Partie XII - Arsène Lupin de Maurice Leblanc   Arsène Lupin et Saint Sulpice   A partir du 6 février : t’as pas fini Dorothée ?   
ARSENE LUPIN DOROTHEE DANSEUSE DE CORDE PALAJA GIMER 6 FEVRIER

Le 6 février

Selon Gérard De Vic (Chronicon Episcoporum ac memorabilium. Ecclesiae Carcassonis, 1667), l’acte original de la consécration d’un autel, fut découvert dans un reliquaire (une châsse), le 13 octobre 1504 par Pierre d’Auxilion, évêque de Carcassonne qui faisait alors la visite de cette église sur la demande du curé de la paroisse Dignifred, et qui en fit dresser un procès-verbal. Dans le Chronicon, Episcoporum de G. de Vic nous lisons : Ex libello visitationis Petri Episcopi, anno 1504 - Gimera vel Guimerra quartus nomine, Episcopus Carcasonensis 15. sua ordinationis Anno, reperitur consecrasse Altare sacelli, sive Capellae B. Maria in Ecclesia Parrochiali Sancti Stephani loci de Palajano Dioecesis Carcasonensis 8. Idus Februarij Anni Christ. 917. Indictione 4. Carolo Simplice Francorum Rege... "Gimer, quatrième de ce nom, évêque de Carcassonne, l’an 15 de son épiscopat, a consacré l’autel de la chapelle de la bienheureuse Marie dans l’église paroissiale saint Etienne de Palaja, diocèse de Carcassonne, le 8 des Ides de Février, l’année du Christ 917. Indiction 4. Règne de Charles le Simple." Guimera ou S. Gimier succéda au Gisleran ou Willeran en 902 ou 903. Il assista en 906 au concile provincial de Narbonne tenu à Barcelone (Gimera Carcasensis) et à celui de saint Thibéry et en 911 à celui de Fontcouverte. Guimera assista en 916 ou 917 à la dédicace de l’église cathédrale d’Elne. Ce prélat mourut le 13 février 932. Il fut enterré dans l’église de Saint-Nazaire (Mairie de Palaja).

La consécration de l'autel de la chapelle Notre Dame ou du maître-autel dans l'église Saint Etienne de Palaja, centre du Sceau de Palaja, a lieu le 6 février (8 des ides) (Autour de Rennes le Château : Pentagone et Sceau de Palaja).

Le 6 février est la fête, entre autres, de sainte Dorothée de Césarée de Cappadoce.

Je ne suis pas folle, dit Dorothée, en se levant droite et pâle, avec la sérénité des martyrs au front, et la fierté des confesseurs aux lèvres. Je suis chrétienne, et je me suis donnée au Dieu de Julitte. Pendant ce court sommeil, un fiancé, qui n'était pas de ce monde, avait ravi son cœur. II Le lendemain de bonne heure, tout le peuple de Césarée accourait en foule dans le large cirque construit a l'imitation du Colysée de Rome, et envahissait les les immenses gradins de pierre qui entouraient l'arène, chacun tenant à la main le numéro qui marquait sa place. Quand tout ce monde fut assemblé, le gouverneur Fabricius vint, suivant l'usage, occuper sa loge, située à. l'est de l'amphithéâtre. Près de cette place, au rang d'honneur, Dorothée assise auprès de son père et du neveu de Fabricius, spectateurs par sa pâleur et sa beauté. Elle avait laissé charger son cou, ses bras, ses épaules, de toutes les perles orientales dont son père avait rempli ses coffrets. Mais son beau front dédaigneux semblait secouer à tout moment comme un joug étranger ces ornements indignes de la nouvelle servante du Christ. A son insu, elle portait déjà le voile invisible de cette ineffable pudicité qu'on n'était accoutumé de voir qu'aux vierges chrétiennes (Revue du monde, ancien et nouveau, Volume 55, 1878 - books.google.fr).

Une religieuse italienne, sainte Paola Frassinetti, a fondé en 1834-1835 l'Institut des sœurs de Sainte Dorothée (fr.wikipedia.org - Dorothée de Césarée).

La Légende que lui a consacrée la Liturgie Romaine étant trop concise, nous empruntons les Leçons plus détaillées du Bréviaire des Frères-Prêcheurs.

Dorothée, vierge de Césarée en Cappadoce, fut arrêtée par ordre d’Apricius, gouverneur de cette province, parce qu’elle confessait le nom de Jésus-Christ, et on la livra à deux sœurs, nommées Crysta et Callista, qui avaient abandonné la foi, afin qu’elles la fissent changer de résolution. Mais ce fut elle au contraire qui fit revenir les deux sœurs à leur ancienne foi ; c’est pourquoi elles furent jetées dans une chaudière, où elles périrent par le feu. Le gouverneur fit étendre Dorothée sur le chevalet ; mais il n’en obtint que ces paroles : « Jamais, dans toute ma vie, je n’ai goûté un bonheur pareil à celui que j’éprouve en ce moment. » Il ordonna donc de brûler des torches ardentes, les flancs de la vierge avec puis de la frapper longtemps au visage, enfin de lui trancher la tête. Comme on la menait au supplice, elle dit ces paroles : « Recevez mes actions de grâces, ô ami des âmes, qui avez daigné m’appeler aux délices de votre Paradis. » Un certain Théophile, officier du gouverneur, l’entendit, et se moquant de la vierge : Eh bien ! dit-il, épouse du Christ, envoie-moi du jardin de ton époux des pommes ou des roses. » Et Dorothée lui répondit : « Je le ferai certainement » Avant de recevoir le coup de la mort, ayant obtenu la permission de prier quelques instants, un enfant de la plus grande beauté apparut tout à coup devant elle, portant dans un linge trois pommes et trois roses. La sainte lui dit : « Portez, je vous prie, ceci à Théophile. » Elle eut ensuite la tête tranchée, et elle alla se réunir au Christ. Au moment même où Théophile racontait, en se jouant, à ses compagnons la promesse que Dorothée lui avait faite, voici que l’enfant se présente devant lui portant dans le linge trois pommes des plus belles, et trois roses des plus vermeilles, et lui dit : « Selon ta demande, la très sainte vierge Dorothée t’envoie ceci du jardin de son époux. » Comme on était au mois de février, et que la gelée sévissait sur toute la nature, Théophile fut saisi d’étonnement, et, en recevant ce qu’on lui présentait, il s’écria : « Le Christ est vraiment Dieu. » Cette profession publique de la foi chrétienne l’exposait à un cruel martyre, et il le souffrit courageusement (www.introibo.fr).

Au reste, le corps de sainte Dorothée est à Rome. Il est aussi à Bologne, où l'on bénit pareillement des roses et des pommes le jour de sa fête; il est en troisième lieu à Arles dans l'église de Saint-Honorat. Aucune de ces villes ne sait d'où lui vient le corps de sainte Dorothée, qui est encore à Lisbonne, à Prague, à Sirck auprès de Trèves. Outre ces six corps, qui ne sont appuyés d'aucun titre, on montrait des reliques de sainte Dorothée de Cappadoce, dans dix ou douze églises de Cologne, dans plusieurs villes d'Italie, en France, en Espagne, et partout. « Après cela, comme dit Daubigné, lorsqu'une sainte qui n'est pas connue a sept ou huit corps dont la source est toute obscure , mettez-vous à genoux devant ses reliques, et peut-être que vous adorerez la carcasse d'une fille de joie ou d'un voleur. » (Jacques Auguste Simon Collin de Plancy, Dictionnaire critique des reliques et des images miraculeuses, Tome 2, 1821 - books.google.fr).

On parle parfois de "corps" d'un saint ppur seulement une de ses parties, ce qui peut expliquer la multiplication des "corps" comme reliques.

Sainte Dorothée avec petit panier à fleurs - Église Sainte-Anne, Eisleben (Saxe-Anhalt) - (www.raymond-faure.com

Dorothée en Allemagne

En Allemagne, Dorothée complète le groupe des Vierges capitales avec les saintes Barbe, Catherine et Marguerite (Jacques Baudoin, Grand livre des saints: culte et iconographie en Occident, 2006 - books.google.fr).

Mais il y a une veuve de même nom au XIIIème siècle honorée en Prusse à Pomesane (Histoire de la vie des saints, des pères et des martyrs, 1837 - books.google.fr).

Philippe de Hesse-Darmstadt (Darmstadt, 20 juillet 1671 - Vienne, 11 août 1736) est un prince de la lignée de Hesse-Darmstadt, Feldmarschal impérial et gouverneur de Mantoue. Il est le plus jeune fils de Louis VI de Hesse-Darmstadt (1630–1678) et de sa seconde épouse Élisabeth-Dorothée de Saxe-Gotha-Alternbourg (1640–1709). Philippe combat pour les Habsbourgs pendant la guerre de succession d'Espagne et devient Feld-maréchal en 1708, commandant les troupes impériales qui conquierent le royaume de Naples. Après la guerre 1714, sous l'influence du Eugène de Savoie, il devient gouverneur du Duché de Mantoue jusqu'à sa mort. Il est colonel-propriétaire du « Regiment de Hessen-Darmstadt Kürassiere » (Hesse-Darmstadt cuirassiers) de 1701 à 1737. Philippe était un grand amateur de musique. Quand il commandait les troupes autrichiennes à Naples, il était le patron de Nicola Porpora, et quand il devient gouverneur de Mantoue, il prit Antonio Vivaldi comme maître de chapelle. Ce dernier écrivit l'opéra Tito Manlio en l'honneur de Philippe.

Tito Manlio (RV 738) est un opéra en trois actes qualifié de dramma per musica qu'Antonio Vivaldi composa sur un livret italien de Matteo Noris pour les noces du gouverneur de Mantoue, Philippe de Hesse-Darmstadt, et de la veuve du grand-duc de Toscane, Eleonora di Guastalla. Même si les noces n'eurent finalement pas lieu, l'œuvre fut créée dans le théâtre archiducal de Mantoue pendant le carnaval de 1719. Elle raconte l'histoire de Titus Manlius Imperiosus Torquatus, consul de Rome, et du conflit entre cette ville et la région du Latium. Albe la Longue, dont l'actuelle Albano tire son nom, fut longtemps la capitale du Latium. Alors que la puissance de Rome augmente, les deux cités entrent en conflit, et finalement, sous le roi de Rome Tullus Hostilius (vers le milieu du VIIe siècle av. J.-C.), une guerre entre elles se termine par le célèbre combat des Horaces et des Curiaces. Albe est détruite (665 av. J.-C.), à la suite de la trahison de son dictateur Mettius Fufetius, pour ne jamais être reconstruite, et ses habitants sont déplacés à Rome, où la colline de Caelius leur est offerte.

Philippe épouse le 24 mars 1693 à Bruxelles, Marie-Thérèse de Croÿ (1673–1714), fille de Ferdinand François Joseph, duc de Croy-Havré. Pour ce mariage, il se convertit au catholicisme, malgré les protestations de sa mère. Ils ont cinq enfants dont Joseph (1699-1768), évêque d'Augsbourg ; Théodora (6 février 1706 – 23 janvier 1784), mariée à Mantoue, le 23 février 1727, avec Antoine-Ferdinand de Gonzague (1687–1729), duc de Guastalla, et de Sabionette, prince de Bozolo, marquis d'Hostiano, comte de Pomponesco, restée veuve de lui sans enfants, le 19 avril 1729 ; Léopold (1708–1764), feld maréchal, marié en 1740 à Enrichetta d'Este de Modène (1702–1777) (fr.wikipedia.org - Philippe de Hesse-Darmstadt, Supplément au grand Dictionnaire historique, généalogique, géografique, &c. de M. Louis Moreri : pour servir à la dernière édition de l'an 1732 & aux precedentes, Tome 1, 1735 - books.google.fr).

Louis de Hesse-Darmstadt vient néanmoins à Montbéliard, demande la main de Sophie Dorothée à ses parents et obtient une réponse positive. Les jeunes gens sont, dès lors, fiancés et Sophie Dorothée demande à Catherine II sa bénédiction et sa haute protection. Mais elle épousera le futur tsar Paul Ier de Russie, la princesse Wilhelmine-Louise de Hesse-Darmstadt, devenu la grande-duchesse Nathalie Alexeïevna, étant le 15 avril 1776, morte en couches (Marie Martin, Maria Féodorovna 1759-1828 en son temps: Contribution à l'histoire de la Russie et de l'Europe, 2004 - books.google.fr, fr.wikipedia.org - Sophie-Dorothée de Wurtemberg).

Les roses en février

Palladius a peu ajouté à ce qu'avaient dit Varron et Pline. Comme ce dernier, il fait venir les roses de boutures ou de graines, qu'il prescrit de déposer en février dans de petites fosses ou tranchées. Il recommande également, pendant ce mois, de fouiller par le pied, avec des sarcloirs ou des dolabres, les vieux plants de rosier et d'en couper avec soin tout le bois sec. Enfin il donne le conseil de renouveler les anciennes plantations devenues trop claires, en couchant en terre de jeunes branches en guise de scions*. Dans les Géoponiques il n'est plus question de semer les rosiers. On conseille de transplanter les pieds tels quels avec leurs racines, ou, après les avoir arrachés, de les couper à la hauteur d'une palme, — nous retrouvons ici le procédé de Varron, — et de planter pieds et racines à un intervalle d'une coudée. [...] Une préoccupation bien naturelle des jardiniers de Rome fut d'avoir des roses précoces; Pline, quand il parle de cette fleur, a bien soin de mentionner quelles variétés fleurissent de bonne heure et les lieux qui les produisent. Telles étaient les roses de Campanie, celles de Carthagène surtout, « précoces, dit le naturaliste, pendant tout l'hiver ». Pour en obtenir en tout pays de semblables, on eut recours à un moyen ingénieux, mais qui peut nous paraître un peu primitif; Pline et Palladius nous le font également connaître. On creusait une fosse d'un pied autour du rosier et on y versait deux fois par jour de l'eau chaude, au moment où les boutons commençaient à pousser. Dans les Géoponiques, on conseille, ce qui est plus simple, de mettre les plants de rosiers dans des vases en terre ou des caisses, et de les placer à l'abri du froid dans des endroits exposés au soleil. C'est ce qu'on faisait, d'après Columelle, pour avoir des concombres hâtifs. [...] Columelle recommandait de couvrir de plaques transparentes les plants de jeunes concombres, afin de pouvoir les mettre sans danger au soleil par les jours sereins, mais froids. Ce procédé, importé en Italie par les Ciliciens, que Pompée avait transplantés en Calabre, s'était bientôt répandu dans toute la Péninsule. Martial, dans une de ses épigrammes, parle des plantations d'un de ses amis que « des plaques transparentes défendaient contre les vents d'hiver, tout en laissant pénétrer jusqu'à elles un jour pur » (Charles Joret, La rose dans l'antiquité et au moyen âge: histoire, légendes et symbolisme, 1892 - books.google.fr).

Dorothée, danseuse de corde

Pour traiter ce roman de Maurice Leblanc, on utilise la division du calendrier en 14 pour trouver comme occurrences les dates du 6 février (fête de sainte Dorothée) et le 12 juillet date de la mort du marquis de Beaugreval qui espérait devenir immortel deux siècles plus tard en 1921. Les autres dates sont : 4 mars, 30 mars, 25 avril, 21 mai, 16 juin, 8 août, 3 septembre, 29 septembre, 25 ocotbre, 20 novembre, 16 décembre, et 11 janvier.

L'héroïne de Maurice Leblanc, Dorothée, née Yolande Isabelle Dorothée, le 14 octobre 1900, peut s'inspirer de la sainte du 6 février.

Est ce que l'enlèvement de Montfaucon ne l'obligeait pas à lutter jusqu'au bout, malgré l'impossibilité de la lutte ? Il fallait se jeter dans l'arène, parmi les bêtes féroces. Elle continua sa route. Bien que seule et sans amis, elle se sentait fort calme (Maurice Leblanc, Dorothée danseuse de corde, 1979 - books.google.fr).

La dalle des rois de Bohème est l'une des quatre énigmes découvertes par la mère de la Comtesse de cagliostro dans un livre un papier de la main de Cagliostro sur lequel étaient mentionnées quatre énigmes, qu’il se proposait d’élucider lorqu’il fut expulsé de France, avec In robore fortuna, La fortune des rois de France, et Le chandelier à sept branches. Un miroir portait également mention de ces quatre énigmes. L'énigme "In robore fortuna" a été élucidée dans Dorothée danseuse de corde ; "La dalle des rois de Bohème" dans L'Ile aux trente cercueils ; "La fortune des rois de France" dans L'Aiguille creuse. Celle des chandeliers dans La Comtesse de Cagliostro.

Le sépulcre de Martha d'Armagnac, fille de Jean Ier d'Armagnac (1311 - 1373), comte d'Armagnac, de Fézensac et de Rodez de 1319 à 1373, fils de Bernard VI, comte d'Armagnac et de Fézensac et de Cécile héritière du comte de Rodez, est à Poblet. Ce qui permet de relier plus étroitement ce monastère à la Croix d'Huriel. Martha est la tante de Bonne de Berry qui transmit le Carladez, où se trouve Rouziers, aux Armagnacs. La seconde épouse de Jean Ier d'Aragon est Violante de Bar ou Yolande. or le duché de Bar comprenait une partie de l'Argonne. On ne peut penser qu'à Yolande d'Argonne, vrai nom de Dorothée, la danseuse de corde qui résout l'éngime de la médaille à l'inscription In robore fortuna.

Le Barrois, formé par des démembrements de l'ancien royaume de Lorraine, avait alors pour limites au nord le Luxembourg, à l'est la Lorraine, à l'ouest la Champagne et au midi la Franche Comté. Il comprenait, sur une longueur de trente lieues et sur une largeur de seize, les châtellenies de Briey, de Bar, de Longwy, du Bassigny, le comté de Ligny, la prévôté de Gondrecourt, les terres de Pont à Mousson, de Marville, de Stenay et de l'Argonne (Arsène Lupin de Maurice Leblanc : Arsène Lupin et la Croix d’Huriel : Sarek).

Il est bien question de Bar-le-Duc dans le roman Dorothée.

Une relique d'une sainte nommée Dorothée, son chef, était présent en Argonne, à Varennes même où fut arrêté Louis XVI, à mettre en rapport avec le trésor des rois de France.

Pendant la Révolution, une autre relique, insigne celle-là : le chef de sainte Dorothée, fut apportée de la chapelle des Cordeliers, appelée à disparaître, dans l'église paroissiale. Le 25 mars 1791, une procession se déroula, depuis le Pàquis, où se trouvait le couvent des Cordeliers, par la rue Saint-Jean, le pont et la grande place jusqu'à l'église, où l'abbé Méthains, curé de Varennes en Argonne, déposa le reliquaire. Le procès-verbal, rédigé par la municipalité, à l'issue de la cérémonie, a été plusieurs fois publié (Charles Aimond, Histoire de la ville de Varennes-en-Argonne, 1928 - books.google.fr).

Il est question aussi de Périac, presqu'île qui dépendait des moines de Sarzeau, à 120 km de Nantes. Cela fait-il peut-être allusion aux Peyriac de l'Aude : Peyriac Minervois, noté Periac dont les seigneurs était les de Grave, et Peyriac de Mer (Maurice Leblanc, Dorothée danseuse de corde: édition intégrale, 2013 - books.google.fr).

Le bourg de Peyriac (Petriacum au diocèse de Narbone), possédé au XIème siècle par les comtes de Carcassonne et les vicomtes de Minerve, devint bientôt après, la principale seigneurie de la maison de Grave, sortie de Leucate. La Croisade Albigeoise fit passer la seigneurie de Peyriac au XIIIème siècle, à l'Ordre des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui l'ont possédée jusqu'à la Révolution. Eléazar de Grave, seigneur de Peyriac, se défendit deux jours, et en sortit pour se jeter dans Rieux qui n'était plus en état d'être défendu. Il fut attaqué par Simon de Montfort qui prit Rieux et fit prisonnier Eléazar. Tous ses biens furent confisqués. Martyr de la Croisade, il est mort dans les prisons de Carcassonne (cahiers.de.minerve.pagesperso-orange.fr).

Il est question dans le roman d'un marquis qui recherchait l'immortalité, et d'un trésor constitué de pierres précieuses, cachées dans un chêne rouvre. Un imposteur se faisdant passer pour le marquis semble ressusciter deux siècle plus tard dans le chapitre Lazare (même prénom qu'Eléazar de l'hébreu lazar, qui signifie « Dieu aide » - c'est sous ce dernier nom Eléazar que le frère de Marthe est désigné dans la version éthiopienne de l'Evangile de saint Jean) (Étienne Michel Faillon, Monuments inédits sur l'apostolat de sainte Marie-Madeleine en Provence et sur les autres apôtres de cette contrée, Tome 2, 1848 - books.google.fr).

Ce roman publié en 1923 est le seul des quatre, dans lequel Arsène Lupin n'intervient pas ; dans une éblouissante démonstration que nous nous garderons bien de plagier, Patrick Ferté souligne les analogies avec l'énigme et la région de Rennes-le-Château... Dorothée dont le prénom a pour anagramme « Théodore » et qui signifie « présent de Dieu » (P.F. P.429) , est la fille de Jessie Varenne et du prince d'Argonne : Jessie (Contraction de Jésus Messie ?), Varenne (Pour Va à Rennes ?), triomphe à Sarzeau (Anagramme de au razès) en passant par Domfront sur la Varenne ; fille de Jean Marescot prince d'Argonne (Anagramme de dragon nez), elle va venger son père assassiné et retrouver un immense trésor caché dans un domaine familial, « Robor Rey.» La trame de l'histoire est le château breton de la Roche-Périac, où deux siècles auparavant, Jean Pierre Augustin de La Roche, marquis de Beaugreval, croyant posséder un élixir de longue vie s'est fait passer pour mort, dans l'intention de ressusciter le 12 juillet 1921 : « Mes enfants, apprenez les événements qui vont se dérouler au château de la Roche-Périac. A deux heures après midi, je tomberai en syncope. Le médecin, amené par Geoffroy, constatera que mon cœur ne bat plus. Je serai bien mort, selon la vérité des connaissances humaines, et mes serviteurs m'enfermeront dans le cercueil qui m'attend. "(tome 4,P. 635.)" Mes enfants, quand vous lirez cette lettre, c'est que l'heure de midi du 12 juillet 1921 aura sonné. Vous serez réunis sous l'horloge de mon château, à quelques centaines de pas de la vieille tour Cocquesin où je dormirai depuis deux siècles, et que j'ai choisie comme lieu de repos, estimant que si les révolutions que je prévois détruisent les demeures, elles respecteront ce qui n'est plus déjà que ruines et décombres. »

Dans l'hypothèse (Qui se révèle vraie) où la tentative du marquis échouerait, il lègue une fortune composée de plusieurs diamants à ses héritiers qui doivent se transmettre de génération en génération quatre pièces d'or : « J'ai dit ce que j'avais à dire, mes enfants. Je vais entrer dans le silence et attendre votre venue. Nul doute que vous ne veniez de tous les coins de la terre à l'appel impérieux de la pièce d'or. Issus du même sang, soyez entre vous comme des frères et des sœurs. Approchez gravement de celui qui repose, et délivrez-le des liens qui le retiennent dans le royaume des ténèbres...».

Maurice Leblanc invite sans équivoque à suivre Dorothée dans ses recherches : (Dorothée), extra lucide : « découvre dans les endroits les plus insondables, sous les pierres des vieux châteaux, et au fond d'oubliettes inconnues, des trésors fantastiques dont personne ne soupçonnait l'existence. A bon entendeur, salut ! ».

Patrick Ferté a démontré le lien qui unit ce roman à la biographie d'Arsène Lupin (P. 310 et 429), et à Rennes le Château : En effet, dans son livre codé, l'abbé Boudet insiste sur l'origine de la " trame " de l'énigme, qu'il situe à Sarzeau (Au Rhazès) dans la presqu'île de Rhuys.

Le nom de « Montfaucon » , l'un des protégés de Dorothée serait une allusion à Montfaucon de Villars ( Près d'Alet. ) qui écrivit : Le comte de Gabalis ou entretien sur les Sciences secrètes en 1670, et fut assassiné en 1675 pour y avoir révélé des secrets Rose+Croix (Selon Voltaire) (L'arche d'alliance : Le cataclisme - arques-aude.skyrock.com).

L'abbé de Montfaucon de Villars, littérateur, né en 1635, aux environs de Toulouse, d'une famille très-ancienne, celle des Canillac-Villars, était neveu du célèbre bénédictin Montfaucon. Il était petit-fils de Jean-François de Montfaucon de la Roche-Taillade de Canillac de Villars, diocèse d'Alet (Biographie universelle, ancienne et moderne, Tome 48, 1827 - books.google.fr).

Karl Estreicher

L'ennemi de Dorothée est un certain Antoine d'Estreicher qui a pris l'identité de son cousin Maxime d'Estreicher. Ce nom est celui allemand d'une famille réelle polonaise de Cracovie (Estreicherowie) issue de Dominik Oesterreicher (1750 - 1809). La particule peut s'expliquer par le fait que Karl Estreicher (1827 - 1908) fut anobli par l'empereur d'Autriche François-Joseph, aussi grand duc de Cracovie, en 1881, comme "Karl Estreicher Ritter von Rozbierski" ou "Karl Joseph Theofil von Estreicher". Il était le fils du botaniste Alojzy Rafal [Raphaël est fêté aussi le 20 novembre] Estreicher et de Antonina né Rozbierska. Lui-même fut philologue, traducteur et directeur de la Bibliothèque Jagellonne. Karl Estreicher, qui a écrit environ 700 articles, traduisit en plus de son travail scientifique 30 oeuvres de théâtre français, allemand, italien et espagnol.

De nombreuses superstitions et pratiques magiques étaient liées avec la croyance en pouvoir secret des pierres. Dans le manuscrit 778 de la Bibliothèque Jagellonne (f. 200r — 210r) il y a un traité anonyme, se commençant avec les mots : Abesten lapis latine dictus, que in Greco odolfanus dicitur, fetularinus persisces in Caldeo nuncupatur... , où on décrit une centaine de pierres. A chaque pierre est donnée une description des propriétés, ses pouvoirs, où et comment le porter. Le Diamant (Adamas), par exemple : fixé sur le côté gauche il apprivoise la colère, et apporte une richesse croissante (Biuletyn Biblioteki Jagiellonskiej, Volumes 28 à 29, 1978 - books.google.fr).

Le texte sur les pierres du manuscrit BJ 778 est daté au folio 201v du roi de Bohême de 1253 à sa mort en 1278 Ottokar II, père de Wenceslas (Benedek Lang, Unlocked Books: Manuscripts of Learned Magic in the Medieval Libraries of Central Europe, 2010 - books.google.fr).

Le ms. appartenait, daté vers 1425, au XVe s., à Jean de Dobra, qui y a laissé maintes notes marginales, professeur de médecine à de Cracovie, mort en 1447, qui légua à l'université un grand nombre d'ouvrages. Johannes de Dobra occupa la première chaire de médecine à Cracovie et fut recteur de l'Université en 1440 (Bulletin codicologique. In: Scriptorium, Tome 33 n°2, 1979 - www.persee.fr).

Selon certains historiens (Rocznik kapituly poznanskiej - J. Dlugosz, Roczniki czyli kroniki slawnego Krolestwa Polskiego), c'est le jour de la Sainte Dorothée que le roi de Pologne Przemysl II (Presmelas) est assassiné à Rogozno en 1296. En 1277, il est fait prisonnier au cours d'une opération en Silésie par le roi de Bohême Ottokar II, duquel est daté le manuscrit 778 de la Bibliothèque Jagellonne (fr.wikipedia.org - Przemysl II, en.wikipedia.org - Przemysl II, de.wikipedia.org - Estreicher).

Les quatre diamants rouge de Golconde étaient cachés dans le chêne rouvre :

"...quand je me promène dans la campagne et que j’aperçois cette variété de chêne qui s’appelle le rouvre, il m’arrive presque toujours de penser que le vieux mot français « rouvre » est une contraction du mot latin robur, qui veut dire force, et qui, par là même, veut dire aussi chêne." ; "...je suis une nomade, une vagabonde. Il n’y a pas de logis qui vaille notre roulotte. Laissez-moi reprendre la grand-route." (Chap. XVIII).

Golconda is a city in and the county seat of Pope County, Illinois, United States, located along the Ohio River. Some 13,000 Cherokees crossed the Ohio River here by ferry as part of the famous "Trail of Tears" to Oklahoma, around December 3, 1838 (en.wikipedia.org - Golconda, Illinois).

Quatre et cercle : quatre couronnés

Dans le roman, il y a quatre diamants, quatre médailles, quatre jeunes gens, quatre garçons, quatre cousins, quatre héritiers : les trois autres cousins et Dorothée, quatre coussins de cuir.

"Remis de son effarement, il reprit toute la dignité qui convient à un notaire. On lui prépara une place d’honneur, sur une sorte de gradin formé par l’aspérité du sol. Il s’y assit. On forma le cercle. [...] Ainsi le moment était venu. On resserra le cercle autour du notaire." ; "Ils protestèrent. Tous quatre comprenaient le français. [...] tous les quatre décorés ! [...] Alors, vous avez combattu tous les quatre ? combattu en France ?… et vous avez défendu mon cher pays ?" (Chap. XI)

Une Passio quatuor Coronatorum du IVe siècle, dont la valeur historique est considérable, relate le martyre, sous Dioclétien, de quatre tailleurs de pierre chrétiens : Claudius, Castorius, Symphronianus et Nicostratus qui, employés aux carrières de Pannonie, s'étaient refusés à exécuter une statue d'Esculape commandée par l'Empereur. Ce sont les Quatre Couronnés proprement dits ; on leur réunit en général un de leurs compagnons, Simplicius, qu'ils avaient converti. Ils ont été plus ou moins confondus, en raison d'un passage ajouté à la Passio, avec quatre sous-officiers, ou cornicularii, martyrisés pour avoir refusé de sacrifier à Esculape, dans le temple que Dioclétien avait fait ériger à Rome, aux Thermes de Trajan. A ces deux groupes s'en joint encore un troisième, celui des quatre martyrs d'Albano qui ne paraissent avoir fourni aux cornicularii que leurs noms de Severus, Severianus, Carpophorus et Victorinus. La confusion ne fit que s'accroître lorsque le pape Léon IV fit transporter dans l'église du Coelius dont il avait été un des prêtres-cardinaux, les reliques des Pannoniens et des cornicularii. Au synode romain de 595 on cite un prêtre du titre des SS. Coronati. L'église, entièrement détruite par les bandes de Robert Guiscard, fut rétablie par les soins de Pascal II, en 1116, mais le pape la confia à l'abbaye de Sassovivo [c'est ce pape qui aurait apporté les reliques des quatre à Lemenc]. Elle est bien connue de ceux qui sont familiers avec l'ancienne Rome. [...] La corporation romaine, qui subit bien des vicissitudes, a laissé son souvenir dans l'église des Quatre Couronnés et surtout dans la chapelle de San Silvestro, aujourd'hui encore propriété des « marmorai ». En Allemagne les Quatre Couronnés sont également en faveur et l'ensemble des tailleurs de pierre de toute la Germanie se met sous leur invocation en 1459, lors de la rédaction des fameux statuts de Ratisbonne. En Angleterre leur pénétration paraît avoir été assez tardive, mais leur succès a été fort durable puisqu'il existe aujourd'hui encore une loge de francs-maçons dont le titre est Ars Quatuor Coronatomm et qui publie une remarquable revue d'érudition. En France, on n'a pas, jusqu'à présent, rencontré leur trace, bien que l'église Saint-Sernin de Toulouse possède d'eux d'importantes reliques (Pierre du Colombier Pierre, Les Quatre Couronnés, patrons des tailleurs de pierre. In: Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 96e année, N. 3, 1952 - www.persee.fr).

M. Pierre du Colombier remarque très justement que seule la France n'a pas adopté pour le corps de métiers des constructeurs le patronage des Quatre Couronnés. C'est que dès le XIIe siècle elle en avait un autre qui était saint Thomas. C'est à saint Thomas que sont dédiés, dans nos cathédrales, les vitraux donnés par les architectes ou par les corporations d'ouvriers constructeurs (Emile Mâle, observation sur la communication de Pierre du Colombier - http://www.persee.fr).

1.° Quatre chrétiens, tailleurs de pierre dans la montagne actuellement appelée Fruschka Gora, au nord de Sirmium, y furent exécutés pour la foi, pendant la persécution dite de Dioclétien. Leurs corps furent transportés plus tard à Rome et déposés dans le cimetière adjacent à la villa Ad duas Uniras. Déjà, bien avant cette translation, leur culte florissait en ville, dans une église du Celius, le titulus Aemilianae. 2.° Ou les désignait tantôt pur leurs noms, qui formaient une liste un peu longue, tantôt par l'appellation Quatre-Couronnés, plus facile à retenir. Leur histoire étant inconnue ou tombée dans l'oubli, l'auteur de la Passio Sebastiani s'empara de leurs noms et leur lit place dans ses récits, tout en s'arrangeant de façon à n'être pas obligé d'indiquer leur tombeau. Une autre explication, qui, elle, partait précisément du tombeau de la voie Labicane et de l'appellation collective et anonyme de "Quatre-Couronnés" fut mise en circulation. 3.° En dépit de la divergence absolue de ces récits, la tradition des calendriers, des livres liturgiques, des itinéraires, des martyrologes, c'est-à-dire de tout ce qui peut témoigner de l'opinion officielle, maintint, jusqu'au milieu du IXe siècle, l'identification des Quatre-Couronnés avec les saints Sempronien, Nicostrate, Claudius et Castorius. La légende pannonienne, quand elle se fut répandue à Rome, ne modifia pas cette situation, si ce n'est qu'elle conduisit à ajouter le nom de Simplicius à la liste primitive et qu'ainsi l'expression Quatre-Couronnés, restée en usage, servit à désigner un groupe non plus de quatre, mais de cinq personnes. 4.° Cependant un hagiographe romain avait essayé de combiner la légende pannonienne avec celle des Quatre-Couronnés en distinguant ceux-ci d'avec les saints Sempronien, etc. Ce système n'eut d'abord aucun succès: c'est seulement au milieu du IXe siècle que nous en trouvons la trace dans un autre document que la passion elle même, un catalogue de reliques, inséré au Liber pontificalis, par le biographe de Léon IV. 5.° Vers le même temps apparaît, dans une recension secondaire du passionnaire romain, l'identification, absolument fausse, des Quatre-Couronnés de Rome avec quatre martyrs d'Albano, Secundus (Sévère), Sevèrien, Carpophore et Victorin. Cette erreur se glissa bientôt dans les livres liturgiques ; elle s'est propagée à travers le moyen-âge (Louis Duchesne, Le culte romain des Quatre-Couronnés (Santi Quattro). In: Mélanges d'archéologie et d'histoire, tome 31, 1911 - www.persee.fr, Jean Guyon, Les Quatre Couronnés et l'histoire de leur culte des origines au milieu du IXe siècle. In: Mélanges de l'Ecole française de Rome. Antiquité, tome 87, n°1. 1975 - www.persee.fr).

Les Quatre Couronnés sont fêtés le 8 novembre, date nonagonale, et les saints d'Albano au 8 août, autre date nonagonale, que l'on obtient ainsi pour compléter les 14 dates de la division du calendrier en vigueur ici (Cohérence grand nonagone : Deuxième Etoile : Calendrier).

Cohérence petit nonagone : Deuxième Etoile : Calendrier).

Saints patrons dans toute l'Europe des tailleurs de pierre et des maçons, vénérés dans l'ancien compagnonnage germanique « Claudius est représenté avec une équerre, Nicostratus, avec le compas, Castorius avec la règle et un livre ouvert, Symphorianus, avec le niveau et un sceptre » (fr.wikipedia.org - Quatre Saints couronnés).

Le fief de l'Isle (De la Roche-Périac) serait selon P. Ferté (P.355) une allusion au fief de Gisors, où se rencontraient régulièrement sous un orme, les rois de France et d'Angleterre ; il y tient d'autant plus que le fief de Gisors fut parfois appelé le « fief de l'Isle » depuis la fin du XIème siècle, ce terme convenant d'autant mieux qu'il s'agit de décrire une île qui n'est pas en pleine mer, mais une « île en terre » ; cela ne vous rappelle-t-il pas l'île de Sarek qui se place en Arques (Aude ?).

D'ailleurs, le rendez-vous fixé deux cents ans à l'avance par le marquis Lazare ne se trouve-t-il pas sous un orme ? (P.F. P.354) : « On vous donne rendez-vous sous l'orme, à midi, le 12 juillet 1921 » (L'arche d'alliance : Le cataclisme - arques-aude.skyrock.com).

Plusieurs dates dans le roman sont mentionnées : 27 juin, 30 juin, noël, 14 octobre, 15 janvier, 30 janvier, 31 juillet, 1er août.

J’ai vu l’usurier, le sieur Voirin, et il m’a montré l’acte de vente. Si le 31 juillet, à 17 heures, le sieur Voirin qui, toute sa vie, a désiré acquérir le Manoir-aux-Buttes, n’a pas reçu la somme de trois cent mille francs en espèces ou en titres sur l’État, le Manoir lui appartiendra. – Je sais, fit Raoul, et comme il n’y a aucune raison pour qu’en un mois je devienne riche… – Si, il y a une raison, celle qui a toujours soutenu votre grand-père. « Voirin, ne vous réjouissez pas, a-t-il dit. À la date du 31 juillet, je vous paierai rubis sur l’ongle. » (Chap. VII)

Si l'orme est cité en rapport avec le rendez-vous du 12 juillet 1921, le 12 juillet étant marqué par un axe nonagonal passant à Etretat, le 31 juillet lui est lié à Gisors. Il est vrai que le 31 juillet n'est pas en rapport immédiat avec l'orme mais le rendez-vous permettra d'éviter la main mise de Voirin sur le Manoir-aux-Buttes (Autour de Rennes le Château : Gisors et Auxerre : 31 juillet et 20 septembre).

A Etretat il y avait le Champ aux Ormes. Maintenant Villa des Ormes, Rue Traz-Périer, rue parallèle à la rue Alphonse Karr où se trouve le Clos Lupin. On accédait aux terres cultivées et au bois, par un simple sentier (René Tonnetot, Etretat à travers les siècles, 1962 - books.google.fr).

Voirin a peut-être à voir avec "voit rien".

Il y a plusieurs saints du nom de Clair ; et dans tous les pays catholiques, lorsqu'une fontaine a quelque vertu adoucissante pour les maux des yeux, on la met sous la protection de saint Clair, qui guérit les visières mal nettes. Partout et dans tous les temps, c'est l'usage des prêtres de mettre une petite statue au-dessus de la source qui a des qualités salutaires, et d'attribuer à une idole ou à un saint des bienfaits que nous ne devons qu'à la nature. Le plus célèbre de tous les saints Clair est celui qui fut enterré à Saint-Clair-sur-Epte en Normandie. Mais on ne sait rien de son histoire, comme de tous les saints imaginés. L'abbaye de Saint-Victor de Paris possédait un de ses yeux, qui attirait un grand concours de borgnes et d'aveugles. Depuis qu'on y regarde un peu, on n'a pas vu que saint Clair ait ouvert les yeux à personne. Mais autrefois, un aveugle s'étant frotté les yeux avec la terre du tombeau de saint Clair, recouvra aussitôt la vue. La même faveur fut faite à des personnes pieuses qui se lavaient les yeux à la fontaine de Saint-Clair-sur-Epte, et à quelques dévots qui allèrent honorer, l'argent à la main, l'œil de l'abbaye de Saint-Victor (J.-A.-S. Collin de Plancy, Dictionnaire critique des reliques et des images miraculeuses, Tome 1, 1821 - books.google.fr).

La chapelle de l'église Saint Gervais de Gisors dans laquelle se trouve le transi est dédiée à saint Clair. Avec saint Hermès qui mit le diable en laisse comme Médée fit du dragon, saint Clair était jadis considéré comme le saint le plus vénérable du Vexin. A Gisors, la confrérie des maçons et tailleurs de pierre, fondée en 1514, en avait fait son patron. Cet ermite des bords de l'Epte et du Réveillon : Au sein du bourg Vulcain se retira soudain pour donner vie aux morts, aux aveugles lumière comme l'écrivait au XVIIe siècle Robert Denyau, curé et historien de Gisors. Saint Clair, comme son nom l'indique, a en effet le pouvoir de rendre la vue; c'est pourquoi les bannières de confréries nous le montrent coiffé d'une mitre triangulaire au centre de laquelle se trouve un œil. Denyau affirme qu'étant lui-même aveugle il se rendit sur la tombe du saint et en revint voyant clair. Mais tout le monde n'est pas obligé de croire aux miracles, et les métaphores ont leurs exigences (Gérard de Sède, Les Templiers sont parmi nous, ou L'énigme de Gisors, 1962 - books.google.fr).

Les quatre couronnés sont les patrons des tailleurs de pierre. On taille aussi les pierre précieuses.

L'art de tailler & d'employer ainsi ces pierres, étoit un métier tout autre que celui d'équarrisseur ordinaire, & s'appelloit ars quadrataria. Ce terme est employé dans une légende très-ancienne des quatre couronnés, qui furent martyrisés sous Dioclétien : dum Diocletianus omnes metallicos congregaret, invenit Claudium, Castorium, Symphorianum & Nicostratum, mirificos in arte quadrataria. Les ouvriers qui en faisoient profession, s'appelloient quadratarii, & leur ouvrage opus quadratarium (D.J. : Louis de Jaucourt) (www.encyclopédie.eu - Q).

Il y avait une chapelle des Quatre Couronnées soutenue par le contre-fort gauche du portail nord de la cathédrale Saint Etienne d'Auxerre, ou le chapitre recevait au XVème siècle les cens qui lui étaient dus. [...] Le portail nord reproduit en sujets bien dégradés l'histoire de saint Germain d'Auxerre (Maximilien Quantin, Histoire anecdotique des rues d'Auxerre, avec plan de la ville ancienne et moderne, 1870 - books.google.fr).

Henri Settimo de Marcy ou de Marciac (v. 1136-1er janvier 1189) est un prélat cistercien français, abbé de Hautecombe en 1160, puis abbé de Clairvaux en 1176-1179. Il est nommé cardinal-évêque d'Albano au troisième concile du Latran en 1179, puis légat du pape en 1181. C'est une figure importante de la lutte de l'Église catholique romaine contre les bons hommes hérétiques du Midi (souvent désignés depuis le XIXe siècle, à tort, comme cathares) et le valdéisme à la fin du XIIe siècle.

On dit Marcy près de Cluny. Mais il n'y a point de Marcy, encore moins de Marsac, aux environs de Cluny : il y existe par contre un Merzé (Marciacensis, Marcigiacensis, Martiacensis, Marziacensis, Marsiacensis, Marciacus ager de nombreuses chartes de Cluny, dont le chef lieu était Merzé ou Saint-Jean de Merzé) localité aujourd'hui disparue, mais où s'élevait jadis un important château, habité par une famille féodale qui eut souvent maille à partir avec Cluny. Le véritable nom de l'abbé de Hautecombe doit donc être Henri de Merzé ; c'était aussi, d'après des indications fournies oralement par M. Raymond Oursel, archiviste de Saône-et-Loire, l'opinion du R.P. Dimier (Annales de Bourgogne, Volumes 50 à 51, 1978 - books.google.fr, Auguste Bernard, Cartulaire de l'Abbaye de Savigny: Suivi du Petit Cartulaire de l'Abbaye d'Ainay, 2010 - books.google.fr).

Il est pressenti pour être élu pape, mais décline l'offre et est nommé légat en France et en Allemagne par le nouveau pape Grégoire VIII pour prêcher la troisième croisade après le 29 octobre 1187. Il se rend d'abord auprès de l'empereur Frédéric Barberousse qui l'accueille favorablement, à condition que les autres souverains d'Europe s'engagent à leur tour. Il se rend ensuite en France et parvient à réunir à Gisors, en Normandie, Philippe II Auguste, Henri II d'Angleterre et Philippe d'Alsace qui oublient leur querelles pour s'engager à prendre la croix (fr.wikipedia.org - Henri de Marcy).

On se trouva réuni à Gisors, en parlement solennel, en plein champ, le jour de Sainte Agnès, dans les kalendes de février 1188. Il faisait un froid excessif et les barons étaient couverts de leurs hermines. On était en train de discuter sur les hommages, les redevances et les possessions de Gisors, de Fretteval et du Vexin-normand, lorsqu'on vit s'avancer, vers le lieu de la réunion, deux prélats, précédés de la croix. Ils étaient montés sur des mules ainsi que le cortége qui les accompagnait. Après eux venaient plusieurs vieux chevaliers du Temple. Par l'ordre de Philippe-Auguste, des hérauts d'armes allèrent à leur rencontre et revinrent dire au camp que Guillaume, archevêque de Tyr, Henri, cardinal d'Albano, légat du Saint-Siége et quelques Templiers échappés au désastre des Lieux-Saints, venaient raconter les malheurs de Jérusalem. Les deux pontifes furent reçus et accueillis au parlement avec un grand enthousiasme. Les deux rois allèrent à leur rencontre et les embrassèrent. Alors Guillaume de Tyr, témoin oculaire de presque tous les désastres arrivés aux clirétiens en Palestine , leur raconta, en pleurant, les conquêtes de Saladin et la malheureuse situation dans laquelle se trouvaient les états chrétiens de l'Orient. Aussitôt tous les assistants poussèrent de profonds gémissements. Lorsque l'assemblée fut un peu plus calme, Henri, cardinal d'Albano, lut une lettre lamentable du pape Grégoire VIII, adressée à toute la chrétienté sur les malheurs de la ville sainte. Tout cela produisit une grande exaltation religieuse dans l'assemblée ; un immense cri retentit dans les airs : la Croix! la Croix!! Aussitôt Henri II se précipite aux pieds du Cardinal d'Albano et sollicite de lui le signe des pèlerins. Les chevaliers français furent mortifiés de ce que le roi d'Angleterre avait précédé le roi de France, son seigneur suzerain , dans raccomplissement de cette cérémonie et déjà des combats allaient s'engager, lorsqu'on fit remarquer à Philippe-Auguste que Henri ne l'avait précédé dans cette démarche que par zèle pour la religion du Christ. Le roi de France prit alors la croix , puis Richard, les seigneurs ci-dessus nommés et les deux frères Jousselin et Mathieu de Montmorency. Les croix furent de couleurs différentes : les Français prirent la rouge,les Anglo-Normands, la blanche ou l'hermine et les Flamands, la verte.Aussitôt un immense oriflamme ou étendard fut déployé dans les airs, sur lequel apparut une croix d'or. Un cri formidable d'enthousiasme retentit au même instant : « Dielx el volt! Dieu le veut! Bieu le veut!! La croix! La croix !!... » Une foule de personnes la reçurent ; elle était faite avec un morceau de drap ronge, vert ou blanc, selon la nation : on l'attachait sur l'épaule gauche ou sur la poitrine. Revêtus du signe de la croix, les deux rois s'embrassèrent en jurant de respecter désormais mutuellement leurs états et propriétés respectifs. Le lieu où le parlement de Gisors fut réuni, près de l'orme gigantesque, reçut le nom de Champ-sacré. On y fit bâtir une chapelle en souvenir du pieux témoignage du serment qui y fut prêlé (P. F. D. Hersan, Histoire de la ville de Gisors, 1858 - books.google.fr).

Les chroniqueurs nous parlent de l'amitié qui lia Henri, abbé d'Hautecombe, et S. Pierre de Tarentaise [fêté le 14 septembre et le 8 mai], lui-même cistercien, fondateur de Tamié en 1132, archevêque de Tarentaise en 1141 et mort au cours d'une des missions qu'il emplissait au nom du Saint-Siège, le 14 septembre 1174 (Yves Congar, Henri de Marcy abbé de Clairvaux, cardinal, Studia Anselmiana philosophica theologica, Numéro 43, 1958 - books.google.fr).

On prétend qu'Innocent IV, allant à Lyon en 1245, avait logé à Lémenc et qu'il avait donné au Monastère [bénédictin] des reliques de deux des Quatre Couronnés. Suivant Besson, ces reliques auraient été données en 1107 par le Pape Pascal II, à son retour de France en Italie (G.M. Raymond, Notice historique sur l'église de Lemenc près de Chambéry, Mémoires de la Société Royale Académique de Savoie, Volume 4, 1830 - books.google.fr).

Les « Quatre Couronnés », dont le nombre rappelle la perfection de la "Tetrakys" pythagoricienne et dont la couronne évoque à la fois le martyre et l'initiation, patronnent encore de nos jours beaucoup de ceux qui travaillent au Grand Œuvre de la recherche maçonnique (Roland Edighoffer, Aries, Numéros 7 à 14, Association pour la recherche et l'information sur l'ésotérisme, 1988 - books.google.fr).

Dorothée de Montfaucon

Louise d'Albert, née de Thomas d'Albert, baron de Montclus - petit-fils de Thomas fondateur de la Maison d'Albert dont sont issus les ducs de Luynes -, et d'Alis d'Urre, fut dame de Boussargues, reconnut tenir du roy le château, la juridiction, & haute, moyenne & basse justice de Boussargues l'an 1520. Elle épousa par contrat du 18 septembre 1531 Jean de Montfaucon, écuyer, seigneur de Canillac, diocèse d'Alet, sénéchaussée de Carcassonne, fils de noble Guerin de Montfaucon, seigneur de Taillade. Elle étoit remariée en 1548 à noble Andre d'Aragouse. Elle eut de son premier mariage Jean de Montfaucon, seigneur de Boussargues, père de Dorothée de Montfaucon, qui porta par son mariage du 13 août 1597 avec Melchior de Vaugué [Vogüé], seigneur de Roche-Colombe, la terre de Boussargues, & la viguerie royale héritière de Bagnols dans cette famille (Anselme de Sainte Marie, Honoré Caille Du Fourny, Pol Louis Potier de Courcy, Histoire Généalogique Et Chronologique De La Maison Royale De France, Des Pairs, Grands Officiers de la Couronne & de la Maison du Roy: & des anciens Barons du Royaume, Tome 4, 1728 - books.google.fr).

Boussargues était auparavant une commanderie templière formant le nonagone gardois (Construction : Le nonagone gardois, Le Château de Boussargues, 2000 ans d'histoire - www.boussargues.com).

Les dates de la division en 14 du calendrier

Le château de Roborey se trouve près de Domfront. Roborey est mis en rapport avec le chêne rouvre et se trouve dans une commune appelée Chagny.

La ville de Chagny en Saône et Loire s'appelle Chagneyacum, Caliniacum, Chaigny, Chagné puis Chagny au fil des âges. Le mot "Chagne" désigne, en berrichon et poitevin, une chênaie (le chagne étant alors une sorte de chêne). Donne aussi les toponymes : Chagnas, Chagnias, Chagniat et là, Chagny, dont on retrouve le chêne dans le blasonnement (fr.wikipedia.org - Chagny (Saône-et-Loire)).

Un bailli de Domfront au moyen âge s'appelle Jean de Carcassonne.

Le château de Roborey est le centre de toutes les attentions de Dorothée, bouleversé par son nom, car il est le dernier mot sorti plusieurs fois, pendant son agonie, de la bouche de son père, blessé mortellement au combat. Mais Roborey est aussi un nom qui semble venir du latin « roboreus » (relatif au chêne). Peut-on voir dans "Robore" un allusion à La Cassaigne (cassanus = chêne), commune près de Fanjeaux et de Carcassonne, dans le même département que les deux Peyriac ? (Arsène Lupin de Maurice Leblanc : Arsène Lupin et la Croix d’Huriel : Sarek).

Tout le monde sait que le cidre est une boisson faite de pommes ou de poires pilées ou écrasées et pressurées. Le cidre de pomme s'appelle du Pommé, — Vinum pomaceum; celui de poires, Poiré, — Vinum Pyraceum. Généralement, on fait plus usage du premier que du second dans la Sarthe; il n'en est pas de même dans une partie d'un departement voisin, l'Orne, où, dans les environs de Domfront surtout, on préfère le poiré (M. Racois, Des fruits à cidre, Bulletin de la Société d'agriculture, sciences et arts de la Sarthe, Volume 17, 1863 - books.google.fr).

Jean de Carcassonne (Iohannem de Carcassono) exerça la charge de bailli à Domfront pendant cinq ans, de 1287 à 1292. Ce laps de temps relativement court lui suffit pour se rendre odieux aux habitants de la petite cité et pour acquérir une réputation à ce point déplorable que nous en avons conservé le souvenir. [...] Représentant du Comte d'Artois, il avait des compétences étendues dans les domaines administratifs, judiciaires et militaires, du moins tant qu'on n'était pas en guerre. Il rendait compte deux fois par an, à la Toussaint et à l'Ascension ; plusieurs comptes de ce type ont été conservés. Mais trop de baillis profitaient de leur position pour s'enrichir indûment : à Domfront, nombreux sont ceux qui eurent mauvaise réputation et qui suscitèrent des plaintes. Un des prédécesseurs de Jean de Carcassonne est accusé par un témoin d'avoir été "prendan de soi". Bien que de telles protestations devaient être fréquentes, les populations étant toujours promptes à dénoncer les abus réels ou supposés des agents locaux, Jean de Carcassonne dut à ce point passer les bornes que le Comte d'Artois, alerté, décida d'envoyer sur place une commission d'enquête, dont une partie des travaux a été conservée. Le Comte a-t-il remplacé Jean à cause des plaintes qui lui parvenaient, en attendant les résultats de l'enquête ? Les plaintes sont-elles arrivées après le remplacement du bailli (ceux-ci ne restaient que quelques années en fonction) ? Nous l'ignorons. Toujours est-il que Jean de Carcassonne n'est plus bailli de Domfront quand arrivent les enquêteurs, au mois d'août 1292 (Jean-Philippe Cormier, L'enquête faite contre Jean de Carcassonne, bailli de Domfront. In: Annales de Normandie, 43e année, n°2, 1993. Lèpre et guerre XIVe-XVe siècles - www.persee.fr).

Le nom de la ville de Domfront évolue de Donnifrontis, Damfrontis vers 1020, à Domus Fronto en 1063. L'église catholique, avant d'utiliser sanctus pour honorer les saints, a longtemps utilisé dans ce but le latin dominus (« seigneur »). Dominus aboutit à Dom. Le personnage vénéré est Front de Passais (Fronto), ermite du VIe siècle (fr.wikipedia.org - Domfront (Orne)).

Il est aussi généralement admis que saint Front de Périgueux, au Ier siècle, pénétra dans le Maine à cette époque ; de là, il s'avança dans le pays connu depuis sous le nom de Passais, à Saint-Front-de-Collières, grâce aux grandes voies romaines dont on trouve encore des traces évidentes, à Château- Jaune, entre Perrou et le bourg de Saint-Front ; d'ailleurs, tout concourt d'autre côté à le démontrer : la fête du patron de saint Front de Passais s'est toujours célébrée le 25 octobre ou le dimanche après le 25, comme à Périgueux, et cette fête du patron ne peut avoir, suivant l'auteur de la vie de saint Front de Périgueux, évèque et missionnaire, d'autre origine que la fondation en ce lieu de Saint-Front d'une chapelle ou oratoire dès cette époque (Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne, Volume 21, 1902 - books.google.fr, Jean Charles Payen, La Légende arthurienne et la Normandie, 1983 - books.google.fr).

Compagnon de saint Georges, premier évêque du Velay, saint Front est l'apôtre du Périgord et le premier évêque de Périgueux vers 380. On possède de lui une Vie, connue par deux manuscrits du IXe siècle. Saint Front est né à Linocassium (Lanquais), près de Diolindum (Lalinde). Un serpent, d'une dimension effrayante, dévorait les animaux et les hommes. Saint Front l'arrêta du signe de la croix et le précipita dans la Dordogne, en un endroit appelé le « Saut de la Gratusse », en aval de Lalinde. Près de là, on montre encore la grotte du serpent et, sur les sommet de la montagne, s'élève l'église Saint-Front-de-Colubri, en face de Lalinde. Une légende tardive range les deux apôtres du Périgord et du Velay parmi les 72 disciples du Christ venus évangéliser la Gaule, par allusion à la formule de saint Marc (chap. 10) relative aux 72 disciples envoyés par le Christ justement deux par deux (Jacques Baudoin, Grand livre des saints: culte et iconographie en Occident, 2006 - books.google.fr).

Saint Front est fêté le 25 octobre, comme saint Quentin, et Marc le 25 avril.

En Périgord, on trouve la commune de La Cassagne.

Le nom de la localité est attesté sous les formes La Cassaigne en 1251, Cassanea en 1320, puis Cassanha en 1365. Le toponyme La Cassagne est de type occitan, issu d'un bas latin cassanea, basé sur le terme cassanu « chêne » (qui a donné chêne en français, terme issu du gaulois cassanos) suivi du suffixe collectif latin -ea, d'où le sens global de « chênaie ». En occitan, la commune porte le nom de La Cassanha (oc.wikipedia.org - La Cassanha, www.lacassaigne.net, fr.wikipedia.org - La Cassagne).

Juliette Azire, amie du vieux baron de, porte un nom occitan : "azir" verbe, assoir, ou "l'azir" la colère l'emportement (S.J. Honorat, Dictionnaire Provençal-Français, A - D, Tome 1, Repos, 1846 - books.google.fr).

Juliette ou Julitte mère de saint Cyr est fêté le 16 juin à Rome.

Théodore (anagramme de Dorothée), évêque d'Icone sous Justinien, écrivit une lettre contenant le Martyre de saint Cyr et de sainte Juliite sa mère, leurs Actes ayant été déclarés apocryphes par le pape Gélase. Le martyr de la mère et de son fils oppose le renoncement chrétien à la colère et celle des païens.

Domitien qui avoit le gouvernement de la Lycaonie, étoit un homme féroce, et qui se plaisoit à répandre le sang des chrétiens. Cela obligea Julitte à quitter Icone, et à se retirer à Séleucie avec Cyr son fils, qui n'avoit encore que trois ans, et deux filles qui la servoient [...]. Mais elle trouva que les affaires des chrétiens alloient encore plus mal à Séleucie qu'à Icône, et qu'Alexandre, qui en étoit gouverneur, étoit encore plus cruel que Domitien. Il venoit de recevoir un nouvel édit qui ordonnoit que tous ceux qui refuseroient de sacrifier aux dieux, seroient punis du dernier supplice. Julitte se ressouvenant de cette parole de saint Paul : Donnez lieu à la colère [Epître aux Romains XII,19 : sans rendre le mal par le mal... sans vous faire justice à vous-mêmes... laissez agir la colère (Bible de Jérusalem, 1998)], quitta Séleucie, et se mit en chemin pour se réfugier à Tarse, capitale de Cilicie. Mais il arriva qu'Alexandre partit ce jour-là même de Séleucie, et prit la même route que Julitte. Elle lut donc reconnue et arrêtée avec son fils [...]. Alexandre lui demanda son nom, son pays et sa condition. A toutes ces demandes, elle ne répondit autre chose, sinon : Je suis chrétienne. Cela mit le gouverneur en colère ; il commanda qu'on lui ôtât son enfant, et qu'on la frappât à coups de nerfs de bœuf. A l'égard du petit Cyr, il se le fit donner. [...] Mais l'enfant ayant toujours les yeux tournas vers sa mère, repoussoit le gouverneur [...]. Et lorsque sa mère au milieu des tourmens s'écrioit : Je suis chrétienne, il redisoit aussitôt : Je suis chrétien, ce qui excita de telle sorte la rage insensée du gouverneur, que cette bête farouche [...] prit cet innocent par un pied, et le jeta contre terre. Le petit Martyr, en tombant, se donna la tête contre les marches du tribunal, qu'il ensanglanta de sa cervelle, qui se répandit jusque dans le parquet, où il vint expirer (Thierry Ruinart [mauriste], Drouet de Maupertuy, Les véritables actes des martyrs, 1818 - books.google.fr).

Dorothée se sent en colère d'être attirée par Raoul Davernoie : "Elle pensait beaucoup à Raoul Davernoie, mais avec de la colère et de la révolte contre les sentiments de tendresse que l’intimité de ces quelques semaines lui avait inspirés pour le jeune homme" (Chap. X).

Dans le bréviaire de la collégiale de Saint-Quentin, imprimé en 1642, on trouve les cinq fêtes suivantes : 3 janvier, Invention de saint Quentin par saint Eloi, en 641 ; 12 janvier, Tumulation de saint Quentin, de saint Victoric, de saint Cassien, en 902; 2 mai, Elévation de saint Quentin, en 1228 ; 23 juin, Invention de saint Quentin par sainte Eusèbie, en 358; 25 octobre, Translation de saint Quentin par l'abbé Hugues, en 835 ; 31 octobre, Passion de saint Quentin, en 303. Plusieurs de ces fêtes avaient déjà disparu à cette époque.

Un religieux servite italien du XIVème siècle, fondateur des Hiéronymites, Nicolas de Forca-Paléna, village qui n'existe plus aujourd'hui, fêté le 29 septembre, correspondrait à Nicolas Largillierre (1656 - 1746), peintre du roi qui peignit dans le roman le portrait du marquis de Beaugreval (fr.wikipedia.org - Nicolas de Largillierre).

Une autre Dorothée, de la ville d'Aquilée, est fêté le 3 septembre. Martyre avec Euphémie, elle fut enterrée par saint Hermagore (fêté le 12 juillet), disciple de saint Marc (fêté le 25 avril) et premier évêque d'Aquilée décapité, avec son diacre Fortunat, sous Néron.

Encore une autre Dorothée, objet de l'amour de Maxime Daïa qui l'épargna, fêtée le 6 février, elle est d'Alexandrie en Egypte (Adrien Baillet, Les vies des saints, Tome I, 1715 - books.google.fr).

Un des cousins de Dorothée possédant une médaille est Marco (de Marc du 25 avril) Dario de Gênes (allusion à la famille Doria ?). Il y a encore Archibald Webster de Philadelphie, et George Errington de Londres.

Jean du Puits et Jean Climaque fêtés le 30 mars répondent à Jean d'Argonne, Pierre de Parenzo fêté le 21 mai, envoyé du pape Innocent III combattre les Cathares d'Italie, ou Pierre de Policastro bénédictin du XIème siècle fêté le 4 mars, à Jean Pierre Augustin marquis de Beaugreval (Cesare Cantu, Histoire universelle, Tome XI, 1858 - books.google.fr).

Octave, fêté le 20 novembre, martyr de la légion thébaine (comme saint Maurice) correspondrait au Comte Octave de Chagny.

Yolande de Vianden, la seule Yolande honorée dans le calendrier catholique, est fêtée le 17 décembre, le lendemain du 16, deux jours de Lazare selon le Maryrologe d'Usuard (875), évêque de Marseille qui serait le même que le ressucité par Jésus (Alfred Baudrillart, Almanach catholique français, 1920 - books.google.fr, Usuard, Martyrologe, 1867 - books.google.fr).

Le 12 juillet (IV idus julii) était la fête de la naissance de Jules César. Le 15 juillet était la fête de Castor et Pollux pour célébrer la victoire des Romains de Posthumus sur les Latins avec l'aide de deux cavaliers inconnus. 27 janvier : reconstruction par Tibère du temple de Castor et Pollux (6 ap. J.-C) (Annales de philosophie chrétienne, 1872 - books.google.fr).

On représentait Castor et Pollux, ces deux génies, sous la figure de deux jeunes hommes montés sur deux chevaux blancs comme la neige, courant côte à côte, la tête coiffée d'un bonnet surmonté d'une étoile; c‘est dans cet état qu’ils apparurent pendant une bataille des Locriens centrales Crotoniates. L’an de Rome 257, les Romains ayant remporté une victoire sur les Latins, la nouvelle s‘en répandit dans la ville à l'instant même; on la dut, selon l’histoire à l'apparition de Castor et Pollux ; Posthumus, le dictateur de Rome, leur éleva en reconnaissance un temple sous le titre de Dioscures. Ce nom est resté célèbre chez les Cosaques de la mer Noire sous celui d’Iskourias, l'ancienne Dioscurias, qui, dit-on, fut fondée par Castor et Pollux, et selon d'autres par les écuyers de ces héros. Plusieurs prétendent, d‘après Arrien, que Dioscurias est Sévastopol, nom qu’elle portait aussi de son temps; elle est aujourd'hui le centre des forces navales de la Russie sur la mer Noire. C'est dans ses environs qu’existait le temple de la Diane de Tauride, où les naufragés étaient sacrifiés sur ses autels. Plince raconte des choses merveilleuses de l'antique Dioscurias; son commerce était si considérable, dit-il, que l‘on y voyait des négociants parlant trois cents langues différentes (Repertoire des Connaissances Usuelles, 1835 - books.google.fr).

Les Cimmériens

Raoul Davernoie habite avec son grand-père près de Clisson au Manoir-aux-Buttes gardé par un molosse inoffensif appelé Goliath.

Seule y figure «esclice», qui, comme l'«éclisse» de la langue moderne désigne un éclat, mais qualifie aussi, avec des exemples empruntés au nord de la France, le partage d'un bien. Dans la mesure où les paroisses de Clisson ont été taillées dans celle de Gorges, cette étymologie pourrait être retenue, inverse de celle de Lécousse - Excussa. «la Dépouillée» - qui pourrait avoir désigné cette paroisse après que Fougères eut été créée à ses dépens. Absent également du dictionnaire de Furetière, «clisse» apparaît enfin au XIXe siècle dans celui de Littré pour désigner une claie d'osier ou de jonc destinée à l'égouttage des fromages ou à la protection des bouteilles pendant que «clisser» est une terme de vannier pour désigner ces opérations. Les dictionnaires régionaux fournissent un sens plus adéquat : en Poitou, la «clisse» ou «clice» est synonyme de «claie, clôture, barrière». Dans ce cas, concernant une fortification, la «clisse» pouvait s'appliquer à une clôture qui pouvait être vive, formée d'éléments entrelacés destinés plus à ralentir qu'à empêcher la progression de l'ennemi. Ce genre de clôture a donné naissance à deux autres toponymes bien connus : la «Haie», comme La Haie-Fouassière à 15 km. au nord de Clisson et le «plessis» comme, plus proche, Le Plessis-Brézot. C'est cette étymologie qui a été retenue depuis P. de Berthou (Clisson et ses monuments, 1910) ; c'est la plus vraisemblable (Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne, Volume 82, 2004 - books.google.fr).

Gomer, terme hébreu qui désigne probablement les Cimmériens dans les prophéties d'Ézéchiel, le nom grec de ce peuple venir provisoirement, au choix du lecteur, de ce mot ou de Kimrire, et signifier dans ce cas les incendiaires ou les hommes des ténèbres; ou bien du Coumara indien, les jeunes, les guerriers ; — de l'Hymer ou du Gymer Scandinaves, les Géants ou les Paraliens du Nord; — du celtique Kimmar, les confédérés ; — ou enfin, comme l'a pensé Desborough-Cooley, de Kmari, homme en géorgien, langue d'une haute antiquité, et encore parlée dans l'ancienne Colchide comme dans l'ancienne Ibérie; celle-ci, ajouterai-je, avoisinée jadis du côté de l'Orient par des pirates appelés Kamaritail, et celle-là homonyme des Colchi de l'Inde, qui habitaient près du cap Komaria. Pour moi, je pense que c'est aux Argonautes plutôt qu'aux Phéniciens que les Grecs durent la connaissance des Cimmériens du Nord, et qu'Homère n'a point ignoré, comme on l'a prétendu, le voyage de Jason, mais qu'il a confondu les obscurs renseignements qu'il tenait à la fois des deux côtés, sur deux peuples de même race et de même nom, les Cimmériens du Bosphore, visités par les aventuriers thessaliens, et les Cimmériens de la Campanie, découverts comme nous le verrons plus loin par les marchands sidoniens. De là toute l'incohérence de sa géographie, du nord à l'ouest de l'Asie Mineure et de la Grèce; cette confusion des périls du détroit de Sicile avec les roches Planètes qui gardaient le seuil du Pont-Euxin4, et l'énigme de cette Circé campanienne, qui demeurait au delà de l'un comme de l'autre de ces terribles passages, et, sœur du roi de Colchide Aétès, était en même temps voisine des Cimmériens et de l'île de Trinacrie.

Si l'histoire des Cimmériens du Bosphore est toute tronquée et remplie d'obscurités, celle des Cimmériens d'Italie est encore plus courte et plus mystérieuse. L'élément tout belliqueux fait ici place au caractère sacerdotal. Ephore, le premier auteur qui nous parle de ceux-ci, les présente moins comme un peuple que comme un collège de prêtres qui auraient emprunté à l'Odyssée ce nom presque infernal, et leur Oracle des morts ou Cerbérien, comme l'appelle Scymnus de Chio10. Ces Cimmériens habitaient près de Cume, autour du lac Averne, et dans une petite péninsule, position qu'ils semblent avoir recherchée en Europe comme en Asie. Ils avaient leur Cocyte, leur Pyriphlégéthon, et leur marais Achérusien. Le lac, qui communiquait alors avec la mer, était entouré de collines escarpées, hérissées d'épaisses et hautes forêts qui jetaient sur ses eaux une obscurité perpétuelle. Les navigateurs ne pénétraient point dans ce port sans avoir sacrifié, suivant les rites prescrits, aux divinités infernales, dont les feux et les vapeurs délétères qui s'exhalaient du sol révélaient la présence. Le siège de l'oracle était, suivant Ephore, profondément creusé dans la terre, ainsi que les habitations des Cimmériens, nommées Argilla, et qui communiquaient entre elles par des voies également souterraines. Un usage antique assujettissait les desservants de l'oracle à ne jamais voir le soleil, à ne sortir de leurs demeures que la nuit. Ils vivaient ainsi, sous la protection des rois du pays, qui leur avaient affermé le lac, du travail des mines et du produit de leurs prédictions. Mais ils furent enfin exterminés par un de ces princes, qu'avait trompé une de leurs prophéties. Toutefois l'oracle, transporté dans un autre lieu, subsistait encore au milieu du IVe siècle avant Jésus-Christ. Strabon, qui nous a conservé ce curieux passage d'Ephore, n'ajoute pas un mot sur l'origine de ces Cimmériens, ou qui les rattache à ceux du Bosphore. Il paraît même fort peu convaincu de ce récit, et de l'existence de cette ancienne peuplade autour de l'Averne. Il est vrai qu'Ephore ne jouissait pas d'une parfaite réputation de véracité. Virgile, qui a rassemblé dans son Énéide un si grand nombre d'antiques traditions italiennes, n'y prononce même pas le nom de ces Cimmériens. Denys d'Halicarnasse, la presque totalité des historiens grecs ne leur accordent pas un souvenir (R. B. de Belloguet, Ethnogénie gauloise ou mémoires critiques sur l'origine et la parenté des Cimmériens, des Cimbres, des Ombres, des Belges, des Ligures et des anciens Celtes. Quatrième partie. Les Cimmériens, 1873 - books.google.fr).

La Russie occidentale et la Pologne, l'Allemagne d'aujourd'hui ou l'ancienne patrie des Vendes jusqu'à l'embouchure de l'Elbe, la Sibérie même nous offre ce caractère de tertres avec des traces identiques concernant les autochthones ou populations d'origine inconnue, c'est-à-dire dont il ne peut être démontré que l'origine soit étrangère au sol même qu'elles habitaient. Il ne faut pas cependant nous méprendre sur les tertres, et les envisager comme pareils et de la même époque. Ces buttes changeaient de forme, de dimensions et de figure selon l'idée des peuples qui les possédaient ou les construisaient. Le tertre de Samatovce ne présente après la couche sédimentaire et celle du limon qu'un amas de fossiles dont une partie s'est transformée en humus, l'autre partie restant caractérisée dans ses fossiles. L'usage de la pierre comme seul instrument de travail s'est conservé très longtemps; car nous en avons les indices encore à l'époque de la migration des peuples. La Russie occidentale et la Pologne furent habitées par des peuples aryens qui y laissèrent leurs kurhans, mogila, holmes, groble pleins de céramiques fort intéressantes. Cependant dans aucun de ceux que j'ai eu l'occassion d'étudier je ne me souviens d'avoir vu des os fendus et des couteaux en silex pareils à ceux que j'ai trouvés à Samatovce. Ces raisons me font croire que les Cimmériens qui émigrèrent en Norvège ont dû avant d'y arriver passer par la Slavonie. Cette solution est la transition naturelle de l'époque des brachyocéphales (probablement finnois, comme les Esquimaux, Basques et races touraniennes) à celle des Cimmériens ou Dolicocéphales qui nous conduit aux Paphlagoniens ou race indo-caucasienne dont descend le Slave (Jean Victor, Le Pèlerin slave, 1870 - books.google.fr).

A l'ouest de l'arrondissement et sur la limite du département de la Loire-Inférieure, s'étend du canton de Montrevault. Le chef-lieu de ce canton en est la plus petite commune, mais non pas la moins ancienne ; car il existe sur son territoire des témoignages du passage des populations antiques. On voit au Petit-Montrevault un tumulus, dont la circonférence est à sa base d environ cent-cinquante toises, et la hauteur de soixante pieds. Sur cette butte avait été bâti au moyen âge un château-fort, qui n'a été détruit que vers la fin du dernier siècle. Une autre tombelle se trouve dans le bourg même de Montrevault; elle est moins élevée que celle du Petit-Montrevault; les flancs de cet amas de terre factice sont livrés à l'agriculture. [...] La maison de Clisson, dont les possessions étaient voisines de Montrevault, devait convoiter ce domaine féodal, aussi appartenait-il vers la fin du XIVe siècle au connétable Olivier de Clisson (Georges Touchard-Lafosse, La Loire historique, pittoresque et biographique, Tome 4, 1851 - books.google.fr).

Strabon consacre aux Kimris, Cimmériens ou Cimbres, une partie de son septième livre, et les représente comme ayant poussé leurs courses aventureuses, d'une part jusqu'au Palus-Méotide, de l'autre jusqu'au Danube et au territoire des Gaulois Scordisques, qui sera déterminé tout à l'heure; puis il ajoute : "On raconte que les femmes des Cimbres les accompagnaient à la guerre, et que, parmi elles, étaient des prêtresses à cheveux blancs et vêtues de blanc qui prédisaient l'avenir; elles avaient des saies de gaze, une ceinture d'airain, et marchaient nu-pieds. Elles abordaient, l'épée à la main, les prisonniers amenés dans le camp, leur met étaient une couronne et les conduisaient vers un cratère d'airain, d'environ vingt amphores. Gravissant des degrés, elles se penchaient sur cette urne, coupaient la gorge au captif, qu'elles tenaient renversé, et tiraient des présages du sang qui coulait; d'autres, ouvrant le corps, prophétisaient à haute voix, d'après l'aspect des entrailles, la victoire au soldai. Dans les combats, elles frappaient des peaux tendues sur les claies de leurs chariots, et produisaient ainsi un grand bruit". On reconnaît sans peine le culte de ces Druides que Diodore nous montre, chez les Gaulois, chargés des sacrifices humains et tirant de là des présages ; ces prêtresses sont les Druidesses des Cimmériens, que Strabon, comme Posidonius, nous dépeint errant à travers l'Europe (Félix Marie Louis Jean Robiou de La Tréhonnais, Histoire des gaulois d'orient, 1866 - books.google.fr).

Dorothée est en effet diseuse de bonne aventure :

"Mademoiselle, s’écria d’Estreicher, si vous prédisez l’avenir, je puis vous assurer que, moi aussi, j’y vois clair, et que votre fortune est certaine. Ah ! si vous vouliez vous en remettre à moi et que je vous pilote à Paris ! J’ai des relations dans tous les mondes, et je vous garantis le succès." (Chap. II) ; "Raoul, nous sommes le 27 juin. Dans quelques semaines, vous serez riche. Moi aussi. Et d’Estreicher sera pendu haut et court, ainsi que je le lui ai prédit." (Chap. VII) ; "Son ami, M. de Fontenelle, est bien mort à cent ans, comme le lui avait prédit M. de Beaugreval, et grâce à un élixir de longue vie." [...] "Ils demeurèrent un moment interdits. Non pas que l’événement fût bien extraordinaire, mais il apportait une première confirmation à ce qu’avait annoncé le marquis de Beaugreval, et ils se demandaient malgré eux si les autres prédictions ne se réaliseraient pas avec la même exactitude." (Chap. XII) ; "Dorothée se rappela avec un frisson la prédiction qu’elle avait faite à son ennemi, lors de leur rencontre au château de Roborey." (Chap. XVII)

Les Cimmériens habitoient la Krimée. Ce pays a tiré son nom de l'ancienne Ville de Cimmerium, autrement Cremnos, c'est-à-dire, escarpée, suspendue sur un rocher. C'étoit le marché le plus considérable de la Tauride, du temps d'Hérodote. [...] Les Tatars appellent Ville, des Villages composés de huttes faites de claies, & couvertes d'un gros drap de crin (Nicolas-Gabriel Leclerc, Histoire physique, morale, civile et politique de la Russie moderne, Tome 2, 1785 - books.google.fr).

Le nom du russe Kourobelev qui possède une des quatre médailles du roman semble à première vue combiner kouro et belev. Belev est une ville russe.

"En 1586 et 1587, deux grandes expéditions furent menées contre le coeur même de la Russie; les régions de Belev et de Kozel'sk furent ravagées" par le khanat de Crimée pour réagir à la pression russe sur le Caucase (Journal of Turkish Studies: Türklük bilgisi arastirmalari, Volumes 10 à 11, 1986 - books.google.fr).

Abaev lie le vieux-russe kùrëij (forgeron) au scythe *kurl (ossète kurd) et place à l'origine de ce mot non l'i.e. kr (faire) mais *kur- (allumer un feu). Il émet l'hypothèse que kùrëij est le forgeron de l'époque du bronze, celui de l'époque du fer étant désigné par la série koval', kovaë, kuznec, et rattache à ce mot le nom de la ville de Kerë, en Crimée (1, 96-99) (Bulletin de la Société de Linguistique de Paris, Volume 56, 1961 - books.google.fr).

L'impératrice Elisabeth (Louis de Bade), femme d'Alexandre Ier, meurt, un an après ce dernier, dans cette ville le 3 mai 1826 (Marie-Pierre Rey, Alexandre Ier: Le tsar qui vainquit Napoléon, 2013 - books.google.fr).

La mère d'Elisabeth était Amélie, fille du landgrave Louis IX de Hesse-Darmstadt, qui épousait le 15 juillet 1775 son cousin Charles-Louis, prince héréditaire de Bade. La mère de la princesse Amélie était Caroline de Palatinat-Deux-Ponts-Birkenfeld, princesse cultivée qui fit l'admiration de toute l'Europe (fr.wikipedia.org - Amélie de Hesse-Darmstadt).

La nouvelle Le Signe de l'ombre raconte une histoire qui remonte à l'époque troublée de la Terreur, celle de la malheureuse famille d'Ernemont, le roman 813 de la famille de Malreich et celle de la maison de Veldenz, qui n'était rien moins qu'un rameau de la maison Palatine de Deux-Ponts. On n'a pas oublié qu'on croise aussi dans ce roman Napoléon et l'impératrice Eugénie (Jacques Derouard, Le monde d'Arsène Lupin, 2003 - books.google.fr).

Lupin sauve in extremis le jeune Gérard Baupré, poète comme Lucien,au moment où il se suicide. Mais, comme la cousine Bette ou Carlos Herrera, il ne le soustrait à la mort que pour en faire sa chose. Gérard Baupré devenu Pierre Leduc devra jouer le rôle de prétendant au trône du Duché de Deux-Ponts, et, dans l'ombre, c'est Lupin qui régnera sous son nom : « N'oublie pas, dit-il au faux Leduc, que tu m'appartiens corps et âme » (L'Année balzacienne, 1966 - books.google.fr).

La ville de Belev est cité dans la nouvelle de Tourguéniev Le Chien. Le personnage principal est Porfirii Kapitonovitch qui est victime d'un phénomène de hantise. Il existe un saint Capiton de Chersonèse (en Crimée) fêté le 4 mars.

A la fête du saint apôtre et martyr Clément, glorieux successeur de saint Pierre, la mer se retire pendant sept jours et laisse un chemin libre à ceux qui ont la dévotion de visiter son miraculeux tombeau, placé au milieu de la mer. Le fait est connu de tous les habitantsde la Chersonèse. Éphrem, évêque dans la Ghersonèse, souffrit le martyre avec huit autres évêques de la même contrée, dont les noms suivent : Basile, Eugène, Agathodore, Elpidius, Éthérius, Capiton, Nestor et Arcadius. Le Martyrologe romain fixe leur fête au 4 mars. (Mgr Gaume, Biograpghies évangéliques, Tome II, 1893).

De ces deux listes de depositiones, la plus ancienne est celle des évêques : elle contient douze noms, chacun précédé de sa date d'anniversaire et suivi de la mention du cimetière (le mot cymiterio est partout sous-entendu) où le pape repose. Jusqu'à Eutychien, du 8 décembre, l'ordre suivi est celui du calendrier, en partant du 27 décembre (Denys, au cimetière de Calliste; la date s'exprime par référence aux calendes de janvier, VI kal. Januarias, d'où sa place en tête de la série); les deux derniers noms interrompent cette ordonnance régulière, Marc au 7 octobre, Jules au 12 avril (celui-ci semble avoir deux mentions topographiques, au IIIe mille de la voie Aurélienne et « à Calliste »; il ne s'agit pas ici du cimetière portant ce nom sur la voie Appienne, mais de celui de Calépode, sur la voie Aurélienne, où saint Calliste fut déposé après son martyre, de sorte que les deux mentions n'en font qu'une). Cette anomalie est révélatrice : les noms de Marc et de Jules, qui ne sont pas à leur place, ont été ajoutés pour tenir à jour une liste primitive, et celle-ci s'arrêtait au début du court pontificat de Marc, en 336. Des évêques que nous voyons y figurer, le plus ancien est Lucius (253- 254); en laissant de côté les papes martyrs, qui devaient être inscrits sur l'autre Depositio, on constate que l'utilisation postérieure de notre document dans le martyrologe hiéronymien fait apparaître en plus le nom de Zéphyrin (198-217, au 20 décembre, sans indication topographique, ce qui est la marque d'une autre méthode rédactionnelle et nous reporte après l'époque du Chronographe, peut-être a-t-on voulu noter alors une translation), et, s'il s'agit de lui (car ce n'est pas sûr), d'Urbain (222-230, au 19 mai); mais les papes des deux premiers siècles, qui manquent dans notre calendrier, manquent aussi à l'hiéronymien (de même, au IIIe siècle, le pape Antéros), et cette omission, qui démontre une dépendance, prouve qu'on n'avait pas commencé tout de suite à dresser la liste d'où devaient sortir les Depositiones. Mgr Duchesne, en comparant notre document avec d'autres tables chronologiques recueillies dans la compilation de 354, entre autres une table pascale partant de 312, a conjecturé non sans vraisemblance que le calendrier avait été mis en forme à cette date de 312, lorsque le pape Miltiade (311-314) commença de réorganiser le culte au sortir de la persécution. (Les Sources du Martyrologe hiéronymien, dans Mélanges d'archéol. et d'histoire, t. V, 1885, p. 132-144.)

Si les évêques nommés dans la Depositio n'ont été qu'un peu plus tard honorés d'un culte, ce sont bien des saints et des fêtes de saints qu'énumère, dans l'ordre du calendrier, la Depositio martyrum, et J.-B. de Rossi avait raison quand il proposait de reconnaître dans ce vénérable catalogue le plus ancien « férial de l'Église romaine » (Roma sotterranea, t. I, p. 116; le titre a été adopté par Mommsen dans son édition critique du Chronographe, p. 71.) Cette fois, aucune dérogation à la succession des mois et des jours ne permet d'atteindre un état du document antérieur à la date de 352 (celle de l'avènement du pape Libère) qui est la dernière relevée dans les listes du Chronographe; quant à remonter à une date qui puisse être désignée comme un point de départ, l'opération est un peu moins facile, sans être irréalisable : le plus ancien pape martyr qui figure au catalogue est saint Calliste (217-222), car la mention d'un Clément le 9 novembre (faute de copiste pour le 8) avec les Quatre Couronnés n'a aucune chance de concerner le pape du Ier siècle, dont la fête est le 23, et ne peut être expliquée par une confusion de date que rien n'indique (René Aigrain, L'Hagiographie: ses sources, ses méthodes, son histoire, 1953 - books.google.fr).

Un vieil aubergiste conseille Kapitonovitch d'aller consulter à Belev un homme qui l'oblige à se prosterner devant les images des saints Zozime et Savvat de Solovetz : Zozime et Sabbatius (ou Sabbace) dont la translation de 1566 des reliques est fêtée le 8 août dans le calendrier liturgique orthodoxe (calendrier julien), autrement fêtés respectivement le 17 avril et le 27 septembre. Les quatre saints d'Albano sont aussi fêtés le 8 août.

L'archipel des îles Solovki (Solovetski ou Solovetsk), au nord-ouest de la Russie dans la mer Blanche, est célèbre pour le monastère Solovetski du XVe siècle et son ancien camp de travail soviétique, précurseur de l'organisation du Goulag. Le monastère Solovetski ou de Solovki est fondé en 1429 par les moines saints Germain (Herman) et Savvati (Sabbatius, Sabbace), venus du monastère de Kirillo-Belozerski. Le savant Arsène le Grec avait été exilé au couvent de Solovetz au XVIIème siècle.

L'homme qui cultive des choux conseille Kapitonovitch d'acheter un chien qu'il appelle Trésor et qui mourra étranglé par un autre chien, enragé. Kapitonovich à la vue du combat court se mettre à l'abri : "Il fallait voir mon galop et mes enjambées dans le jardin ! Je parie bien que la meilleure danseuse de chez l'empereur Napoléon, qui polke le jour de sa fête, ne m’aurait pas attrapé" (www.theatreduchenevert.com, www.holytrinityorthodox.com, fr.wikipedia.org - Îles Solovki, fr.wikipedia.org - Naftali Frenkel).

Le comique du capitaine Montfaucon provenait de ces chutes ininterrompues, et de l’air impassible avec lequel il se relevait. Lorsque, muni d’un fouet, cramponné de l’autre main à sa tartine, les joues barbouillées de confiture, il présenta Pie-Borgne en liberté, ce ne fut qu’un éclat de rire. « Changez de pied, commandait-il. Pivotez… Dansez la polka. Debout, Pie-Borne (il ne pouvait prononcer Borgne). Et maintenant, le pas « espagnol ». Bien, Pie-Borne… Parfait. » Pie-Borgne, promue à la dignité de cheval de cirque, trottinait en cercle, sans se soucier des ordres du capitaine, lequel d’ailleurs, trébuchant, tombant, se relevant, ramassant sa tartine, ne se souciait guère d’être obéi. Et c’était si drôle, le flegme du petit bonhomme et le manège imperturbable de la bête, que Dorothée riait d’un rire qui redoublait la gaîté des spectateurs. On voyait que la jeune fille, malgré la répétition sans doute quotidienne de ce spectacle, s’en amusait toujours avec autant de bonne humeur (Dorothée, chap. II) (fr.www.affinibook.com - Maurice Leblanc, Dorothée, danseuse de corde).

La Bohême étant un pays de musiciens est aussi un pays de danses pittoresques. Elle a introduit dans nos salons une danse qui a longtemps été populaire, je veux parler de la polka dans laquelle on a voulu à tort voir une danse polonaise. La polka fut imaginée en 1830, un dimanche après-midi, par une paysanne du bourg de Kostelec dont on sait le nom, Anna Chadimova, née le 11 juin 1805, et qui est morte dans les dernières années du siècle dernier. Le premier musicien qui écrivit une polka fut Joseph Neruda (mort en 1875). On appela cette danse polka (demi) parce qu'elle se danse à deux temps sur une demi-mesure.

Cette danse tirerait autrement son nom, selon les uns, de polacca (polonaise), pour honorer la lutte des Polonais pour leur indépendance. Elle se produisit à Prague vers 1835, à Vienne en 1839, et fit sa première apparition à Paris sur le théâtre de l'Odéon en 1840. Les salons l'adoptèrent avec fureur (Les Villes d'art célèbres, Volume 38, 1907 - books.google.fr, Théodore Bachelet, Charles Dezobry, Dictionnaire général des lettres, des beaux-arts et des sciences morales et politiques, Tome 2, 1872 - books.google.fr, John Tyrrell, Czech Opera, 1988 - books.google.fr, Antonín Kotík, Nase prijmení: studie ku poznani prijmení ceskoslovanskych, s ukazanim jejich hojnosti, 1897 - archive.org).

Kostelec nad Labem (Elbe kosteletz, Kostelec Labsky), au nord-est de Prague, est comme son nom tchèque l'indique sur le fleuve Elbe.

On connaît les fleuves Albis (l'Elbe), Albula (ancien nom du Tibre), Albinia en Étrurie, Alba en Espagne; les montagnes Alba, Albius, en Allemagne, Alburnus en Italie. « Il est possible, dit Modestov que plusieurs de ces noms aient un lien étymologique avec albus, blanc, mais tout philologue comprend que les noms des localités liguriennes et caucasiennes dont la racine n'est pas latine n'ont aucune relation avec l'idée de blancheur.» (Revue anthropologique, Volume 26, 1916 - books.google.fr).

Albano est en rapport avec l'albus latin (blanc).

If we now continue our chronological survey of super-sensory phenomena in the works of Flaubert and Turgenev, we must turn our attention to Turgenev’s short stories of the 1860’s. Once again it is the irrational intrusion of the supernatural into the rational world of human existence that occupies him. But, in the two stories in which the supernatural is most in evidence - Phantoms and The Dog - this theme is directly linked to the Russian scene and contemporary problems. As we have seen Flaubert using a personal and real experience in the studies in hallucination in La Tentation and La Spirale, there are some grounds for believing that Turgenev was drawing partly on his own experiences in Phantoms. In this story, the hero is wafted around Europe by moonlight in order to observe various scenes, and to evoke various spirits - including that of Caesar in the Roman countryside. The parallel in Turgenev’s own experience here goes back to his travels in Italy with Stankevich in 1840 : on a drive from Albino [Albano], the young Turgenev prompted by the still and eery atmosphere of the evening, had tried to summon up the ghost of Caesar with blood-chilling shouts. [...] If we look now at the short story The Dog, this is rather more reminiscent of Bezhin Meadow from the Hunting Sketches, for it is based on peasants tales of mysterious happenings. The central story here is that of a certain Porfiry Kapitonich who was haunted by the spirit of a dog at night, which finally took 'possession' of him. The theme of the intrusion of the supernatural is brought to the reader's attention immediately, for it is admirably summed up in the opening words of the story: a question posed by Anton Stepanich: But if we accept the possibility of the supernatural, the possibility of its intrusion into real life, we have to ask, after this, what the rôle of plain reason can be ? In The Dog Russia emerges as the domain of darkness and mysterious forces, struggling on under the burden of age-old superstition. The contrast is to be drawn with Western Europe where Turgenev (at this time a resident of Baden Baden) sees the light of reason to be dominant (Barbara J.Beaumont, Flaubert and Turguenev - An examination of the parallels in their intellectual and literary development, 1972).

'One evening,' Turgenev writes in his Monograph on Stankevich, 'as we were returning in an open carriage from Albano, we passed a tall ruin covered with ivy. For some reason I suddenly took it into my head to shout in a loud voice: Divus Caius Julius Caesar ! and my shout re-echoed like a moan in the ruin. Stankevich, who had till then been very cheerful and talkative, suddenly turned pale, fell silent, and after a moment's pause said with a sort of queer expression on his face, "Why did you do that ?" (David Magarshack, Turgenev: A Life, 1954 - books.google.fr).

Flaubert est normand comme Leblanc.

On rappelle que le 12 juillet était la fête de la naissance de Jules César à Rome.

Outre le latin et le grec, Tourguéniev connaissait toutes les langues slaves, ce qui lui a permis d'aider Mérimée dans ses traductions (du russe, bien sûr, mais aussi de l'ukrainien). Tourguéniev parlait à la perfection le français, l'allemand, l'anglais, lisait dans l'original Don Quichotte. Son alter ego, Prosper Mérimée, maniait pareillement l'anglais, l'espagnol et le russe et avait traduit du Gogol, du Pouchkine et du Tourguéniev. En matière d'art, si Mérimée paraissait distinguer la peinture et l'architecture, nous l'avons dit, Tourguéniev préférait la musique, vivant constamment dans un environnement musical aux côtés de Pauline Viardot et des compositeurs français et russes. Jeune voyageur, il avait admiré Rome et ses environs, Albano et Frascati dont la nature et l'architecture lui inspirent un essai. Vers la fin de sa vie, il eut la chance de voir à Berlin les hauts-reliefs de l'autel dédié à Zeus et découverts à Pergame : ils représentent le combat des dieux avec les géants. A ses yeux, comme pour Mérimée, les traces du passé ont un caractère sacré (Alexandre Zviguilsky, Mérimée et Topurguéniev, Cahiers Ivan Tourguéniev, Pauline Viardot, Maria Malibran, Numéro 27, 2003 - books.google.fr).

Davernoie appelle peut-être l'Averne, les Buttes des tumulus cimmériens, Goliath la bible hébraïque (Ezéchiel) et les géants, Gomer et Gymer, permettent de retrouvé Gimer, évêque de Carcassonne. Assez ressemblant à l'abbé Boudet.

Albano

Sono ubicate lungo la Via Appia Antica al XV miglio da Roma sul luogo in cui preesisteva una cava di pozzolana di epoca romana, sotto l'attuale convento di S. Maria della Stella. La riutilizzazione della cava come cimitero cristiano avvenne tra la fine del III e gli inizi del IV sec. d.C. La fama che godettero queste catacombe fin dal tardo antico era dovuta alla presenza dei corpi di santi e martiri come ricorda chiaramente il martirologio geronimiano. La catacomba Albana è la maggiore e la più importante tra quelle suburbicarie. Nella cripta centrale sono ben conservati vari affreschi tra i quali quello che raffigura San Senatore titolare della Catacomba (fine IV inizi V sec. d.C.), quello che raffigura Cristo tra i martiri albani (Secondo, Carpoforo, Vittorino e Severiano) e gli sponsores (fine V sec. d.C. inizi VI sec. d.C.) e quello di età medievale (XI-XII sec. d.C.) con il Cristo Pantacratore tra la Madre di Dio e San Smaragdo. Un altro interessante affresco è posto nell'abside della cripta minore. I reperti rinvenuti negli scavi sono esposti al Museo Civico Albano (www.museicivicialbano.it - Catacombe di San Senatore).

Saint Sénateur d'Albano, fêté le 26 septembre, est fait l'ami de Germain d'Auxerre par l'abbé Pétin (Dictionnaire hagiographique). Il a dû le confondre avec le saint prêtre d'Alise-Sainte-Reine en Bourgogne chez qui Germain s'arrêta lors de son dernier voyage, vers Ravenne. Saint Smaragde, martyr sous Dioclétien avec d'autres compagnons, est fêté le 16 mars ainsi que le 8 août pour la translation de ses reliques par le pape Marcel dans le cimetière de Lucine. Elles seront transportées à Rome dans l'église Santa Maria in Via Lata (www.panoramio.com).

La plupart des historiens modernes place le site d'Albe la Longue entre les villes de Marino, Rocca di Papa et Ariccia sur la rive est du lac d'Albano, qui est opposée à l'actuelle ville d'Albano. Albano est située dans la zone où, selon la légende, le fils d'Énée, Ascagne, l'a fondée. Aujourd'hui, le blason d'Albano porte toujours le blanc (en latin Alba) couleur rêvée par Ascagne avant la fondation de la ville. Albe la Longue a été l'une des principales villes latines, et, toujours selon la légende, le lieu de naissance de Romulus et Rémus, les fondateurs mythiques de Rome.

Le pape Pascal II en 1118 trouve refuge à Albano lorsqu'une insurrection ennemie occupe Rome, et constate la loyauté des habitants.

La basilique des Quatre Couronnés à Rome est construite sur le côté nord du Cælius, colline où furent déportés les habitants de la ville d'Albe la Longue, après sa destruction par Tullus Hostilius en - 665.

Le pape Pie VI en 1780 a commencé l'aménagement de la Via Appia, afin de réaliser une liaison rapide entre Rome et Terracina, où il y avait un travail intense sur la remise en état des marais Pontins. L'ouverture d'un nouveau tracé de la Via Appia a incontestablement profité à Albano.

Les travaux de construction de la voie Appienne débutèrent en 312 av. J.-C., initiés par le censeur Appius Claudius Caecus, appartenant à la famille patricienne des Claudii. Il fit restructurer et élargir une voie préexistante qui reliait Rome à la colline d’Albano. Le parcours original partait du sud de Rome, près des thermes de Caracalla, passait près des catacombes de Callixte, de saint Sébastien et de sainte Domitille, puis Ariccia, le forum Appio, Terracine, Fondi, Itri, Formia, Minturno (Minturnae), Mondragone (Sinuessa), et enfin Capoue qui était passée sous contrôle romain, Appius Claudius Caecus y voyant un facteur d'unité politique et économique entre les deux villes. La voie avait comme fonction principale d'envoyer le plus vite possible des troupes vers le sud de l'Italie, afin de consolider la domination de Rome sur cette partie de la péninsule. En 191 av. J.-C., elle fut prolongée vers Tarente et Brindisi, plus important port de commerce avec la Grèce et l'Orient à l'époque, et d'où embarquaient les légions pour l'Afrique et l'Asie mineure (fr.wikipedia.org - Albano Laziale, fr.wikipedia.org - Voie Appienne).

La route de Rome à Sienne est abordée dans Les T de la dalle verticale de Marie de Nègre : saintes lances).

Tous les chemins mènent à Rome.

La Porte Settimiana à Rome - www.romasparita.eu

L'empereur Septime Sévère, vers 202, avait installé à la place de la vieille ville la Legio II Parthica. Ainsi sont nés les Castra Albana, qui étaient d'immenses camps qui sont restés actifs jusqu'à la fin du IIIe siècle. Albano s'est développée à partir de ces camps, comme le montrent les rues principales, qui suivent toujours le decumanus antique et le cardo. Les vestiges des bains construits par le fils de Septime, Caracalla, sont encore visibles.

L'église Santa Dorotea (en français : Sainte-Dorothée) est une église romaine située dans le quartier Trastevere sur la via Santa Dorotea et dédiée à Sainte Dorothée. Les origines de l'église remontent au Moyen Âge avec sa mention en 1123 dans une bulle papale de Calixte II sous le nom de Sancti Silvestri iuxta portam Septimianam (Saint-Sylvestre-à-Porta Settimiana), puis au XIVe siècle comme San Silvestro della malva. À partir de 1445 elle porte la double dénomination de San Silvestro e Santa Dorotea. En 1475 le pape Sixte IV la fait entièrement reconstruire et elle est dédiée seulement à Dorothée de Césarée, martyre de Dioclétien en 311.

La Porta Settimiana (Porta Settignana), qu'on croit tirer son nom de Septime Sévère, au pied du mont Janicule, est une porte du mur d'Aurélien à Rome située entre la Porta Aurelia Pancraziana (il ya une basilique San Pancrazio à Albano) au sud et la Porta Aurelia-San Pietro au nord au début de la via della Lungara. Cette porte de la ville est l'entrée du Trastevere au nord et existait probablement sous la forme d'une poterne au temps de la construction du mur initial. C'est le pape Alexandre VI qui ouvrit réellement la porte en 1498 (fr.wikipedia.org - Albano Laziale, (fr.wikipedia.org - Eglise Santa Dorotea, (fr.wikipedia.org - Porta Settimiana).

Sous la domination Romaine, la ville de Césarée ne négligea pas le culte des Empereurs. Nous avons déjà vu que cette ville a frapper, sous le règne de Tibère, une médaille qui représente sur le sommet du mont Argée, la statue d'Auguste couronnée de rayons, portant de la main droite un globe. On voit un temple à six colonnes fur une médaille de Sévère Alexandre. La Ville obtint la permission de prendre le titre de Néocore ou de gardienne des Temples élevés en l'honneur des Empereurs. Le premier Néocorat est marqué sur les médailles de Septime-Sévère, de Caracaila, d'Elagabale & de Sévère-Alexandre : elle obtint le second Néocorat sous le règne de Gordien Pie (Observations sur l'histoire et les monumens de Césarée de Cappadoce, Histoire de l'Académie royale des inscriptions et belles lettres, Volume 40, 1780 - books.google.fr).

Nos propres études nous avaient conduit à voir de plus près le mont Argée où saint Blaise-Gargantua se réfugie, homme sauvage au milieu des animaux qu'il soigne et protège. Un ami turc nous communique un conte dans lequel bien des éléments que l'étude comparée de la vie de Biaise et de la légende de Gargantua avait fait apparaître sont en place. Le héros est un FORT comme JEAN de L'OURS. Le nom que lui vaut son combat contre un taureau : Bogaç (pron : boatch) signifie taurin, Boga (pron : boa) signifie taureau, Bogaz (pron : boaz) signifie gorge. Quand on connaît l'ancienneté du culte du taureau en Anatolie tel qu'il est clairement attesté dans les fouilles de BogazKale, (Château de la gorge !) de Çatal Hoyûk et de Alaça Hoyûk, encore présent à la période classique avec l'observation du lever de Sirius du sommet du Taurus, le culte de Mithra autochtone, les rapports sûrement anciens du signe du Taureau et de la gorge, on ne peut qu'être frappé par un tel rapprochement. Nous poursuivons une recherche sur le Mont Bégo (Vallée des merveilles, Alpes maritimes) et ses milliers de représentations de têtes de bovins cornus. Toute la zone est anciennement un haut lieu du culte de saint BLAISE. Le nombre de quarante dont nous avons montré l'importance calendaire en rapport avec le cycle de la "Chandeleur-Saint Blaise-Mardi-gras", est aussi omniprésent dans ce conte. Le héros semble à un moment transgresser un interdit de chasse, celui qui limitait au 1er mai la chasse au cerfs, date à partir de laquelle la chasse au vol était ouverte. Le Mont Argée (Erciyes dagii) aussi était protégé par une divinité autour de laquelle les animaux sauvages se réfugient On peut, dans cette perspective faire une hypothèse sur la date de naissance du héros et sur celle de son accident. Taurin est le nom d'un enfant engendré ou né sous le signe du taureau, c'est-à-dire, début février (comme Jean de l'ours) ou début mai. Quelle que soit la solution choisie, c'est apparemment au début mai qu'a lieu la chasse fatale. Une étude d'Altan GOKALP et les dictionnaires de mythologie turque insistent sur l'apparition du mystérieux Idriz-Elyas, le vivant, le verdoyant, aux premiers jours de mai. Le lait et le sang mêlés de sa mère rappellent alors que cette période est à la fois bénite et maudite car le lait de la voie lactée, au moment du lever des 7 pléiades, d'où descend la lumière verte de bénédiction, risque à chaque instant de mal tourner, de rouiller sous l'influence du sang menstruel des petites vierges. Dans la vie de saint Biaise, 7 femmes ont le corps peignés par des peignes de fer, du lait et non du sang coule de leurs plaies. Alors s'ouvre une période de 40 jours nécessaires à la purification des jeunes filles, celles-là même qui au nombre de 40 cueillent les fleurs, les "roses" qui guériront le héros. N'est-ce pas pour la nuit de Hidrellez ou du destin que l'on cueille les fleurs et que les jeunes filles augurent dans la montagne de ce qui va leur arriver. La protection accordée par saint Elie apparaît aussi en arrière-plan dans la vie de saint Blaise. Comme le prophète, le saint médecin de Sébaste ressuscite le fils de la veuve et multiplie les biens de la terre avec une formule sûrement empruntée à l'épisode éliaque du livre des rois. C'est une femme nommée Elise (Elisée est le disciple revêtu du manteau du prophète) qui donne sépulture au corps de Biaise. Mais Rabelais dont le professeur d'arabe était évêque de Caramith en Turquie savait tout cela, puisque Gruel (panta) est l'exacte transcription de Khadir-El, Elie le verdoyant ! (Bulletin de la Société de mythologie française, Numéros 160 à 169, 1991 - books.google.fr).

Blaise est fêté le 3 février, trois jours avant Dorothée, départ d'une autre division du calendrier en 14 où l'on retrouve Septime Sévère au sujet de saint Léonide, père d'Origène, fêté le 22 avril (La Croix d’Huriel et Rennes le Château : Blaise et Ursule : division de l’année en 14).

La cité d'Ariccia était appelée dans l'Antiquité Aricie (en latin Aricia), d'après le nom de la nymphe Aricie, c'était la première ville qu'on trouvait sur la voie Appienne.

Suivant Ovide, à la demande d'Artémis, Asclépios rend la vie au jeune Hippolyte - dont le nom en grec signifie "cheval débridé" -, tué par un monstre marin envoyé par Poséidon à la demande de Thésée son père qui avait cru aux fausses accusations de sa belle-mère Phèdre. Artémis va chercher ce dernier aux Enfers en se couvrant d'un nuage et conduit alors Hippolyte en Italie, dans son sanctuaire d'Aricie, au bord du lac de Némi et change son nom en Virbius (« deux fois homme »). Il devient roi, dans le Latium près du lac de Némi, où il institue le culte de Diane Aricine (Artémis). "Il est identifié au dieu Virbius et passe pour être le compagnon de Diane", selon Pierre Grimal.

Les habitants de Trézène rapportent qu'Hippolyte est devenu la constellation du Cocher. La ville de Villepinte dans l'Aude s'appellait aussi Aricie (Le Serpent rouge : Le voyage de l’âme : Bélier, Autour de Rennes le Château : Pentagone et Sceau de Palaja).

Il est remarquable que la date anniversaire des temples de Diane (aussi bien à l'ancien sanctuaire fédéral d'Aricie qu'au sanctuaire fédéral du mont Aventin) tombe sur le 13 août, jour des ides, c'est-à-dire de la pleine lune (Robert Schilling, Rites, cultes, Dieux de Rome, 1979 - books.google.fr).

Ydun by H.W. Bissen, 1858 - Ny Carlsberg Glyptotek - Copenhagen

Sur le cimetière saint Hippolyte de la voie Tiburtine à Rome s'élevait aussi une grande basilique dédiée à S. Hippolyte : Prudence en effet nous parle d'une basilique ornée de colonnes, or la crypte n'en avait pas. Paul Ier et Léon IV firent transporter les reliques de ce martyr dans la ville. Le récit de ces translations confirme la distinction de plusieurs martyrs du nom d'Hippolyte ; car il est dit que Paul Ier déposa le prêtre Hippolyte à St-Sylvestre, et que Léon IV transporta aux Quatre Couronnés le martyr Hippolyte avec toute sa famille (Orazio Marucchi, Éléments d'archéologie chrétienne, Tome 2, 1903 - books.google.fr).

Les pommes d'immortalité

Idunn (Iðunn en vieux norrois) est la déesse Asyne de l’éternelle jeunesse dans la mythologie nordique. Fille d'Ivaldi, épouse de Bragi, le dieu de la poésie, elle détient dans un coffre des pommes merveilleuses procurant une éternelle jeunesse. Iðunn signifie probablement en vieil islandais « celle qui rajeunit, qui renouvelle ». L'adverbe ið- serait lié au latin iterum et au grec "eti", signifiant « encore »

Un jour que Odin, Hoenir et Loki étaient à l’aventure, ils décidèrent de faire halte et d’abattre un bœuf pour le manger. Le faisant cuir à l’étouffé, ils s’y prirent mal, les chairs ne brûlant point ! Un aigle d’une taille fantastique perché sur un chêne les voyant manœuvrer les moqua alors. Il leur dit que c’est lui qui empêchait la cuisson et réclama un tribut de chair pour leur rendre le feu. Acceptant, ce dernier s’approcha du bœuf, pris les meilleurs morceaux et s’arracha du sol ! Pourtant Loki parvint à frapper l’animal avec une longue perche mais celle-ci se coinça dans ses serres et l’entraîna dans le ciel ! (germanie.wikidot.com - Idunn).

Le premier chapitre de la partie Skáldskaparmál de l’Edda de Snorri raconte l'enlèvement d'Idunn. Le dieu malin Loki, capturé par le géant Thjazi, propose de se racheter en lui livrant Idunn et ses pommes. Il attire celle-ci dans un bois hors d’Ásgard, sous le prétexte qu’il avait trouvé d’autres pommes remarquables. Il lui recommande d’emporter ses propres pommes pour les comparer. Sur place, le géant Thjazi, ayant revêtu son plumage d’aigle, s'empare d’Idunn et l’emporte chez lui à Thrymheim. Les Ases se rendent compte de la disparition d’Idunn, car privés de ses pommes ils vieillissent rapidement. Ils tiennent conseil et comprennent qu’elle était vue pour la dernière fois sortant d’Ásgard avec Loki. Ils le menacent alors des pires supplices s’il ne retrouve pas Idunn. Inquiet pour sa survie, Loki promet de la ramener et demande à Freyja son plumage de faucon. Loki peut ainsi s’envoler vers le Nord pour la maison de Thjazi où il la retrouve seule, Thjazi étant sorti. Loki la transforme en noix de façon à la prendre dans ses serres et il la ramène avec lui. Lorsque Thjazi rentre et constate la disparition d'Idunn, il met ses plumes d’aigle et se lance précipitamment à la poursuite de Loki. Les Ases voient alors Loki arriver vers eux avec la noix, poursuivi par un grand aigle, et comprennent ce qui se passe. Dès que Loki franchit les portes de la citadelle d’Ásgard, ils lancent sur l’aigle des traits enflammés qui brûlent ses plumes l'obligeant à se poser, leur permettant de le tuer. Idunn réintégre alors Ásgard et les dieux peuvent à nouveau manger ses pommes de jouvence (fr.wikipedia.org - Idunn).

On retrouve un Gimer (Gymer, Gymir) parmi les personnages de la mythologie nordique. Gymir, géant père de 9 filles avec Rana, et un autre identifié au dieu Aegir.

Gerda, Gerthur, Gerdur, de la race des géants comme fille de Gymir et d'Aurboda, fut élevée par son époux Freyr au rang des déesses, à cause de sa beauté. Gerda personnifierait l'aurore boréale.

Æger, qu’il ne faut pas confondre avec le géant Ægir, qui ont tant de démêlés avec les Ases, était un dieu de la mer du monde et portait aussi le nom de Ymer. Il avait pour épouse la déesse des ondes, Rana, et pour filles, les neuf vierges, dont Odin eut Heimdal.

La fête de Joël, Jul ou Geohol, la plus solennelle des trois, était instituée en l’honneur de Freyr et pour témoigner la joie que l’on avait de voir le soleil remonter sur l’horizon. Elle commençait au 21 décembre et durait plusieurs jours : suivant les uns, sept jours, suivant d’autres, du 21 décembre au 14 janvier, ou même pendant quatre semaines. La fête de Joël fut transférée postérieurement au mois de février. Elle est désignée, dans l’Indiculus superstitionum et paganiurum du concile de Leptines, tenu en 745, sous le nom de Spurcalibus in februario (chapitre 3 : des pratiques honteuses de février). On immolait alors le porc le plus gras du canton (lulablot); on offrait un grand gâteau (iulgal) ayant la forme d’un porc, dont on conservait une partie pour la mêler aux semences, afin d’obtenir de Freyr une récolte abondante , et on vidait des coupes en l’honneur d’0din, de Freyr, de Niord et de Bragur. Le reste du temps se passait en festins et en réjouissances de toute espèce, notamment en mascarades, dans lesquelles on se travestissait en bêtes sauvages (A.G.B. Schayes, La Belgique et les Pays-Bas, avant et pendant la domination Romaine, Tome 1, 1858 - books.google.fr).

En dernier lieu, la fête de Jul durait chez les Germains du 19 janvier au 6 février (Louis Ferdinand Alfred Maury, Les Fées du moyen-âge, recherches sur leur origine, leur histoire et leurs attributs, pour servir à la connaissance de la mythologie gauloise, 1843 - books.google.fr).

À l’époque la Belgique fait partie de l’Austrasie, au Nord-Est du royaume des Francs, une des régions qui échut à Karloman en plus de l’Alémanie et la Thuringe, à la mort de son père Charles Martel en 741. Son frère Pépin le Bref obtint lui la Neustrie, la Bourgogne et la Provence. En 743 Charlemagne, fils de Pépin le Bref n’avait que deux ans, c’est pourquoi je précise que la plupart des articles mentionnant l’indiculus font état d’une grossière erreur car il attribuent à Charlemagne l’initiative du concile de Leptines, aujourd’hui appelée Estinnes, tout près et à l’Ouest de Binche (au centre de la Belgique), alors que c’est son oncle Karloman qui a convoqué ce concile en réponse aux difficultés d’évangélisation qui semblerait concerner plus précisément la région de la Belgique, les Belges malgré leur conversion au christianisme étant encore barbares et idolâtres. Ce concile de Leptines, présidé par l’archevêque Boniface devait déboucher sur de nouveaux canons prohibant non seulement les superstitions et leurs pratiques mais aussi régissant plus strictement les comportements et la moralité des évêques, des prêtres ou des diacres (Alexandre Tomas, En l’an 743, l’Indiculus superstitionum et paganiarum, 2013 - filigrane.hdprod.fr).

Chez les peuples scandinaves où les nuits d'hiver sont fort longues et très froides, la fête de Jul (Yule) était particulièrement importante. A cette occasion, on décorait la grange et la maison avec des rameaux de conifère enrubannés, le sapin de Jul était orné avec des fruits, des pommes, symboles de vie et d'immortalité, du blé, symbole de fertilité et d'abondance, et des rubans de couleur. Pendant les festivités de Jul, la « Nuit de la Mère » mettait à l'honneur Frigg, la déesse filandière aux dons prophétiques, en affinités avec les Nornes et les Dises, divinités féminines du Destin (Julie Conton, L'Ogham celtique ou le symbolisme des arbres: l'oracle des druides, 2014 - books.google.fr).

C'est le lieu de rassembler les notations[...], concernant les dises (disir, germanique continental idisi). Ce sont des créatures d'origine incertaine, qui apparaissent en général au collectif; liées à l'ordinaire à une famille ou même à une personne donnée, elles ont un incontestable caractère tutélaire, comme le dit la strophe 9 du Sigrdriftmâl. On ne saurait douter qu'elles ne relèvent de la fertilité-fécondité : elles rappellent les dhisanas védique jusque dans leur nom, au demeurant lié à maint toponyme : Dis(v)in, Disevi, Diseberg, et ces Landdisasteinar islandaises bien caractérisées puisque dis y est associé à land. Le grand sacrifice pour les nuits d'hiver (vetmaetr, fin octobre) s'appelait disablôt et ce culte à elles voué est clairement mis en relations par divers textes avec le disPing et la foire afférente, disPingsmarknadr, le tout placé au mois de gôi (entre le 21 janvier et le 19 février selon la lune). Le disablôt était offert til fridar of sigrs konungi : pour la paix et la victoire du roi. Toutefois, nous retrouvons avec ces divinités une ambiguïté qui nous est familière. Les Conjurations de Merseburg parlent de « dises du combat », imundisir, tandis que les valkyries sont parfois appelées dises et, en ce cas, en liaison avec Ôdinn en tant que dieu guerrier (Herjans disir). Elles peuvent alors se montrer perfides et cruelles (Régis Boyer, Yggdrasill: la religion des anciens Scandinaves, 1981 - books.google.fr).

Gisors - La Cassaigne

L'axe Gisors - La Cassaigne passe par Cordes sur Ciel (Tarn) : Cordes comme danseuse de corde.

Cordes-sur-Ciel (en occitan, Còrdas, en français Cordes jusqu'en 1993) est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie. Bastide construite en 1222 par le comte Raymond VII de Toulouse, haut lieu du catharisme, cette cité médiévale adapte ses rues tortueuses et ses maisons séculaires à un relief escarpé dominant la paisible vallée du Cérou. À sa création, le village reçut le nom de Cordoa, vraisemblablement en référence à la ville de Cordoue. En effet, il existait des ateliers de tannerie le long du Cérou et cette ville espagnole était connue pour son artisanat du cuir. D'autres villages du Tarn font référence à des villes espagnoles, comme Pampelune, Cadix ou Valence. Cordes, fidèle à « l'Église de Dieu » bien après le bûcher de Montségur en 1244, résista à l’Inquisition jusqu’en 1312, date de sa soumission officielle à l’Église catholique romaine.

Le village est entouré de quatre enceintes et de plusieurs portes comme la porte des Ormeaux, la porte de la Jane ou la porte de l'Horloge.

Prosper Mérimée, alors chargé par Napoléon III d'établir un inventaire du patrimoine architectural français, la visita (fr.wikipedia.org - Cordes-sur-Ciel).

Jean Ier d'Armagnac : né en 1311, mort le 16 mai 1373, comte d'Armagnac, de Fézensac et de Rodez de 1319 à 1373, était le fils de Bernard VI, comte d'Armagnac et de Fézensac et de Cécile héritière du comte de Rodez. Veuf il épousa Béatrice de Clermont, fille de Jean de Clermont, seigneur de Charolais qui lui apporte le Charolais et lui donne trois enfants : Jean II (1330-1384) comte d'Armagnac ; Marthe ou Martha (1347-1378), qui sera mariée le 6 mars 1376 à Barcelone à Jean Ier d'Aragon ; Jeanne (1348-1388, mariée le 17 octobre 1360 à Carcassonne à Jean de France duc de Berry. Bernard VII est le fils de Jean II.

Bernard VII, comte d'Armagnac, dominait en Albigeois, en Armagnac et Fézensaguet ; il était apparenté aux Comminges, aux Albret et à toute la noblesse locale. Des capitaines du parti Armagnac commandaient au câteau de Castelnau-Montmirail (Jeanne Baylé, Mise en défense du château de Montaillou au début du XVème siècle, Bibliothèque de L'Ecole Des Chartes, CXXIX, 1971 - books.google.fr).

Bernard Raymond Fabré-Palaprat est né à Cordes, dans le Tarn, le 29 mai 1773. Il entra au séminaire de Cahors, sans, semble-t-il, être ordonné prêtre, car la Révolution française interrompit cette carrière sacerdotale. » Fils d’un maître en chirurgie, il devint « docteur en médecine de l’École de Caen, ancien élève de celle de Montpellier et de l’École pratique de médecine de Paris ». Une fois médecin (avril 1798 à Caen, sept. 1803 à Paris), podologue, il s’établit à Paris dès 1803.

En 1804 Bernard-Raymond Fabré-Palaprat devient grand maître de la loge maçonnique parisienne des Chevaliers de la Croix, affiliée au Grand Orient de France, en remplacement du docteur Jacques-Philippe Ledru, qui prétend avoir reçu les pouvoirs du dernier grand maître secret de l'Ordre du Temple, le duc Louis Hercule Timoléon de Cossé-Brissac. L'ordre attire des personnalités comme le duc de Choiseul-Stainville, et Fabré-Palaprat se revendique comme le successeur de Jacques de Molay, produisant un manuscrit latin daté de 1324, la Carta Transmissionis (ou charte Larménius du nom du premier successeur de Molay), qui porte les signatures des grands maîtres depuis la chute de l'Ordre, liste qui comprend entre autres, Bertrand Du Guesclin, Bernard VII d'Armagnac, le connétable Henri Ier de Montmorency, et le régent Philippe d'Orléans. Bernard Raymond Fabré-Palaprat, qui cherchait à concilier Illuminisme ésotérique et science, entra un jour en possession d'un texte écrit en grec intitulé Levitikon. Ce livre anonyme contenait une version modifiée de l'Évangile de Jean, laquelle présentait le Christ comme un grand initié aux Mystères d'Égypte et un détenteur d'enseignements secrets transmis jusqu'aux auteurs du Lévitikon en passant par les Templiers médiévaux (fr.wikipedia.org - Bernard-Raymond Fabré-Palaprat, (fr.wikipedia.org - Légendes au sujet des Templiers).

Gérard de Sède, dans Les Templiers sont parmi nous, évoque, avec Gisors, la résurgence templière de Palaprat à partir de la Société de l'Aloyau, elle-même héritière d'une confrérie formée en 1682, ayant pour objet de se livrer à un goût importé d'Italie, et dont les membres arboraient une croix portant un homme foulant aux pieds une femme. Ceux-ci furent envoyés en exil par Louis XIV. La Société de l'Aloyau avait réformé ses statuts pour s'occuper de politique, à l'instigation du Régent. La charte de Larménius aurait été fabriqué par un érudit, le père jésuite Bonanni. Ledru avait reçu sa charge de Radix de Chevillon, lui-même du duc de Cossé-Brissac, massacré à Versailles en septembre 1792. Ledru, frère du médecin du roi Comus, était aussi médecin du duc de Cossé-Brissac (François-Timoléon Bègue Clavel, Histoire pittoresque de la Franc-Maçonnerie et des sociétés secrètes anciennes et modernes, 1843 - books.google.fr).

Il y avait un Cordelier du couvent de Toulouse du nom de Palaprat, natif de Cordes, qui se dévoua lors de la peste de 1629 dans sa ville natale (Elie A. Rossignol, Monographie communales, Tome III, 1865 - books.google.fr).

Axe du 6 février

Un des axes nonagonaux du 6 février passe par Saint Benoît du Sault, Saint Sulpice les Feuilles, Nexon, Montpazier, Penne d'Agenais, Seissan, Masseube, Notre Dame de Garaison à Monléon-Magnoac, Monzon (Espagne).

Dans la chapelle de Garaison, l'arceau en anse de panier, face à la porte d'entrée Nord, permet une vue d'ensemble concernant le costume habituellement porté à la fin du XVIIe siècle dans une agglomération moyenne du Magnoac, de l'Astarac, du Comminges, de la Bigorre. En l'occurence, il s'agit de la procession organisée par une localité venue à Garaison fin août, début septembre. Le fait de la procession organisée par tout un village était courant. Dans son Lys du Val de Guaraison, paru en 1630 et 1642, E. Molinier y fait allusion fréquemment Ce dernier détail suggéré par un grand panier débordant de pommes d'un beau rouge, porté par l'un des personnages. L'on comprend, de ce fait, pourquoi dans la composition les vêtements contre la pluie, le froid sont absents. L'ensemble constitue un document très rare sur le costume des gens de la plaine en 1699. En tête du cortège, avant la croix de procession pour la plupart, les uns avec chapeau, souliers, les autres tête et pieds nus, les enfants portent un vêtement d'adulte, réduit à leur taille et qui reflète les inégalités sociales vécues par les parents. Il est remarquable en ce sens de comparer le garçonnet qui tient la traîne de la chape du prêtre officiant avec les porteurs de provisions de bouche, en fin de cortège. Ceux-là vont pieds nus, sinon en sabots. A l'inverse, chapeau sous le bras, canne à la main, tel enfant singe la démarche d'un proche. De même, la fillette à genoux face à la procession qui passe, porte coiffe, chemise, robe, tablier assez identiques aux vêtements des personnages féminins près de qui chemine, peu visible, un garçonnet. Il n'est donc pas nécessaire de détailler le vêtement de ces enfants, garçons et filles, sauf pour remarquer le port fréquent du pantalon chez les garçonnets. (X. Recroix, Recherches sur le costume usuel aux XVIe et XVIIe siècles dans les Pyrénées Centrales, Revue de Comminges, Bulletin de la Société des études du Comminges à Saint-Gaudens et de l'Académie Julien-Sacaze à Bagnères-de-Luchon, Volume 98, 1985 - books.google.fr).

Les autres axes en rapport avec les sommets de la Croix d'Huriel

Gisors - Fronsac passe par Vendôme, sur un axe nonagonal du 11-12 juillet comme Etretat.

Dans "Le mariage d'Arsène Lupin" du recueil "Les confidences d'Arsène Lupin", "Monsieur Arsène Lupin a l'honneur de vous faire part de son mariage avec Mademoiselle Angélique de Sarzeau-Vendôme, princesse de Bourbon-Condé...".

Les Sarzeau-Vendôme ont leur hôtel particulier à Paris dans la rue de Varenne.

Gisors - Rochemaure passe par Versailles, axe nonagonal du 8 août.

Depuis 1872, la loi impose aux jeunes Français cinq années de « service actif », au bout desquelles on est loin d'avoir accompli son devoir : après quatre années de l'armée active suivent cinq années de "territoriale", puis six années de « réserve territoriale », pendant lesquelles on est astreint à des périodes de "vingt-huit jours". Heureusement, la loi permettait aux jeunes gens justifiant d'une certaine instruction (le titre de bachelier suffisait) de ne faire qu'une année de service militaire, moyennant le paiement d'une somme de 1 500 F. Ils bénéficiaient aussi de permissions plus nombreuses, mais étaient habillés, équipés et entretenus à leurs frais. Ce « volontariat », Maurice le fait à Versailles, dans l'artillerie, au 11e régiment, installé, face au château, dans les anciennes écuries royales. Maurice y arrive le 12 novembre. Une photographie le montre en uniforme, avec de hautes bottes de cuir et la tête coiffée du shako, une autre avec le dolman à brandebourgs, au col marqué du 11 de son régiment. Son livret militaire donne un signalement très flou : cheveux et sourcils bruns, front et nez « ordinaires », bouche « moyenne », menton » rond », visage « ovale », aucun « signe particulier ». La mention de la taille est plus intéressante : un mètre soixante-dix. Le héros du conte Petit Monsieur évoque des souvenirs de son volontariat, fait « comme artilleur, il y a quelques années, à Versailles ». Il décrit la sinistre caserne : « Sur la pâleur du ciel, les toits des bâtiments dessinaient des lignes sombres brisées symétriquement par les fenêtres des mansardes. » (Jacques Derouard, Maurice Leblanc: Arsène Lupin malgré lui, 2001 - books.google.fr).

On retrouve Versailles dans les aventures de Lupin : Marceline amie de Jeanne Darcieux, dans Les Confidences d'Arsène Lupin.

Les hôtels des Réservoirs et des Deux-Empereurs dans La double vie d'Arsène Lupin (813) sont situés à Versailles, le premier où descend Kesselbach, le second où loge Gérard Baupré (Maurice Leblanc, La Double Vie d'Arsène Lupin, 2014 - books.google.fr).

Il faut prévenir que le métier n'est pas sans risque : on se souvient que le commandant Bessy, à Versailles, est mort d'une chute de cheval. Il avait acheté le numéro 514 – série 23 qui avait été délivré par l'intermédiaire du Crédit Lyonnais, succursale de Versailles (Jacques Derouard, Le monde d'Arsène Lupin, 2003 - books.google.fr).

Gisors - Huriel passe par Pontchartrain, et au-delà de Gisors à Gournay-en-Bray. Dans L'Aiguille creuse, l'automobile qui conduisait le Dr Delattre vers l'auberge où se trouve Lupin blessé qui a besoin d'une opération urgente passe par Pontoise, Gournay, Forges en direction de Dieppe. Gisors se trouve sur cette même route entre Pontoise et Gournay, mais n'est pas mentionné (Maurice Leblanc, L'Aiguille creuse, 2012 - books.google.fr).

Blanc

Il reste une date, le 11 janvier, dans laquelle l'axe de Rouziers, centre de la Croix d'Huriel, s'inscrit. Un des axes du 11 juillet frôle l'étang de Leucate et un autre passe à Issoudun et à Orléans, deux villes du trajet de l'automobile de ceux qui ont enlevé le père d'Isidore Beautrelet et qui vient de Buzançais puis de Châteauroux dans L'Aiguille creuse (Maurice Leblanc, L'Aiguille creuse, Les Plus Belles Aventures d'Arsène Lupin, 2013 - books.google.fr, Charles Guillaume Loys de Bochat, Mémoires critiques pour servir d'éclaircissement sur divers points de l'histoire ancienne de la Suisse et sur les monuments d'antiquité qui la concernent, Tome III, 1749 - books.google.fr, Le Cercle et la Croix des Prophètes : Lourdes et la Croix des Prophètes : Leucate).

Leuco était général des Arevaci. Son nom est dérivé d'un thème leuco- « blanc, brillant » qui a donné le nom des Leuci, peuple belge, ami des Romains pendant les campagnes de César et dont le territoire parait avoir correspondu à peu près à l'ancien diocèse de Toul (Revue celtique, Volume 15, 1966 - books.google.fr).

Cela recoupe le "leukos" grec, blanc ou lumineux.

Le martyologe romain place un saint Leuce (Leucus) au 11 janvier. Il y avait près de Rome, du temps de saint Grégoire le Grand, une église de son nom, où se trouvait une partie de ses reliques. Ces reliques ayant disparu, le même saint Grégoire en fit venir de Brindes pour les remplacer (Pétin, Dictionnaitre hagiographique).

A Naples, saint Leuce est fêté le 6 février.

A Naples fête de saint Leuce, aussi nommé Euprescius. Né à Alexandrie d'Egypte, il s'y adonna d'abord à la prédication de la parole sainte ; puis, poussé par l'Esprit de Dieu, il s'embarqua avec quelques clercs et aborda à Brindisi : il s'établit dans l'amphithéâtre pour prêcher au peuple : les miracles vinrent confirmer sa doctrine : c'est ainsi que par ses prières il obtint la cessation d'une sécheresse qui durait depuis deux ans. Ce prodige amena la conversion du gouverneur de la vite Antiochus et de vingt-sept soldats païens. L'évêque de Brindisi étant mort, Leuce fut élu à sa place : il naquit lui-même pour le ciel, le 8 janvier 410. Son corps, qui avait été transporté à Trani fut, dans la suite, transféré à Bénévent par les princes lombards qui le placèrent dans la magnifique église de Sainte-Sophie : il y a aujourd'hui de ses reliques à Trani, à Brindisi, à Monte-Vergine. etc. La ville de Saint-Lucido lui doit son nom, et l'église paroissiale lui est dédiée (Paul Guérin, François Giry, Les Petits Bollandistes, Tome 2, 1872 - books.google.fr).

Brindisi, on l'a vu, se trouve à l'aboutissement de la via Appia, au bord de laquelle est situé la ville d'Albano (albus : blanc).

Un cheval pie est un cheval blanc et noir. Le cheval de Dorothée s'appelle Pie-Borgne, mais il y a peu de mots en rapport avec le blanc dans le roman.

Cordes sur Ciel se trouve dans l'Albigeois, dont le nom est tiré d'Albi.

On donne à ce nom d'Albigentes ou Albienses deux étymologies différentes : l'une, latine (albus, blanc), rappellerait les terres blanches des coteaux qui environnent Albi; l'autre, celtique (alp ou alb, hauteur, sommet), éminence sur laquelle s élevait l'ancien château de cette ville, Castelvieil (Victor-Adolphe Malte-Brun, La France illustrée. Géographie, histoire, administration et statistique, Tome II, 1862 - books.google.fr).

Guillaume Curti cardinal au titre des Quatre Couronnés, évêque d'Albi, fut surnommé le cardinal blanc, parce qu'il étoit religieux de l'ordre de Cîteaux (Léon Ménard, Histoire civile, ecclésiastique et littéraire de la ville de Nismes, 1751 - books.google.fr).

Il y a à Rome deux Monastères de Religieuses Augustines, donc l'Institut est d'élever de jeunes filles, & de leur apprendre tout ce qui convient à leur sexe. Le premier est ceui de sainte Catherine des Cordiers, dont l'Eglise étoit autrefois dédiée à sainte Rose de Viterbe, & maintenant à sainte Catherine Vierge & Martyre. Ce Monastère est suué sur les ruines du Cirque de Flaminius, qui avoit été longtems abandonné, & qui servoit de place aux Cordiers pour travailler de leur métier, ce qui a fait donner à ce Monastère le nom de sainte Catherine des Cordiers. [...]

Saint Catherine est vénérée comme martyre par les églises d'Orient et d'Occident. On célèbre sa fête le 24 novembre chez les Grecs, et le 25 chez les Latins. On prétend qu'elle s'appelait Dorothée et que le nom de Catherine lui vient du syriaque cethar, cethara, qui signifie couronne, parce qu'elle a obtenu, dit saint Jérôme, la triple couronne du martyre, de la virginité et de la doctrine.

On retrouve la chapelle cachée Sainte Catherine de Gisors, qui symbolise peut-être l'étoile Canope de la constellation du Navire (Argo) qui n'apparaît jamais à partir d'une certaine hauteur de l'hémisphère nord. Sainte Catherine était patronne des tisserands (cousin Webster : femme tisserand en ancien anglais) à Saint Lô, établie en 1234 par Hugues de Morville, évêque de Coutances.

L'autre Monastère à Rome, où les Religieuses ont été établies pour élever aussi des jeunes filles ; mais ou l'on ne reçois que des Orphelines de père & de mère, qui ont vécu honorablement, est celui des quatre saints Couronnés. [...]

Les filles furent enfermées dans une Maison qu'on leur fît bâtir dans l'Isle du Tibre, à l'endroit ou étoit autrefois le Temple des Vestales & elles furent gouvernées par des Religieuses Bénédictines. Mais ce lieu n'étant pas commode, le Pape Pie IV. transféra l'an 1560. ces Religieuses & ces Orphelines, sur le Mont Cœlius, dans un Palais que le Pape Pascal II. avoit fait bâtir à côté de l'Eglise dédiée aux quatre saints Couronnés. Cette Eglise fut bâtie sur l'ancienne demeure des Soldats étrangers de la Garde des Empereurs Romains appellée pour ce sujet Castra Peregrina, par le Pape saint Melchiade en l'honneur dés saints Martyrs Severe, Severien, Carpophore & Victorien, Sculpteurs, que l'Empereur Diocletien avoit fait courronner avec des fers ardens. Elle fut rebâtie par Adrien I. l'an 771. & depuis par Léon IV. l'an 847. qui y fît transporter les Corps de ces quatre saints couronnés du cimetière inter duas Lauros, où le Pape Melchiade les avoit enterrés avec cinq autres Sculpteurs qui s'appelloient Claude, Nicolìxat, Simphorien, Castorius, & Simplicius & avoient aussi répandu leur sang pour la foi de Jesus-Christ, deux ans auparavant. Tous les neuf reposent maintenant sous le maître Autel de cette Eglise, qui fut détruite par Guiscard Prince de Salerne, lorsque l'an 1080. il entra dans Rome & ruina ce quartier, depuis saint Jean jusques au Capitole, & cet espace n'a jamais été repeuplé depuis. Paschal II. la fit rebâtir vingt ans après, avec un Palais, où il demeura jusqu'à ce que celui de Latran eût été reparé. Enfin Pie IV. y fit venir l'an 1560. les Religieuses Bénédictines, qui demeuroient dans l'Isle du Tibre & avoient soin de l'éducation des Orphelines, qu'elles ont continué de leur donner jusqu'à présent ; mais elles ont quitté la Règle de saint Benoist pour prendre celle de saine Augustin. Le nombre de ces Orphelines est limité à cent, & ne peut être augmenté. On leur apprend tout ce qui convient aux personnes de leur sexe. S'il meurt une Religieuse, & qu'il se trouve parmi les Orphelines quelqu'une qui ait vocation pour la vie Religieuse, elle remplit sa place. Celles qui veulent se marier, ou entrer dans quelqu'autre Monastère pour y être Religieuses, reçoivent une dot que leur donne la Confrairie de sainte Marie in acquiro, qui a le gouvernement du Monastère des quatre Couronnés, aussi-bien que de la Maison des Orphelins dont nous avons parlé, tant pour le spirituel que pour le temporel, sous la Direction d'un Cardinal qui en est Protecteur. Ces Orphelines sont habillées de Serge blanche, avec une ceinture blanche, à laquelle est attaché un Chapelet, & elles ont auífi un voile blanc. Elles sortent une fois l'année pour aller en procession à l'Eglise de saint Grégoire. Les Religieuses sont au nombre de quarante-trois & leur habillement est semblable à celui des Religieuses de sainte Catherine des Cordiers.

Ces orphelines étaient appeléés enfans blancs ou orfanelli (orphanelli) en italien (Pierre Helyot, Histoire des ordres monastiques, religieux et militaires, Tome 4, 1715 - books.google.fr, Encyclopédie des gens du monde, Car - Chz, Tome 5, 1835 - books.google.fr, Dictionnaire historique portatif des ordres religieux et militaires, et des congrégations régulières et séculières qui ont existé jusqu'à nos jours, 1769 - books.google.fr, Gregory Martin, Roma Sancta (1581), 1969 - books.google.fr, Cahiers Leopold Delisle, 1985 - books.google.fr, Mark Antony Lower, Patronymica Britannica: A Dictionary of the Family Names of the United Kingdom, 1860 - books.google.fr).

Dorothée a pris en charge dans son cirque quatre orphelins de guerre, comme elle. Orphelin est aussi le cousin anglais Errington (Maurice Leblanc, Dorothée danseuse de corde: édition intégrale, 2013 - books.google.fr).

Pierre et blancheur

Le nom d'Errington est lié en vrai à Denton Hall dans le Northumberland. Un bas relief relatif à Niobé et à ses enfants y était conservé (Adolf Michaelis, Ancient Marbles in Great Britain, 1884 - books.google.fr).

Built in 1622, Denton Hall is one of the few surviving examples of Jacobean architecture in the region. And what a fine specimen it is. The mighty edifice was built by Anthony Errington, the estate’s owner at the time and a big player in the early coal industry of the area. He lived with his wife Dorothy and two sons at his new hall for a mere ten years before his death in 1632 – the property passing to his first-born, Lancelot. During the English Civil Wars the Erringtons supported the king and, as a result, ultimately lost their Denton estate by degrees over the ensuing years. Their catholic sympathies did them little good, either, of course. Ownership of the hall slid to the Rogers around 1700, then onto the Montagu family in the late 1750s. During the 19th & 20th centuries the hall passed from the Montagus to the Rokebys and beyond – though for much of the past two centuries it has been tenanted (its most famous occupant being that of ‘Silky’, the resident ghost) (northeasthistorytour.blogspot.fr).

On ne saurait pourtant prétendre que Niobé était transformée en rocher sous les yeux des spectateurs. Pour des raisons matérielles c'était évidemment impossible. Il est probable toutefois que la pétrification de Niobé, phase ultime du mythe, était annoncée ou suggérée à la fin de la tragédie. La peinture blanche sur une partie du corps de Niobé est la façon dont les peintres italiotes se sont efforcés de préparer la pétrification, transposant sur le plan de la couleur ce qu'Eschyle avait exprimé par l'immobilité de son héroïne (Ch.-Em Ruelle, Revue des études grecques, Volume 108, 1995 - books.google.fr).

Cette Niobé qui se croyait plus noble que la race de Latone, cette Niobé plus féconde que la truie blanche (Juvénal). Et Achille, comparant Priam à Niobé pleurant ses enfants décimés par Artémis et Apollon, immole une blanche brebis (Iliade, Chant XXIV).

Selon certaines versions, Niobé réussit à protéger la dernière de ses filles, Chloris. Selon Pausanias, elle et sa sœur Amycle sont épargnées pour avoir imploré le pardon de Léto (Latone chez les romains). Chloris en ressortit cependant pâle de frayeur, et parce qu’elle garda cette pâleur toute sa vie, on lui donna le nom de Chloris (du grec ancien Khlôrós, « pâle, jaune verdâtre »). (fr.wikipedia.org - Niobé fille de Tantale).

Une autre Chloris est devenue la Flore romaine (Arsène Lupin de Maurice Leblanc : Arsène Lupin et la Croix d’Huriel : La Demoiselle aux yeux verts).