françoise, Volume 15, 1753 - books.google.fr, Amédée Lhote, Biographie châlonnaise: avec portraits, 1870 - books.google.fr).

Le psaume 94 est mis en relation avec les pages 94 et 239 de La Vraie Langue Celtique. Hasdrubal est cité à la page 94. Dans La Guerre d'Attila, celui-ci est le fils d'un lévrier et de la fille du roi de Hongrie Ostrubal nom évoque probablement l’envahisseur punique, Hastrubal, frère d’Hannibal (Deuxième guerre punique) (Autour de Rennes le Château : Orval et le 6 septembre).

Attila est cité à la page 209 de La Vraie Langue Celtique. Le premier découpage du Calendrer de la Vraie Langue Celtique associe Sens aux pages 211-224 et le calendrier nonagonal, Sens au 6 septembre (Le Calendrier de La Vraie Langue Celtique : 6 septembre - Sancien - Sens).

Un des axes du 7 septembre passe par les Champs catalauniques (La Cheppe), ce qui a permis de lier Attila à cet axe qui passe par aussi Orval, Stenay, Margut (Ermitage de Saint Walfroy) et Clervaux (Luxembourg) (Autour de Rennes le Château : Orval et le 6 septembre).

Le découpage du Calendrier de la VLC est peut-être non valide mais à la page 211 Boudet parle des "invasions des prétendus barbares", ce qui prolonge la carrière d'Attila jusqu'à la partie "Sens" du Calendrier de la VLC :

La dégénérescence ne pouvait tarder cependant, et les invasions des prétendus barbares ont retardé à peine la fusion complète des deux langues, puisque cette fusion était déjà sensible dans le sixième siècle de notre ère. (VLC, p. 211)

Le psaume 91

Godet s'inspire du psaume 91 pur écrire son Ode à Henri IV, le Béarnais natif de Pau.

Le seul psaume cité nomémment par Boudet est le 144, et ce à la page 246 qui correspond au psaume 91 (246 - 155) (Des psaumes et l’inverse du Cercle des Prophètes).

Nevers et Lourdes

Qui dit Lourdes dit Nevers, on s'en aperçoit avec la fin des jours de Bernadette dans cette dernière ville et la création de l'Ordre de la Milice chrétienne, sous le titre de la Conception immaculée de la Vierge, deux siècles et demi plus tôt, par le duc de Nevers Charles de Gonzague (Autour de Rennes le Château : Poussin pouvait-il connaître le Jugement de Mantinée ?, Calendrier kabbalistique de Bernadette Soubirous).

Nevers se trouve sur un des axes du 16 octobre (et non 6) du calendrier nonagonal.

D'après le Bréviaire de l'Eglise de Nevers de 1727, saint Saulge (fêté le 16 Octobre) serait un moine nivernais qui aurait vécu au VIe siècle. Sur un antique vitrail de l'église de Saint-Saulge, il est représenté en simple froc de moine (Jean Drouillet, Folklore du Nivernais et du Morvan, Volume 1, 1959 - books.google.fr).

La commune de Saint Saulge dans la Nièvre est dans le sud de son territoire (Varenne) sur un axe du 16 octobre mais le bourg est situé avant.

6 Octobre 1621 : Charles de Gonzague, duc de Nevers, érige les arquebusiers en confrérie sous le nom de compagnie de Saint-Charles, et approuve leurs statuts. Le 11 février 1622 : la ville accorde aux arquebusiers le Ravelin du Pont-Cizeau en entier, à la charge d'y bâtir une maison; de continuer et achever la clôture de maçonnerie si bon leur semble, et y faire faire fermeture à leurs frais; de prêter serment devant les échevins, en présence de leurs capitaine, lieutenant et enseigne, qui auront, avec les conseillers de la compagnie, la connaissance de leurs délits; de rendre les lieux, en cas de besoin, à la première signification, et que les échevins auront deux clés de la porte. Le roi des arquebusiers aura les mêmes priviléges que le roi de l'oiseau (Parmentier, Archives de Nevers on inventaire historique des titres de la ville, Volume 2, 1842 - books.google.fr).

Le 11 février est devenue la fête de Notre Dame de Lourdes.

Après une allusion vague aux événements militaires dont la Guienne fut le théâtre en 1673 et où Villars et de Losses, son lieutenant, tinrent péniblement tête à de hardis partisans, Geoffroy de Vivant en Périgord, Géraud de Lomagne, baron de Sérignac, le frère de Terride, en Gascogne, Langoiran en Bordelais, Monluc a consigné un autre événement de famille, douloureux celui-ci : la mort de son fils Fabien. Au retour du siège de La Rochelle, en juin, il avait été chargé par Villars d'une commission dans le Marsan et le Bas-Armagnac pour mettre fin aux incursions continuelles des huguenots de Béarn. Lorsqu'avec son beau-frère Fontenilhes il arriva à Saint-Sever, qu'occupait fortement La Mothe-Gondrin, il trouva qu'ils s'étaient déjà retirés. Il fortifia les principales places et arma les habitants, car le pays « estoit si pouvre et si mangé qu'il n'y avait ordre du monde d'y meclre garnisons ». Le baron d'Arros et La Gaze étant, quelque temps après, venus assiéger Lourdes avec quinze enseignes de gens de pied et deux cents chevaux, Fabien accourut à Tarbes avec soixante gentilshommes et cent vingt arquebusiers à cheval et les contraignit à se retirer en désordre. Enhardi par ce succès, il voulut prendre l'offensive et entrer en Béarn; mais en septembre, en voulant forcer une barricade à Nogaro, il « feust blessé d'une arquebusade, de laquelle il mourut » (Paul Courtault, Blaise de Monluc historien, 1908 - books.google.fr).

« Ce Fabian fut comme ses frères un très brave et vaillant gentilhomme; il l'a monstré en force endroictz signalez. Il fut comme le père, fort blessé à l'assaut de Rabastain d'une grande arquebuzade à la bouche, dont il en cuyda de mourir ; mais il s'en guérit, avec un peu de difformité à la bouche, laquelle pourtant se passa; et s'en remit en sa première beauté, car il estoit beau et agréable », Brantôme, Oeuvres complètes, P. Jannet, 1882, t. 4, p. 44. [...] Lors du siège de Rabastens [de Bigorre] (1570), B1aise de Monluc reçut un coup d'arquebuse en plein visage qui le défigura au point de l'obliger à porter un masque pour le reste de ses jours (Véronique Garrigues, Adrien de Monluc (1571-1646): d'encre et de sang, 2006 - books.google.fr).

Catholique pratiquant, Monluc s'affirme ailleurs un croyant sincère qui, à l'instant du danger, se confiait à Dieu : Je ne me suis jamais trouvé en faction quelconque que je ne l'aye appellé à mon aide. (...) Mais comme j'avois faict mon oraison à Dieu, je sentois mes forces revenir (VII, 830). Or ici, à l'heure du plus grand péril, s'il se tourne vers Dieu, ce n'est pas pour lui demander une bonne mort, mais pour le remercier de la victoire. Mourant, le duc de Guise aspirait à la paix du royaume ; Monluc ne trouve le repos de l'âme que dans le massacre de ses adversaires (Jacques Pineaux, Mort et transfiguration d'un héros : Blaise de Monluc à Rabastens, Études seiziémistes: offertes à Monsieur le Professeur V.-L. Saulnier, 1980 - books.google.fr).

Les Monluc sont d'ailleurs un exemple de l'attrait des Guise auprès des Gascons. Blaise de Monluc débute sa carrière comme page dans la maison de Lorraine, et Adrien [de Monluc], bénéficie de leur protection à la cour. L'assassinat du duc et du cardinal de Guise en 1588 redéfinit les zones d'influence dans cette partie du royaume. En sus d'être un rival, Epernon devient un adversaire du comte de Cramail. Monluc noue des liens plus amicaux avec d'autres d'autres Grands du royaume, notamment les Nevers. Monluc et Pompignan quittent Paris le 15 mars 1602, accompagnant dans son tour d'Europe un jeune prince, Charles de Gonzague, duc de Nevers (1580-1637), «avec la permission de sa Majesté [...] de se trouver ceste année 1602 en larmée chrestienne et pour gaigner la saison qui n'estoit lors assez advancee, se resoult d'aller enrichir ses yeux et son esprit de la veue des pays estranges du costé du Septentrion ». La troupe prend d'abord la route d'Ostende, avant de gagner l'Angleterre. Elisabeth Ière organise durant leur séjour londonien de nombreuses fêtes en leur honneur. De retour sur le continent, Nevers «allège son train de plusieurs gentilshommes et n'en conserve que cinq ou six [...] les sieurs de Pompignan, de Fleury, de Verpel Joyeuse, de Courtaud, Palas et Lamet ».

En 1617, Nevers s'adjoint les services du père Joseph et crée l'ordre de la Milice chrétienne pour mobiliser la noblesse autour de cet idéal médiéval. Adrien de Monluc répond à cet appel. [...] Comme fidèle du duc de Nevers, il rend service à son patron en mobilisant la petite noblesse languedocienne à sa cause. Comme chrétien, une expédition armée contre les infidèles est un exercice spirituel qui lui assure la rémission des peines pour ses péchés. Nevers et Monluc partagent un même amour des lettres. Leurs protégés se réunissent indifféremment chez leurs mécènes. Ainsi, Marolles, précepteur du jeune duc, retrouve Crosilles, protégé par le comte, « que j'ay bien vu des fois à l'Hostel de Nemours, chez M. le comte de Cramail, et dans des cabinets de Madame le douairiere de Longueville et de Madame la marquise de Rambouillet » (Véronique Garrigues, Adrien de Monluc (1571-1646): d'encre et de sang, 2006 - books.google.fr).

Adrien de Monluc-Montesquiou, prince de Chabanais (titre hérité de son grand-oncle Joachim de Montluc qui avait acquis cette seigneurie de l'Angoumois, dont les seigneurs prirent le titre de prince de Chabanais au XVe siècle), comte de Cramail, baron de Montesquiou et de Saint-Félix, comte de Monluc. Né en 1568, de Fabien de Monluc qui avait épousé le 9 janvier 1570 Anne de Montesquiou à condition que ses enfants portent le nom de Monluc-Montesquiou, il mourut le 22 janvier 1646 (fr.wikipedia.org - Blaise de Monluc).

De son engagement dans les troupes ligueuses à ses prises de position en faveur de la croisade contre le turc, Adrien de Monluc a été un catholique militant, éprouvant de la sympathie pour l'Espagne des Rois Catholiques. L'image du libertin se brise laissant place à une personnalité fidèle à sa foi, à son roi, à ses amis poètes, à un prince qui conserve cependant une part de mystère en l'absence de toute représentation figurée connue (Véronique Garrigues, Adrien de Monluc (1571-1646), D'encre et de sang, 2006 - www.lcdpu.fr).

Les relations de Charles de Gonzague avec les Monluc remonte encore au moins à 1595.

À 15 ans, pour porter secours à Jean de Montluc, gouverneur de Cambrai, il entre dans la ville assiégée par Louis de Berlaimont et des troupes espagnoles, avec une force de 450 cavaliers. La ville tombera quand même aux mains des assiégeants.

Jean de Monluc de Balagny, prince de Cambrai (1560-1603). Neveu du maréchal Blaise de Monluc, il est le fils naturel de Jean de Monluc, évêque de Valence et fut légitimé en 1567. Il obtint d’Henri IV le bâton de Maréchal de France en 1594, le gouvernement de Cambrai et le titre de prince de Cambrai. Mais les Cambrésiens, mécontents de leur gouverneur, se choisirent pour chef Antoine de Villers-au-Tertre, qui fit prendre les armes contre Balagny aux compagnies bourgeoises. Celles-ci le contraignirent à se réfugier dans la citadelle, avant de livrer leur ville aux Espagnols. Il dut se rendre, sans gloire, le 9 octobre 1595 (fr.wikipedia.org - Charles Ier de Mantoue, fr.wikipedia.org - Jean de Montluc de Balagny).

Les Monluc, les Tavanes, les Suze, les Guises, seront en bénédiction jusques à la fin des siècles parmi les dévots de la communion romaine ; et que faisaient-ils pour leur religion que s'enrichir, et que piller, et que dominer ? Dieu leur en devait tenir sans doute un grand compte, s'il voulait ne demeurer pas en reste (Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle: Dictionnaire historique et critique, 1820 - books.google.fr).

Les Monluc étaient bons gentilhommes, en plein Armagnac, sur ce plateau que balayent tour à tour le vent du nord et le vent d'Espagne, où la bravoure est monnaie courante, où la vantardise parait honnête et bien portée, où la démangeaison est également vive de faire et de dire. Noblesse et pauvreté allaient de compagnie dans la gentilhommière de Sainte-Gemme, où Blaise de Monluc naquit en 1502, entre Fleurance et Condom. La famille était nombreuse, les rentes maigres; l'administration du bien, malhabile; Monluc, qui eût porté la vanité de la richesse avec la même aisance que toutes les autres, est forcé d'avouer que son père était « assez en nécessité pour n'avoir pas grands moyens de l'aider ». L'humeur guerrière de son temps ouvrit devant lui « l'espérance des biens et honneurs ». A dix—sept ans, il passa les monts et commença à guerroyer. Les camps le gardèrent plus de cinquante années, on l'y vit monter de grade en grade. La cour ne le connut guère (Louis Petit de Julleville, Histoire de la langue et de la littérature française des origines à 1900, Volume 3, 1897 - books.google.fr).

Homme d'armes en 1525 à la bataille de Pavie, Blaise de Monluc fut fait prisonnier sur le champ de bataille, mais trop pauvre pour être rançonnable, il fut relâché (fr.wikipedia.org - Blaise de Monluc).

En 1318, Odet de Montesquiou avait épousé Aude de Lasseran, fille de Garcias, sieur de Massencôme, lequel demanda à son gendre de reprendre son nom et ses armes. Le fils aîné d'Odet continua la nouvelle maison de Lasseran-Massencôme. Le puîné, Guillaume-Arnaud, reçut la terre de Monluc. À la quatrième génération, ses descendants, Biaise (le glorieux maréchal) et son frère Jean (l'évêque de Valence, diplomate habile) étaient connus comme Monluc, ayant abandonné le patronyme Lasseran. Le quatrième fils du maréchal, épousa en 1570 Anne, sa lointaine parente, fille unique de Jean, baron de Montesquieu. Celui-ci lui demanda de joindre désormais son nom à celui de Monluc. Deux fils naquirent de ce mariage : Adrien de Monluc-Montesquiou, comte de Carmain ou Carmail (1578-1646) et Blaise, seigneur de Pompignan, mort jeune en Hongrie où il était allé combattre avec Charles de Gonzague le duc de Nevers dans une expédition contre les Turcs (Jean Paul Barbier-Mueller Ma bibliothèque poétique: Éditions des 15e et 16e siècles des principaux poètes français, 1973 - books.google.fr).

La lignée des Montesquiou-Fezensac remonte aux Mérovingiens et on peut la suivre de façon ininterrompue jusqu'au duc d'Aquitaine. Les généalogistes de Louis XIV, déjà, la mentionnaient : on y trouve un maréchal de Montesquiou, victorieux à la bataille de Denain (1712). Les hommes de la famille ne portèrent pas tous le nom de Montesquiou, tel Blaise de Lasseran Massencome, seigneur de Montluc, qui avait servi sous Henri II, Charles IX et Henri III. Le domaine familial se situe dans le Béarn, au pays d'Armagnac. Blaise de Montluc, dans ses Commentaires, avait écrit la bible du soldat. Il était armé deux fois : d'une épée et d'une plume. Montesquiou retiendra pour sa propre mission et comme devise cette phrase : « Donner raison à ceux qui se sont prononcés en ma faveur, et tort aux autres. » (Patrick Chaleyssin, Robert de Montesquiou: mécène et dandy, 1992 - books.google.fr).

La famille de Montesquiou-Fezensac actuelle, dont le chef est le Marquis de Montesquiou-Fezensac, descend donc incontestablement de Sanche le Courbé, Duc de Gascogne vers 900, lequel, selon les remarquables travaux de M. de Jaurgain, descend lui-même, toujours en ligne mâle et légitime, d'Eudes, Duc d'Aquitaine vers 720.

M. de Jaurgain indique qu'à son avis le Duc Eudes était fils de Loup I, Duc d'Aquitaine de 670 à 710 environ, et non fils de Boggis, mais il ne cite aucun document s'opposant absolument à une descendance mérovingienne du duc Eudes (Raoul de Warren, Énigmes et controverses historiques: les prétendants au trône de France, 1947 - books.google.fr).

La charte d'Alaon fait de Eudes le fils de Boggis, duc d'Aquitaine, lui-même fils du Mérovingien Charibert II, roi d'Aquitaine. Mais aucun document valable ne confirme, semble-t-il, la teneur de la charte d'Alaon. C'est très probablement des montagnes pyrénéennes que jaillit la souche des ducs d'Aquitaine et de Gascogne (Raymond Jodar-Galindo, Les Ducs d'Aquitaine, les Ducs de Gascogne, Volume 1, 1990 - books.google.fr).

De quelle race sortait le valeureux Eudes, duc d'Aquitaine ? Etait-il ou non du sang mérovingien ? Cette question a semblé résolue aux savants bénédictins, auteurs de l'Histoire du Languedoc, par la fameuse charte du monastère d'Alaon, donnée par Karle-Chauve à Compiègne, en 845 (M. de la Fontenelle, Lettre à M. Fauriel (Histoire de la Gaule méridionale), Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, 1841 - books.google.fr).

L'axe Lourdes - Nevers passe par Tarbes, Rabastens de Bigorre, Montesquiou, Jegun, Lectoure, Puymirol, Bugeat, Felletin, Chambon-sur-Voueize, Montluçon, Hérisson, Cérilly et près d'Aubazines (Dampniat : couvent de femmes dépendant d'Aubazines) (La Croix d’Huriel : Tous azimuts : Etienne d’Obazine, Bonne de Trévise et Rocamadour).

Montesquiou (Montesquiu en gascon), ou aussi Montesquiou-d'Armagnac, est une commune française située dans le département du Gers en région Midi-Pyrénées. Le nom de Montesquiou apparaît pour la première fois dans une charte de 985. Signifiant « mont en échine », il peut également s'interpréter comme « mont terrible » ou « mont sauvage ». Montesquiou apparaît comme castrum dans les sources écrites en 1274. Aymeri de Montesquiou, est le dernier Montesquiou à y avoir vécu et à y être mort vers 1574. Sa sœur Anne, mariée à Fabien de Montluc, a recueilli sa succession (fr.wikipedia.org - Montesquiou (Gers)).

Hercule

La Vraie Langue Celtique a été mise en relation avec les douze travaux d'Hercule et la Salle du Zodiaque du Palais d'Arco de Mantoue.

Le Sagittaire, qui est un centaure, serait soit Chrion soit Crotus. mais il n'est pas dit chez les mythographes que Crotus ait un un corps de cheval sur Terre. Cependant Crotus appréciait la présence des Muses et séjournait sur le mont Hélicon au sommet duquel Pégase frappe du sabot en faisant naître la fontaine d'Hippocrène dans la fresque. Crotus était le fils d'Euphémé, nourrice des Muses, et de Pan (La Vraie Langue Celtique et les Travaux d’Hercule).

Le Sacré Hélicon est une oeuvre de Louis Godet, membre de la suite de Charles de Gonzague-Nevers.

Le nom d'Arcadie est seulement cité page 301 correspondant au psaume 146.

Erymanthe, montagne d'Arcadie, était l'asile d'un sanglier dont la fureur remplissait d'effroi la contrée entière. Eurysthée demande à Hercule de délivrer le pays de cet hôte redouté. Hercule poursuit le sanglier, le prend vivant, et le charge sur ses épaules pour le porter à Eurysthée. Celui-ci est saisi d'une telle frayeur, qu'il va se cacher sous sa fameuse cuve d'airain. (VLC, p. 301)

Apollon fut berger, et Pan, avec les Faunes et les Sylvains, les Dryades et les Oréades, laissait sur les montagnes de l'Arcadie l'empreinte de ses pieds de chèvre. Si les pâtres furent dieux, c'est qu'ils inventérent la musique et la poésie ; on connaît l'étrange aventure de Syrinx changée en flûte à sept tuyaux reliés par la cire. Dans leur vie errante, ils chantaient le pays natal, les belles compagnes laissées sous le toit de chaume, la splendeur des voûtes célestes; ils donnaient des noms aux étoiles; quelques—uns, tandis que leur âme rêvait, occupaient leurs mains à tourner et à sculpter des coupes de bois qui devenaient l'enjeu de leurs défis (Les Bergers, Magasin pittoresque, 29ème année, 1861 - books.google.fr).

Ps. 146,3 Carrière : C'est lui qui sait le nombre si prodigieux des éloiles et qui les connaît toutes par leur nom.

Pour la force herculéenne :

Ps. 146,10 Carrière : Il n'aime point qu'on se fie à la force du cheval ; et Il ne se plaît point à voir que l'homme s'assure sur la force de ses jambes.

Pierre de Gonzague, fils de Frédéric Ier, évêque de Mantoue, contribua à délivrer le pape Clément VII que Charles-Quint retenait en prison, et fut récompensé de ce service par le chapeau de cardinal. Ce prélat aimait les lettres, et s'en montra le protecteur. Son cachet représentait Hercule combattant l'hydre de Lerne, avec ces nots au-dessus : Tu ne cede malis [Citation de Virgile (Enéide, 6, 95) "Toi, ne cède pas aux malheurs"]. Il mourut au mois d'avril 1529 (Biographie universelle, Volume 18, Michaud, 1817 - books.google.fr).

Hercule de Gonzague, neveu du précédent, fut l'un des plus grands ornements de l'Église romaine au XVIe siècle. Il naquit à Mantoue en 1505, fut nomné évêque de cette ville en 1520, et créé cardinal en 1527. Il gouverna avec beaucoup de prudence les états de Mantoue , pendant la minorité de ses neveu. Il fut envoyé au concile de Trente, avec le titre dc premier légat du S. Siége. Il présida cette assemblée, et prononça, à son ouverture, un discours très éloquent ; mais il ne put prendre aucune part à ses délibérations, étant tombé malade d'une fièvre dont il mourut le 2 mars 1565. Son corps fut transporté à Mantoue, et inhumé dans l'église cathédrale qu'il avait fait reconstruire. Ce prélat fut l'ami de Sadolet et de Bembo; il protégea les gens de lettres (Biographie universelle, Volume 18, Michaud, 1817 - books.google.fr).

Pénitence

En juin 1891, le curé Béranger Saunière fait disposer dans le jardin, face à l’entrée de l’église, le pilier carolingien sculpté provenant de l’ancien autel. Volontairement placé à l’envers par le prêtre qui a fait graver les mots Pénitence Pénitence et Mission 1891, le pilier sert de socle à une statue de Notre-Dame de Lourdes. L'ensemble est inauguré le 21 juin, fête de saint Louis de Gonzague, 1891 devant les villageois rassemblés et en présence de nombreux invités (Kabbalisation du Tarot : Calendrier kabbalistique à Rennes-le-Château).

Peu de choses nouvelles, en fin de compte, ont été dites sur ce pilier récupéré, dans l’église, lors de la démolition de l’ancienne table d’autel. Il est aujourd’hui à l’abri dans le musée de Rennes-le-Château. Il s’agit d’une copie, supportant une vierge ‘Immaculée Conception’, qui se trouve dans un petit clos, à gauche, en arrivant devant l’entrée de l’église et du presbytère. Nous reprendrons tout ceci en détail prochainement. On peut admettre que cet ensemble se divise en plusieurs parties : un socle, le fameux pilier, un chapiteau portant une niche contenant la statue bleutée de l’Immaculée Conception. Il semblerait bien qu’au moment où cet ensemble fut mis en place sur ordre de l’abbé Saunière, l’un des mots ‘PENITENCE’ ait été orthographié avec une petite faute insolite. A bien regarder la photographie le second ‘pénitence’… est écrit : ‘PENITENSE’. Le ‘C’ de ce mot pourrait bien être un ‘S’ (www.societe-perillos.com - Pénitence).

En fait, le deuxième mot "PENITENCE" comporte une entaille dans le C. Avec un effet de retouche de photographies (accroissement de la netteté) le C s'apparente à un S. Cette entaille est-elle un défaut de la pierre où faite délibérément ?

Dans le comté de Barcelone, il existait une marche dite de Penitense (Panadès ou Penedès en langue vulgaire), dominée par le château d'Olerdula ou Olerdola (Michel Zimmermann, Le concept de Marca Hispanica, La Marche supérieure d'al-Andalus et l'Occident chrétien, Volume 15, 1991 - books.google.fr).

A quatre lieues à peu près de l’Arc de Bara en remontant le long de la mer vers Villas-Nova, on découvre sur une hauteur les ruines considérables d'une forteresse antique, jadis l'ancienne ville d'Olerdola : sa situation formidable, dit l'auteur, le circuit de ses murailles, les médailles qu'on a trouvées parmi ses ruines, tout prouve que c’étoit une ville considérable de l'antiquité, et vraisemblablement Carthago vetus que l'on a voulu faussement placer où se trouve à présent Villa-Fravinca de Panadés. [...] Vers l'an 991, elle fut rétablie par un comte de Barcelone, qui fonda, de concert avec l'évêque Théodoric, l'église de Saint Michel; la jurisdiction de cette paroisse s'étendait alors à près de neuf lieues de circuit, et comprenoit le territoire de Villa-Franca, connu sous le nom de Torre den Dela ; enfin, peu de temps après la ville d'Olerdola fut de nouveau ruinée par les Maures, et ne se rétablit plus. Ses ruines s'aperçoivent sur deux montagnes vis-à-vis de la mer, et s'étendent jusqu'à la rivière qui traverse le chemin de Villa-Nova, à Villa-France de Panadés (A. L. Millin, sur le Voyage pittoresque et historique de l'Espagne par Alexandre de Laborde, Revue encyclopédique, Tome VI, 1813 - books.google.fr).

Il ne s'agit pas de Théodoric, mais de l'évêque Vivès qui consacre cette église (Espana Sagrada, Theatro geographico-historico de la iglesia de Espana, Volume 29, 1775 - books.google.fr).

Olerdola se trouve entre Barcelone et Tarragone.

Outre cette Carthage, dite la Grande, il y en avoit deux autres en Espagne. L'une s'appelloit Carthago nova, ou Spartaria, qui est aujourd'hui Carthagène dans le Royaume de Murcie. L'autre, Carthago vetus, fut bâtie par les Carthaginois de l'armée d'Amilcar (Dictionnaire alphabetique de tous les noms propres qui se trouvent dans Horace, divise en trois tables, pour l'intelligence de la fable, de l'histoire & de la geographie, 1756 - books.google.fr).

On retrouve Carthage et ses rapports avec l'Espagne dans La Vraie Langue Celtique :

Adonnée au commerce, Carthage s'enrichit, s'accrut avec rapidité et étendit ses possessions sur le littoral Africain et sur les côtes de l'Espagne, attrayante surtout par ses mines d'or et d'argent. (VLC, p. 91)

Amilcar, père du célèbre Annibal, avait donné en Sicile contre les Romains des preuves incontestables d'habileté militaire. Poursuivant avec une ardeur opiniâtre la prospérité et l'extension de l'empire Carthaginois – to aim (ém), diriger – weal (ouil), prospérité, – to care (kère), se mettre en peine de, – il soumit le littoral de l'Afrique jusqu'au Grand Océan, et en passant en Espagne, il s'empara de la côte occidentale de ce pays. (VLC, p. 93)

"se mettre en peine de" se rapproche de "pénitence" et de Penitense qui aurait plus à voir avec le fenouil, d'où le nom du Fenouillèdes (Fenolhet et Fenollet en catalan), région naturelle française des Pyrénées-Orientales parlant l'occitan et non le catalan (fr.wikipedia.org - Fenouillèdes).

Gincla (page 218 de la VLC) se trouve dans cette région.

Una vez adoptado un principio falso como verdadero, no hay absurdo que no se digiera, por grosero que sea, si se acomoda con aquel principio: y así sucedió con la voz Phoenum y sus derivados Penutense, Penitense ó Penitensium. Los griegos llamaban al hinojo, MARATRO, en latin foenum ó foeniculum, y Estrabon en la descripcion que hace del país que se extiende desde el Pirineo áTarragona, pone antes de llegará esta ciudad el campo Maratron, que en las versiones latinas se lee campus foenum, foenicularius ó feniculorum, por la mucha abundancia, dice el autor, que habia de esta planta. Los romanos escribieron con Ph en lugar de F., que es lo mismo, por lo que toca á la pronunciacion, y á veces solamente con la P; y por esta razon se ve en inscripciones antiguas, Purius, triumpe, Stepanos y otras muchas palabras, por Furius, triumphe y Stephanos: la misma costumbre hizo que Phaenum se escribiese Poenum: y como en la pronunciacion sonaba la u como i, fué en la edad media alterándose en campo ó territorio Penitente; y nuestro autor hizo la ridícula transformacion del campo del hinojo en campo cartaginés y de los penitenciados: y metidos ya en este laberinto de errores, se ha imaginado despues que estos penitenciados eran unos cartagineses destinados al trabajo de unas minas de plata, que sin apoyo de ninguna autoridad antigua, suponen en Cartago Vetus, cuando nos consta por Estrabon que estas se hallaban en las inmediaciones de Cartago Nova (Miguel Mayora, Investigaciones sobre la situacion de Cartago Vetus, Subur, Memorias de la academia de buenas letras de Barcelona, 1868 - books.google.fr).

On remarque que Rennes-le-Château se trouve à égale distance de la région d'Olerdola et de Lourdes.