Partie XI - La Vraie Langue Celtique de l’abbé Henri Boudet   Livre V - Ps. 106 à 150   
LA VRAIE LANGUE CELTIQUE HENRI BOUDET PSAUMES

Ps. 106 CON

Début du cinquième livre des psaumes.

La page 106 est aussi un début de chapitre.

C'est un psaume donnant les quatre points cardinaux :

Ps. 106,3 Carrières Du lever du soleil et du couchant, du nord et de la mer méridionale.

p. 106 La plus grande partie de ces Galates étaient des Tectosages, venus du midi de la Gaule à la poursuite d'aventures guerrières.

p. 261 : Les Druides se piquaient de science et de logique dans leur enseignement, et n'hésitaient point à mettre leurs actions en harmonie avec les principes constants de leur philosophie religieuse et des vérités traditionnelles.

Ps. 106,27 Carrières Ils étaient troublés et agités, comme un homme ivre; et leur sagesse était toute renversée, ayant épuisé tout leur art, toute leur science et toute leur adresse.

Ps. 107 CONVAIN QUANT

Le psaume est une copie des psaumes 56 et 59.

p. 107 : Ils devinrent leurs alliés dans la guerre entreprise contre Babylone, et avec ces paroles de Jérémie : « Appelez contre Babylone les rois d'Ararat, de Menni et d'Askenez. » (Jérémie LI, 27)

Au vers 34, Jérémie parle de Dragon :

Il m'a dévorée, consommée, Nabuchodonosor, le roi de Babylmone, il m'a laissée comme un pat vide, il m'a engloutie tel le Dragon, il a empli son ventre de mes morceaux, il m'a chassée.

p. 107 : Les trois fils de Gomer, Askenez, Riphath et Thogorma sont nommés par l'Ecriture Sainte parce qu'ils étaient chefs de peuples.

Ps. 107,9 Carrières Juda est roi et chef de mon empire...

Après la mort de Josué, c'est Juda qui fut élu chef du peuple d'Israël, conformément à l'oracle que rendit le Seigneur. Plus tard, c'est encore à cette tribu que fut conférée l'autorité royale dans la personne de David (Alphonse de Liguori, Oeuvres complètes, traduites par Jacques Dujardin, 1866 - books.google.fr).

p. 262 : Le silex est la nature du Rocher d'où Moïse fait couler la source dans le désert (missur hahallamis).

Le Christ, le lion de Juda, le rejeton de David (Apocalypse 5,5), est la source de vie, issu du Rocher qui est le Dieu d'Israël (G. Bienaimé, Moïse et le don de l'eau dans la tradition juive ancienne: targum et midrash, 1984 - books.google.fr).

Askenez est cité trois fois page 107. La page 262 (155+107) insiste sur les regrets et le chagrin : Il n'en est pas ainsi de la fin de l'homme, qui ne change pas, et qui arrive toujours avec son cortège de chagrins et de regrets. A quelque époque que ce soit, à quelque degré de civilisation qu'il soit arrivé, il éprouve le besoin de témoigner ses regrets (L'homme primitif, Louis Figuier).

Jean Desmarets de Saint-Sorlin, dans son explication du chapitre X de la Genèse, Les Délices de l'esprit, dialogues dédiés aux beaux esprits du monde, divisés en quatre parties, 1658 - books.google.fr, note : Ascenez, habitation aspersa/habitation mouillée - Le premier, est d'habiter, & de se recueillir en soy mesme pour y pleurer ses fautes,& faire de frequens actes de contrition. [...] Cethim, contritiones/contritions - Le troisième est d'avoir des contritions ou des regrets perpetuels d'avoir tant aimé les choses du Monde & d'avoir si longtemps négligé des biens infinis & éternels.

Ps. 108 CONVAIN QUANT

p. 263 : Ces explications de M. Leguay sont vraiment remarquables. Pour nous, nous allons beaucoup plus loin dans la signification des pierres taillées ou polies des tombelles celtiques. A nos yeux, les silex de Pressigny et les pierres polies de Trou, placées dans un tumulus à côté des restes humains, proclament hautement la croyance inébranlable des Gaulois, à l'immortalité de l'âme, et à l'excellence de la prière adressée à Dieu pour ceux qui les avaient précédés dans l'éternité.

Les fouilles de tombes sont des "profantaions" scientifiques.

Les châtiments prévus par le psaume 108 ont servis de formule d'imprécations contre les profanateurs de tombes. Les "sépultures" sont amenées dans la page précédente (Jacques Fontaine, Charles Pietri, Le monde Latin Antique Et la Bible, Volume 2 de Bible de Tous les Temps, 1985 - books.google.fr, Charles Pietri, Christiana respublica: éléments d'une enquête sur le christianisme antique, Volume 3, 1997 - books.google.fr).

Ps. 108,6-14 Carrières Vous donc, Seigneur, qui voyez l'injustice de mon ennemi, donnez au pécheur l'empire sur lui ; et que le diable soit toujours à sa droite, pour le faire périr. Lorsqu'on le jugera , qu'il soit condamné; et que sa prière même lui soit imputée à péché. Que ses jours soient abrégés; et qu'un autre reçoive son épiscopat. Que ses enfants deviennent orphelins, et que sa femme devienne veuve. Que ses enfants vagabonds, et errant d'un lieu à un autre , cherchent leur pain; et qu'ils soient chassés de leur demeure. Que l'usurier recherche et enlève tout son bien; et que des étrangers lui ravissent tout le fruit de ses travaux. Qu'il ne se trouve personne pour l'assister; et que nul n'ait compassion de ses orphelins. Que tous ses enfants périssent; que son nom soit effacé de la mémoire des hommes, dans le cours d'une seule génération. Que l'iniquité de ses pères revive dans le souvenir du Seigneur; et que le péché de sa mère ne soit point effacé.

Lit-on dans le chapitre XXXIX d'Ezechiel :

Mais vous, fils de l'homme, prophétisez contre Gog , et dites-lui : Voici ce que dit le Seigneur votre Dieu : Je viens à vous, Gog prince et chef de Mosoch et de Thubal ; Je vous ferai tourner de toutes parts; je vous tirerai, et je vous ferai venir des climat» de l'aquilon, et je vous amenerai sur les montagnes d'Israël.[...] Je ferai connoître mon saint nom au milieu de mon peuple d'Israël ; je ne laisserai plus profaner mon saint nom; et les nations sauront que c'est moi qui suis le Seigneur, le saint d'Israël.[...] En ce jour-là, je donnerai à Gog dans Israël un lieu célèbre pour lui servir de sépulcre, qui est la vallée des passans, à l'orient de la mer, où tous ceux qui passeront seront frappés d'étonnement : ils enseveliront là Gog avec toutes ses troupes; et ce lieu s'appellera la vallée des troupes de Gog. (Isaac Lemaistre de Sacy, La Sainte Bible, contenant l'Ancien et le Nouveau Testament ornée de 300 fig.d'apès Marillier, Tome 7, 1789 - books.google.fr).

Ps. 109 CONVAIN QUANT

p. 264 : L'ordre sacerdotal druidique était investi de fonctions importantes, et ses membres les remplissaient comme ministres et représentants de Dieu au milieu des hommes.

Ps. 109,4 Carrières On reconnaîtra aussi alsrs que c'est à vous que le Seigneur a juré, et son serment demeurera immuable : vous êles le prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédech.

Jésus est prêtre selon l'odre de Melchisédech.

Melchisédech occupe une fonction sacerdotale particulière ; s'il n'a pas de généalogie - il est prêtre pour l'éternité selon l'interprétation messianique du Ps 110,4, il est supérieur à toute organisation sacerdotale. Il est assimilé, "rendu semblable", au Fils de Dieu. Melchisédech est ainsi un type du Messie, le "Christ grand prêtre" dont l'expression n'apparaît que plus tard dans l'épître en He 9,11.

Dans le judaïsme hellenisé, il existe encore une autre lecture de la figure de Melchisédech, contemporaine des origines chrétiennes, celle de Philon d'Alexandrie. Il utilise Melchisédech pour en faire une allégorie de l'âme et des passions. Proche de la lecture allégorique des gnostiques, le traité de Philon Sur les Lois allégoriques, III, 79-82 présente l'activité du Logos - prêtre comme celui qui oeuvre entre l'intellect et la sensation.

(80) L'intelligence tyrannique impose à l'âme et au corps des prescriptions brutales, nuisibles, qui entraînent de grandes douleurs, je veux dire les cates conformes au vice et les jouissances des passions ; l'intelligence royale, au contraire, en premier lieu, impose moins qu'elle ne persuade ; ensuite, elle donne des conseils grâce auxquels l'être vivant, comme une barque, aura une bonne navigation dans la vie, étant dirigé par le bon pilote, c'est-à-dire par la droite raison (Jean-Daniel Dubois, Jésus apocryphe, 2011 - books.google.fr).

Melchisedech est considéré comme le devancier des Druides, et à eux "ordinaire", par Sébastien Roulliard, Parthénie, ou histoire de la très auguste église de Chartres, 1609 - books.google.fr.

Pour cette cause, les Druides (le chef desquels dit Rouillard se tenoit en la Bretaigne Armorique) par luy ìnstruits, continuans ce sacrifice soubs les ombres de la Payenne Gentilité (pour la cognoissance de la future incarnation de nostre Sauveur quils avoient eu de luy, ayans en cette ferme croyance mis l'image de la glorieuse Vierge sa Mere sur un Autel, qui est encores à présent dans la grotte au dessous de l'Eglise de Nostre Dame de Chartres auec cette inscription, Virgini pariturœ), ne peuvent qu'à tort être dits avoir sacrifié au Diable (Pierre Bire (Sieur de la Douciniere), Epismasie, ou relation d'Aletin Le Martyr, 1637 - books.google.fr).

p. 109 : Une partie de ces Ibères abandonna le pays où ils s'étaient d'abord propagés, et se mettant, au dire des traditions basques, sous la conduite de Tharsis, neveu de Thubal, ils affrontèrent les périls de la navigation, à la recherche d'une nouvelle contrée dans laquelle ils pourraient s'établir, en conservant leurs habitudes et leurs moeurs particulières.

Ps. 110 CONVAIN QUANT

Psaume alephbéthique

Ps. 110,7 Carrières En leur donnant l'héritage des nations qu'il leur a promis, et dont il ne manquera pas de les mettre en possession ; car les œuvres de ses mains sont toutes vérité et justice.

p. 110 Transportés par leurs vaisseaux sur les côtes de la Péninsules Hispanique, pendant que les Celtes suivaient lentement le cours du Danube, il n'est pas étonnant que les Ibères aient occupé l'Espagne avec tranquillité, et se soient répandus sur le terrain Gaulois encore désert, jusqu'à ce que l'arrivée des Celtes les ait peu à peu refoulés au delà des Pyrénées.

p. 265 Du reste les Druides, déjà fort instruits par leurs traditions des vérités fondamentales de la vraie religion, furent les premiers à embrasser le christianisme, dont les doctrines étaient le complément des vérités qu'ils avaient conservées intactes, et, entrés à la suite de leur conversion dans l'ordre sacerdotal chrétien, ils ont aimé à conserver leurs fonctions de distributeurs de blé, qui s'alliait si bien avec les préceptes de charité de l'Evangile.

Ps. 110,4-5 Carrières Mais on peut dire que le Seigneur, qui est miséricordieux et plein de clémence, a éternisé la mémoire de ses merveilles lorsqu'il a donné dans le désert la nourriture qui était nécessaire à ceux qui le craignent.

p. 110 : Noé avait donc trois fils qui sortirent de l'arche, Sem, Cham et Japheth. Ce sont là les trois fils de Noé : et c'est d'eux qu'est sortie...

Genèse 9,8 Dieu parla ainsi à Noé et à ses fils : "Voici que j'établis mon alliance avec vous et avec vos descendants après vous..."

Ps. 110,9 Il envoie la délivrance à son peuple, il déclare pour toujours son alliance ; saint et redoutable est son nom

Ps. 111 CONVAIN QUANT

p. 266 : Dion Chrisostôme attribue aux Druides la science de l'art de guérir...

Nous retrouvons cette phrase, en hébreu, sur un pantacle de Jupiter, qui permet d'acquérir bonheur, richesse et santé. Elle est extraite du Psaume CXII,3 : Heureux l'homme qui craint l'Eternel... Il a dans sa maison bien-être et richesse et sa justice subsiste à jamais. (Genava, Volumes 21 à 22, Musée d'Art et d'Histoire, 1943 - books.google.fr).

Ecclesiastique I,12 : "La crainte du Seigneur réjouit le cœur Elle donne santé, joie et longue vie." Et au Psaume CXII, cette description de la bénédiction, qui doit s'étendre sur la postérité du juste : "Heureux l'homme qui craint Yahvé Et qui se complaît dans ses préceptes ! Sa postérité sera puissante sur la terre ; la race des justes sera bénie"

Bourse

Dion Bouche d'or est né vers 30 après J.-C. à Pruse en Bithynie qui est devenue Brousse et Bourse en français, et mort vers 116. BROUSSE, quelquefois BOURSE ou BURSA, Prusa chez les anciens, ville de la Turquie d'Asie (Anatolie), à 97 kil. S. de Constantinople, sur le flanc de l'ancien mont Olympe (Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d'histoire et de géographie: t. 2, 1842 - books.google.fr).

Ps. 111,9 Carrières Car comme il a répandu ses biens avec libéralité sur les pauvres, sa justice demeure dans tous les siècles, et sa puissance sera élevée et comblée de gloire.

Psaume CXI, 9 (112, 9). « Il fait largesse, il donne aux pauvres. » La Charité. Un homme en tunique longue à bandes d'or, coiffé d'une couronne d'où s'élèvent quatre branches de feuillages, tient une bourse avec des pièces d'or de la main... (Suzy Dufrenne, Sirarpie Der Nersessian, L'Illustration des psautiers grecs du Moyen-âge, 1966 - books.google.fr).

La langue basque se trouve par ce fait impuissante à donner aucune dénomination raisonnable, puisque chacun de ses termes forme déjà une phrase complète...

Basque, s.f. [Thoracis scutula.] Petite partie d'étofe qui est au bas du corps du pourpoint, & où il y a des œillets. Atacher les basques du pourpoint. II y a des basques au bout du corps de jupe des Dames. On apelle aussi basques les quatre pans d'un juste-au-corps. M. Huet a remarqué que l'on pouyoit croire que ce mot vient des Basques, qui portoient des pourpoints : mais il soupçonne qu'il peut être corrompu de Tasques, qui signifie bourse , les basques aïant été premièrement des bourses que l'on atachoit aux pourpoints (Pierre Richelet, Dictionnaire De La Langue Françoise, Ancienne Et Moderne: A - D, Volume 1, 1759 - books.google.fr).

p. 111 : L'Ecriture-Sainte contenant l'inaltérable vérité, il faut de toute nécessité que la langue basque, que l'on voudrait considérer comme ne se rattachant à aucune autre, ne soit, en réalité, qu'un des nombreux rameaux de langue primitive.

Chez les fruitiers à pépins, la bourse est un renflement et cicatrice laissés sur le rameau par le ou les fruits portés l'année précédente. Le rameau portant une bourse reste fructifère pendant plusieurs années. Ne surtout pas tailler (www.gerbeaud.com - Rameaux et bourgeons fruitiers).

Bourse et rameau d'arbre fruitier

Ps. 112 CON

Le cinquième livre a deux grôupes de cantiques qui étaient principalement chantés dans les grandes fêtes. L'un de ces groupes se nomme Hallel, parce qu'en tête de chacun des Psaumes se trouve un Halléluia pour exciter aux louanges du Seigneur. Il y a 6 cantiques, de CXII à CXVII (Laudate pueri. — Confitemini) remarquables par leur mouvement poétique et la profondeur de leur enseignement, qu'on récitait aux nouvelles lunes, a la Pentecôte, a la dédicace du temple, et très-solennellement à la fête des tabernacles et à Pâques. Pendant les fêtes des tabernacles, on les chantait aux fameuses assemblées du soir, au milieu des illuminations, et le peuple les reprenait par des Répons. Au mot de Hosanna (CXVII, 25) tous les spectateurs agitaient leurs palmes et le frémissement des branches retentissait dans tout le temple (Sukkah, C. III, Mass., 9). A la fête de Pâques, ils étaient chantés non-seulement par les lévites, pendant l'immolation des victimes, dans le temple, mais encore par tous les Israélites, dans leurs maisons, durant le festin pascal3. C'est pourquoi ces six Psaumes étaient les plus connus de tout le recueil, surtout le dernier (CXVII) d'où est tiré le « Hosanna » qui fut chanté par le peuple a l'entrée du Christ a Jérusalem. Il y est parlé aussi de la pierre rejetée par les architectes et qui doit devenir la pierre angulaire (Dr Hanneberg, Histoire de la Revelation biblique par, traduit de l ´allemand par J.Goschler, 1856 - books.google.fr).

p. 267 Cette enceinte de pierres, entourant les sources minérales, indiquait-elle que Dieu, nourricier de son peuple, veillait encore au soulagement et à la guérison des maladies corporelles, par les vertus bienfaisantes renfermées dans ces eaux ?

Ce vocabulaire fait écho à Ps. 112,9 Carrières Enfin qui donne à celle qui est stérile la joie de se voir dans sa maison la mère de plusieurs enfants ?

p. 112 : Avant d'expliquer les noms particuliers de ces tribus Ibériennes, nous essaierons d'interpréter quelques mots de la langue basque afin que sa filiation avec la langue primitive reste indubitable.

Ps. 113 CONVAIN QUANT

p. 113 : Ces êtres à coutumes conservaient précieusement le souvenir des actions hardies, courageuses et les confiaient à la mémoire de leurs enfants pour les transmettre à la postérité, et c'est là le sens de « histoire, kondera » – to con, apprendre par coeur, – to dare (dére), oser avoir la hardiesse –.

Ps. 113 (115 hébreu),12 Carrières Car le Seigneur s'est souvenu de nous, et nous a bénis.

p. 268 : Il est bien difficile de le dire avec certitude. Toutefois, nous sommes loin d'attribuer aux Celtes de l'occupation primitive des Gaules, cette vénération idolâtrique pour les fontaines, que seuls pouvaient avoir les Gaulois de la décadence, trompés par les doctrines païennes des marchands grecs et phéniciens. Les fontaines enfermées dans l'enceinte du Cromleck sont fort nombreuses : trois sont thermales à des degrés divers de température.

Ps. 113 (114 hébreu),8 Carrières Qui changea la pierre en des torrents d'eaux et la roche en des fontaines

Au bord du Jourdain

Ps. 113,5 carrières Pourquoi, ô mer! vous étes-vous enfuie de la sorte? et vous, ? Jourdain! pourquoi étesvous ainsi retourné en arrière ?

p. 268 : Les fontaines enfermées dans l'enceinte du Cromleck sont fort nombreuses : trois sont thermales à des degrés divers de température. La source dite du Bain-Fort, possède une température de + 51 degrés centigrades, tandis que les deux autres, dites de la Reine et du Bain-Doux, atteignent + 41 et + 40 degrés centigrades.

A un quart d'heure, au midi des débris de Tibériade ou Tibérias , on trouve les sources d'eaux minérales dont il est parlé dans le livre de Josèphe. Ces eaux sont brillantes; elles contiennent du muriate de soude, de fer et de soufre. Ibrahim-pacha a fait enfermer le bassin formé par les sources, dans un bâtiment surmonté d'une petite coupole . Les gens du pays appellent ce lieu El-Hammam; ce nom est donné en Orient à toutes les sources d'eaux chaudes. Son ancien nom, Emmaüs, a la même signification en langue hébraïque. Ce fut à côté des bains de Tibériade que Jésus-Christ apparut à Simon Pierre , après sa résurrection. Les eaux d'Emmaüs ont eu, dans tous les temps. une grande réputation pour guérir les rhumatismes , les maladies de la peau ; elles sont excellentes aussi pour les personnes atteintes de débilité prématurée. Des malades de tous les points de la Syrie et de la Palestine arrivaient aux bains de Tihérias. En voyant les eaux fumantes d'El-Hammam et leur extrême chaleur , on pense tout de suite que cette terre de Tibériade doit être travaillée par des feux souterrains (Baptistin Poujoulat, Voyage à Constantinople, dans l'Asie mineur, en Mésopotamie, à Palmyre, en Syrie, en Palestine et en Egypte, Volume 1, 1841 - books.google.fr).

Le lac de Tibériade se trouve sur le cours du Jourdain.

Hallel

p. 113 : Ces êtres à coutumes conservaient précieusement le souvenir des actions hardies, courageuses et les confiaient à la mémoire de leurs enfants pour les transmettre à la postérité, et c'est là le sens de « histoire, kondera » – to con, apprendre par coeur, – to dare (dére), oser avoir la hardiesse –. L'habitude d'apprendre par coeur les actions d'éclat faites par les guerriers, ne prouve pas cependant que l'écriture fut alors inconnue.

R. Aba et R. Simon disent tous deux que l'on nomme Hallel la série des psaumes (CXIII à CXVIII) que nous avons l'habitude de réciter aux jours de fête ou de néoménie. C'est aussi l'avis de R. Josué b. Lévi et de Bar Kapara, conformément à l'avis de notre Mishna, disant : « pendant les présentations de l'agneau pascal par la 3° série de gens, on arrivait à peine aux mots du psaume (CXVI, 1) je suis heureux car l'éternel a entendu ma voix, ma prière suppliante ; parce que le nombre de gens de cette catégorie était restreint." Or Bar Kapara a enseigné que ce psaume fait partie du grand Hallel. Un certain Bar-Abayé, se levant et allant officier (pour remercier Dieu de ce qu'à la suite du jeûne, la pluie était aussitôt survenue), invita les assistants à répéter mot à mot ce qu'il réciterait; c'est une preuve que le Hallel entonné par lui n'était pas composé de la série ordinaire des psaumes (que chacun sait par cœur) (Le Talmud de Jérusalem, Volume 5 Le Talmud de Jérusalem, Le Talmud de Jérusalem Traduit par Moïse Schwab Éditeur Imprimerie nationale, 1882 - books.google.fr).

Les psaumes du Hallel ("louez") sont en Vulgate la série 112-117.

Les Templiers

p. 113 : Dans la langue des descendans de Tubal, « les hommes, ghizônac », sont des êtres possédant des coutumes, c'est-àdire, des lois non écrites, et comme la coutume, ou loi non écrite, est la manifestation de la volonté réglée par la raison, cette définition de l'homme par le terme « ghizônac » se rapporte parfaitement aux définitions les plus exactes qui en aient été faites, – guise (guaï se), coutume, – to own (ôn), posséder. [...] L'habitude d'apprendre par coeur les actions d'éclat faites par les guerriers, ne prouve pas cependant que l'écriture fut alors inconnue.

"Hommes" et "guerriers" s'allient à la formule du psaume 113 Ps. 113 (115 Hébreu),1 Non nobis, Domine, non nobis ; sed nomini tuo da gloriam : C'est la formule qui se trouvait sur la bannière Baucéant des Templiers. La règle ("coutumes", "règlée") des Templiers a fait beaucoup parler, sans parler de la règle secrète.

p. 268 : En prenant pour point de départ les caves de l'Observatoire de Paris...

Les caves de l'Observatoires de Paris renfermaient une Vierge noire protégée par les Feuillantines de la ville.

En 1129, Bernard de Clairvaux participe au concile de Troyes, convoqué par le pape Honorius II et présidé par Matthieu d'Albano, légat du pape. Bernard est nommé secrétaire du concile, mais en même temps il est contesté par une partie du clergé, qui pense que Bernard, simple moine, se mêle de choses qui ne le regardent pas. Il finit par se disculper. C'est lors de ce concile que Bernard fait reconnaître les statuts de la milice du Temple, les Templiers, dont il a grandement influencé la rédaction. L'existence d'un ordre de moines appelés à manier l'épée et à verser le sang était, selon Jean Flori, une « monstruosité doctrinale » que Bernard de Clairvaux réussit à faire accepter par le concile. Ce qui officialisa l'intégration définitive, dans la doctrine de l'église romaine, de la notion de guerre sainte21. En 1130, il adresse une lettre aux chevaliers du Temple. Il explique que pour un chrétien il est plus difficile de donner la mort que de la recevoir. Il fustige le "chevalier du siècle" qui engage des guerres. Il rappelle que le Templier est un combattant discipliné sans orgueil et sans haine.

La famille de sa mère, Alette ou Aleth, est de plus haute lignée. Le grand-père de Bernard règne sur la seigneurie de Montbard : ses terres s'étendent sur les plateaux situés entre l'Armançon et la Seine. Son frère, André de Montbard est l'un des neuf fondateurs de l'ordre du Temple et devient même maître. La famille de Bernard appartient donc à la moyenne noblesse (fr.wikipedia.org - Bernard de Clairvaux).

Un jour saint Bernard, prosterné aux pieds de la Vierge Noire de l'oratoire sainte Marie, récitait d'une foi profonde son hymne Ave maris Stella; et, lorsqu'il en vint à ces paroles : Monstra te esse matrem, l'image détacha miraculeusement une de ses mains dont elle entourait l'enfant Jésus, et, la portant à sa mamelle, en fit distiller trois gouttes de lait sur les lèvres du Saint, ce qui produisit dans l'âme de ce dernier une douceur ineffable, et, dans son esprit, un ravissement indicible; de plus elle lui présenta son fils en disant : « Suscipe, Bernarde, filium meum totius mundi redemptorem (P. Legrand) (Thomas Joachim Alexandre Prosper Mignard, Histoire et légende concernant le pays de la Montagne ou le Chatillonnais, 1853 - books.google.fr).

Paschase, Jérôme et Ambroise ont aplliqué certains versets du Cantique des Cantiques à la Vierge Marie, mais c'est l'abbé Rupert de Deutz (ou de Tui, région de Cologne) (v. 1075-1129) qui fait, le premier, une lecture complètement mariale de manière suivie de ce texte attribué à Salomon. Auparavant le Cantique était aplliqué à l'Eglise comme épouse du Christ (Bède, Anselme de Laon. Par la suite Bernard de Clairvaux consacra 86 sermons au Cantique des cantiques.

L'exégèse de Bernard de Clairvaux (1090-1153) est le plus célèbre exemple de l'interprétation monastique du Cantique des Cantiques, bien qu'en conclusion de chaque sermon, il identifie explicitement l'épouse à l'Eglise. Dans les sermons même, il fait de l'âme l'acteur principal du drame. Il souligne essentiellement la relation individuelle de l'homme à Dieu ; pour lui, le Cantique est l'allégorie de l'expérience mystique de l'âme qui aspire à la miséricorde divine. Les relations entre l'âme humaine et Dieu sont des relations d'intimité charnelle en quelque sorte, le baiser, la proximité physique symbolisant la grâce divine (Ruth Bartal, Le Cantique des Cantiques, Texte et images. Les Cahiers de Saint-Michel de Cuxa, Numéro 25, 1994 - books.google.fr).

Saint Ambroise répand aussi son admiration sur les pas de la Vierge Mère. Il répète pour elle ces paroles du cantique: « Oh ! que tes pieds sont beaux, fille du roi guerrier! « Qu'elle est brillante leur chaussure ! » (Alexandre Guillemin, Le Cantique des cantiques en vers français, d'après l'hébreu, avec le texte de la Vulgate annoté et l'interprétation conforme aux monuments de l'orthodoxie, le texte original, 1839 - books.google.fr).

Ce n'est pas par hasard si l'interprétation mariale du Cantique s'affirme alors. Le XIIe siècle est celui de l'essor de la piété mariale, tant dans la théologie que dans les arts ; ainsi introduit-on la fête de la naissance de la Vierge. Autre argument en forme d'hypothèse. Aucun texte vétéro-testamentaire d'une certaine longueur ne pouvait être facilement interprété comme prophétie au sujet de Marie. Or l'économie des deux Testaments, l'un prophétisant et préparant l'autre, avait envahi toute la théologie chrétienne médiévale. Le Ct s'offrait comme le seul livre acceptable. Lu marialement il comblait un vide: un texte complet de l'ancienne alliance annonçait l'amour de la Vierge pour son fils (Max Engammare, Qu'il me baise des baisiers de sa bouche: Le Cantique des Cantiques à la Renaiss: Etude et bibliographie, 1993 - books.google.fr).

On retrouve la Vierge noire et saint Bernard au psaume suivant.

Ps. 114 CONVAIN QUANT

Ce psaume est utilisé dans la liturgie des défunts.

p. 269 : le point de profondeur extrême du siphon serait à peu près à douze cent trente mètres, abstraction faite cependant de toute déperdition de chaleur produite par des causes secondaires et accidentelles. Quant aux sources de la Reine et du Bain-Doux, leur degré de température accuserait neuf cent trente et neuf cents mètres de profondeur.

En effet, pour Job aussi le Schéol est un abîme dont les profondeurs sont inscrutables, excepté pour Dieu seul (Job XXVI,6 ; XI,8) (Henri Martin, La vie future suivant la foi et suivant la raison, 1870 - books.google.fr).

p. 114 : Quire se traduit en celtique par « une main de papier » et les mots réunis dans ichkiribatzia affirme qu'écrire, c'est avoir la...

Le mot "vingt" intervient assez souvent dans cet ouvrage. Il est à remarquer qu'il y a vingt mains de papiers dans une rame, Rama. "Vox Rama" est dans le chapitre 2 de l'évangile de Mathieu, qui relate le massacre des Innocents.

Dans ces documents, qui mêlent l'art littéraire et le je ne sais quoi qui est d'ordre spirituel, on retrouve, sans en être surpris, la touche de l'écrivain et l'intuition du penseur nourri de la Bible : chaque ligne, ou peu s'en faut, propose une allusion une référence précise. Ainsi, pour se borner à quelques exemples, dans la dernière prière citée, l'image de la plantation arrachée et du fruit desséché par le vent est déjà dans l'allégorie de la de la vigne, en Ezéchiel, 19, 12 ; les conseils impénétrables sont en Isaïe, 40,13-14; Sagesse, 17, 1; Epître aux Romains, 11, 33-34, etc. ; la justice accompagnée de miséricorde est, entre autres, au Psaume 116, 5; cf. Exode, 20, 6; 34, 6; etc. ; etc. ; et la dernière allusion à la douleur de Rachel qui refuse la consolation est peut-être la plus connue : elle renvoie au récit du massacre des innocents, dans l'Evangile de saint Matthieu 2,18 avec une allusion à Jérémie 31,15.

L'auteur est Chateaubriand, qui écrivit des "prières chrétiennes" à Rome en 1803 (Abbé A. Wartelle, Le livre d'heure de Chateaubriand, Bulletin, Association Guillaume Budé, Société "Les Belles-lettres", 1988 - books.google.fr).

Le psaume 116,5 est du 114 de la Vulgate : Yahvé a pitié, il est juste, notre Dieu est tendresse.

Feuillantines et la Vierge noire de l'Observatoire de Paris

p. 114 : Chaque tunique faisant une feuille, on conçoit qu'une seule tige d'un arbuste de dix pieds de hauteur devait fournir de nombreuses feuilles de toute longueur. Ces feuilles pressées, battues, collées, et polies étaient l'objet d'un commerce important dans le monde ancien, et tous les peuples avaient la faculté d'user de papyrus pour écrire les contrats de vente et d'achat, les lettres et les conventions entre particuliers.

Le fait que Boudet parle des caves de l'Observatoire de Paris en page 269 (114+155), et 268, justifie son emploi répété du mot "feuille" en page 114.

Les Feuillants, Folietani, sont les membres d'un ordre monastique bernardin de la règle de Cîteaux, issu de l'ordre des Cisterciens. L'ordre tenait son nom de l'abbaye cistercienne de Notre-Dame de Feuillant dans l'ancien diocèse de Rieux près de Toulouse (Haute-Garonne). Fondée vers 1145, devenue commendataire en 1493 et livrée au gouvernement de séculiers étrangers à la vie monastique, cette abbaye passe ainsi en 1562 aux mains de Jean de la Barrière (1544-1600). Converti, celui-ci décide d'y vivre personnellement comme moine (1573) et, devenu effectivement abbé (1577), entreprend de restaurer l'ancienne observance.

L'ordre ne compta jamais plus de deux monastères féminins, l'un fondé à Montesquieu-Volvestre en 1588 puis transféré à Toulouse. Anne d'Autriche, à la demande d'Anne Gobelin, fille d'un des célèbres teinturiers de ce nom, fit venir à Paris une colonie de feuillantines en 16222 et les établit dans le faubourg Saint-Jacques, sur l'emplacement de le rue qui garde leur nom. Victor Hugo a évoqué ces Feuillantines. (fr.wikipedia.org - Feuillants, fr.wikipedia.org - Feuillantines).

Les religieuses feuillantines possédaient une statue de la Vierge qui, le 1er juillet 1670, fut portée en procession dans les carrières de l'Observatoire. L'accès en pente douce avait été ouveret au XIIIème siècle par les chartreux pour l'exploitation du sous-sol ; cette entrée se trouvait sensiblement à l'emplacement actuel de la Faculté de Pharmacie donc assez proche du couvent des Feuillantines. Le plan des souterrains de l'Observatoire a été dressé par C. Wolf (Histoire de l'Observatoire de Paris de sa fondation à 1793, 1902). A l'angle de deux galeries (sensiblement sousla terrasse sud, à peu près à l'aplomb de la tour ouest) une statue de terre cuite de Notre-Dame de Dessous-Terre y fut déposée. La construction de l'Observatoire fut achevée en 1672 et Jean-Dominique Cassini, astronome italien en fut le premier dirceteur. Par la suite on craignit les déprédations de visiteurs clandestins venus par les carrières qui communiquaient entre elles et on remonta la statue dans une cave de l'Observatoire : depuis 1960 la Vierge est sous vitrine dans la grande galerie du premier étage. La satuette en terre cuite de 40 cm de hauetur totale comporte un socle de 20 cm, formant un petit édifice à quatre ouvertures romanes. Sur le socle figurent deux inscriptions : "Pécheur, Dieu te regarde et tun n'y panse (sic) pas. Notre Dame Dessous Terre" et "Sy l'amour de Marie en ton coeur est gravé, en passant ne t'oublie pas de lui dire un Ave." La date de 1671 de l'inscription peut faire songer que c'est là une copie. La Vierge debout dans son drap&é gothique ne porte pas l'Enfant. Malgré son nom ce n'est pas une Vierge noire.

p. 268 : En prenant pour point de départ les caves de l'Observatoire de Paris, qui sont à vingt-huit mètres au-dessous du sol, et où le thermomètre marque constamment + 11 degrés centigrades, on trouve en moyenne un degré de plus de chaleur pour chaque trente mètres de profondeur, en pénétrant plus avant dans l'intérieur de la terre.

p. 269 : ...puisqu'il faut retrancher les onze degrés constants marqués par le thermomètre à vingt-huit mètres au-dessous du sol, dans les caves de l'Observatoire de Paris, le point de profondeur extrême du siphon serait à peu près à douze cent trente mètres, abstraction faite cependant de toute déperdition de chaleur produite par des causes secondaires et accidentelles.

C’est également sous le règne du premier souverain Bourbon que l’église des Feuillants à paris fut construite grâce aux aumônes du jubilé de 1600. Achevée en 1608 et consacrée à Saint Bernard de Clairvaux, c’est grâce à la générosité de Louis XIII qu’elle fut dotée d’une façade monumentale en 1624.

Eglise Saint Bernard des Feuillants de Paris

Saint Bernard de Clairvaux consacre un sermon au psaume 114, le SERMON CXII :

De quatre sortes de consciences. O mon âme, rentre en ton repos. C'est dans la conscience que l'âme combat ou se repose; car la conscience peut être bonne sans être tranquille, tranquille sans être bonne, elle peut n'être ni bonne ni tranquille, ou être à la fois bonne et tranquille. Elle est tranquille sans être bonne chez ceux qui pèchent par espérance, et qui se disent dans leur cœur que Dieu ne leur demandera aucun compte : c'est là surtout le propre des jeunes gens. La conscience est bonne sans être tranquille chez ceux qui, convertis au Seigneur, repassent dans l'amertume de leur cœur les années écoulées. Elle n'est ni bonne ni tranquille, quand la multitude des péchés fait désespérer du pardon. Elle est à la fois bonne et tranquille dans ceux qui ont soumis la chair à l'esprit, et qui restent pacifiques au milieu des ennemis de la paix. C'est là, pour l'âme, un lit où elle prend son repos, mais non un repos parfait. Pour que ce repos soit parfait, la conscience doit être non-seulement bonne et tranquille, mais encore à l'abri de tout danger. Aussi le Psalmiste ajoute-t-il: Parce qu'il a arraché mon âme à la mort, mes yeux aux larmes, mes pieds à toute chute (Ps. 114,8). A la mort, en me donnant une bonne conscience; aux larmes, en me donnant une conscience tranquille ; à toute chute, en me donnant une conscience à l'abri de tout danger. (Oeuvres de Saint Bernard, présentés par Armand Ravelet, Théodore Ratisbonne, Sermons, Tome IV, 1870 - books.google.fr).

Ps. 114,7-8 Carrières Rentre donc, ô mon âme! dans ton repos, puisque le Seigneur t'a comblée de biens. Car il a délivré mon âme de la mort dont elle était menacée, mes yeux des larmes qu'ils répandaient sans cesse, et mes pieds de la chute qu'ils ne pouvaient éviter sans son secours.

Ps. 115 CONVAIN

p. 115 : ainsi un mort s'exprime par « hilbat », c'est-à-dire une éminence, hill, un tumulus : la syllabe bat dans hilbat est un article indéfini répondant en français à un et une.

Ps. 115,15 Carrières ...et je ferai voir à tout le monde par la vie qu'il m'a conservée et par les actions de grâces que je lui en rendrai, que c'est une chose rare et précieuse devant les jeux du Seigneur que la mort de ses saints...

p. 270 : Chlorure de sodium. . . . . . 0, 071 0, 285 0, 181

Ps. 115,17 carrières C'est pour quoi je vous sacrifierai une hostie de louange ; et j'invoquerai le nom du Seigneur

L'auteur du psaume 115 remercie Dieu de l'avoir délivré de la persécution de ses ennemis. Il lui promet pour lui en rendre grâces de lui offrir des sacrifices dans sa maison (Lemaistre de Sacy, Les saints livres des pseaumes, des proverbes, de l'ecclésiaste, et du prophète Isaïe, 1823 - books.google.fr).

Depuis que le Temple a été détruit, la table du Juif est considérée comme un autel, et le fait de manger (pour être en bonne santé et faire des Mitzvots) est considéré comme offrir un sacrifice. Or il fallait mettre du sel sur chaque sacrifice. Selon la Kabalah, on trempe le pain trois fois dans le sel (dont la valeur numérique en hébreu est de 78, c'est-à-dire trois fois le nom de D.ieu, 26.) Selon la 'Hassidout, le sel n'a pas de goût mais il en donne aux aliments; il préserve ce qui est bon et détruit ce qui ne l'est pas. En cela il ressemble à l'aspect ésotérique de la Torah. (Mme Feiga Lubecki - Casher).

Tout sacrifice devait être salé de sel (Marc 9:49), non seulement les offrandes de gâteau (Lévitique 2:13), mais aussi les holocaustes (Ézéchiel 43:24), et même l’encens saint (Exode 30:35). Exercer le service du temple sans sel était de fait impensable (Esdras 6:9 ; 7:22). De plus, le sel servait à confirmer les contrats et les alliances, les rendant, en figure, durables et stables (Nombres 18:19 ; 2 Chroniques 13:5). Le prophète Élisée assainit les eaux de Jéricho en jetant du sel dans l’eau de source (2 Rois 2:19-22). Le ‘sel’ représente un principe conservateur agissant contre la corruption et la pourriture. Il symbolise les droits de Dieu, Ses principes justes lorsqu’Il agit avec les hommes. Ce n’est pas par hasard que la forme de jugement atteignant la femme de Lot consista en ce qu’elle fut pétrifiée en une statue de sel (Genèse 19:26). (www.bibliquest.org - Paraboles).

Ps. 116 CONVAIN QUANT

p. 116 : Le « fer, burdina », ce métal pesant, – to burden, charger embarrasser, – redoutables dans leurs mains guerrières, n'était lourd qu'au bras du lâche ; pour celui-là seul c'était un fardeau, une charge et un embarras.

p. 271 : Cette analyse, en dévoilant les principes minéralisateurs des eaux thermales ferrugineuses de Rennes, nous dit-elle les effets qui vont se manifester à la suite de leur usage ?

Rhumatismes

Saint Barthélemy était réputé combattre les rhumatismes, en particulier en Savoie à Saint-Pierre en Faucigny (Christian Abry, Roger Devos, Henri Raulin, Jean Cuisenier, Les sources regionales de la Savoie: une approche ethnologique, alimentation, habitat, élevage, 1979 - books.google.fr).

Un autre Barthélemy passa sous le fer de la guillotine en chantant le psaume 116.

Barthélemy Bimbenet de la Roche était né en 1772, à Courmenin, près de Romorantin, d'une famille honorable et chrétienne, qui lui transmit avec l'existence, des principes solides de religion et de vertu. Un de ses frères, plus âgé que lui, était entré dans la communauté de Saint-Sulpice et s'était donné à Dieu tout entier. Il ne tarda à pas à émigrer, et, en l'année 1792, il alla porter dans l'armée du prince de Condé son dévouement en même temps que la déplorable légèreté de sa vie. Ce jeune et brillant militaire était âgé de 20 ans à peine quand il fut saisi, tout ardent et tout frémissant, par la vérité, au sein de ses coupables plaisirs, et terrassé, comme un nouveau saint Paul, par la foudre de la miséricorde divine. Il revint à Orléans pour s'y livrer tout entier à la prière et à la mortification. Cet asile secret que lui avait ménagé la divine Providence, lui fut offert par deux pieuses filles, cachant, sous l'humble et apparente profession d'institutrices, une foi active, un dévouement sans borne au salut des âmes et l'exercice du plus sublime apostolat. Elles avaient déjà recueilli sous leur modeste toit un proscrit de la Terreur, un prêtre de la congrégation de Saint-Sulpice, M. l'abbé Ploquin, qu'elles cachaient au péril de leur vie. Arrêtés, ils arrivèrent le 15 septembre 1793 à la Conciergerie où ils furent écroués sur-le-champ et d'où ils ne devaient plus sortir que deux fois, la première pour être transférés momentanément à la prison des Carmes, encore ruisselante du sang de tant de martyrs, la seconde pour aller à l'échafaud.

La joie de notre jeune chrétien fut grande en trouvant de dignes compagnons de sa réclusion, et plus que jamais il bénit Dieu de l'avoir amené dans ce vestibule de la mort, où il goûtait déjà les prémices des joies du ciel. Parmi ses nouvelles connaissances, il y en eut deux qu'il aima particulièrement de la plus tendre affection, le vénérable abbé Emery (1732-1811), supérieur de la communauté de Saint-Sulpice, qui survivra aux événements et s'opposera à Napoléon qui retiendra prisonnier le pape Pie VII, et l'abbé Sonier, qui ne passa avec lui que peu de jours à la Conciergerie, et qui ne tarda pas à le quitter pour aller au tribunal révolutionnaire et de là à l'échafaud. Le 25 février 1794, à neuf heures, on le conduisit au tribunal révolutionnaire où il se trouva sur le banc des accusés avec son cher et vénérable compagnon l'abbé Ploquin, et les deux pieuses filles qui lui avaient donné l'hospitalité. Tout ce qu'on sait de leur interrogatoire, c'est qu'ils y répondirent tous les quatre avec une dignité et une joie chrétienne qui rayonnait sur leurs visages, et qu'ils entendirent prononcer leur arrêt de mort avec un profond sentiment de reconnaissance et d'amour. A la vue de la guillotine, il eut comme un transport de joie, et, en montant les marches de l'échafaud, il entonna d'une voix pure et vibrante le psaume d'actions de grâces : "Laudate Dominum, omnes genies, laudate eum, omnes populi." (psaume 116) Le coup de la mort interrompit seul le cantique sacré, et le martyr triomphant alla le continuer dans le ciel (Ségur (Marquis de), Un épisode de la terreur: Barthélemy B. de La Roche, 1870 - books.google.fr).

Barthélemy Bimbenet portait une cilice de fer dont les maillons étaient hérissés de pointes. Il aurait confectionné aussi une bourse en fil de fer destinée à porter la custoide, boite contenant l'eucharistie (Jules Gallerand, Monique Touvet, Un Combat spirituel sous la Terreur: Barthélémy Bimbenet, 1771-1794, Volume 80 de Théologie historique, 1989 - books.google.fr).

Ps. 117 CON

Liturgie pour la fête des Tentes

Ps. 117,15 Carrières Que les cris d'allégresse et de reconnaissance, à cause du salut qu'il m'a procuré, se fassent entendre dans les tentes des justes

p. 117 : Hardis marins, les Basques étaient exposés à des naufrages désastreux et ils avaient renfermé dans l'expression elle-même de « naufrage, urigaldua ».

Le phantasme homosexuel sur les marins qui vivent dans une communauté d'homme pendant de longue période n'est pas à dater d'aujourd'hui.

p. 272 : L'appellation de la Reine, distinguant la source thermale située entre le Bain-Fort et le Bain-Doux, pourrait bien faire supposer que c'était la source la plus estimée, la vraie fontaine des Redones, – Rennes ou Reine –, sans nous dire la vertu curative de ces eaux, d'après la pensée des membres du Neimheid.

Balzac emploiera lui-même, dans Splendeurs et misères des courtisanes, le mot « tante » pour désigner les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes.

Pierre de L'Estoile, né à Paris en 1546 et mort le 8 octobre 1611, est un mémorialiste français qui traité le roi Henri III d'homme-reine. Son Journal n'était pas destiné à la publication. On en a extrait le Journal de Henri III, publié en 1621 par Louis Servin, et en 1744 par Nicolas Lenglet Du Fresnoy ; et le Journal de Henri IV, paru à La Haye, 1741 (fr.wikipedia.org - Pierre de L'Estoile).

Ps. 118 CONVAIN QUANT

Ps. 118 Carrières : David emploie tout ce psaume à témoigner son amour pour la loi de Dieu

Fer et respect de la loi

p. 118 : Mais lorsque arrivait le « jour de fête, besta eguna », malheur à celui qui courait aux armes, car il était violemment maltraité par le bâton – to baste (béste) bâtonner, maltraiter, – to egg, exciter, – gun, arme.

p. 273 : L'eau de cette source, émergeant avec abondance de la faille inférieure d'une grande roche de grés, est très ferrugineuse, et d'un goût atramentaire fortement prononcé.

Dans les combats des persécutions, l'application à la loi doit être constante en nous. En effet, les bûchers peuvent brûler pour anéantir la foi, les fouets aussi peuvent nous lacérer jusqu'à mettre en péril notre vie, les ongles de fer peuvent torturer notre corps racheté par Dieu pour nous arracher une parole impie, nous devons cependant nous souvenir de la parole du prophète, afin de lui être associés (Saint Hilaire (évêque de Poitiers), Marc Milhau, Commentaire sur le Psaume 118, Volume 347, 1988 - books.google.fr).

Ah ! que les ames chrétiennes sachent donc que, de même que le forgeron se sert du feu pour amollir le fer afin d’en faire ce qu’il veut, ainsi on se sert de l’oraison pour adoucir le cœur, afin de le soumettre à la loi de Dieu , et que c'est là la fin principale que nous devons nous proposer dans l’oraison. L’Écriture sainte est remplie de preuves qui démontrent cette vérité, mais rien n’est plus fort ni plus convaincant que ce que renferme le psaume 118 , qui est d'une telle longueur, que l'Église s’en est servie pour toutes les petites Heures du dimanche ; il est composé de cent soixante-seize versets , et vous auriez de la peine a en trouver un seul où il ne soit pas fait mention de la loi de Dieu, de ses commandements, de ses ordonnances, de ses préceptes, de sa justice, de ses voies, de sa parole, et d'autres choses semblables (Louis de Grenade traduit par l'abbé Pyronnet, Traité d'oraison et considérations sur les principaux mystères, Tome II, 1843 - books.google.fr).

Madeleine et le psaume 118

p. 273 : On la désigne depuis peu d'années sous le nom de la Madeleine ; mais son nom celtique reproduit dans le cadastre, est celui de la fontaine de la Gode.

C'en est encore une excellente de s'adresser à Jésus-Christ et de lui dire : « Mon Sauveur, quand saint Pierre vous eut offensé, un regard de vos yeux pénétra son ame et le fit pleurer amèrement son péché le reste de ses jours. Luc. 22, 61. Et ce fut aussi par un semblable regard que vous blessâtes le cœur de sainte Madeleine, et lui fîtes verser des ruisseaux de larmes qui ne tarirent point jusqu'à la fin de sa vie. Hé! mon divin » Sauveur, regardez-moi de même en votre ineffable miséricorde; jetez sur mon misérable coeur un de ces regards de pitié qui en fonde la glace et en amolisse la dureté. Ps. 118, 132. Je prie votre très-sainte Mère, je prie saint Pierre et sainte Madeleine de demander pour moi cette grâce à votre bonté infinie. » (Charles-Louis de Lantages, Catéchisme de la foi et des moeurs chrétiennes, 1845 - books.google.fr).

Ne soyez pas ingrat envers Dieu, rendez-lui des actions de grâces, si du moins vous êtes touché de quelque appréhension, et ensuite de la douleur de vos péchés. Jésus-Christ pardonna aussi bien à la pauvre femme adultère toute pâle des appréhensions de la mort, qu'à Ja fervente Madeleine toute embrâsée de sa dilection. Donc, ô Seigneur, faites-moi grâce, et si je ne suis pas digne de votre amour , au moins ne me refusez pas le don de votre crainte: Crucifiez ma chair de votre crainte; car j'ai appréhendé vos jugements (Ps. 118.). (Louis Bail, La Theologie Affective ou S. Thomas en Meditation, 27ème méditation, 1845 - books.google.fr).