Les nonagones dont il est question ici ne sont pas un symbole de la France, ou des pays environnants, mais d’une de leur représentation, de leur carte. Les projections qui sont utilisées pour les réaliser font que ces tracés n’ont pas de valeur géodésique. La démarche qui est à l’origine de ce travail peut être considérée comme complètement surréaliste, c'est-à-dire comme un jeu.

Cet ouvrage admet un certain rapport avec le livre de G. Bruno, alias Augustine Thuillerie, Le Tour de France par deux enfants… publié la première fois en 1877 et qui produit 19 cartes géographiques. La carte, véritable microcosme, tend à reproduire une homologie avec le monde « réel », le macrocosme. « Elle introduit à une question philosophique d’importance concernant la nature de la « réalité » : celle-ci existant en définitive plus dans le livre et les représentations géographiques qu’elle offre que dans la perspective immédiate du monde sensible par les deux enfants. Avec en plus, cette idée que la France représente un espace idéal : elle unit le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest… elle représente une forme géométrique quasi parfaite, comme si la Providence avait depuis toujours veillé sur son essor… Ce qui se donne à voir… c’est, en définitive, une problématique renvoyant au processus à travers lequel ce qui est diversité peut devenir unité [1] ».

Les lieux, cités dans le texte, situés sur les nonagones renvoient à un index qui précisent leur histoire et leur situation.

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[1] Emmanuel Fraisse et Bernard Mouralis, « Questions générales de littérature », Seuil, p. 182